Moktar Ould Daddah

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Moktar Ould Daddah
مختار ولد داداه
Moktar Ould Daddah
Moktar Ould Daddah
Fonctions
Président de la
République islamique de Mauritanie

(17 ans 7 mois et 12 jours)
Élection
Prédécesseur Lui-même (président de la République par intérim)
Successeur Moustapha Ould Mohamed Saleck
(président du Comité militaire de salut national)
Premier ministre de Mauritanie[1]
Président Lui-même
Prédécesseur Poste créé
Successeur Ahmed Ould Bouceif (indirectement)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Boutilimit (Mauritanie)
Date de décès (à 78 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Nationalité mauritanienne
Parti politique Parti du regroupement mauritanien
Parti du peuple mauritanien
Profession Avocat
Religion Islam

Moktar Ould Daddah
Premiers ministres mauritaniens
Présidents de la République islamique de Mauritanie

Moktar Ould Daddah (né le à Boutilimit, sud-ouest de la Mauritanie, et mort à Paris le ) fut le premier président de la République islamique de Mauritanie.

Issu d'un milieu traditionnellement allié à la France depuis que le chef spirituel de Boutilimit, Baba Ould Cheikh Sidiyya, a émis une fatwa autorisant la mission de « pacification » de la Mauritanie en 1901 par Xavier Coppolani. Avocat au barreau de Dakar et conseiller territorial de l'Adrar sous administration coloniale française en 1957, Ould Daddah devient vice-président du Conseil de gouvernement la même année.

Président du Conseil l'année suivante, l'autonomie adoptée par référendum en novembre 1960 fait de lui le Premier ministre de la République islamique de Mauritanie avec la bénédiction et le soutien de la France. Ould Daddah est ensuite élu président de la République par l'Assemblée en 1961. Il instaura le Parti unique et se fera réélire en 1966, 1971 et 1976, jusqu'au coup d'État militaire qui le renversa en juillet 1978.

En politique intérieure, Moktar Ould Daddah prit une série de décisions qui ont marqué son règne : sortie de la zone franc et création d’une monnaie nationale (l’Ouguiya, en 1972), dénonciation des accords de coopération économique et culturelle avec la France (1973, treize ans après l'indépendance du pays), nationalisation de la Miferma (1974), entrée en guerre contre le Front Polisario (1976). Ce conflit, dans lequel Moktar Ould Daddah s'est rangé aux côtés du Maroc de Hassan II, ruinera le pays et sera la principale cause de son renversement en juillet 1978 par les militaires dirigés par le colonel Moustapha Ould Mohamed Salek. Emprisonné durant un peu plus d'un an, Daddah sera libéré grâce aux pressions françaises. Après un bref passage en Tunisie, le Président déchu rejoint la France.

En 1980, il devient le chef du parti d’opposition Alliance pour une Mauritanie démocratique (AMD) mais s’exprime peu sur la situation de son pays et sur ses années de pouvoir. Il retourne dans son pays en juillet 2001 mais meurt à Paris le 14 octobre 2003.

Œuvres[modifier | modifier le code]

La Mauritanie contre vents et marées, Éditions Karthala, 2003, ISBN 2-84586-437-X. (Mémoires de l'ancien président publiées au moment de sa mort)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

  1. En qualité de chef du gouvernement mauritanien, il a été vice-président du conseil de gouvernement du 21 mai 1957 au 16 juillet 1958, président du conseil de gouvernement du 16 juillet au 28 novembre 1958 puis président du gouvernement provisoire du 28 novembre 1958 au 26 juin 1959.

Liens externes[modifier | modifier le code]