Ariane 1

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Ariane 1 est une fusée qui permettait de placer des satellites en orbite autour de la Terre, on parle aussi de lanceur.

C'est la première version de toutes les séries de fusées Ariane.

Au départ c'est surtout la France qui finança le projet (les deux tiers) et l'Allemagne (20 %). La conception et la fabrication furent confiées à l'Aérospatiale, à la SEP pour les propulseurs, et à Matra pour l'électronique.

Structure[modifier | modifier le code]

Fusée Ariane 1 exposée au musée du Bourget.

Avec une masse au décollage de 210 tonnes pour une hauteur de 47,4 mètres et un diamètre de 3,8 mètres, elle était capable de placer 1 850 kg en orbite de transfert géostationnaire (GTO). Elle pouvait emmener un seul gros satellite ou deux petits.

Ariane 1 est une fusée à 3 étages :

Cette structure sera conservée jusqu'à Ariane 4.

Le premier étage L140[modifier | modifier le code]

Le premier étage d'Ariane 1, à la base du lanceur, est nommé L140 car transportant près de 140 tonnes (147,6 t) d'ergols liquides. Ses dimensions sont de 18,40 m de hauteur par 3,80 m de diamètre, pour un poids de 13,270 t à vide. Équipé de quatre moteurs Viking 5 fournissant au décollage une poussée de 245 t au total au décollage, il est allumé à H-0 jusqu'à H+146 s. Pour sa conception ont été utilisés des matériaux à faible densité, à savoir un alliage d'aluminium, de zinc et de magnésium.

Le deuxième étage L33[modifier | modifier le code]

Le deuxième étage d'Ariane 1 se situe au-dessus du premier étage, embarque moins d'ergols, à savoir 34,1 t, et n'est pourvu que d'un seul moteur Viking 4. De plus petites dimensions que l'étage L140, 11,69 m de hauteur pour un diamètre de 2,60 m, il pèse 3 285 kg et a été conçu en aluminium. La connexion avec le L140 est rendue possible par une « jupe interétage » conique.

Le Viking 4 qui équipe le L33 présente des caractéristiques proches des Viking 5 du L140 ; cependant, il est monté sur un dispositif assurant 2 degrés de liberté, permettant le contrôle de l'orientation en lacets et en tangage. Sa principale différence réside dans sa tuyère : ne devant fonctionner que dans le vide, à partir d'une altitude d'environ 90 km, à l'opposé des Viking 5 qui devaient propulser Ariane dans l'atmosphère et dans le vide, il n'était pas nécessaire de le doter d'une tuyère aussi courte. En effet, de telles tuyères permettent une détente plus rapide des gaz sortant de la chambre de combustion face à la pression atmosphérique. Dans le vide, une tuyère longue donnera un taux de détente plus important. Les gaz sortant du Viking 4 sont donc éjectés à la vitesse de 2 890 m/s pendant 138 s, en développant une poussée de 73 t. Le lanceur atteint l'altitude de 140 km et une vitesse proche de 5 km/s, puis intervient la séparation 2/3. Le L33 s'autodétruit une trentaine de secondes après cette séparation.

Essais[modifier | modifier le code]

Le premier vol eut lieu le avec succès. Le deuxième explosa au cours du décollage. Il y eut encore 2 vols de qualification, à partir du , qui se déroulèrent cette fois sans problème. Lors du troisième vol, ce sont 3 satellites qui furent mis en orbite.

Carrière[modifier | modifier le code]

Le , son cinquième vol, qui était le premier vol commercial, fut un échec. La fusée s'arrêta après 7 minutes de vol. Après une revue profonde de toute la fusée, les six vols suivants se déroulèrent sans accroc.

Le vol 14 du envoya la sonde Giotto vers la comète de Halley.

Le dernier vol, le onzième d'Ariane 1, eut lieu le , il lança le premier satellite Spot.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • W. Huon, Ariane, une épopée européenne, Editions ETAI
  • Les Débuts de la recherche spatiale française, Editions EDITE

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]