Bataille du Yarmouk

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Bataille du Yarmouk
Le champ de bataille se trouve à travers les ravins de Yarmouk. Photographie prise en Jordanie à 13 km du champ de bataille.
Le champ de bataille se trouve à travers les ravins de Yarmouk. Photographie prise en Jordanie à 13 km du champ de bataille.
Informations générales
Date 15-20 août 636
Lieu Rivière Yarmouk en Palestine
Issue Victoire des musulmans qui s'emparent du Levant
Belligérants
Empire byzantin Rashiduns
Commandants
Théodore Trithyrius, trésorier de l'empereur Héraclius Khalid ibn al-Walid,
Abu Ubayda ibn al-Jarra,
Amr ibn al-As,
Shurahbil ibn Hassana,
Yazid ibn Abi Sufyan
Forces en présence
100 000 - 400 000 (sources primaires)
15 000 - 100 000 (estimations modernes)
24 000 - 40 000
(sources primaires)
15 000 - 40 000 (estimations modernes)
Pertes
70 000 - 120 000 (sources primaires)
50 000+
(estimations modernes)
4 000
Guerres arabo-byzantines
Batailles
Ajnadayn - Damas - Yarmouk - Jérusalem - Héliopolis - Nikiou - Phœnix de Lycie - Conquête musulmane du Maghreb - Carthage - 1ère Constantinople - Sébastopolis - Tyane - 2ème Constantinople - Nicée - Akroinon - Kamacha - Invasion de l'Asie Mineure (782) - Kopidnadon - Krasos - Invasion de l'Asie Mineure (806) - Anzen - Amorium - Mauropotamos - Damiette - Poson - Bathys Ryax - Portes ciliciennes - Campagnes de Jean Kourkouas - Marach - Raban - Andrassos - Campagnes de Jean Tzimiskès - Campagnes de Basile II - Azâz
Coordonnées 32° 48′ 51″ N 35° 57′ 17″ E / 32.81411, 35.95482 ()32° 48′ 51″ Nord 35° 57′ 17″ Est / 32.81411, 35.95482 ()  

La bataille du Yarmouk (en arabe : معركة اليرموك, et en grec : , Ἱερομύαξ ou Iermouchas, Ιερμουχάς) est une bataille majeure entre les forces musulmanes conduites par le califat rachidun et les armées de l’Empire romain d'Orient. La bataille consiste en une série d’engagements qui s’étalent sur une durée de six jours en août 636, près de la rivière Yarmouk qui marque aujourd’hui la frontière entre la Syrie et la Jordanie, au sud-est de la Mer de Galilée. La bataille est une grande victoire pour les Musulmans qui mettent fin à la domination byzantine en Syrie. Pour certains historiens, la bataille du Yarmouk est l’un des engagements majeurs de l’histoire et marque la première grande vague des conquêtes musulmanes. Elle est notamment à l’origine de l’expansion de l’islam au sein du Levant chrétien.

À l’origine de cet affrontement figure la volonté d’Héraclius d’endiguer l’avance musulmane et de recouvrer des territoires perdus dans la région. Il envoie pour cela une grande expédition en mai 636. Alors que l’armée byzantine approche, les Musulmans quittent la Syrie et regroupent leurs forces dans les plaines du Yarmouk, proches de l’Arabie. C’est là, après avoir reçu des renforts, qu’ils défont les Byzantins pourtant supérieurs en nombre. Cette bataille est aussi considérée comme l’une des plus grandes victoires de Khalid ibn al-Walid.

Contexte[modifier | modifier le code]

Lors de la dernière des guerres byzantino-perses, Héraclius devient empereur byzantin en 610 après avoir renversé Phocas. Dans le même temps, les Sassanides conquièrent la Mésopotamie. En 611, ils entrent en Anatolie et occupent Césarée de Cappadoce. En 612, Héraclius parvient à repousser les Perses d’Anatolie mais subit une lourde défaite en 613 après avoir lancé une offensive majeure contre les Perses en Syrie. Durant la décennie suivante, les Perses parviennent à conquérir la Palestine et l’Égypte. Durant cette période, Héraclius prépare une contre-attaque et reconstruit son armée. Neuf ans plus tard, en 622, Héraclius lance son offensive. Après de nettes victoires contre les Perses et leurs alliés dans le Caucase et en Arménie, Héraclius lance une offensive hivernale en 627 en Mésopotamie. Il y remporte une victoire décisive à Ninive qui lui permet de menacer directement Ctesiphon, la capitale perse. Discrédité par ces séries de désastres, Khosro II est renversé et tué par un coup d’état mené par son fils Kavadh II. Ce dernier entame alors des négociations de paix et accepte de quitter tous les territoires byzantins occupés par les Perses. En 629, Héraclius ramène la Vraie Croix à Jérusalem lors d’une majestueuse cérémonie.

Pendant que Byzantins et Perses s’épuisent dans un conflit de longue durée, l’Arabie connaît un profond bouleversement politique après que Mahomet a prêché l’Islam à partir de 630. Cette nouvelle religion s’étend rapidement et parvient à unir la région sous une seule autorité politique. À la mort du prophète en juin 632, Abu Bakr est élevé au rang de calife. Toutefois, des troubles agitent le début de règne de ce dernier qui voit son autorité contestée par plusieurs tribus arabes. Ce que l’on nomme aujourd’hui les guerres de Ridda éclatent alors entre les deux factions et Abu Bakr en sort victorieux. Cette victoire lui permet d'unir l’Arabie sous l’autorité centrale du calife à Médine.

Une fois les rebelles soumis, Abu Bakr lance une guerre de conquête avec l’Irak comme première cible. Il y envoie son meilleur général, Khalid ibn al-Walid, qui conquiert ce territoire après une série de campagnes victorieuses contre les Sassanides. Ce succès accroît la confiance d’Abu Bakr et après que Khalid a installé sa forteresse en Irak, il lance un appel aux armes pour l’invasion de la Syrie en février 634. L’invasion de ce territoire est une suite d’opérations militaires soigneusement préparées et bien coordonnées. La stratégie y prime sur la force pure pour contrecarrer les mesures défensives des Byzantins. Toutefois, les armées musulmanes s’avèrent bientôt trop peu nombreuses pour s'opposer à la réponse byzantine. Les généraux musulmans doivent alors faire appel à des renforts. Abu Bakr envoie Khalid et un détachement pour mener l’invasion. En juillet 634, les Byzantins sont défaits à la bataille d'Ajnadayn. En septembre, la ville de Damas tombe. Peu après, la dernière garnison byzantine importante de Palestine est mise en déroute lors de la bataille de Fahl.

Lors de cette même année 634, le calife Abu Bakr meurt. Il est remplacé par Omar ibn al-Khattâb qui est déterminé à poursuivre l’expansion musulmane en Syrie. Khalid, malgré ses succès, est remplacé par Abu Ubayda ibn al-Djarrah. Après avoir sécurisé le sud de la Palestine, les Musulmans progressent le long de la route commerciale passant par Tibériade et Baalbek. Ces deux villes sont conquises sans grandes difficultés. Au début de l’année 636, c’est au tour d’Emèse de tomber. De là, les Musulmans continuent leur progression à travers le Levant.

Rapport de force[modifier | modifier le code]

L'armée byzantine était une coalition regroupant des Grecs mais aussi des Arméniens, des Slaves et des arabes chrétiens. Les chiffres les plus divers ont été avancés à propos des effectifs engagés de part et d’autre dans cette bataille (jusqu'à 120 000 hommes pour les Byzantins). Il est cependant assez certain que les effectifs byzantins étaient au début de cette campagne de loin supérieurs à ceux des troupes musulmanes mais pour finir la victoire de ces derniers fut sans appel.

Les chiffres les plus vraisemblables (il s’agit d’un ordre de grandeur) seraient au départ :

– 40 000 hommes pour la coalition byzantine, dont 12 000 guerriers ghassanides, des contingents arméniens et slaves ;
– 20 000 hommes du côté des musulmans. Le double selon R.G.Grant.

Le rapport de force était donc de 1 pour 2 au début de la bataille ce qui explique le fait que ce soit les forces de l'empire byzantin qui ont pris l’initiative.

Après deux jours de combat, le statu quo est maintenu sur le terrain. Lors des combats médiévaux, en bataille rangée, les pertes humaines sont généralement comprise entre 10 % et 20 % des effectifs engagés.

En pleine bataille de Yarmouk opposant les Byzantins aux musulmans, Les 12 000 cavaliers ghassanides (des arabes chrétiens dans l'armée byzantine) qui n’avaient pas été payés depuis plusieurs mois, auraient fait défection (les musulmans leur ayant offert de payer leurs arriérés) privant ainsi les Byzantins de leur cavalerie légère. Cette défection aurait fait ainsi passer le nombre des armées musulmanes de 20 000 à 32 000.

Ils contribuent largement à la défaite byzantine en faisant passer le nombre de Byzantins de 40 000 à 28 000 hommes et les privant de cavalerie légère pour les attaques de flanc. Ils manqueront notamment aux cavaliers lourds cataphractaires qui désormais ne pouvaient plus fixer les cavaliers arabe plus légers qui avaient tout le loisir de les harceler sur des kilomètres. Ironie de l'histoire, cette bataille conduira au démantèlement du royaume de Ghassan, le pouvoir réel leur échappait depuis l'invasion perse de 614. Même si certains se convertirent à l'islam, la plus grande partie des Ghassanides conservèrent la foi chrétienne.

La défection des guerriers ghassanides provoque un bouleversement dans les rapports de force et donne un avantage net à l'armée musulmane qui avait bien soutenu l’assaut byzantin jusqu'à présent. Ces derniers donnent alors un assaut général qui provoque la retraite précipitée des troupes impériales, laissant environ 3 000 hommes pour retenir les forces ennemies (ce qui est d'usage pour les armées romaines dans de telles situations) pendant que le reste des troupes se dirige vers Antioche. Cela permett ainsi au gros des troupes de se retirer en bon ordre. Malheureusement pour les soldats byzantins, alors qu'ils pouvaient espérer être rançonnés, ce qui se faisait avec l'ennemi perse, les musulmans exigèrent d'eux de renier leur foi et de se convertir à l'islam, ce qu'ils refusèrent, ainsi que de payer la Jaziha (Impôt sur la religion). Ceci s'explique par le fait que ces soldats prisonniers (à la différence des civils qui ne combattent pas) sont considérés par la jurisprudence islamique comme ennemis d'Allah, du prophète et de la religion et par conséquent passibles de la peine de mort une fois entre les mains d'un musulman, à moins que le soldat ne se convertisse. À ce moment-là, il sera considéré comme un « frère » et libéré.


L'armée byzantine était commandée par le propre frère de l'empereur, Théodore, par l'Arménien Georges et par un dénommé Bannes ou Behan. L'armée musulmane était commandée par Khalid ibn al-Walid, considéré comme le plus grand stratège musulman et de tous les temps. Parmi les musulmans il y avait alors depuis peu des arabes chrétiens récemment convertis à l'islam, et comme ils avaient le teint clair, ils purent se mêler aux troupes byzantines et ramener à Khalid la nouvelle de l'imminence de l'attaque. Khalid mit aussitôt ses troupes en place. Les fantassins furent disposés en trois lignes, une première composée d'archers, la deuxième d'hommes armés de sabres, la troisième de porteurs de lances. Des cavaliers furent disposés dans les intervalles. Pour encourager ses hommes Khalid donna également à certains vétérans, soigneusement choisis à cet effet, l'ordre de réciter les versets du Coran appropriés, au moment du combat.

Le déroulement des combats[modifier | modifier le code]

Le 20 août à l'aube la coalition byzantine avança en ordre de bataille. La première journée commença par quelques escarmouches ou des combats singuliers. Le combat du deuxième jour débuta par une attaque de l'aile gauche byzantine sur l'aile droite musulmane. Mais les musulmans tinrent bon et les Byzantins durent être renforcés par un deuxième bataillon puis un troisième. À ce moment-là une partie de l'aile droite musulmane se replia vers le centre et l'autre recula. Lorsque Khalid remarqua la chose, il lança une contre-attaque sur l'aile gauche ennemie et parvint, après plusieurs furieux assauts, à rétablir la situation. Le troisième jour, l'aile gauche musulmane connut le même sort. Le quatrième jour est appelé « la journée des borgnes » et débuta par des combats singuliers au cours desquels les musulmans prirent l'avantage. La perte de plusieurs de ses capitaines parmi les plus valeureux mit le généralissime byzantin dans une rage folle et il ordonna à ses archers de tirer « cent mille flèches d'un seul trait ». Elles tombèrent comme de la grêle sur les musulmans qui comptèrent plusieurs centaines d'éborgnés et d'aveuglés.

Le cinquième jour un événement (tempête de sable ou brouillard) handicapa gravement les mouvement de la lourde coalition byzantine. Khalid donna alors aux commandants du centre et des deux ailes le signal de l'attaque générale, puis ordonna à Qaiss Ibn Habirah (le commandant de son deuxième corps de cavalerie) d'attaquer l'aile gauche byzantine, afin, par cette manœuvre, de priver l'infanterie ennemie de son appui. L'aile gauche byzantine était composée de Slaves qui se défendirent pied à pied mais, faute d'être appuyés par leur cavalerie, ils se rabattirent sur leur centre composé d'Arméniens. Le généralissime byzantin essaya de rassembler ce qui restait de sa cavalerie pour contre-attaquer mais sa cavalerie lourde ne put rivaliser avec la rapidité et la légèreté de la cavalerie musulmane.

« les troupes du Sacellaire se retirèrent alors et les musulmans, profitant de l'occasion, engagèrent le combat. Un fort vent du sud soufflant au visage des Romains, une épaisse poussière les empêcha de voir l'ennemi, et cela fut la cause de leur défaite. Ils se précipitèrent dans les ravins du Yarmouk et y périrent presque tous[1]. »

— De Goeje citant Théophane à propos de la bataille, Fragmenta historicorum Arabicorum, Mémoires sur la conquête de la Syrie

Cette version est néanmoins contestée, tout comme celle qui veut que l'infanterie byzantine ait combattu enchaînée par groupe de dix. Il semble que ceci vienne en effet d'une banale erreur de traduction. Les hommes enchaînés sont peut-être tout simplement des hommes regroupés en formation serrée. Certains historiens estiment à 70 ou 120 000 morts les pertes byzantines (contre 3 ou 4 000 musulmans). D'après Tabari plus de 120 000 byzantins périrent dans le ravin de Yakouça et se noyèrent. Théodore, le frère de l'empereur Héraclius, fut tué. L'infanterie fut complètement anéantie et il ne resta que des cavaliers éparpillés dans toutes les directions, vers Damas, vers Césarée, vers Antioche et même vers Jérusalem. La défaite de Yarmouk bien que très nette n'affecta pas outre mesure les dirigeants de Constantinople, qui s'inquiétaient davantage du péril perse ou encore bulgare. Ce fut quand même la première d'une longue suite de victoires qui allaient finir par livrer aux musulmans tout le bassin méridional et oriental de la Méditerranée. La bataille du Yarmouk scella la suprématie arabe en Syrie du Nord, où la population chrétienne monophysite perçut l'avancée musulmane comme une libération du joug byzantin.

Conséquence[modifier | modifier le code]

Pour l'Empire romain d'Orient, cette bataille a pour conséquence directe la perte de la Syrie et de la Palestine, et quelques décennies plus tard, celle de l'Égypte et de toute l'Afrique du Nord. Ces territoires, qui avaient été si difficilement reconquis sur les Perses par Héraclius, furent aussitôt perdus. Cette bataille montre donc l'état d'impuissance dans lequel se trouvait cet empire pour ne pouvoir lever une armée supérieure à 40 000 hommes, alors que lors des campagnes contre les Perses, Héraclius avait soulevé jusqu'à 80 000 hommes. Le centre d'action des armées romaines ne se trouve plus désormais à Antioche, et les frontières de l'Empire ne sont plus le Tigre et l'Euphrate, mais se situent du côté du Taurus, et le centre d'action des armées est Césarée de Cappadoce. L’Empire devient surtout un empire grec, recentralisé qui est, du coup, plus à même de défendre ces frontières orientales, et feront de cet empire, dit « byzantin », une des premières puissances des siècles durant. Le Moyen-Orient, qui se trouvait sous influence grecque puis romaine depuis Alexandre le Grand, se trouve désormais sous influence arabe qui vont imposer progressivement leur langue et favoriser leur religion au détriment des populations syriaque, phénicienne, grecque et celles descendant des colons romains. Les populations des grandes villes sont remplacées par des colons arabes qui viennent s'installer avec leurs tribus et créer une élite, laquelle nécessite de devenir musulman pour pouvoir y participer ; mais malgré cela les populations de Syrie, de Palestine et d'Égypte demeurent majoritairement chrétiennes pendant les siècles suivants, jusqu'à l'avènement des mamelouks au XIIIe siècle.

Les chrétiens orientaux (orthodoxes) sont encore appelés aujourd’hui « Roum » par les musulmans, en référence à leur origine romaine (et se considèrent de même catholiques romains jusqu'à maintenant alors que le schisme avec la papauté a eu lieu en 1054, le pape étant considéré par ces chrétiens comme uniquement l'évêque de Rome, successeur de saint Pierre, mais n'ayant pas de vocation universelle, car cette vocation ne peut se faire que dans la communion de toutes les églises, d'un point de vue orthodoxe).

Pour le califat, cette bataille permet les premières conquêtes hors de l'Arabie, suivront la destruction de l'Empire perse, tout aussi épuisé que l'Empire romain. Ce qui ouvrira la voie aux conquérants musulmans qui imposeront leur hégémonie depuis l'Atlantique jusqu'au bord de l'Indus en moins de 150 ans, mais le califat se divisera tout aussi vite et lorsqu'au Xe siècle Nicéphore Phocas reviendra du côté du Jourdain pour récupérer ces territoires jadis perdus, à ce moment, la grande puissance est de nouveau l'Empire romain d'Orient.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • R.G. Grant, (dir.), Batailles, Paris, Flammarion, 2005

Héraclius Empereur d'Orient

  • Bury, John B., A History of the Later Roman Empire from Arcadius to Irene, Adamant Media Corp. (2005)
  • Butler, Alfred, The Arab Conquest of Egypt, Oxford University Press (1978)
  • Christensen, Arthur, L'Iran sous les Sassanides, O. Zeller (1971)
  • Curta, Florin, The Making of the Slavs, Cambridge University Press (2001)
  • Flusin Bernard, Saint Anastase le Perse et l'histoire de la Palestine au début du VIIe siècle, Éditions du CNRS (1992)
  • Frolow, A., « La relique de la Vraie Croix », Archives de l'Orient chrétien, 7, Institut français d'études byzantines (1961)
  • Gibbon, Edward, The History of the Decline and Fall of the Roman Empire, Wordsworth Ed. (1998)
  • Haldon, John F., Byzantium in the Seventh Century: the Transformation of a Culture, Cambridge University Press (1990)
  • Jones, A. H. M., The Later Roman Empire, Blackwell (1964)
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  • Magdalino, Paul, L'Orthodoxie des astrologues : la science entre le dogme et la divination à Byzance (VIIe ‑ XIVe siècle), Lethielleux (2006)
  • Ostrogorsky Georges, Histoire de l'État byzantin (traduction française de l'allemand) Payot (1996)
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  • Pseudo-Frédégaire, Chronique des temps mérovingiens (traduction française par Olivier Devillers et Jean Meyers, Brepols, 2001)
  • Georges de Pisidie, Opera omnia quae exstant, Patrologie grecque, vol. 92 (texte grec, traduction latine; texte grec, traduction italienne par Agostino Pertusi, Buch-Kunstverlag-Ettal, 1959)
  • Georges le Moine, Vie de Théodore de Sykéon (éd. A. J. Festugière, Subsidia Hagiographica, 48, Société des bollandistes, 1970)
  • Jean, évêque de Nikiou, Chronique (traduction anglaise du texte éthiopien par Robert M. Charles, Arx Publishing, 2007)
  • Liber Pontificalis (éd. Louis Duchesne, repr. Paris 1957; traduction anglaise par Raymond Davis, Liverpool University Press, 1989)
  • Maxime le Confesseur, Opera, Patrologie grecque, vol. 90-91

Michel le Syrien, patriarche jacobite d'Antioche, Chronique (texte syriaque et traduction française par J.-B. Chabot, E. Leroux, 1899-1910)

  • Miracles de saint Démétrius (éd. Pierre Lemerle, texte grec et commentaire, Éditions du CNRS, 1979-1981)
  • Nicéphore, patriarche de Constantinople, Breviarium (texte grec, traduction et commentaire en anglais par Cyril Mango, Dumbarton Oaks Texts, 1990)
  • Sebeos, Histoire Arménienne (traduction française: Histoire d'Héraclius, par F. Macler, 1904)
  • Sophrone, patriarche de Jérusalem, Sermones, Patrologie grecque, vol. 87.3

al-Tabari, Histoire, V (traduction anglaise par C. E. Bosworth, State University of New-York Press, 1999)

  • Théophane le Confesseur, Chronographia (texte grec et traduction anglaise par Harry Turtledove, University of Pennsylvania Press, 1982)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mémoires sur la conquête de la Syrie, Théophane cité par De Goeje, p. 113