Saint-Gervais (Val-d'Oise)

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Saint-Gervais
Saint-Gervais (Val-d'Oise)
L'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Intercommunalité Communauté de communes Vexin - Val de Seine
Maire
Mandat
Florence Binaux Le Clech
2020-2026
Code postal 95420
Code commune 95554
Démographie
Gentilé Bercagniens
Population
municipale
908 hab. (2018 en diminution de 5,02 % par rapport à 2013)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 10′ 00″ nord, 1° 46′ 00″ est
Altitude 115 m
Min. 55 m
Max. 158 m
Superficie 13,18 km2
Type Commune urbaine
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vauréal
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Gervais
Liens
Site web http://www.mairie-saintgervais.fr/

Saint-Gervais est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Bercagniens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans le Vexin français, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Paris.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Gervais est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[6],[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Gervais faisait partie des villes présentes lors des invasions normandes du IXe siècle. L'on y mit à l'abri les reliques de Saint Gervais et de Saint Protais, d'où le nom de l'église et du village.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village s'appelait autrefois Sanctus Gervasius avant 1112[8]. Son nom actuel lui vient du dépôt dans l'église de la ville, au IXe siècle, de reliques de saint Gervais qui se trouvaient auparavant à Rouen et que l'on voulait mettre à l'abri des incursions vikings.

Le hameau de Magnitot représente peut-être un transfert du nom de Manitot[9], écart de Giverny, qui pourrait être un toponyme norrois en -topt « site constructible » et qui explique la plupart des noms en -tot de Normandie. Le passage de Manitot à Magnitot peut être lié à l'attraction du lieu voisin Magny-en-Vexin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
31 octobre 1947 14 mars 1959 Bernard Dauchez    
Les données manquantes sont à compléter.
  ? Charles Nicolas Jorelle   cultivateur
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Étienne de Magnitot DVD  
mars 2008 mars 2020 Monique de Smedt DVD Réélue pour le mandat 2014-2020[10]
mars 2020 ...      

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2018, la commune comptait 908 habitants[Note 3], en diminution de 5,02 % par rapport à 2013 (Val-d'Oise : +3,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
540591616659653662665678668
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
635625649690648648645698650
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
597616584564590536483530550
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
602581597675703893934963954
2018 - - - - - - - -
908--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Porche de l'église.
Château de Magnitot.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Saint-Gervais compte deux monuments historiques sur son territoire.

  • Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais (classée monument historique par arrêté du [15]) : Sa fondation remonte vraisemblablement à l'époque carolingienne. L'édifice actuel date pour l'essentiel du second quart du XVIe siècle, et le style gothique flamboyant est dominant. La façade occidentale avec son porche est la dernière partie construite. C'est une œuvre du maître-maçon Jean Grappin, et l'une des principales réalisations de la Renaissance dans le Vexin français. L'intérieur de la nef est également de style Renaissance, et surprend par son élégance, qui contraste avec la physionomie trapue de l'édifice. Le clocher roman ne compte qu'un seul étage, qui est presque entièrement noyé dans les toitures. Il est coiffé de l'une des quatorze pyramides de pierre romanes que l'on recense dans le Vexin français, et sa base voûtée d'arêtes n'a pratiquement pas changé depuis la construction au second quart du XIIe siècle. Elle constitue la première travée du chœur liturgique. Ses trois autres travées présentent des voûtes du XIVe siècle, mais le reste a été fortement remanié au XVIe siècle[16],[17].
  • Château de Magnitot (inscrit monument historique par arrêté du [18]) : Ce château constitue le noyau d'un petit hameau au nord-sud-ouest du bourg, entre les hameaux de Ducourt au nord et Gerville (commune d'Omerville) au sud. La cour d'honneur s'ouvre en direction du nord-ouest, et c'est dans ce sens que part l'allée du château, laissant à côté le hameau. Le château a été bâti en 1780 selon les plans de l'architecte Baraguey, influencé par l'œuvre de Andrea Palladio. Le corps de logis principal possède trois niveaux sous un toit à deux croupes, et est large de sept travées. Un larmier le sépare le premier du second étage. Les fenêtres du rez-de-chaussée sont plein cintre et surmontées par une série de moulures simples, les autres sont rectangulaires. Deux pavillons latéraux flanquent le corps de logis ; ils ne comportent qu'un seul étage et leurs toits plats sont dissimulés derrière des balustrades. À l'intérieur, l'escalier avec sa rampe en fer forgé, le vestibule, le grand salon, le petit salon et la salle à manger avec leur décor sont également protégés au titre des monuments historiques. Dans le parc, se trouvent un ancien colombier réhabilité en tour médiévale, une chapelle dédiée à la Vierge fondée en 1322 et une orangerie de 1780, dessiné par l'épouse du propriétaire du château, Sophie de Jussieu, fille de Antoine-Laurent de Jussieu. Ces trois bâtiments sont partiellement visibles depuis la rue du Prieuré, à proximité de la ferme[17].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Rue de l'Escalier : Situé près de l'église, elle relie le centre du village à l'ancienne route nationale (rue Robert-Guésnier). L'escalier est fait de pierre sèche[17].
  • Ancien presbytère, 25 rue Robert Guesnier (voisin de la Mairie) : il a été construit en 1783, sous l'abbé Verdier, curé de Saint-Gervais de 1779 à 1812 et révolutionnaire. Verdier est également le commanditaire des boiseries qui ornent le chœur de l'église[17]. En dessous du bâtiment, aujourd'hui rénové et habitable, un souterrain non retrouvé mènerait à la sacristie de l'église un peu plus haut, utilisé par les prêtres.
  • Lavoir municipal, chemin rural n° 27 dit de la Messe, au sud de la mairie : Lavoir ouvert entouré de murs des quatre côtés, accesibble par quelques marches d'escalier.
  • Château de Gueptant, rue du Petit-Saint-Gervais : Ce petit château de style classique du XVIIIe siècle a remplacé une maison de maître plus ancienne[17]. Le somptueux parc s'étale sur plusieurs niveaux délimités par des balustrades, et il est garni de nombreuses statues.
  • Source du rû de l'Aubette, au hameau d'Estréez : Cette source alimente l'Aubette de Magny par son petit ruisseau qui s'écoule le long de la sente rurale n° 12 d'Estréez à Magny-en-Vexin, aboutissant au lavoir de la Digue à Magny-en-Vexin.

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  • Réservoir d'eau potable, rue Fernand-Jorelle : Il a été offert en 1901 par un particulier, M. Letort, afin de permettre à la commune l'adduction d'eau potable. Une plaque en marbre rappelle ce don. La citerne a assuré à elle seule l'approvisionnement en eau des habitants jusque dans les années 1950[17].
  • Ferme de Magnitot : Bel ensemble homogène de bâtiments agricoles du XIXe siècle[17].
  • Lavoir de Magnitot : Il est protégé par un abri en bois, qui s'ouvre sur le pré descendant vers la mare.
  • Les calvaires et croix de chemin : Saint-Gervais compte un nombre important de croix de chemin et calvaires sur son territoire, la plupart étant des croix en pierre. On en trouve près du cimetière ; sur la RD 135 à mi-chemin entre le bourg et Magnitot ainsi que peu avant la sortie de la commune vers Omerville ; rue du Prieuré à Magnitot ; au sud de Ducourt ; sur l'ancienne route nationale abandonné au nord-ouest du bourg. Le calvaire d'Estréez, rue Cour Céleste, est en fonte.
  • Croix pattée dite croix Dançon, à l'ouest du château d'eau de Ducourt, sous un arbre dans un champ : Petite croix trapue semblable à celles d'Omerville et de Villers-en-Arthies. Ses bras sont particulièrement courts. La croix n'est guère visible pendant la période de végétation.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Saint-Gervais

La commune de Saint-Gervais ne dispose pas de blason.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.capeutservir.com/postaux/
  2. « Communes limitrophes de Saint-Gervais (Val-d'Oise) » sur Géoportail..
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 9 avril 2021).
  4. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 9 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 9 avril 2021).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Commune hors attraction des villes », sur insee.fr (consulté le 9 avril 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 9 avril 2021).
  8. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Tome 3, page 1546
  9. Celui-ci ne se trouve pourtant pas dans l'aire de diffusion des toponymes norrois, cependant Houlbec à quelques km de Vernon étant un archétype norrois avéré, il peut s'agir d'un cas exceptionnel.
  10. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 9 octobre 2015).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  15. « Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais », notice no PA00080195, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Saint-Gervais, Paris, Éditions du Valhermeil, , 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 281-282.
  17. a b c d e f et g Jean-Loup Corbasson, Pascal Goutrat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Saint-Gervais », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 596-600 (ISBN 2-84234-056-6).
  18. « Château de Magnitot », notice no PA00080194, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Pierron (l'abbé), « Notice sur Saint-Gervais-lès-Magny (histoire civile jusqu'en 1789) », Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, Pontoise, Imprimerie Lucien Pâris, vol. 21,‎ , p. 99-124 (ISSN 1148-8107, lire en ligne)
  • Claude Lobruto et Stéphane Lobruto, La petite histoire de Saint-Gervais, Saint-Gervais / Théméricourt, Commune de Saint-Gervais / Parc naturel régional du Vexin Français (ISBN 2-9519658-0-X) (disponible en mairie)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]