Royaume vandale

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Royaume vandale
Regnum Vandalum

429–534

Description de cette image, également commentée ci-après

Extension du Royaume vandale en 526.

Informations générales
Statut Monarchie absolue
Capitale Saldae 429-439[1]
Carthage 439-534[2],[3]
Langue Latin (par l'élite et le clergé)
Latin vulgaire et Roman africain (par la population locale)
Vandale (par les élites)
Punique (par la population locale)
Berbère (par la population locale, et dans les zones rurales)
Grec médiéval (par la population locale)
Religion Arianisme (élites)
Christianisme nicéen
puis Chalcédonisme
Histoire et événements
429-439 Offensive vandale dans la province romaine d'Afrique du Nord
439 Prise de Carthage
24 janvier 477 Mort de Genséric
533-534 Reconquête byzantine
mars 534 Capitulation vandale, annexion byzantine du royaume

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Le Royaume vandale (en latinRegnum Vandalum) ou Royaume des Vandales et des Alains (latin: Regnum Vandalorum et Alanorum) est un royaume ayant existé en Afrique du Nord de 429 à 534. Il disparaît après la reconquête byzantine de la région, et plus précisément lors de l'abdication du dernier roi vandale d'Afrique du Nord, Gélimer, en mars 534.

Il est créé dans le contexte de la sédentarisation, dans la région la plus éloignée atteinte par les colonnes de peuples des Grandes invasions, entreprise par les Vandales et les Alains qui leur sont soumis, l'aristocratie dominante devenant peu à peu celle des Vandales. De 429 à 439, les Vandales conquièrent une partie des territoires situés sur la côte nord-africaine et s'établissent durablement dans l'actuelle Algérie orientale, avec comme capitale l'actuelle Béjaïa, puis définitivement à Carthage dans l'actuelle Tunisie. Ils contraignent Rome à établir un traité (fœdus) avec eux par deux fois, en 435 et 442, et constituent un original royaume, parfois nommé « royaume de Carthage », du nom de la riche cité romaine d'Afrique du Nord qu'ils prennent en 439 et qui devient la capitale de leur royaume. La chute du royaume se joue durant les années 533 et 534.

La phase de conquête, qui a lieu de 429 à 439, se poursuit par une hégémonie sur le bassin méditerranéen occidental. Les principaux renseignements sur les incursions vandales sont fournies par une source qui leur est violemment hostile, l'Histoire de la persécution vandale en Afrique de Victor de Vita, longtemps considérée comme contenant nombre d'exagérations.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

L'arianisme avait unifié en Bétique (actuelle Andalousie), autour des Vandales, des populations hétérogènes (Alains, Goths et Suèves). Cette unité est renforcée par l'arrivée à la tête du peuple, en 428, de Genséric, souverain auquel est attribué une grande énergie et une grande habilité et dont le règne est considéré comme particulièrement long et prospère.

Intéressé par les provinces d'Afrique, en particulier par la riche province de Césarée (Maurétanie Césarienne), il est informé de la situation de crise interne de l'Empire romain. Le comte d'Afrique alors en place, Boniface, est soupçonné par Valentinien III, du moins par la régente Galla Placidia, d'un certain nombre de méfaits. En 427, il est appelé à Ravenne et, refusant de se soumettre, il est décrété ennemi public en 428. Le risque d'une nouvelle guerre civile est réactivé. Genséric au fait de cette situation décide de l'exploiter. Une thèse, qui s'appuie sur Procope de Césarée et Jordanès, soutient que Boniface aurait, en 429, appelé le roi vandale à s'opposer à Aetius, thèse que certains contestent. En revanche, les divisions internes à l'empire ont bien été mises en évidence.

Conquête et prise de contrôle de la Méditerranée[modifier | modifier le code]

En 429, 80 000 vandales d'après Procope (ce chiffre serait apparemment très exagéré, et serait plus proche des 20 000[4],[5]), sous leur nouveau roi, Gélimer, débarquent en Maurétanie Tingitane. S'ensuit une longue marche, de 429 à 439, avant que Saldæ (actuelle Béjaïa) ne devienne la capitale du Royaume vandale ; elle devient par la suite leur port militaire d'où ils lanceront leurs attaques maritimes, notamment contre Rome en 455. Hippone (actuelle Annaba), où saint Augustin meurt lors d'un siège le 28 août 430[6], remplace Saldæ comme capitale en 437. L'établissement vandale correspond alors aux limites de l'ancienne province romaine de Numidie, ainsi qu'à l'est de la Maurétanie Césarienne et à l'ouest de l'Afrique proconsulaire.

En 439, les Vandales s'emparent de la ville de Carthage, dans l'actuelle Tunisie, alors capitale de la province romaine d'Afrique. Ils menacent ensuite rapidement l'Italie après avoir débarqué en Sicile en 440. C'est pourquoi, en 442, l'empereur Valentinien III leur abandonne de nouvelles terres en Afrique, par le biais d'un deuxième fœdus, reconnaissant ainsi la constitution du Royaume vandale d'Afrique autour de Carthage.

Une fois le royaume concédé, les Vandales poursuivent des raids successifs à compter de 440. Ils n'occupent jamais véritablement l'ensemble des terres conquises ou abandonnées, principalement pour des raisons démographiques, et à cause de leur isolement par rapport aux populations berbères et romaines. Ils créent ainsi un vide rapidement occupé par les tribus berbères voisines, peu ou pas romanisées. À l'inverse, c'est sur les territoires correspondant à l'actuelle Tunisie et à l'est de l'Algérie qu'ils tentent d'asseoir durablement leur pouvoir depuis la ville de Carthage.

Pour cela, ils appliquent une politique de confiscation des terres romaines, contrairement aux autres peuples dits barbares qui les partagent simplement, à l'exemple des Burgondes. Les coutumes et les lois du Bas-Empire berbère romanisé sont conservées, via les tablettes dites Albertini de 493-496, mais les Vandales refusent dans un premier temps toute fusion avec la population berbère, hypothéquant ainsi leur avenir dans cette région. Ils se réservent les fonctions militaires et politiques mais, par manque de connaissance dans les lois écrites et l'administration, laissent ces tâches aux Romains et aux Berbères lettrés.

Au-delà, ils assoient progressivement leur contrôle sur la Méditerranée méridionale : ils conquièrent la Corse et la Sardaigne en 455, rançonnent Rome durant quinze jours de pillage systématique, du 2 au , et prennent la Sicile en 468, non sans avoir détruit une importante flotte byzantine envoyée à leur rencontre. Finalement, peu après la chute officielle de l'Empire romain d'Occident en 476, le pouvoir vandale est reconnu par le nouveau maître de Rome, le barbare Odoacre.

Seule la mort de Genséric, le [7], marque un terme à leur expansion. À partir de cette date, les luttes intestines semblent entraîner un affaiblissement du royaume.

Raison de l'invasion[modifier | modifier le code]

D'après Procope, les vandales sont venus en Afrique sur demande du comte Boniface, le gouverneur militaire de la région[8], néanmoins, il a été suggéré que les vandales ont migrer en Afrique en recherche de sécurité, en effet, en 422, ils avaient été attaqués par une armée Romaine, et ne sont pas parvenus a conclure un traité avec ceux ci.

Vie à l'époque vandale[modifier | modifier le code]

Politique[modifier | modifier le code]

Monnaie du roi vandale Hilderic.

Dès 430 avec le siège d'Hippone, événement dont la notoriété postérieure est largement due au rôle de saint Augustin dans l'historiographie chrétienne médiévale, les Vandales se heurtent à l'orthodoxie nicéenne. Celle-ci, comme par la suite dans nombre de royaumes barbares, est le refuge privilégié des cadres de la civilisation romaine du Bas-Empire romain.

L'inimitié est renforcée par la suite, notamment à cause des spoliations de terres et des mesures fiscales prises par les souverains vandales à l'égard des populations. Les spoliations sont de plusieurs ordres et obéissent à plusieurs logiques. La première est religieuse et concerne les temples et leur mobilier religieux (en particulier les vases sacrés), déprédations décrites par le Livre des promesses et des prédications de Dieu de Quodvultdeus de Carthage ; la seconde est d'ordre politique et concerne les bâtiments publics et les terres de l'aristocratie berbère romaine ; un troisième type de confiscation de terre est d'ordre économique et sert au payement des troupes et au lotissement des vétérans ayant accomplis leur honesta missio (it). Ces derniers sont héréditaires, une pratique inspirée de celles des Romains.

Les conséquences de l'isolement relatif du pouvoir vandale sont l'exclusion naturelle de véritable fusion entre Vandales et Berbères. Cependant, l'intégration des populations vandales est un élément que les historiens ont encore du mal à apprécier, en particulier après 455 et l'apparition de rivalités internes.

Le saccage systématique des côtes et des îles de Méditerranée occidentale (Espagne, Sicile en 440, Corse, îles Baléares, etc.) par les Vandales, fidèles à leur tradition de pillages, et désireux de profiter de leur supériorité maritime, a pour conséquence d'affaiblir un peu plus l'Empire romain et les provinces touchées. Le Royaume vandale s'étendant sur des régions productrices de céréales, l'approvisionnement en blé de l'Italie en est également affecté. Dans le même temps, il semble que l'Afrique vandale a conservé sa prospérité économique, comme l'illustrent la présence d'épaves africaines datées du Ve au VIe siècles au large de la Gaule ou l’acheminement constant de vaisselles africaines dans les grands sites portuaires occidentaux, même en temps troublé.

Religion[modifier | modifier le code]

Cavalier vandale à Carthage au 5ième ou 6ième siècle. Mosaïque découverte a Bordj-Djedid, en 1857.

Sur le plan de la religion, les Vandales continuent à être adeptes de l'arianisme, forme de christianisme considérée comme une « hérésie » par les trinitaires ou nicéens. Cela ne facilite pas les relations entre les Romains d'Afrique, c'est-à-dire les notables locaux majoritairement trinitaires, et leurs nouveaux maîtres. Les rois Genséric et Hunéric persécutent les trinitaires ou nicéens qui s'opposent à leur pouvoir, en bannissent certains[9], et, pour mettre fin à l'opposition systématique des évêques (sacerdotes), placent certains d'entre eux en résidence surveillée dans le sud tunisien (Gafsa). Cet exil est longuement décrit par Victor de Vita qui devait y accompagner ses coreligionnaires à Sicca Veneria et à Lares (en), puis dans le désert du Hodna[10]. En revanche, les berbères trinitaires qui se soumettent à leur pouvoir ont peu de problèmes dès lors qu'ils paient l'impôt, comme au temps de l'administration romaine.

De nouvelles églises sont alors construites, y compris pour le culte chrétien berbère. Certes, les souverains exécutent leurs opposants religieux, les condamnent aux travaux forcés dans les mines de Sicile, de Sardaigne et de Corse, tout comme le faisaient les Romains avant eux et Hunéric, fervent arien, s'est particulièrement distingué dans la mise au pas des opposants berbères trinitaires. Cependant, dès 494, Gunthamund, à la demande d'Eugène de Carthage, rouvre les églises et rappelle d'exil les évêques trinitaires. Cependant, les seuls témoignages anciens disponibles sur les Vandales émanent de chroniqueurs trinitaires, tel le berbère Victor de Vita, Quodvultdeus de Carthage, Procope de Césarée ou Prosper d'Aquitaine.

Culture[modifier | modifier le code]

En 442, après la révolte avortée des optimates vandales, une nouvelle aristocratie se met en place à la tête du royaume, aristocratie de dignitaires et de fonctionnaires qui emprunte beaucoup à l'ancienne administration romaine. Au demeurant, l'administration vandale applique la fiscalité et le droit romains et comprend nombre d'administrateurs romains de haut rang, comme les veredarii (messagers royaux). Les institutions curiales continuent à fonctionner, comme peut l'attester la présence de flamines vandales comme Flavius Geminius Catullinus, propriétaire des terres mentionnées dans les tablettes dites Albertini, qualifié de flamen perpetuus. Toutefois, on ignore quels étaient leurs buts et leurs fonctions. La nouvelle aristocratie vandale adopte progressivement la langue latine et, dès le règne de Genséric, le style de vie des dignitaires berbères romanisés. L'équipement des domi atteste de son opulence, comme l'illustre l’étude d'Yvon Thébert sur les thermes de Sidi Ghrib (région de Carthage). L'archéologie le confirme par l'invention de sépultures à inhumation offrant des objets attribuables à une culture germanique orientale (plaques et boucles de ceinture en métal cloisonné, fibules en arbalète, etc.) mais aussi des bijoux et du mobilier méditerranéens (bagues, bracelets, colliers et poteries).

L'apport des vandales en Afrique du Nord a longtemps été évalué comme très faible, constat établi au regard de la faiblesse des témoignages archéologiques et qui repose sur le fait que les vandales s'installent dans un environnement déjà aménagé par les berbères et les romains.

Les vandales ont enterré leurs morts avec très peu, voire aucun objet, ce qui échappe à toute analyse, tout comme l'extrême rareté de témoignages archéologiques attribuables aux vandales en milieu rural. Les tombes étaient généralement situées dans des nécropoles suburbaines, dans des églises, comme à Haïdra ou Tébessa, et permettent de confirmer une certaine acculturation, voire un phénomène de romanisation des élites. Ces dernières ont pu être promptes à adopter un style de vie urbain à l'instar, par exemple, des Ostrogoths en Italie ou des Wisigoths en Espagne au VIIe siècle. Une mosaïque retrouvée à Tébessa présente un enfant vandale portant des vêtements romains. Même si ces témoignages ne valent que pour l'aspect matériel de la vie des habitants de cette époque et peuvent aussi s'expliquer par la faiblesse numérique des envahisseurs immergés dans un milieu étranger à leur culture et leur mode de vie d'origine. C'est pourquoi rien ne semble aujourd'hui démontrer que la période vandale a marqué la fin de la civilisation urbaine en Afrique, bien au contraire, comme le soulignent les travaux de Claude Lepelley.

Chute[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre des Vandales.
Bélisaire, dirigeant l'armée byzantine, met fin aux royaumes ostrogoth et vandale et se bat en Andalousie contre le Royaume wisigoth ; l'Empire byzantin figure en rouge en 527, en orange en 565.

L'instabilité du trône vandale à la mort de Genséric (477), les conflits politiques et religieux, la division de la noblesse entre pro- et anti-romains, les attaques de plus en plus fréquentes de pillards berbères et l'énergie de l'empereur romain d'Orient Justinien et de son général Bélisaire, provoquent la chute rapide du Royaume vandale. Cette chute est également provoquée par l'affaiblissement des Vandales eux-mêmes ; établis principalement dans les villes, ils ont peu à peu perdu leur qualités guerrières. André Piganiol dit à ce sujet : « Commodément installés dans des demeures plus ou moins luxueuses mais toujours confortables, [les Vandales] commencent à prendre goût aux plaisirs d'une vie facile. La guerre les attire de moins en moins. Le recrutement de l'armée en souffre. Il se produit un phénomène analogue à celui qui fut si funeste aux Romains du Bas-Empire : des indigènes viennent remplacer les Vandales dans les formations militaires. Tant qu'il s'agissait d'expéditions […] pour amasser du butin, la différence ne se faisait pas beaucoup sentir. Mais le jour où il a fallu avoir affaire à une armée régulière et disciplinée, la défaite ne put être évitée, et c'est ainsi que, cinquante-trois ans après la mort de Genséric, le royaume des Vandales devint la proie de l'Empire byzantin »[11].

« Les Vandales sont de tous les peuples que nous connaissons, ceux qui mènent la vie la plus délicate […] depuis qu'ils s'étaient emparés de l'Afrique, ils s'étaient accoutumés à l'usage journalier des bains, et à des festins où la terre et la mer fournissaient à l'envi ce qu'elles produisaient de plus exquis. L'or brillait sur leurs parures et sur leurs robes de soie, flottantes comme celles des aèdes. Ils employaient presque toutes leurs journées en spectacles, en jeux du cirque, en frivoles amusements, et surtout à la chasse, qu'ils aimaient avec passion. Des danseurs, des comédiens des pantomimes enivraient leurs yeux et leurs oreilles de toutes les jouissances que procurent aux hommes des spectacles variés et d'harmonieux concerts. La plupart d'entre eux habitaient des maisons de plaisance, entourées de vergers fertiles et abondamment arrosées. Ils se donnaient de fréquents repas, et l'amour était la principale occupation de leur vie. »

— Procope de Césarée, Histoire de la guerre contre les Vandales, Livre II, chapitre VI, 2.

À la fin du mois d'août 533, Bélisaire débarque avec 15 500 hommes dont 6 000 mercenaires (dont 400 hérules et 1 000 huns), Gélimer assemble une armée à la hâte[12], les deux commandants se rencontre lors de la bataille d'Ad Decimum, les vandales étaient largement entrain de remporter la bataille, jusqu'a ce que le frère de Gélimer, Ammatas, et son neveux, Gibamund tombèrent au combat. Le cœur de Gélimer se brisa, et il ordonna la retraite de ses troupes, pourtant victorieuses. Bélissaire en profita pour prendre Carthage, pendant que les vandales survivants se battaient encore[13].

Le 15 décembre 533, Gélimer, et Bélisaire se rencontrent a nouveau, à la bataille de Tricamarum, a 32 km de Carthage. Encore une fois, les vandales se sont bien battus, la cavalerie lourde romaine chargea les lignes vandales à deux occasions, mais à chaque fois, les vandales arrêtèrent, de leurs seuls boucliers, les romains, et les repoussèrent même jusqu'à la rivière séparant les deux armées, mais, à la troisième charge, Tzazon, frère de Gélimer, est tué sous ses yeux, Gélimer, qui, affecté de la même manière qu'il l'avait été à l'Ad Decimum pris retraite, sans laisser la moindre instruction à son entourage, favorisant en cela la débandade de son armée, permettant à Bélisaire de prendre le temps de rallier ses hommes avec sa principale force de cavalerie, de contre-attaquer et de vaincre les Vandales désorganisés, cette victoire permit a Bélisaire de marcher vers la deuxième ville la plus importante du royaume, Hippo Regius, qui lui ouvrit ses portes. Après la perte de quelque 3 000 soldats, morts ou prisonniers Gélimer réalisa que son royaume était perdu, Bélisaire s'est rapidement avancé à Hippone, deuxième ville du royaume vandale, en 534 Gélimer est assiégé au mont Pappua par le général Hérule, Pharas, il se rendit aux byzantins, mettant fin au Royaume des Vandales

Le Royaume vandale est devenu une province byzantine. La plupart des vandales et des alains sont retournés à Saldae (actuelle Béjaïa, en Algérie), et se sont métissés, et intégrés dans la population berbère ; certaines femmes vandales se sont mariés avec des soldats byzantins stationnés au nord de l'Algérie ; Certains vandales sont entrés au service privé de Bélisaire[14]. Gélimer lui même a été traité honorablement, et a reçu une très grande propriété en Galatie (Anatolie), ou il prit sa retraite. Le rang de Patrice lui a aussi été proposé, mais il du le refuser, à cause de sa foi arienne[15], mais il accepte l'offre de Justinien, constituée de riches domaines en Galatie, où lui et sa famille passent le reste de leurs vies. Les notables et les aristocrates vandales sont faits prisonniers à Carthage où ils ont le choix entre s'enrôler dans l'armée byzantine ou être déportés vers l'Orient. Parmis les meilleurs guerriers vandales, 2 000 ont été formés en 5 régiment de cavalerie, connus sous le nom de Vandali Justiniani, ils sont stationnés sur les marches de l'Empire romain d'Orient, plus précisément en Arménie, face à la Perse. 400 d'entre eux réussissent à s'échapper, en se mutinant à bord des bateaux de transport, et reviennent en Afrique du Nord, où ils prennent une part active à la sédition des troupes impériales romaines en 535. D'après l'historien Roger Collins: « Les vandales restants ont été renvoyés à Constantinople, pour être absorber dans l'armée impérial. En tant qu'unité ethnique distincte, ils ont disparus. » [16]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Andrew Merrills and Richard Miles, The Vandals, (Blackwell Publishing, 2007), 60.
  2. Andrew Merrills and Richard Miles, The Vandals, 3.
  3. An Empire of Cities, Penelope M. Allison, The Cambridge Illustrated History of the Roman World, ed. Greg Woolf, (Cambridge University Press, 2001), 223
  4. (en) Andrew Merrills et Richard Miles, The Vandals, éd. Wiley-Blackwell, Chichester, 2010[réf. incomplète].
  5. (en) Jonathan Conant, Staying Roman: Conquest and Identity in Africa and the Mediterranean, 439-700, éd. Cambridge University Press, Cambridge, 2012[réf. incomplète].
  6. Christian Courtois, Les Vandales et l'Afrique : thèse pour le doctorat ès lettres présentée à la faculté des lettres de l'Université de Paris, Paris, Arts et métiers graphiques, (présentation en ligne).
  7. Mouloud Gaïd, Aguellids et Romains en Berbérie, Alger, OPU - ENAL, , p. 137.
  8.  The Wars of Justinian, Procope, 3.5.23–24, Collins 2000, p. 124
  9. En 440, Quodvultdeus, évêque de Carthage, est envoyé en exil à Naples et le siège de Carthage reste vacant pendant quatorze ans.
  10. Victor de Vita, Histoire de la persécution vandale, II, p. 27-28.
  11. André Piganiol, Ve siècle, les événements : le sac de Rome, Paris, Albin Michel, coll. « Le Mémorial des Siècles », , p. 53.
  12. Collins (2000), p. 126
  13. Bury 1923, p. 133–135
  14. (en) John Bagnell Bury, History of the Later Roman Empire, from the Death of Theodosius I to the Death of Justinian (A.D.395 to A.D. 565)., II, Macmillan, (lire en ligne)
  15. Catholic Encyclopedia 1913, "Vandals".
  16.  Collins 2000, p. 126.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources anciennes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Auguste Audollent, « Les Veredarii émissaires impériaux sous le Bas-Empire », Mélanges d'archéologie et d'histoire, tome 9, no 9, 1889, p. 249-278.
  • (en) Jonathan Conant, Staying Roman: Conquest and Identity in Africa and the Mediterranean, 439-700, éd. Cambridge University Press, Cambridge, 2012.
  • Christian Courtois, Les Vandales et l'Afrique, éd. Arts et métiers graphiques, Paris, 1955.
  • Edward Gibbon, Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain.
  • (en) Andrew Merrills et Richard Miles, The Vandals, éd. Wiley-Blackwell, Chichester, 2010.
  • Yves Modéran, Les Maures et l'Afrique romaine (IVe-VIIe siècle), coll. « Bibliothèque des Écoles françaises d'Athènes et de Rome », éd. École française de Rome, Rome, 2003.
  • Lucien Musset, Les invasions, les vagues germaniques, coll. « Nouvelle Clio : l'histoire et ses problèmes », éd. PUF, Paris, 1965 (2e éd. en 1969).
  • Roger CollinsThe Cambridge Ancient History. Late Antiquity: Empire and Successors, A.D. 425–600, Cambridge University Press, XIV, pp. 124–126, 2000

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]