Septimia Bathzabbai Zénobie

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Zénobie
Usurpatrice romaine
Impératrice de Palmyre
Image illustrative de l'article Septimia Bathzabbai Zénobie
Un antoninien à l'effigie de Zénobie.
Règne
267 - 273 (~7 ans)
Syrie / Égypte / Cappadoce
Empereur Gallien, Claude II puis Aurélien
Période Les « Trente Tyrans »
Prédécesseur(s) Odénat
Co-usurpateur(s) Maeonius (267)
puis Vaballath (depuis 270)
Successeur(s) Rattaché à l'Empire romain
Biographie
Empereur Gallien, Claude II puis Aurélien
Nom originel Septimia Bathzabbai Zénobie
Décès ap.273 - Tibur (Latium)
Époux Odénat
Descendance Vaballath

Septimia Bathzabbai de l’araméen Znuby Bath Zabbai (Fille de Zabbai), (Bath Zabbai signifie "Celle qui a les beaux cheveux"), plus connue sous la forme latinisée de Zénobie était l’épouse de Odénat à qui elle succèda à la tête de Tadmor, en langue sémitique originelle, Palmyre en grec, après l’assassinat de ce dernier, vers 267.

Sommaire

[modifier] Biographie

Elle fit de Palmyre un foyer culturel brillant du Proche-Orient, attirant artistes, rhéteurs et philosophes, dont le célèbre Longin d’Émèse. Elle portait le titre de reine, non pas « reine de Palmyre », titre qui n’est jamais attesté et qui n’aurait aucune raison d’être car Palmyre ne fut jamais un royaume pendant toute son histoire connue ; mais elle était reine car son époux, Odénat, avait pris le titre de « Roi des rois », revendiquant la couronne des rois perses après avoir vaincu ceux-ci plusieurs fois en Syrie et en Mésopotamie.

Autoritaire et habile, elle profita de l’incapacité des empereurs romains à défendre la Syrie contre les Parthes et de l’anarchie régnant à la tête de l’Empire pour proclamer son fils Vaballath empereur de Rome et elle prit elle-même le titre d’Augusta, impératrice (270). Elle entreprit alors de soumettre à son autorité la Syrie, l’Égypte, l’Asie Mineure à l’exception de la Bithynie. Face à l’arrivée en Occident d’un nouvel empereur énergique, Aurélien, elle tenta de négocier avec lui afin d’associer son Vaballath au nouvel empereur (monnaies émises en Égypte aux deux noms). Mais Aurélien refusa et décida de mettre un point d’arrêt aux activités de Zénobie. En Égypte, des troupes romaines restées fidèles finirent par chasser les troupes palmyrénienes.

Au même moment, Aurélien entreprit lui-même une expédition, et remporta plusieurs succès sur les troupes de Zénobie en Asie Mineure, puis à proximité d’Antioche, enfin près d’Émèse. La route de Palmyre était désormais ouverte et la ville, mise en hâte en état de défense, tomba sans combats. Aurélien fit prisonnière Zénobie (elle avait tenté de trouver refuge au-delà de l’Euphrate). Emmenée à Rome, elle orna peut-être le triomphe d’Aurélien quoique les sources soient très contradictoires sur le sort réservé à Zénobie après la prise de Palmyre. Palmyre redevient ce qu’elle n’avait jamais cessé d’être depuis 19 de notre ère, une cité de l’Empire, malgré une tentative de soulèvement dès le départ d'Aurélien. Après JC, Les temples de Bel et Baal-Shamîn sont alors transformées en églises. La période Byzantine va seulement aboutir à la construction de quelques églises et une grande partie de la ville sera en ruine. Palmyre sera détruite complètement par les arabes en 634.

Zénobie fut peut-être exilée à Tibur (aujourd’hui Tivoli), mais on ignore la date de sa mort.

[modifier] Dans l’art et la littérature

La reine Zénobie devant l'empereur Aurélien, tableau de Tiepolo, musée du Prado

Elle est souvent représentée en peinture et en sculpture, surtout par les artistes néoclassiques. En 2007, Mansour Rahbani a écrit la biographie de Zénobie à travers une pièce de théâtre en arabe. Il lui a consacré aussi la plus célèbre de toutes les chansons de cette pièce qui prouve que Zénobie fut la premiere femme arabe qui se battit pour la liberté: « Je suis le premier cri de liberté de cette terre arabe, je suis celle qui a dit “non” aux tyrans, j’ai consacré mon sang pour la liberté ! »

[modifier] Bibliographie

  • Centre culturel du Panthéon, Moi, Zénobie, reine de Palmyre, Seuil, 2002, 376 p.
  • Jean Starcky et Michel Gawlikowski, Palmyre, J. Maisonneuve, 1985, 160 p.
  • E. Equini Schneider, Septimia Zenobia Augusta, Rome, L'Erma, 1993
  • Violaine Vanoyeke, Zénobie, l'héritière de Cléopâtre, Le Livre de Poche, 2004
  • Mansour Rahbani, Zenobia (pièce de théâtre en arabe), 2007
  • A. Sartre-Fauriat et M. Sartre, Palmyre, la cité des caravanes, Paris, Gallimard Découvertes, 2008
  • Raphaël Toriel, J'ai le cœur à Palmyre, Beyrouth, les Éd. de la Revue Phénicienne, 2010

[modifier] Article connexe

[modifier] Lien externe

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