Longue Marche (fusée)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Longue Marche (homonymie).
Longue Marche 2D lançant le satellite VRSS-1

Les fusées Longue Marche (en chinois 长征系列运载火箭) constituent une famille de lanceurs développés par la Chine. Elle regroupe en fait trois sous-ensembles de lanceurs qui ne partagent aucun composant : les Longue Marche 1 un lanceur spatial léger utilisé à trois reprises au début du programme spatial, les lanceurs léger/moyen Longue Marche 2, 3 et 4 développés à partir du missile balistique intercontinental Dong Feng 5 qui sont les seuls opérationnels en 2012 et la famille de lanceurs modulaires Longue Marche 5 utilisant des composants complètement nouveaux qui à compter de 2014 doit couvrir progressivement l'ensemble des besoins avec des capacités allant de 1,5 à 25 tonnes en orbite basse. Ces fusées sont utilisées pour lancer les différents types de satellites chinois ainsi que les vaisseaux spatiaux habités du programme Shenzhou. Fin 2012, un total de 174 fusées Longue Marche ont été utilisées sur les 185 lancements du programme spatial de la Chine.

Historique[modifier | modifier le code]

Le nom de la famille de fusées fait référence à la Longue Marche chinoise, qui est un des symboles les plus importants de la Guerre civile chinoise ayant abouti à l'avènement de la République populaire de Chine.

Le développement du premier lanceur spatial chinois (1958-1970)[modifier | modifier le code]

Comme les autres puissances spatiales, la Chine a commencé par développer des missiles balistiques qui ont par la suite constitué le point de départ pour la réalisation de lanceurs. Au milieu des années 1950, l'industrie des missiles balistiques chinois se développe avec l'aide des ingénieurs soviétiques. À l'époque les dirigeants chinois entretiennent des liens étroits avec l'Union soviétique considérée comme un pays frère régi par les mêmes principes socialistes. Le lancement d'un satellite artificiel fait partie des objectifs inscrits dans la politique du Grand Bond en avant déclenchée par Mao Zedong en 1958 et la construction de le centre spatial de Jiuquan en Mongolie-intérieure à la limite du désert de Gobi est décidée[1]. Mais la même année les relations entre la Chine et l'Union soviétique se détériorent et la Chine doit poursuivre à compter de 1960 le développement de ses fusées sans aide étrangère. Les dirigeants chinois décident en juillet 1961 de repousser le lancement d'un satellite artificiel. En mai 1965 la construction d'un satellite artificiel est remise à l'ordre du jour dans le cadre du projet 651[N 1]. Le missile intercontinental DF-4 en cours de développement sert de point de départ pour le développement du lanceur léger Longue Marche 1 capable de placer 0,5 tonnes en orbite terrestre basse. la Chine lance son premier satellite, Dong Fang Hong I (L'Orient est rouge), le 24 avril 1970 à l'aide d'une fusée Longue Marche-1 tirée depuis le centre spatial de Jiuquan. La Chine, à la surprise des autres nations, devient la cinquième puissance spatiale après l'Union soviétique, les États-Unis, la France et le Japon[2].

Développement des lanceurs Longue Marche 2 (1970-1975)[modifier | modifier le code]

Le lanceur Longue Marche 1 a des capacités limitées (il ne sera utilisé qu'à 3 reprises) et les dirigeants chinois choisissent de fixer des objectifs plus ambitieux au programme spatial. Dès le milieu des années 1960, ils décident de développer à partir du missile intercontinental DF-5 les lanceurs de moyenne puissance Longue Marche 2 (ou CZ-2) à Pékin et Feng Bao 1 (FB 1) à Shanghai. Un deuxième centre de lancement à Xichang est construit dans une région montagneuse du Sichuan qui a été volontairement choisie parce qu'elle se situe à bonne distance de la frontière avec l'Union soviétique. Un réseau de poursuite et de guidage est construit à Xi'an. Le premier vol du lanceur Longue Marche 2, qui a lieu le 5 novembre 1974, est un échec. Le deuxième tir parvient à placer en orbite le satellite FSW-0 1 le 26 novembre 1975.

Développement du spatial utile et de l'activité commerciale (1978-2000)[modifier | modifier le code]

Le dirigeant chinois Deng Xiaoping, qui prend les rênes du pouvoir en 1978, engage son pays dans une politique visant à rétablir l'unité politique et favoriser le décollage économique. On demande au programme spatial de de contribuer au développement économique et l'accent est mis sur les applications pratiques. Dans ce contexte la Chine développe ses propres satellites de télécommunications. Pour mettre ceux-ci en orbite géostationnaire, les ingénieurs chinois développent au début des années 1980 un troisième étage cryogénique utilisant la combinaison très performante hydrogène liquide/oxygène liquide maitrisée jusque là uniquement par les États-Unis et l'Europe. Cet étage est greffé sur les deux premiers étages du lanceur Longue Marche 2 et donne naissance à une nouvelle famille Longue Marche 3. Le lanceur, qui peut placer une masse de 1,4 tonne en orbite de transfert géostationnaire, effectue son premier vol en 1984[3]. La réussite du développement d'un étage cryogénique n'étant pas garantie, un troisième étage non cryogénique a été développé en parallèle par l'établissement SAST de Shanghai. La sous-famille de lanceurs utilisant cet étage combiné avec les deux premiers étages de la Longue Marche 2 est baptisée initialement Longue Marche 2B puis rebaptisé Longue Marche 4 : elle est destinée à lancer les satellites en orbite héliosynchrone depuis le centre spatial de Taiyuan. Le premier lancement a eu lieu en 1988.

La disponibilité d'un lanceur capable de placer les satellites en orbite géostationnaire débouche sur la création de la Compagnie de la Grande Muraille qui est chargée à partir de 1985 de commercialiser des lancements auprès de clients étrangers. L'objectif est d'utiliser les revenus générés par cette activité pour financer l'amélioration progressive des lanceurs chinois. Mais les clients potentiels sont réticents à se tourner vers ce nouveau lanceur et il faut attendre le 7 avril 1990 pour que le premier satellite de télécommunications, commercial mais chinois, AsiaSat-1, soit lancé depuis la base de Xichang par une fusée Longue Marche-3. Après un démarrage relativement lent cette activité commerciale débouche sur le lancement de 28 satellites entre 1990 et 1998. Des versions de plus en plus puissantes sont développées : la 3B permet ainsi de lancer 5,1 tonnes en orbite de transfert géostationnaire. Mais en février 1996 le premier exemplaire de cette version qui transporte le satellite de télécommunications américain Intelsat 708 explose immédiatement après le décollage en faisant un nombre indéterminé de victimes civiles. Cet incident et une politique américaine protectionniste pour tout ce qui touche aux composants électroniques sensibles limitent fortement par la suite l'attractivité des lanceurs chinois qui ne prendront à nouveau des parts de marché significatives qu'à la fin des années 2000[4].

Expansion de l'activité spatiale (2000-)[modifier | modifier le code]

Au cours des années 2000 le rythme des lancements s'accroit fortement. La 100e Longue Marche a été lancée en 2007. En 2011, le rythme des lancements chinois dépasse pour la première fois celui des États-Unis, avec 19 tirs effectués (un seul échec) contre 18 seulement (un échec également) pour les américains. Il s'agit d'un nouveau record puisqu'en 2010 la Chine n’avait effectué que 15 lancements (à égalité avec les États-Unis).

En 1992 les dirigeants chinois décident de lancer un programme spatial habité. Des accords sont passés en 1995 avec la Russie portant sur l'acquisition des technologies du vaisseau russe Soyouz tandis qu'une nouvelle version du lanceur Longue Marche 2, la 2F, est développée à compter de 1999 pour permettre de lancer le vaisseau spatial habité Shenzhou. Il s'agit d'une version 2E dépourvue de 3e étage et dont la fiabilité a été renforcée par la refonte de l'électronique, l'ajout de redondances et de systèmes de sécurité. La structure du lanceur est renforcée pour lui permettre de supporter la masse de vaisseau. Le premier vol du vaisseau spatial sans équipage, Shenzhou 1 a lieu le 20 avril 1999 pour le 50e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine. La version 2G, inaugurée avec le lancement de la station spatiale Tiangong 1 en 2011, dispose d'un système de guidage amélioré couplé à un système GPS qui lui permet d'insérer la charge utile à une altitude plus élevée

Le développement des lanceurs Longue Marche 5 (2001-)[modifier | modifier le code]

Les lanceurs chinois existants dérivés de missiles balistiques intercontinentaux sont peu performants par rapport aux lanceurs des autres nations spatiales et utilisent des ergols UDMH/NO2 polluants et aujourd'hui coûteux[5]. La Chine décide en 2001 de lancer le développement d'une nouvelle famille de lanceurs modulaires permettant de placer en orbite basse ou géostationnaire des charges lourdes et pouvant répondre aux besoins des missions des vingt à trente prochaines années. Le projet Longue Marche 5 est annoncé en février 2001 avec comme objectif un premier lancement en 2008. Mais les moyens financiers ne sont débloqués qu'en 2007. La construction d'une nouvelle usine dédiée à la fabrication du nouveau lanceur démarre en octobre 2007 dans la ville de Tianjin, non loin du port pour faciliter la logistique du transport jusqu'à la base de lancement en construction dans l'île de Hainan. La nouvelle usine, dont le coût est estimé à 650 millions de dollars américains, aura une superficie totale de 500 000 m². La première tranche devrait être achevée en 2009. Le premier lancement de la CZ-5 est prévu pour 2014 du fait de la date d'achèvement tardive de la base de lancement (2012)[6].

Les familles de lanceurs Longue Marche[modifier | modifier le code]

Les lanceurs des familles Longue Marche peuvent être regroupés en trois sous-ensembles dont un seul est opérationnel en 2012. La sous-famille Longue Marche 1, la première à être développée, est dérivée du missile balistique Dong-Feng 3 qui a permis à la Chine de placer en orbite son premier satellite artificiel mais qui a été rapidement abandonnée du fait de ses capacités limités. Les sous-familles Longue Marche 2, 3 et 4, les seules opérationnelles en 2012, dérivent toutes du missile balistique intercontinental Dong Feng 5. Elles diffèrent entre elles par le recours ou non à un troisième étage qui peut être propulsé par un moteur cryogénique ou utilisant des carburants hypergoliques. La sous-famille Longue Marche 5, constitue un développement complètement nouveau et ne dérivant pas d'un missile balistique. Elle a vocation à remplacer à partir de 2014 tous les autres lanceurs.

Longue Marche 1[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Longue Marche 1.

La famille Longue Marche 1 est un lanceur léger retiré du service développé à compter de 1965 à partir du missile balistique Dong-Feng 3. La version d'origine était capable de placer en orbite basse 300 kg. Le lanceur a été tiré trois fois entre 1970 et 1971 dans sa version d'origine et a permis de placer en orbite le premier satellite artificiel chinois. Une version améliorée de placer 740 kg en orbite basse, a été tiré à 3 reprises (1 échec) pour des tests de rentrée atmosphérique entre 1995 et 2002.

Longue Marche 2[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Longue Marche 2.

La famille Longue Marche 2 est développée à partir du missile balistique intercontinental Dong Feng 5. Le premier lancement remonte à 1975. C'est le lanceur chinois le plus utilisé avec plus de 60 lancements en 40 ans. Plusieurs versions de puissance croissante ont été développées dont la 2E dédiée au lancement du vaisseau spatial habité Shenzhou. Le lanceur comporte 2 étages propulsés, comme le missile d'origine, par des moteurs-fusées consommant un mélange d'ergols stockables peroxyde d'azote et UDMH. Le lanceur partage de nombreux composants avec les familles de lanceurs Longue Marche 3 et Longue Marche 4. Il est utilisé pour des lancements en orbite basse (jusqu'à 9 tonnes). Les vaisseaux du programme spatial habité chinois Shenzhou sont lancés par la version 2F/2G.

Longue Marche 3[modifier | modifier le code]

Les lanceurs Longue Marche 5 : le corps des fusées montrées a un diamètre compris entre 2,25 m et 5 m.
Article détaillé : Longue Marche 3.

La famille Longue Marche 3 est développée à partir du lanceur Longue Marche 2 pour permettre des lancements en orbite géostationnaire de satellites de télécommunications. Le premier lancement remonte à 1984 et est le point de départ de la commercialisation de lancements par la Chine. Malgré des prix bien inférieurs à ceux pratiqués par les États-Unis, la Russie et l'Europe, le lanceur, victime de quelques ratés, n'a réussi qu'une percée relativement modeste. Dans sa version la plus puissante il peut lancer 5,2 tonnes en orbite de transfert gestionnaire. Un peu plus de 60 lancements ont eu lieu en 30 ans. Plusieurs versions coexistent. Toutes comportent 3 étages. Les 2 premiers étages sont propulsés, comme les Longue Marche 2, par des moteurs-fusées consommant un mélange d'ergols stockables peroxyde d'azote et UDMH. La spécificité du lanceur Longue Marche 3 est le troisième étage propulsé par un moteur brulant les ergols cryotechniques (oxygène/hydrogène) plus performants. La charge utile maximale en GTO est de 5 200 kg (version CZ-3B).

Longue Marche 4[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Longue Marche 4.

La famille Longue Marche 4 est développée par l'établissement SAST de Shanghai à partir du lanceur Feng Bao 1, quasiment identique au Longue Marche 2 pour fournir une solution de repli au cas où le développement du moteur fonctionnant à l'hydrogène et l'oxygène liquide du Longue Marche 3 aurait échoué. Cette famille de lanceurs est utilisée pour lancer les satellites météorologiques et d'observation en orbite héliosynchrone. Le premier lancement remonte à 1988. Dans sa version la plus puissante il peut lancer 2,9 tonnes en orbite héliosynchrone. Il comporte 3 étages qui sont tous propulsés par des moteurs-fusées consommant un mélange d'ergols stockables peroxyde d'azote et UDMH.

Longue Marche 5[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Longue Marche 5.

Les lanceurs Longue Marche 5 constituent une nouvelle famille de fusées chinoises en cours de développement. La série doit comporter 6 versions permettant de couvrir les différentes missions habitées ou non avec des capacités d'emport pouvant aller jusqu'à 25 tonnes en orbite terrestre basse et 14 tonnes en orbite de transfert géostationnaire[7],[8]. Le premier lancement est prévu pour 2014 depuis le centre spatial de Wenchang en cours de construction dans l'île de Hainan dans le sud-ouest de la Chine.

Modèle État Étages Longueur
(m)

Diamètre
maximum
(m)
Masse au
décollage
(t)
Poussée au
décollage
(kN)
Charge
utile
(LEO, tonnes)
Charge
utile
(GTO, tonnes)
Longue Marche 1 Retirés 3 29.86 2.25 81.6 1020 0,3 t -
Longue Marche 1D Retirés 3 28.22 2.25 81.1 1101 0,93 t -
Longue Marche 2A Retirés 2 31.17 3.35 190 2786 1,8 t -
Longue Marche 2C En activité 2 35.15 3.35 192 2786 2,4 t -
Longue Marche 2D En activité 2 33.667
(sans bouclier)
3.35 232 2962 3,1 t -
Longue Marche 2E Retirés en avril 2008 2 (plus 4
boosters)
49.686 7.85 462 5923 9,2 t 3,5 t
Longue Marche 2E(A) En développement 2 (plus 4
boosters)
53.60 N/A 695 8910 14,1 t -
Longue Marche 2F En activité 2 (plus 4
boosters)
58.34 7.85 480 5923 8,4 t 3,37 t
Longue Marche 2F/G Premier lancement
en 2010
2 (plus 4
boosters)
N/A 7.85 N/A N/A 11,2 t N/A
Longue Marche 3 Retirés 3 43.8 3.35 202 2962 5 t 1,5 t
Longue Marche 3A En activité 3 52.3 3.35 241 2962 8,5 t 2,6 t
Longue Marche 3B En activité 3 (plus 4
boosters)
54.84 7.85 425.5 5924 12 t 5,2 t
Longue Marche 3B(A) En développement 3 (plus 4
boosters)
62.00 7.85 580 8910 13 t 6 t
Longue Marche 3C En activité 3 (plus 2
boosters)
54.84 7.85 345 4443 - 3,8 t
Longue Marche 4A Retirés 3 41.9 3.35 249 2962 4 t 1,5 t
Longue Marche 4B En activité 3 44.1 3.35 254 2971 4,2 t 2,2 t
Longue Marche 4C En activité 3 3.35 2971?
Longue Marche 5 En développement 3 N/A N/A N/A N/A 1,5 à 24 t 0 à 14 t
2A 2C 2D 2E 2F 3 3A 3B 3C 4A 4B 4C
CZ-2A.svg CZ-2C.svg CZ-2D.svg CZ-2E.svg CZ-2F.svg CZ-3.svg CZ-3A.svg CZ-3B.svg CZ-3C.svg CZ-4A.svg CZ-4B.svg CZ-4C.svg

Les bases de lancement[modifier | modifier le code]

Première fusée longue Marche 3B

La Chine dispose de quatre port spatiaux pour les fusée Longue Marche :

Musée de l'aérospatiale de Zhuhai[modifier | modifier le code]

Une des deux fusées du musée de l'aérospatiale de Zhuhai, derrière un Xi'an H-6 lors du meeting aérien annuel/

Deux fusées Longue Marche sont visibles au musée de l'aérospatiale, situé sur l'aéroport de Zhuhai Sanzao, dans la province du Guangdong.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La codification des projets comprend l'année (ici 65) et le niveau de priorité (1 priorité la plus forte).

Références[modifier | modifier le code]

  1. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 12-21 op. cit.
  2. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 25-31 op. cit.
  3. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 43-52 op. cit.
  4. I. Sourbès-Verger et D. Borel, p. 53-60 op. cit.
  5. Site Bernd-leitenberger Langer Marsch 5 (ChangZheng 5)
  6. (en) « New carrier rocket series to be built », China Daily
  7. (en) « ChangZheng 5 (Long March 5) Launch Vehicle », SinoDefence.com,‎ 20 février 2009 (lire en ligne)
  8. « Space Launch Report: CZ-5 Data Sheet » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Geocities.com, 2 mars 2008

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources
  • Isabelle Sourbès-Verger et Denis Borel, Un empire très céleste : la Chine à la conquête de l'espace, Dunod,‎ 2008 (ISBN 978-2-10-051729-9)
  • (en) Brian Harvey, China's space program : from conception to manned spaceflight, Springer Praxis,‎ 2004 (ISBN 1-85233-566-1)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]