Satellites naturels de Saturne

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Montage préparé d'après des photos prises par la sonde Voyager 1 en novembre 1980.

Les satellites naturels de Saturne sont les corps naturellement en orbite autour de la planète Saturne[note 1]. À l'heure actuelle, environ deux cents de ces entités ont été observées, dont soixante-deux dont l'orbite est confirmée et environ cent cinquante lunes mineures. Parmi les soixante-deux premiers satellites, l'existence de cinquante-trois est suffisamment confirmée pour qu'ils soient nommés individuellement alors que les neuf autres n'ont encore qu'une désignation temporaire[1]. L'existence de trois satellites supplémentaires est particulièrement remise en question. Les satellites de Saturne ont une taille très variée. On y trouve des petites lunes de moins d'un kilomètre de diamètre, mais aussi Titan, plus grand que la planète Mercure. Parmi les satellites recensés, treize ont un diamètre de plus de cinquante kilomètres.

Les deux satellites les plus notables de Saturne sont Titan, qui possède une atmosphère dense constituée principalement de diazote et des lacs d'hydrocarbures à sa surface, et Encelade, qui émet des geysers de gaz et de poussières et pourrait contenir de l'eau liquide sous son pôle Sud.

Vingt-quatre des lunes de Saturne sont des satellites réguliers. Ils ont une orbite prograde, presque circulaire et peu inclinée par rapport au plan équatorial de la planète. Parmi ceux-ci, on trouve les sept satellites majeurs, les quatre satellites troyens qui ont une orbite commune à un satellite majeur, Hypérion qui orbite en résonance avec Titan et les trois petites lunes (Méthone, Anthée et Pallène) entre Mimas et Encelade qui constituent le groupe des Alcyonides. Les autres satellites réguliers (S/2009 S 1, Pan, Daphnis, Atlas, Prométhée, Pandore, Janus, Épiméthée, Égéon) sont situés dans les anneaux de Saturne, de l'anneau B (S/2009 S 1) à l'anneau G (Égéon). Les satellites réguliers sont généralement nommés suivant le nom des Titans ou d'autres personnages associés au dieu Saturne.

Les autres lunes sont toutes des satellites irréguliers. Leur orbite est plus éloignée de Saturne et fortement inclinée par rapport au plan équatorial de la planète. Ils ont tous une taille inférieure à trente kilomètres, à l'exception de Phœbé, neuvième satellite de Saturne découvert à la fin du XIXe siècle, et Siarnaq (groupe inuit). Ces satellites sont probablement des objets capturés par Saturne, ou des fragments d'objets capturés. Ils sont classés en trois groupes selon leurs caractéristiques orbitales : le groupe inuit, le groupe nordique (auquel appartient Phœbé) et le groupe celte.

Les anneaux de Saturne sont constitués d'une multitude d'objets, dont la taille varie de quelques micromètres à plusieurs mètres. Chacun de ces objets suit sa propre orbite autour de la planète. Il n'existe pas de frontière précise entre les innombrables objets anonymes qui constituent ces anneaux et les objets plus grands qui ont été nommés. Au moins cent cinquante lunes mineures ont été détectées dans les anneaux par les perturbations qu'elles créent dans le milieu environnant et l'on pense que celles-ci ne représentent qu'une petite portion de la population totale de ces objets. Le nombre exact de satellites de Saturne ne sera donc probablement jamais connu.

Découvertes[modifier | modifier le code]

Satellites et anneaux de Saturne (photomontage de l'Agence spatiale européenne).

Premières observations[modifier | modifier le code]

Les huit premières lunes de Saturne furent découvertes par observation directe à l'aide du télescope optique. La plus grande, Titan, fut découverte en 1655 par Christian Huygens grâce à un objectif de 57 mm monté sur une lunette astronomique de sa conception[2]. Téthys, Dioné, Rhéa et Japet furent découvertes en 1671-1672 par Giovanni Domenico Cassini[3]. Mimas et Encelade furent découvertes en 1789 par William Herschel. Hypérion fut découvert en 1848 par W.C. Bond, G.P. Bond et William Lassell[4].

L'utilisation de plaques photographiques à longue durée d'exposition permit la découverte de nouveaux satellites. Le premier découvert par cette technique fut Phœbé, identifié en 1899 par W.H. Pickering[5]. En 1966, le dixième satellite de Saturne fut découvert par Audouin Dollfus en observant les anneaux de Saturne par la tranche près d'un équinoxe[6]. Il fut plus tard nommé Janus. Les astronomes réalisèrent en 1978 que les observations de 1966 impliquaient la présence d'un autre satellite dont l'orbite était similaire à Janus. Cette 11e lune de Saturne est maintenant connue sous le nom d'Épiméthée. En 1980, trois satellites supplémentaires, les troyens Hélène, Télesto et Calypso furent découverts depuis des télescopes au sol puis identifiés par la suite par les sondes du programme Voyager.

Thémis, satellite qui aurait été découvert en 1905[7], n'existe en fait pas[8].

Observations par des sondes[modifier | modifier le code]

Quatre lunes de Saturne sont visibles sur cette image de la sonde Cassini : Titan (le plus grand) et Dioné en bas, le petit Prométhée (sous les anneaux) et le minuscule Télesto au-dessus du centre.

L'étude des planètes externes du système solaire a été révolutionnée par l'usage de sondes spatiales automatisées. L'arrivée des sondes Voyager près de Saturne en 1980-1981 a permis la découverte de trois nouvelles lunes, Atlas[9],[10], Prométhée[11],[12] et Pandore[11],[13], amenant le nombre de lunes connues à dix-sept. De plus, les astronomes eurent la confirmation qu'Épiméthée[14] était distinct de Janus[15]. En 1990, Pan fut découvert dans des images d'archive de Voyager[16],[17].

La mission Cassini, qui arriva autour de Saturne à l'été 2004, découvrit trois petites lunes intérieures dans un premier temps : Méthone[18] et Pallène[19] sont entre Mimas et Encelade et Pollux[20] est la deuxième lune lagrangienne de Dioné[21]. Elle détecta trois lunes qui n'ont pas fait l'objet de confirmation dans l'anneau F[22]. En novembre 2004, les scientifiques du programme Cassini annoncèrent que la structure des anneaux de Saturne implique la présence de plusieurs lunes supplémentaires en orbite au sein de ces anneaux, dont une seule, Daphnis a été confirmée (en 2005)[23],[24]. En 2007, la découverte d'Anthée est annoncée[25], puis celle d'Égéon en 2009[26].

Satellites externes[modifier | modifier le code]

L'étude des lunes de Saturne a également été facilitée par les progrès de l'instrumentation des télescopes, principalement l'introduction des dispositifs numériques qui ont remplacé les plaques photographiques. Une mission d'observation menée en 2000 a permis de découvrir douze autres lunes en orbite à une grande distance de Saturne (Ymir[27], Paaliaq[28],[29], Siarnaq[30], Tarvos[31],[32], Kiviuq[33], Ijiraq[34],[35], Thrymr[36], Skathi[37], Mundilfari[38],[39], Erriapo[40],[41], Albiorix[42],[43] et Suttungr[44],[45]). On pense actuellement qu'il s'agit de fragments de corps plus importants capturés par l'attraction gravitationnelle de Saturne[46].

Une équipe d'astronomes de l'université de Hawaï a découvert Narvi[47] en 2003[48] au moyen du télescope Subaru de 8,2 mètres, puis vers la fin de l'année 2004, douze autres satellites extérieurs (S/2004 S 7[49], Fornjot[50], Farbauti[51], Ægir[52], Bebhionn[53], S/2004 S 12[54], S/2004 S 13[55], Hati[56], Bergelmir[57], Fenrir[58], S/2004 S 17[59] et Bestla[60])[61]. Le 26 juin 2006, la même équipe a découvert neuf petits satellites extérieurs supplémentaires : Hyrrokkin[62],[63], S/2006 S 1[64], Kari[65], S/2006 S 3[66], Greip[67], Loge[68], Jarnsaxa[69], Surtur[70] et Skoll[71],[72]. La découverte de Tarqeq[73],[74] était annoncée le 13 avril 2007 et celle de S/2007 S 2[75] et S/2007 S 3[76] suit de près, le 1er mai[77].

Dénomination[modifier | modifier le code]

Les noms modernes pour les lunes de Saturne ont été suggérés par John Herschel en 1847[3]. Il a proposé de leur donner le nom des personnages mythologiques associés au dieu romain de l'agriculture et la récolte, Saturne (assimilé au titan grec Cronos). En particulier, les sept satellites alors connus ont été nommés d'après les Titans et les Titanides. En 1848, Lassell a proposé que le huitième satellite de Saturne soit nommé Hyperion, nom d'un autre Titan[3]. Lorsque les noms des Titans furent épuisés, les lunes ont été nommées d'après les différents personnages de la mythologie gréco-romaine ou des géants d'autres mythologies[78]. Toutes les lunes irrégulières (sauf Phoebe) sont nommées d'après des dieux inuits et celtiques et d'après les géants de la mythologie nordique[78].

Formation des satellites[modifier | modifier le code]

Des simulations numériques révèlent que les lunes glacées de Saturne ont pu se former à partir de l'étalement de la matière constituant les anneaux. Lors de sa formation, un anneau s'étale à la fois vers la planète et vers l'extérieur. La matière dirigée vers la planète ne peut pas s'agréger à cause des forces de marées. En s'éloignant de la planète les forces de marées diminuent jusqu'à s'équilibrer avec les forces d'accrétion gravitationnelles. Ce cercle d'équilibre est dit la "limite de Roche". Au-delà de la limite de Roche, les forces d'accrétion prennent le dessus, la matière peut s'agréger et des satellites peuvent se former. Pour Saturne, la limite de Roche, située à 140 000 km du centre, est occupée par l'anneau F. Les simulations indiquent que des satellites glacés se forment au bord de l'anneau F. Puis ils s'éloignent à vitesse décroissante. Les plus récents rattrapent les plus anciens, ils s'agrègent et forment des lunes de plus en plus massives[79]. http://www.larecherche.fr/evenement/prix-recherche/anneaux-saturne-a-origine-ses-satellites-01-11-2012-92102 https://www.oca.eu/spip.php?page=imprimer&id_article=745 http://irfu.cea.fr/Sap/Phocea/Vie_des_labos/Ast/ast.php?t=actu&id_ast=2836

Caractéristiques et groupes[modifier | modifier le code]

Le système de lunes de Saturne est très inégal : une lune, Titan, comprend plus de 96 % de la masse en orbite autour de la planète. Les six lunes sphériques représentent environ quatre pour cent, tandis que les autres petites lunes, avec les anneaux, ne représentent que 0,04 %.

Même si leurs limites sont plutôt floues (voire subjectives), il est possible de regrouper les satellites de Saturne en dix groupes.

Satellites bergers[modifier | modifier le code]

Le passage de Daphnis dans la lacune de Keeler provoque des vagues sur les bords de l'anneau A.

Les satellites bergers sont des lunes qui orbitent à l'intérieur ou juste à la limite d'un système d'anneaux planétaires, en sculptant les bords ou en créant des lacunes entre eux. Les satellites bergers de Saturne sont Pan (dans la division d'Encke), Daphnis (dans la division de Keeler), Atlas (satellite berger externe de l'anneau A), Prométhée (satellite berger interne de l'anneau F) et Pandore (satellite berger externe de l'anneau F).

Ces lunes se sont probablement formées par accrétion de matériaux de l'anneau sur un cœur massif et dense préexistant. Ce cœur, d'environ la moitié à un tiers de la masse actuelle du satellite, pourrait être lui-même le débris de la désintégration d'un satellite plus ancien[80].

Satellites des anneaux[modifier | modifier le code]

Quatre objets identifiés dans l'anneau A par Cassini.

En mars 2006, quatre objets ont été identifiés sur les images de l'anneau A prises par la sonde Cassini lors de son insertion en orbite autour de la planète le 1er juillet 2004[81],[82],[83]. Contrairement à Pan et Daphnis, qui sont assez massifs pour nettoyer l'espace autour d'eux et créer une division, ces minuscules satellites ne perturbent l'anneau que sur une dizaine de kilomètres en avant et en arrière de leur orbite, créant des structures en forme d'hélices (propellers en anglais). Ils apparaissent donc comme deux traits clairs sur la surface de l'anneau[84]. Ces objets sont eux-mêmes, par abus, nommés propeller en anglais d'après la forme de leur trace dans les anneaux. Cette découverte fut exceptionnelle car c'était la première fois que l'ont découvrait à cet endroit des objets plus gros que les plus gros composants des anneaux détectés jusqu'alors (d'une taille de l'ordre d'1 cm à 10 m) mais plus petits que les plus petits satellites connus à ce moment-là (plusieurs kilomètres)[85]. Les hélices mesurent typiquement quelques kilomètres à quelques centaines de kilomètres[86] de long de part et d'autre de ces lunes, lesquelles mesurent elles-mêmes quelques dizaines de mètres à un ou deux kilomètres de long[81],[82],[83],[87],[88],[89].

En 2007, plus de 150 objets de ce type avaient été observés[90]. Ils sont tous situés dans 3 bandes étroites de l'anneau A entre 126 750 km et 132 000 km du centre de Saturne. Chaque bande a une largeur d'environ 1 000 km (moins de 1 % de la largeur totale des anneaux). Ces régions sont relativement libres de toute perturbation liée à une résonance avec d'autres satellites, même si ce n'est pas une condition suffisante, puisque d'autres régions peu perturbées ne contiennent pas de lune[91]. Ces lunes sont probablement des résidus de la dislocation d'un satellite plus grand[91]. On estime qu'il existe 7 à 8 000 propellers de plus de 800 m dans l'anneau A, et des millions de plus de 250 m[91]. Des objets de ce type semblent également se trouver dans la partie extérieure de l'anneau A (« trans-Encke »)[87]. Certains propellers auraient des orbites non-képlériennes[87].

Des objets similaires pourraient exister dans l'anneau F[91]. Dans cet anneau, on observe des jets de matière, qui pourraient être issus de collisions entre de petites lunes et le cœur de l'anneau F, ces collisions étant initiées par la présence proche de Prométhée. Une des plus grandes lunes de l'anneau F est l'objet S/2004 S 6, dont la présence n'a pas été confirmée. L'anneau F contient également des spirales de matière, dont on pense qu'elles sont dues à des objets encore plus petits (environ un kilomètre de diamètre), qui orbitent près de l'anneau F[92].

En 2009, la découverte d'Égéon a été annoncée dans l'anneau G, entre Janus et Mimas. Son orbite est en résonance 7:6 avec Mimas : lorsqu'Égéon fait 7 fois le tour de Saturne, Mimas en fait exactement 6. Égéon, d'un diamètre d'environ 500 m est un des plus grands objets dans l'anneau, ce qui suggère qu'il en est une des principales sources de matériau[26].

Un peu plus tard, à l'été 2009, une nouvelle lune, S/2009 S 1, était découverte dans l'anneau B. Cette lune a été découverte par l'ombre qu'elle projette sur l'anneau. Son diamètre est estimé à 300 m[93]. Contrairement aux lunes de l'anneau A, elle ne crée pas de perturbation en forme d'hélice, probablement parce que l'anneau B est plus dense[94].

Satellites majeurs internes[modifier | modifier le code]

Image en fausse couleur d'Encelade prise par Cassini en 2005. Les « rayures du tigre » sont situées en bas à droite, près du terminateur.

Quatre satellites majeurs internes de Saturne orbitent dans l'anneau E, en compagnie des trois petites lunes du groupe des Alcyonides.

Mimas, avec un diamètre de 396 km, est la plus petite des quatre. Elle est de forme ovoïde, légèrement aplatie au niveau des pôles et renflée au niveau de l'équateur. La face avant de Mimas est marquée par un large cratère de 130 kilomètres de diamètre, nommé cratère Herschel. Sa surface est dominée par la présence de cratères d'impacts, et ne présente pas de trace d'activité géologique.

Encelade a un diamètre de 504 km, et est la deuxième plus petite des lunes majeures internes de Saturne. C'est le plus petit objet géologiquement actif du système solaire. Sa surface est assez diverse avec des zones très cratérisées, tandis que d'autres ont un aspect plus lisse. En 2005, la sonde Cassini a permis la découverte au pôle sud d'Encelade de la présence de profondes fissures parallèles, d'une longueur de 130 kilomètres chacune, qui ont été nommées rayures du tigre[95],[96]. La température au niveau de ces rayures atteint les 180 K, ce qui est bien plus chaud que le reste de la lune. La sonde a également observé la présence de geysers de fines particules glacées, dont l'origine coïncide avec les points les plus chauds des rayures du tigre[95],[96]. La matière éjectée alimente l'anneau E, et est une source importante, sinon dominante de la magnétosphère de Saturne[97]. La source d'énergie de cette activité pourrait être liée aux effets de marée dus à Saturne, et au déplacement de l'orbite d'Encelade sous l'influence de Dioné[95],[96]. Encelade pourrait contenir de l'eau liquide sous la surface du pôle sud[95],[96].

Téthys, avec 1 066 km de diamètre, est la 5e plus grande lune de Saturne (et la deuxième des lunes internes). Sa surface est caractérisée par la présence d'une gigantesque faille, Ithaca Chasma, qui barre une partie de sa surface, et du cratère Odyssée, d'un diamètre de 400 km. Ithaca Chasma est presque concentrique avec le cratère Odyssée, et ces deux formations géologiques pourraient être liées[98]. Téthys n'a pas d'activité géologique visible. La majorité de sa surface est fortement cratérisée, et l'hémisphère opposé à Odyssée présente une surface plus jeune. La densité de Téthys (0,97 g/cm3) est inférieure à celle de l'eau, ce qui indique que la lune est composée majoritairement de glace, avec une faible proportion de roches[99].

Dioné, avec ses 1 123 km de diamètre, est le 4e plus grand satellite de Saturne et la plus grande des lunes internes. La majorité de sa surface est couverte de cratères d'impact, mais fait apparaître des filaments qui correspondent à des falaises de glace de quelques centaines de mètres de hauteur, ce qui indique une activité géologique dans le passé[100]. Les mesures de Cassini montrent que Dioné est une source de plasma dans la magnétosphère de Saturne, ce qui indique qu'il pourrait toujours être géologiquement actif, à une échelle moins importante qu'Encelade[101].

Groupe des Alcyonides[modifier | modifier le code]

Les Alcyonides sont un groupe de trois satellites, Méthone, Anthée et Pallène, qui orbitent entre Mimas et Encelade. Avec un diamètre de moins de 5 km, ils font partie des plus petites lunes identifiées à ce jour dans le système de Saturne.

Les images de Cassini montrent des arcs très fins qui s'étendent à l'avant et à l'arrière de l'orbite de Méthone et Anthée. Ces arcs pourraient être issus de matériaux arrachés par des impacts de micrométéorites et confinés dans une étroite région de l'orbite des deux lunes par la résonance avec Mimas[102].

Lunes co-orbitales[modifier | modifier le code]

Épiméthée devant Titan.

Janus et Épiméthée sont des lunes co-orbitales. Elles possèdent à peu près la même taille, respectivement 179 et 113 kilomètres de diamètre, et leurs orbites n'ont que quelques kilomètres d'écart. On pourrait penser qu'elles sont condamnées à entrer en collision. Cela n'est pas du tout certain ; lorsque ces deux lunes s'approchent l'une de l'autre la gravité accélère celle qui est derrière, qui se retrouve donc sur une orbite plus haute. Celle qui est devant ralentit et se retrouve plus bas ; ainsi elles échangent leurs orbites tous les quatre ans environ[103].

Satellites troyens[modifier | modifier le code]

Les satellites troyens sont un autre genre de co-orbitaux : ils orbitent à la même distance qu'une autre lune, mais aux points de Lagrange L4 et L5, c'est-à-dire qu'ils sont situés à 60° en avance ou en retard sur l'orbite. La stabilité d'un tel système fait que ces satellites n'entrent jamais en collision.

Téthys possède deux petits satellites troyens, Télesto et Calypso ; Dioné en possède également deux, Hélène et Pollux.

Satellites majeurs externes[modifier | modifier le code]

Les lunes majeures externes de Saturne orbitent au-delà de l'anneau E.

Rhéa, avec un diamètre de 1 528 km, est la deuxième plus grande lune de Saturne. Rhéa a une surface cratérisée assez classique, à l'exception de quelques marques claires. Rhéa a également deux bassins d'impact sur la face opposée à Saturne. Le premier, Tirawa, a un diamètre de 360 km, à peu près équivalent au cratère Odyssée sur Téthys. Le second, Mamaldi, a un diamètre de 480 km et est beaucoup plus ancien. En 2008, Cassini a détecté une modification du flux d'électrons piégés par le champ magnétique de Saturne, qui aurait pu être causée par la présence d'un anneau autour de la lune[104]. Toutefois, la présence de cet anneau n'a pas pu être confirmée, et une autre explication devra être trouvée au phénomène[105]. Aucune évidence d'activité interne n'a été observée sur Rhéa.

Titan est la plus grande lune de Saturne et son diamètre de 5 151 km en fait la deuxième plus grande lune du système solaire après Ganymède autour de Jupiter. Parmi toutes les lunes du Système solaire, c'est la seule qui possède une atmosphère dense, majoritairement composée d'azote. Titan est principalement composé d’eau sous forme glacée et de roches. Son épaisse atmosphère a longtemps empêché l’observation de sa surface jusqu’à l’arrivée de la mission Cassini-Huygens en 2004, laquelle a permis la découverte de milliers de lacs d’hydrocarbures liquides (éthane et méthane principalement) dans les régions polaires du satellite, particulièrement autour du pôle Nord où l'on en trouve 25 fois plus qu'autour du pôle Sud. Du point de vue géologique, sa surface est jeune : quelques montagnes ainsi que des cryovolcans éventuels y sont répertoriés, mais la surface de Titan demeure relativement plate et lisse avec peu de cratères d’impact observés. Le climat — qui comprend des vents et de la pluie de méthane — crée sur la surface des caractéristiques similaires à celles rencontrées sur Terre, telles des dunes et des côtes, et, comme sur la Terre, possède des saisons. Avec ses liquides (à la fois à la surface et sous la surface) et son épaisse atmosphère d’azote, Titan est perçu comme un analogue de la Terre primitive, mais à une température beaucoup plus basse. Le satellite est cité comme un possible hébergeur de vie extraterrestre microbienne ou, au moins, comme un environnement prébiotique riche en chimie organique complexe[106]. Certains chercheurs suggèrent qu’un possible océan souterrain pourrait servir d’environnement favorable à la vie[107].

Hypérion est le voisin le plus proche de Titan dans le système saturnien. Leurs orbites sont bloquées dans une résonance 4:3 : à chaque fois que Titan fait quatre tours de Saturne, Hypérion en fait exactement trois. Avec un diamètre d'environ 270 km, Hypérion est plus petite et légère que Mimas. Sa forme est très irrégulière, et sa densité (environ 0,55 g/cm3) indique que sa porosité dépasse les 40 %, même s'il était composé uniquement de glace[108]. Sa surface est couverte de cratères contigus si nombreux et aux marges si fines que la vue d'ensemble de ce satellite fait penser à une pierre ponce. Les images de Voyager 2 ainsi que les mesures ultérieures de photométrie terrestre indiquent que la rotation d'Hypérion est chaotique, c'est-à-dire que son axe de rotation varie si fortement qu'il ne possède pas de pôle ou d'équateur bien défini, et que son orientation dans l'espace est impossible à prédire[109].

Crête équatoriale de Japet.

Japet est la troisième plus grande lune de Saturne, avec un diamètre de 1 471 km. En orbite autour de la planète à plus de 3 5 millions km, elle est de loin la plus éloignée des grandes lunes de Saturne. Japet est connue depuis longtemps pour sa coloration, l'un de ses hémisphères étant particulièrement brillant tandis que l'autre est très sombre. On pense que le matériau sombre actuel est le résidu de la sublimation de la glace d'eau à la surface de Japet, peut-être noirci par exposition à la lumière du Soleil. La glace se sublime de préférence sur le côté sombre, qui est plus chaud, et précipite sur le côté clair et les pôles, qui sont plus froids[110]. L'origine du matériau sombre pourrait être expliqué par la découverte en 2009 d'un vaste anneau presque invisible à l'intérieur de l'orbite de Phœbé. Les scientifiques pensent que cet anneau est composé de poussières et de particules de glaces arrachées à Phœbé par l'impact de météorites. Comme Phœbé, ces particules orbitent dans le sens inverse de Japet, et se déposent progressivement sur Japet, laissant une couche sombre sur sa face avant[111]. Japet ne présente aucune trace d'activité géologique.

Satellites irréguliers[modifier | modifier le code]

Les satellites irréguliers de Saturne.
La position de chaque satellite représente : * Le demi-grand axe de l'orbite sur l'axe horizontal (en millions de km). * L'inclinaison sur l'axe vertical. Les satellites en dessous de l'axe horizontal (i>90) sont rétrogrades. La taille du cercle indique la taille relative du satellite. Les barres horizontales indiquent les variations de distance du satellite par rapport à Saturne.

L'illustration montre les trois groupes : le groupe inuit en haut, le groupe celte juste en dessous, et le groupe nordique en dessous de l'axe horizontal.

Groupe inuit[modifier | modifier le code]

Le groupe inuit comprend cinq satellites partageant une orbite dont le demi-grand axe s'étend entre 11 et 18 millions de km, l'inclinaison entre 40° et 50° et l'excentricité entre 0,12 et 0,48. Les membres du groupe sont : Kiviuq, Ijiraq, Paaliaq, Siarnaq, et Tarqeq. Ils portent le nom de divinités inuit. À l'exception de Ijiraq, ils présentent un spectre homogène avec une origine commune résultant de la dislocation d'un objet plus grand[112]. Mais une explication de la différence des paramètres orbitaux reste à trouver.

Groupe celte[modifier | modifier le code]

Le groupe celte est un ensemble de quatre satellites ayant une orbite prograde irrégulière autour de Saturne. Leur demi-grand axe varie entre 16 et 19 millions de km, leur inclinaison entre 35° et 40°, et leur excentricité entre 0,48 et 0,53. Ces similarités indiquent que ce groupe pourrait être le résultat de la désintégration d'un objet plus grand[112]. Les membres du groupe celte sont Albiorix, Erriapus, Bebhionn, et Tarvos. Ils portent le nom de divinités celtes. Albiorix est le plus grand du groupe avec un diamètre de plus de 30 km.

Groupe nordique[modifier | modifier le code]

Le groupe nordique est un large ensemble de lunes irrégulières de Saturne. Ces lunes ont une orbite rétrograde, dont le demi-grand axe s'étend entre 12 et 24 millions de km, l'inclinaison entre 136° et 175° et l'excentricité entre 0,13 et 0,77.

Le groupe nordique est composé de 29 lunes externes portant pour les plus caractéristiques le nom de divinités nordiques : Phœbé, Skathi, Narvi, Mundilfari, Suttungr, Thrymr, Ymir, Ægir, Bergelmir, Bestla, Farbauti, Fenrir, Fornjot, Greip, Hati, Hyrrokkin, Jarnsaxa, Kari, Loge, Skoll, Surtur, S/2004 S 7, S/2004 S 12, S/2004 S 13, S/2004 S 17, S/2006 S 1, S/2006 S 3, S/2007 S 2 et S/2007 S 3.

À l'inverse des groupes inuit et celte, les paramètres orbitaux sont assez différenciés et le groupe nordique pourrait être décomposé en plusieurs sous-groupes[112].

Phœbé, avec ses 214 km de diamètre, est de loin le plus grand des satellites irréguliers. Son orbite est rétrograde, et il tourne sur son axe en 9,3 heures[113]. Phœbé a été la première lune de Saturne à être observée en détail par la sonde Cassini, en juin 2004. Au cours du survol, Cassini a pu cartographier 90 % de la surface de la lune. Phœbé a une forme presque sphérique et une densité relativement élevée de 1,6 g/cm3. Les images de Cassini ont révélé une surface sombre, constellée de cratères d'impacts (environ 130 cratères de plus de 10 km de diamètre)[114]. Phœbé évolue au sein d'un anneau, ne pouvant être mis en évidence qu'en infrarouge en raison de sa faible densité. Cet anneau est particulièrement grand, d'une épaisseur de 20 fois le diamètre de Saturne, il commence à environ 6 millions de km de sa surface et se termine à 12 millions de km environ[111]. Phœbé serait à l'origine de cet anneau lointain, alimenté par la poussière arrachée au satellite lors d'impacts météoritiques[111]. Il serait également la cause de l'aspect particulier de Japet, qui a une de ses faces noire et l'autre très blanche, les poussières de l'anneau percutant la surface de Japet[111].

Liste[modifier | modifier le code]

Confirmés[modifier | modifier le code]

Les satellites de Saturne sont classés ici par période orbitale croissante. Les satellites suffisamment massifs pour que leur surface ait formé un sphéroïde sont en gras. Les satellites irréguliers sont en rouge, orange ou gris.

Légende

Titan

Autres satellites majeurs

Groupe inuit

Groupe celte

Groupe nordique


Ordre
[note 2]
Label
[note 3]
Nom
Image Diamètre (km)
[note 4]
Masse (1018 kg)
[note 5]
Demi-grand axe (km)
[note 6]
Période orbitale (j)
[note 6],[note 7]
Inclinaison (°)
[note 6],[note 8]
Excentricité
[note 6]
Position Année de
découverte

Découvreur
[78]
1 S/2009 S 1 PIA11665 moonlet in B Ring.jpg ≈ 0,3 < 0,0000001 ≈ 117 000 0,4715 ≈ 0° ≈ 0 Division de Cassini 2009 Cassini-Huygens
2 XVIII Pan Pan side view.jpg 28,4 ± 2,6
(35×32×21)
0,00495 ± 0,00075 133 583 +0,5750 0,0° 0,0000 Division d'Encke 1990 Mark Showalter
3 XXXV Daphnis PIA06237.jpg 7,8 ± 1,6
(9×8×6)
0,000084 ± 0,000012 136 500 +0,594 0.0° 0.000 Lacune de Keeler 2005 Cassini-Huygens
4 XV Atlas Cassini Atlas N00084634 CL.png 30,2 ± 2,8
(42×36×18)
0,0066 ± 0,0006 137 670 +0,6019 0,003° 0,0012 Anneau A (berger externe) 1980 Voyager 2
5 XVI Prométhée Prometheus 12-26-09b.jpg 86,2 ± 5,4
(133×79×61)
0,1566 ± 0,0020 139 353 +0,6130 0,008° 0,0022 Anneau F (berger interne) 1980 Voyager 2
6 XVII Pandore Pandora PIA07632.jpg 80,6 ± 4,4
(103×80×64)
0,1356 ± 0,0023 141 700 +0,6285 0,050° 0,0042 Anneau F (berger externe) 1980 Voyager 2
7a XI Épiméthée PIA09813 Epimetheus S. polar region.jpg 113,4 ± 3,8
(116×117×106)
0,5307 ± 0,0014 151 410 +0,6942 0,351° 0,0098 Co-orbital avec Janus 1977 J. Fountain and S. Larson
7b X Janus Janus 2006 closeup by Cassini.jpg 179,2 ± 4
(195×194×152)
1,8891 ± 0,005 151 460 +0,6945 0,163° 0,0068 Co-orbital avec Épiméthée 1966 A. Dollfus
9 LIII Égéon Aegaeon (2008 S1).jpg ≈ 0,5 ~0,0000001 167 500 +0,8081 0,001° 0,0002 Dans l'anneau G 2008 Cassini-Huygens
10 I Mimas Mimas moon.jpg 396,4 ± 1,0
(415×394×381)
37,493 ± 0,031 185 520 +0,9424218 1,53° 0,0202   1789 W. Herschel
11 XXXII Méthone Methone (frame 15).jpg 3,2 ± 1,2 ~0,00002 194 440 +1,01 0,0072° 0,0001 Groupe des Alcyonides 2004 Cassini-Huygens
12 XLIX Anthée S2007 S 4 PIA08369.gif ≈ 2 ~0,000005 197 700 +1,04 0,1° 0,001 Groupe des Alcyonides 2007 Cassini-Huygens
13 XXXIII Pallène S2004s2 040601.jpg 4,4 ± 0,6
(5×4×4)
~0,00006 212 280 +1,14 0,1810° 0,0040 Groupe des Alcyonides 2004 Cassini-Huygens
14 II Encelade Enceladusstripes cassini.jpg 504,2 ± 0,4
(513×503×497)
108,022 ± 0,101 238 020 +1,370218 0,00° 0,0045 Anneau E 1789 W. Herschel
15 III Téthys Tethys PIA07738.jpg 1 066 ± 2,8
(1081×1062×1055)
617,449 ± 0,132 294 660 +1,887802 1,86° 0,0000   1684 G. Cassini
15a XIII Télesto Telesto cassini closeup.jpg 24,8 ± 0,8
(31×24×21)
~0,010 294 660 +1,8878 1,158° 0,001 Point de Lagrange avant de Téthys 1980 B. Smith, H. Reitsema, S. Larson, and J. Fountain
15b XIV Calypso N00151485 Calypso crop.jpg 21,2 ± 1,4
(30×23×14)
~0,0065 294 660 +1,8878 1,473° 0,001 Point de Lagrange arrière de Téthys 1980 D. Pascu, P. Seidelmann, W. Baum, and D. Currie
18 IV Dioné Dione3 cassini big.jpg 1 123,4 ± 1,8
(1128×1122×1121)
1 095,452 ± 0,168 377 400 +2,736915 0,02° 0,0022   1684 G. Cassini
18a XII Hélène Helene over Saturn.jpg 33 ± 1,2
(39×37×25)
~0,02446 377 400 +2,7369 0,0° 0,005 Point de Lagrange avant de Dioné 1980 P. Laques and J. Lecacheux
18b XXXIV Pollux Polydeuces.jpg 2,6 ± 0,8
(3×2×2)
~0,00001 377 200 +2,74 0,1774° 0,0192 Point de Lagrange arrière de Dioné 2004 Cassini-Huygens
21 V Rhéa PIA07763 Rhea full globe5.jpg 1 528,6 ± 4,4
(1534×1525×1526)
2 306,518 ± 0,353 527 040 +4,517500 0,35° 0,0010   1672 G. Cassini
22 VI Titan Titan in natural color Cassini.jpg 5 151 ± 4 134 520 ± 20 1 221 830 +15,945421 0,33° 0,0292   1655 C. Huygens
23 VII Hypérion Hyperion true.jpg 266 ± 16
(328×260×214)
5,584 ± 0,068 1 481 100 +21,276609 0,43° 0,1042 En résonance orbitale 3:4 avec Titan 1848 W. Bond
G. Bond
W. Lassell
24 VIII Japet Iapetus as seen by the Cassini probe - 20071008.jpg 1 471,2 ± 6,0 1 805,635 ± 0,375 3 561 300 +79,330183 14,72° 0,0283   1671 G. Cassini
25 XXIV Kiviuq ≈ 16 ~0,00279 11 110 000 +449 48,7° 0,334 Groupe inuit 2000 B. Gladman, J. Kavelaars, et coll.
26 XXII Ijiraq ≈ 12 ~0,00118 11 120 000 +451 49,1° 0,316 Groupe inuit 2000 B. Gladman, J. Kavelaars, et coll.
27 IX ♣†Phœbé Phoebe cassini.jpg 214,4 ± 12,4
(230×220×210)
8,292 ± 0,010 12 944 000 −548 174,8° 0,164 Groupe nordique 1899 W. Pickering
28 XX Paaliaq ≈ 22 ~0,00725 15 200 000 +687 47,2° 0,364 Groupe inuit 2000 B. Gladman, J. Kavelaars, et coll.
29 XXVII Skathi ≈ 8 ~0,00035 15 540 000 −728 148,5° 0,270 Groupe nordique 2000 B. Gladman, J. Kavelaars, et coll.
30 XXVI Albiorix ≈ 32 ~0,0223 16 180 000 +783 34,0° 0,469 Groupe celte 2000 M. Holman
31 S/2007 S 2 ≈ 6 ~0,00015 16 730 000 −808 176,7° 0,218 Groupe nordique 2007 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna, B. Marsden
32 XXXVII Bebhionn ≈ 6 ~0,00015 17 120 000 +835 35,0° 0,469 Groupe celte 2004 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
33 XXVIII Erriapus ≈ 10 ~0,00068 17 340 000 +871 34,6° 0,474 Groupe celte 2000 B. Gladman, J. Kavelaars, et coll.
34 XXIX Siarnaq ≈ 40 ~0,0435 17 530 000 +896 45,6° 0,295 Groupe inuit 2000 B. Gladman, J. Kavelaars, et coll.
35 XLVII Skoll ≈ 6 ~0,00015 17 670 000 −878 161,2° 0,464 Groupe nordique 2006 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
36 XXI Tarvos ≈ 15 ~0,0023 17 980 000 +926 33,8° 0,531 Groupe celte 2000 B. Gladman, J. Kavelaars, et coll.
37 LII Tarqeq ≈ 7 ~0,00023 18 010 000 +888 46,1° 0,160 Groupe inuit 2007 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
38 LI Greip ≈ 6 ~0,00015 18 210 000 −921 179,8° 0,326 Groupe nordique 2006 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
39 S/2004 S 13 ≈ 6 ~0,00015 18 400 000 −933 167,4° 0,273 Groupe nordique 2004 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
40 XLIV Hyrrokkin ≈ 8 ~0,00035 18 440 000 −932 151,4° 0,333 Groupe nordique 2006 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
41 XXV Mundilfari ≈ 7 ~0,00023 18 690 000 −953 169,4° 0,210 Groupe nordique 2000 B. Gladman, J. Kavelaars, et coll.
42 L Jarnsaxa ≈ 6 ~0,00015 18 810 000 −965 163,3° 0,216 Groupe nordique 2006 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
43 S/2006 S 1 ≈ 6 ~0,00015 18 980 000 −1015 154,2° 0,130 Groupe nordique 2006 S. Sheppard, D.C. Jewitt, J. Kleyna
44 S/2007 S 3 ≈ 5 ~0,00009 18 980 000 −978 177,2° 0,130 Groupe nordique 2007 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
45 XXXI Narvi ≈ 7 ~0,00023 19 010 000 −1 004 145,8° 0,431 Groupe nordique 2003 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
46 XXXVIII Bergelmir ≈ 6 ~0,00015 19 340 000 −1006 158,5° 0,142 Groupe nordique 2004 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
47 S/2004 S 17 ≈ 4 ~0,00005 19 450 000 −986 166,6° 0,259 Groupe nordique 2004 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
48 XXIII Suttungr ≈ 7 ~0,00023 19 460 000 −1 017 175,8° 0,114 Groupe nordique 2000 B. Gladman, J. Kavelaars, et coll.
49 XLIII Hati ≈ 6 ~0,00015 19 860 000 −1 039 165,8° 0,372 Groupe nordique 2004 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
50 S/2004 S 12 ≈ 5 ~0,00009 19 890 000 −1 046 164,0° 0,401 Groupe nordique 2004 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
51 XXXIX Bestla ≈ 7 ~0,00023 20 130 000 −1 084 145,2° 0,521 Groupe nordique 2004 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
52 XL Farbauti ≈ 5 ~0,00009 20 390 000 −1 086 156,4° 0,206 Groupe nordique 2004 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
53 XXX Thrymr ≈ 7 ~0,00023 20 470 000 −1 094 175,0° 0,470 Groupe nordique 2000 B. Gladman, J. Kavelaars, et coll.
54 XXXVI Æegir ≈ 6 ~0,00015 20 740 000 −1 117 166,7° 0,252 Groupe nordique 2004 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
55 S/2004 S 7 ≈ 6 ~0,00015 21 000 000 −1 140 165,1° 0,580 Groupe nordique 2004 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
56 S/2006 S 3 ≈ 6 ~0,00015 22 100 000 −1 227 150,8° 0,471 Groupe nordique 2006 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
57 XLV Kari ≈ 7 ~0,00023 22 120 000 −1 234 156,3° 0,478 Groupe nordique 2006 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
58 XLI Fenrir ≈ 4 ~0,00005 22 450 000 −1 260 164,9° 0,136 Groupe nordique 2004 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
59 XLVIII Surtur ≈ 6 ~0,00015 22 710 000 −1 298 177,5° 0,451 Groupe nordique 2006 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
60 XIX Ymir ≈ 18 ~0,00397 23 040 000 −1 312 173,1° 0,335 Groupe nordique 2000 B. Gladman, J. Kavelaars, et coll.
61 XLVI Loge ≈ 6 ~0,00015 23 070 000 −1 313 167,9° 0,187 Groupe nordique 2006 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna
62 XLII Fornjot ≈ 6 ~0,00015 25 110 000 −1 491 170,4° 0,206 Groupe nordique 2004 S. Sheppard, D. Jewitt, J. Kleyna

Non confirmés[modifier | modifier le code]

Les objets suivants (observés par Cassini) n'ont pas été confirmés comme des corps solides. Il n'est pas encore clair si ces satellites sont réels ou simplement des amas persistants au sein de l'anneau F.

Nom Image Diamètre (km) Demi grand axe (km)[103] Période orbitale (j)[103] Position Année de découverte
S/2004 S 6 S2004 S6.jpg ≈ 3–5 ≈ 140 130 +0,61801 Présence incertaine dans l'anneau F 2004
S/2004 S 3/S 4 S2004 S 3 - PIA06115.png ≈ 3−5 ≈ 140 300 ≈ +0,619 2004

Propellers[modifier | modifier le code]

La lune mineure « Earhart » de 400 mètres dans l'anneau A de Saturne, juste à l'extérieur de la division d'Encke.
La lune Blériot.

Ces mini-lunes (voir Satellites des anneaux ci-dessus) ont été informellement nommées par l'équipe de Cassini d'après des aviateurs célèbres[119]. Parmi ces lunes, on peut citer :

Ils ont tous des diamètres estimés inférieurs à 1,2 km, les plus petits entre 50 et 100 m[87].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. C'est-à-dire tous les corps qui tournent autour de Saturne, à l'exclusion de ceux construits et envoyés par l'Homme pour explorer le système.
  2. L'ordre indique la position parmi les lunes dans l'ordre croissant de distance à Saturne.
  3. Le label indique le chiffre romain attribué à chaque satellite par ordre de date de nommage. Les 9 lunes découvertes avant 1900 ont été numérotées par ordre de distance de Saturne.
  4. Les diamètres et dimensions des lunes internes de Pan à Janus, de Méthone, Anthée, Pallène, Télesto, Callypso, Hélène et Pollux sont de Porco 2007, table 1[80]. Ceux de Mimas, Encelade, Thétys, Dioné et Rhéa sont de Thomas 2007, table 1[99]. Les valeurs pour Phœbé viennent de Giese 2006[113]. Le diamètre et les dimensions d'Hypérion sont de Thomas 1995[115], et de Jacobson 2006[116] pour Titan et Japet. Les valeurs approchées pour Égéon et les satellites irréguliers viennent du site Internet de Scott Sheppard[117].
  5. La masse des satellites majeurs vient de Jacobson 2006, table 4[116]. Celle des lunes internes de Pan à Janus vient de Porco 2007, table 1[80]. Pour les autres satellites, la masse est estimée avec une densité de 1,3 g/cm3.
  6. a, b, c et d Les paramètres orbitaux viennent de NASA/NSSDC[118], et de Spitale 2006[103] pour Atlas, Prométhée, Pandore, Janus, Epiméthée, Méthone, Pallène et Pollux.
  7. Les périodes orbitales négatives indiquent un mouvement rétrograde autour de Saturne (opposé à la rotation de la planète).
  8. Par rapport à l'équateur de Saturne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) National Aeronautics and Space Administration, « Saturn: Moons », sur Solar System Exploration (consulté le 5 août 2012)
  2. (en) National Aeronautics and Space Administration, « Huygens Discovers Luna Saturni », sur Astronomy Picture of the Day (consulté le 11 avril 2008).
  3. a, b et c (en) Albert Van Helden, « Naming the satellites of Jupiter and Saturn », The Newsletter of the Historical Astronomy Division of the American Astronomical Society, no 32,‎ 1994, p. 1–2 (lire en ligne [PDF])
  4. (en) W.C. Bond, « Discovery of a new Satellite of Saturn », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 9,‎ 10 novembre 1848, p. 1 (lire en ligne)
  5. (en) E. C. Pickering, « Phoebe, ninth Satellite of Saturn discovered by W. W. Pickering », Harvard College Observatory Bulletin, no 49,‎ 1899, p. 1 (lire en ligne)
  6. (en) Owen Gingerich, « Probable New Satellite of Saturn », International Astronomical Union Circular, no 1987,‎ 3 janvier 1967 (lire en ligne)
  7. (en) E. C. Pickering, « Tenth Satellite of Saturn », Harvard College Observatory Bulletin, no 189,‎ 1905, p. 1 (lire en ligne)
  8. (en) « 1909 January 8 meeting of the Royal Astronomical Society », The Observatory, vol. 32,‎ 1909, p. 75-88 (lire en ligne)
  9. (en) Brian G. Marsden, « 1980 S 28 », International Astronomical Union Circular, no 3539,‎ 13 novembre 1980 (lire en ligne)
  10. (en) Andrzej Karon, « Atlas », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  11. a et b (en) Brian G. Marsden, « Satellites of Saturn », International Astronomical Union Circular, no 3532,‎ 31 octobre 1980 (lire en ligne)
  12. (en) Andrzej Karon, « Prometheus », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  13. (en) Andrzej Karon, « Pandora », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  14. (en) Andrzej Karon, « Epimetheus », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  15. Andrzej Karon, « Janus », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)Janus
  16. (en) Daniel W. E. Green, « Saturn », International Astronomical Union Circular, no 5052,‎ 16 juillet 1990 (lire en ligne)
  17. (en) Andrzej Karon, « Pan », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  18. (en) Andrzej Karon, « Methone », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  19. (en) Andrzej Karon, « Pallene », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  20. (en) Daniel W. E. Green, « S/2004 S 1 and S/2004 S 2 », International Astronomical Union Circular, no 8389,‎ 16 août 2004 (lire en ligne)
  21. (en) Andrzej Karon, « Polydeuces », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  22. (en) Daniel W. E. Green, « S/2004 S 3, S/2004 S 4, and R/2004 S 1 », International Astronomical Union Circular, no 8401,‎ 9 septembre 2004 (lire en ligne)
  23. (en) Daniel W. E. Green, « S/2004 S 3, S/2004 S 4, and R/2004 S 1 », International Astronomical Union Circular, no 8524,‎ 6 mai 2005 (lire en ligne)
  24. (en) Andrzej Karon, « Daphnis », sur The Moons of the Solar System,‎ 2005 (consulté le 6 août 2012)
  25. (en) Daniel W. E. Green, « S/2007 S 4 », International Astronomical Union Circular, no 8857,‎ 18 juillet 2007 (lire en ligne)
  26. a et b (en) Daniel W. E. Green, « S/2008 S 1 », International Astronomical Union Circular, no 9023,‎ 3 mars 2009 (lire en ligne)
  27. (en) Andrzej Karon, « Ymir », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  28. (en) Brian G. Marsden, « S/2000 S 1 and S/2000 S 2 », International Astronomical Union Circular, no 7512,‎ 25 octobre 2000 (lire en ligne)
  29. (en) Andrzej Karon, « Paaliaq », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  30. (en) Andrzej Karon, « Sirniaq », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  31. (en) Brian G. Marsden, « S/2000 S 3 and S/2000 S 4 », International Astronomical Union Circular, no 7513,‎ 25 octobre 2000 (lire en ligne)
  32. (en) Andrzej Karon, « Tarvos », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  33. (en) Andrzej Karon, « Kiviuq », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  34. (en) Brian G. Marsden, « S/2000 S 5 and S/2000 S 6 », International Astronomical Union Circular, no 7521,‎ 18 novembre 2000 (lire en ligne)
  35. (en) Andrzej Karon, « Ijiraq », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  36. (en) Andrzej Karon, « Thrymr », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  37. (en) Andrzej Karon, « Skathi », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  38. (en) Brian G. Marsden, « S/2000 S 7, S/2000 S 8 and S/2000 S 9 », International Astronomical Union Circular, no 7538,‎ 7 décembre 2000 (lire en ligne)
  39. (en) Andrzej Karon, « Mundilfari », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  40. (en) Brian G. Marsden, « S/2000 S 10 », International Astronomical Union Circular, no 7539,‎ 7 décembre 2000 (lire en ligne)
  41. (en) Andrzej Karon, « Erriapo », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  42. (en) Daniel W. E. Green, « S/2000 S 11 », International Astronomical Union Circular, no 7545,‎ 19 décembre 2000 (lire en ligne)
  43. (en) Andrzej Karon, « Albiorix », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  44. (en) Daniel W. E. Green, « S/2000 S 12 », International Astronomical Union Circular, no 7548,‎ 23 décembre 2000 (lire en ligne)
  45. (en) Andrzej Karon, « Suttungr », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  46. (en) Brett Gladman, J. J. Kavelaars, Matthew Holman, Philip D. Nicholson, Joseph A. Burns, Carl W. Hergenrother, Jean-Marc Petit, Brian G. Marsden, Robert Jacobson, William Gray et Tommy Grav, « Discovery of 12 satellites of Saturn exhibiting orbital clustering », Nature, vol. 412,‎ 12 juillet 2001, p. 163-166 (lien DOI?)
  47. (en) Andrzej Karon, « Narvi », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  48. (en) Daniel W. E. Green, « Satellites of Jupiter and Saturn », International Astronomical Union Circular, no 8116,‎ 11 avril 2003 (lire en ligne)
  49. (en) Andrzej Karon, « S/2004 S 7 », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  50. (en) Andrzej Karon, « Fornjot », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  51. (en) Andrzej Karon, « Farbauti », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  52. (en) Andrzej Karon, « Ægir », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  53. (en) Andrzej Karon, « Bebhionn », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  54. (en) Andrzej Karon, « S/2004 S12 », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  55. (en) Andrzej Karon, « S/2004 S13 », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  56. (en) Andrzej Karon, « Hati », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  57. (en) Andrzej Karon, « Bergelmir », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  58. (en) Andrzej Karon, « Fenrir », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  59. (en) Andrzej Karon, « S/2004 S 17 », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  60. (en) Andrzej Karon, « Bestla », sur The Moons of the Solar System,‎ 2005 (consulté le 6 août 2012)
  61. (en) Brian G. Marsden, « Twelve New Satellites of Saturn », Minor Planet Electronic Circular, no 2005-J13,‎ 3 mai 2005 (lire en ligne)
  62. (en) Brian G. Marsden, « S/2004 S 19 », Minor Planet Electronic Circular, no 2006-M44,‎ 26 juin 2006 (lire en ligne)
  63. (en) Andrzej Karon, « Hyrrokkin », sur The Moons of the Solar System,‎ 2006 (consulté le 6 août 2012)
  64. (en) Andrzej Karon, « S/2006 S 1 », sur The Moons of the Solar System,‎ 2006 (consulté le 6 août 2012)
  65. (en) Andrzej Karon, « Kari », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  66. (en) Andrzej Karon, « S/2006 S 3 », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  67. (en) Andrzej Karon, « Greip », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  68. (en) Andrzej Karon, « Loge », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  69. (en) Andrzej Karon, « Jarnsaxa », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  70. (en) Andrzej Karon, « Surtur », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  71. (en) Brian G. Marsden, « Eight New Satellites of Saturn », Minor Planet Electronic Circular, no 2006-M45,‎ 26 juin 2006 (lire en ligne)
  72. (en) Andrzej Karon, « Skoll », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  73. Brian G. Marsden, « S/2007 S 1 », Minor Planet Electronic Circular, no 2007-G38,‎ 13 avril 2007 (lire en ligne)
  74. (en) Andrzej Karon, « Tarqeq », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  75. (en) Andrzej Karon, « S/2007 S 2 », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  76. (en) Andrzej Karon, « S/2007 S 3 », sur The Moons of the Solar System,‎ 2004 (consulté le 6 août 2012)
  77. (en) Brian G. Marsden, « S/2007 S 2 », Minor Planet Electronic Circular, no 2007-J09,‎ 1er mai 2007 (lire en ligne)
  78. a, b et c (en) IAU Working Group for Planetary System Nomenclature (WGPSN), « Planet and Satellite Names and Discoverers », USGS Astrogeology Science Center (consulté le 17 juillet 2010)
  79. La Recherche n° 486 avril 2014 p 42
  80. a, b et c (en) C. C. Porco, P. C. Thomas, J. W. Weiss et D. C. Richardson, « Saturn’s Small Inner Satellites:Clues to Their Origins », Science, no 318,‎ 7 décembre 2007, p. 1602-1607 (lien DOI?, lire en ligne)
  81. a et b Cassini: Unlocking Saturn's Secrets - Four Propellers, NASA, 29 mars 2006.
  82. a et b Cassini: Unlocking Saturn's Secrets - Propeller Motion, NASA, 29 mars 2006.
  83. a et b Cassini: Unlocking Saturn's Secrets - Locating the Propellers, NASA, 29 mars 2006.
  84. (en) NASA/JPL/Space Science Institute, « Locating the Propellers »,‎ 29 mars 2006 (consulté le 18 septembre 2010)
  85. http://dps.aas.org/files/propellermoons.pdf
  86. a, b, c, d et e Vertical structures induced by embedded moonlets in Saturn's rings: the gap region, Holger Hoffmann, Frank Spahn, Martin Seiß, 23 août 2012.
  87. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak, al, am, an et ao Physical characteristics and non-keplerian orbital motion of "propeller" moons embedded in Saturn's rings, Matthew S. Tiscareno et al., 6 juillet 2010.
  88. [1].
  89. http://adsabs.harvard.edu/abs/2006Natur.440..614S
  90. http://iopscience.iop.org/1538-3881/135/3/1083/pdf/1538-3881_135_3_1083.pdf
  91. a, b, c et d (en) Matthew S. Tiscareno, Joseph A. Burns, Matthew M. Hedman et Carolyn C. Porco, « The population of propellers in Saturn's A ring », The Astronomical Journal, vol. 135, no 3,‎ 2008, p. 1083-1091 (lien DOI?, lire en ligne)
  92. (en) Sébastien Charnoz, « Physical collisions of moonlets and clumps with the Saturn’s F-ring core », Icarus, vol. 201, no 1,‎ 2009, p. 191-197 (lien DOI?, lire en ligne)
  93. (en) « S/2009 S 1 », Cassini Imaging Central Laboratory for OPerationS (CICLOPS)
  94. (en) National Aeronautics and Space Administration, « A small find near equinox », Cassini Imaging Central Laboratory for OPerationS (CICLOPS)
  95. a, b, c et d C. C. Porco, « Le monde tumultueux d'Encelade », Pour la science, no 376,‎ février 2009, p. 26-33 (résumé)
  96. a, b, c et d (en) C. C. Porco et al., « Cassini Observes the Active South Pole of Enceladus », Science, vol. 311, no 5766,‎ mars 2006, p. 1393-1401 (lien DOI?, lire en ligne)
  97. (en) D. H. Ponthius et T. W. Hill, « Enceladus: A significant plasma source for Saturn’s magnetosphere », Journal of Geophysical Research, vol. 111, no A9,‎ 2006 (lien DOI?, lire en ligne)
  98. (en) Jeffrey M. Moore, Paul M. Schenk, Lindsey S. Bruesch, Erik Asphaug et William B. McKinnon, « Large impact features on middle-sized icy satellites », Icarus, no 171,‎ 2004, p. 421-443 (lien DOI?, lire en ligne)
  99. a et b (en) P. C. Thomas, J. A. Burns, P. Helfenstein, S. Squyres, J. Veverka, C. C. Porco, E. P. Turtle, A. McEwen, T. Denk, B. Giese, T. Roatsch, T.V. Johnson et R. A. Jacobson, « Shapes of the saturnian icy satellites and their significance », Icarus, no 190,‎ 2007, p. 573-584 (lien DOI?, lire en ligne)
  100. (en) R.J. Wagner et al., « Geology of Saturn's Satellite Rhea on the Basis of the High-Resolution Images from the Targeted Flyby 049 on Aug. 30, 2007 », Lunar and Planetary Science, vol. XXXIX,‎ 2008, p. 1930 (lire en ligne)
  101. (en) Paul M. Schenk et W.B. McKinnon, « Eruptive Volcanism on Saturn's Icy Moon Dione », Lunar and Planetary Science, vol. XL,‎ 2009, p. 2465 (résumé, lire en ligne)
  102. (en) « Cassini Images Ring Arcs Among Saturn's Moons (communiqué de presse) », Cassini Imaging Central Laboratory for OPerationS (CICLOPS),‎ 5 septembre 2008 (consulté le 15 septembre 2010)
  103. a, b, c et d (en) J. N. Spitale, R. A. Jacobson, C. C. Porco et W. M. Owen, « The orbites of Saturn's small satellites derived from combined historic and Cassini imaging observations », The Astronomical Journal, vol. 132, no 2,‎ 2006, p. 692-710 (lien DOI?, lire en ligne)
  104. (en) National Aeronautics and Space Administration, « Saturn's Moon Rhea Also May Have Rings » (consulté le 16 septembre 2010)
  105. (en) Richard A. Kerr, « The Moon Rings That Never Were », Science Now,‎ 25 juin 2010 (consulté le 15 septembre 2010)
  106. (en) Chris McKay, « Have We Discovered Evidence For Life On Titan », Space Daily,‎ 8 juin 2010 (consulté le 16 septembre 2010)
  107. (en) A. D. Fortes, « Exobiological Implications of a Possible Ammonia–Water Ocean inside Titan », Icarus, vol. 146, no 2,‎ 2000, p. 444-452 (lien DOI?)
  108. (en) P. C. Thomas, J. W. Armstrong, S. W. Asmar et al., « Hyperion’s sponge-like appearance », Nature, vol. 448, no 7149,‎ 2007, p. 50–53 (lien DOI?)
  109. (en) J.J. Klavetter, « Rotation of Hyperion. I - Observations », The Astronomical Journal, vol. 97, no 2,‎ 1989, p. 570-579 (lien DOI?, lire en ligne)
  110. (en) John R. Spencer et Tilmann Denk, « Formation of Iapetus’ Extreme Albedo Dichotomy by Exogenically Triggered Thermal Ice Migration », Science, vol. 327, no 5964,‎ 2009, p. 432-435 (lien DOI?)
  111. a, b, c et d (en) Anne J. Verbiscer, Michael F. Skrutskie1 et Douglas P. Hamilton, « Saturn’s largest ring », Nature, vol. 461, no 7267,‎ 2009, p. 1098–1100 (lien DOI?, lire en ligne)
  112. a, b et c (en) Tommy Grav et James Bauer, « A deeper look at the colors of the Saturnian irregular satellites », Icarus, vol. 191, no 1,‎ 2007, p. 267-285 (lien DOI?, lire en ligne)
  113. a et b (en) Bernd Giese et al., « Topographic modeling of Phoebe using Cassini images », Planetary and Space Science, no 54,‎ 2006, p. 1156-1166 (lien DOI?, lire en ligne)
  114. (en) David Jewitt et Nader Haghighipour, « Irregular Satellites of the Planets: Products of Capture in the Early Solar System », Annual Review of Astronomy and Astrophysics, vol. 45,‎ septembre 2007, p. 261-295 (lien DOI?, lire en ligne)
  115. (en) P. C. Thomas, G. J. Black et P. D. Nicholson, « Hyperion: Rotation, shape, and geology from Voyager images. », Icarus, no 117,‎ 1995, p. 128-148 (lien DOI?)
  116. a et b (en) R. A. Jacobson, P. G. Antreasian, J. J. Bordi, K. E. Criddle, R. Ionasescu, J. B. Jones, R. A. Mackenzie, M. C. Meek, D. Parcher, F. J. Pelletier, W. M., Jr. Owen, D. C. Roth, I. M. Roundhill et J. R. Stauch, « The gravity field of the saturnian system from satellite observations and spacecraft tracking data », The Astronomical Journal, vol. 132, no 6,‎ 2006, p. 2520–2526 (lien DOI?, lire en ligne)
  117. (en) Scott Sheppard, « Saturn's Known Satellites » (consulté le 13 septembre 2010)
  118. (en) National Aeronautics and Space Administration, « Saturnian Satellite Fact Sheet », sur National Space Science Data Center (consulté le 17 septembre 2010)
  119. http://news.discovery.com/space/propellers-reveal-hidden-moons-in-saturns-rings-130227.htm
  120. a, b et c VERTICAL RELAXATION OF A MOONLET PROPELLER IN SATURN'S A RING, H. Hoffmann, M. Seiß, and F. Spahn, ApJ 765 L4.
  121. a et b « Moons, Moons Everywhere », Lights in the Dark par Jason Major, 8 juillet 2010.
  122. Giant Propeller in A Ring, NASA, 21 septembre 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Morel (dir.), Au plus près de Saturne, Coédition Vuibert / Société astronomique de France,‎ décembre 2005 (ISBN 2-7117-5362-X) ;
  • Laura Lovett, Joan Horvath et Jeff Cuzy, Saturne : De Galilée à la mission Cassini-Huygens, Éditions de la Martinière,‎ octobre 2006 (ISBN 2-7324-3486-8).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Cet article est reconnu comme « bon article » depuis sa version du 18 août 2012 (comparer avec la version actuelle).
Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion et le vote l'ayant promu.