Guillaume Ier des Barres

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Guillaume Ier des Barres
Guillaume Ier des Barres
Chevaliers, du temps de Louis VII (milieu du XIIe siècle).

Naissance vers 1130
Décès vers 1180
Allégeance Royaume de France : Louis VII
Grade Chevalier
Famille Maison des Barres

Emblème
Sceau de Guillaume Ier des Barres (1177)[N 1].

Guillaume Ier des Barres né vers 1130 et mort entre 1177 et 1182 est un chevalier et croisé français.
Il est le premier membre assuré de la célèbre Maison des Barres comportant au moins huit branches distinctes. De ce fait, il est donc à l'origine de la première d'entre elles, celle des seigneurs d'Oissery renommés pour leur présence et soutien auprès des rois de France de l'époque.

Biographie[modifier | modifier le code]

Généalogie[modifier | modifier le code]

Guillaume Ier est le premier membre historique reconnu de la maison des Barres[1].

Il serait le quatrième fils de Fredelus (alias Jean), chevalier et [le premier ?] seigneur d'Oissery.

Il épouse :

Arborescence familiale.
  • en premières noces, une inconnue dont il aura au moins un fils, Guillaume II des Barres, son fils aîné, célèbre chevalier qui s'est illustré à la bataille de Bouvines ;
  • en secondes noces, Hélissende de Chaumont (alias de Saint-Bris), vicomtesse de Sens, dont il aura au moins deux fils :
    • le premier, Eudes Ier des Barres, seigneur, entre autres, de Chaumont-sur-Yonne ;
    • le second, Pierre des Barres, est dit mort en 1233 ou 1234.

Les autres enfants de Guillaume, au nombre possible de huit, peuvent être nés de l'une ou l'autre de ses deux épouses successives[N 2].

Titres et armes[modifier | modifier le code]

Il est chevalier du roi Louis VII.

Seigneuries de Guillaume Ier des Barres aux environs de Meaux.

Titres[modifier | modifier le code]

Sa seigneurie principale est Oissery (77), châtellenie suzeraine relevant directement du roi de France.
D'autres, lui appartenant se trouvent à proximité : Forfry, Saint-Pathus.
Plus à l'est, à Crouy-sur-Ourcq, dont il est le seigneur, il possède une maison forte, Le Houssoy, qui sera transformée en château fort à la fin du XIVe siècle. Pour Crouy, il est vassal de Thibault de Crépy.
De plus, il est seigneur de La Ferté-Alais (91) et vidame de Trie-Le-Bardou (Trilbardou (77)) ; il est dit aussi comte de Rochefort, probablement Rochefort-en-Yvelines[2].

Armes[modifier | modifier le code]

Un sceau personnel lui est attribué[N 4] (sans référence) par Quesvers[3] (1901). Son image est donnée dans l'info box de l'en-tête.
« Ce sceau ogival porte un château à trois tours[N 5] » ; daté de 1177, il est repris par Émile Mourey cité par Étienne Patou[4].
Sur le pourtour de la forme elliptique se distingue la légende latine « SIGILLVM WILLERMI DE BARRIS » ; l'empreinte, en cire jaune est dépourvue de contre-sceau portant généralement les armes de son propriétaire[5].

Guillaume Ier des Barres n'a pas d'armes reconnues. On peut supposer que son blason (s'il a existé) est celui des seigneurs d'Oissery : « Blasonnement losangé d'or et de gueule » qui appartient à ses descendants, Guillaume II des Barres, Guillaume III des Barres et Jean des Barres (d'Oissery) et autres.

Le chevalier[modifier | modifier le code]

Guillaume est donné comme chevalier du roi Louis VII (1120-1180). Sous son règne, on trouve aussi Évrard des Barres, grand maître de l'Ordre du Temple. Des liens familiaux entre les deux Barres ont probablement favorisé la présence de Guillaume dans l'entourage du roi.

Siège de Jésuralem.

L'Histoire est avare en faits d'armes du chevalier ; ils sont à prendre avec prudence :
En 1167/68, Louis VII intervient en Bourgogne. Il est accompagné de Guillaume qui occupe la place fortifiée de Taisey près de Chalon-sur-Saône[6] - Par la suite, la partie sud du comté de Chalon sera administrée pour le compte du roi de France, par Guillaume II en attendant Guillaume III qui en sera comte en titre en 1196.
Après la fin de la deuxième croisade et avant 1180, année de sa mort, il est dit croisé « pelerin en Jerusalem » sans plus de précision[7].

Le bienfaiteur[modifier | modifier le code]

Il effectue « la donation de la Justice de Marolles ? en 1153 à l'église du Chaage (sur Meaux), du consentement de Baudoin, son frère[8] »

Il est bienfaiteur du prieuré de Noëfort, sur sa seigneurie de Saint-Pathus, prieuré existant possiblement vers 1100, crée en 1127 et confirmé en 1157. Il effectue une donation aux nonnes du lieu avec son épouse, son fils aîné Guillaume II, et ses autres fils. Cette donation est confirmée en 1177 par Gui, vicomte de Dammartin et attestée par Thibault de Crépy et Pierre, vicomte de Crécy[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Sceau parfois attribué à Guillaume II
  2. Parmi ces enfants, Étienne Pattou y place Evrard des Barres. Ce maître de l'Ordre du Temple, vers 1150, ne peut être né qu'avant 1117, si on considère qu'il avait au moins trente ans en 1147. D'après la page Wiki correspondante, il est né (sans référence) en 1113, ce qui lui donne l'âge de trente-quatre ans en 1147. Quelle que soit l'hypothèse retenue, né avant 1117, il ne peut être le fils de Guillaume Ier, né vers 1130 ; ne serait-il pas plutôt le grand-oncle de Jean des Barres, un des frères de Guillaume II ?
  3. La tour de Forfry n'est pas sans rappeler en partie le sceau de Guillaume III, accès en ligne.
  4. D'après la base Sigilla des Archives nationales il y a doute sur la paternité de ce sceau ; s'agit-il de Guillaume Ier ou Guillaume II ? La date supposée (1177) permet de pencher pour Guillaume Ier, Guillaume II, n'ayant à cette date qu'environ 17 ans.
  5. Voir les commentaires sur le « château à trois tours » sur la page Guillaume III des Barres.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Étienne Pattou 2006-2016, p. 2 et 3. ; Jean-Baptiste-Pierre Courcelles 1822, p. 1.
  2. Voir Étienne Pattou 2006-2016, p. 2.
  3. Paul Quesvers, Essai de généalogie de la famille des Barres, (lire en ligne), p. 7.
  4. Voir Étienne Pattou 2006-2016, p. 25. et le blog d'Émile Mourey : La tour de Taisey
  5. Eugène Grésy, Notice généalogique sur Jean des Barres, Paris, (lire en ligne), p. 40.
  6. Étienne Pattou 2006-2016, p. 2 et 25.
  7. B. Comtes de Rochefort (Barres).
  8. Étienne Pattou 2006-2016, p. 2 ; source : Jean-Baptiste-Pierre Courcelles 1822, p. 3.
  9. Voir comme source primaire sur Noëfort : Michel Toussaint Chrétien Du Plessis 1731, p. 155 ; source secondaire : Fernand Labour 1876, p. 119 ; sur la donation, voir : http://fmg.ac/Projects/MedLands/parcorroc.htm#_ftnref513 B. Comtes de Rochefort (Barres)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Étienne Pattou, Maison des Barres, 2006-2016 (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Jean-Baptiste-Pierre Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des Barres, t. I, Paris, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Michel Toussaint Chrétien Du Plessis, Histoire De L'Eglise De Meaux, Avec Des Notes Ou Dissertations; Et Les Pieces Justificatives, Julien-Michel Gandouin, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.
  • Fernand Labour, La chatellenie suzeraine d'Oissery, Dammartin, Lemarié, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Pour accéder aux différents membres de la maison des Barres présentés sous Wikipédia, voir la page d'homonymie : Barres.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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