Conflits maroco-ottomans

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Conflits maroco-ottomans

Informations générales
Date XVIeXVIIIe siècles
Lieu Maroc, Oranie
Casus belli • Refus des sultans marocains de toute suzeraineté ottomane
Issue • Incursions épisodiques aux issues indécises
• L'Oranie demeure ottomane (« Beylik de l'Ouest »)
• Le Maroc demeure indépendant
Belligérants
Wattassides (jusqu'en 1549)
Saadiens (1549-1659)
Espagne (XVIe siècle: à partir de 1554)
Alaouites (à partir de 1641)
Empire ottoman
Régence d'Alger
Wattassides (1549-1554)
• Factions saadiennes rivales (XVIe siècle)
Dila'ites (XVIIe siècle)

Batailles

• Prise de Tlemcen et Mostaganem par les Saadiens (1550)
Prise de Tlemcen par les Turcs (1551)
• Invasion du Chélif par les Saadiens (1552)
• Bataille de Koudiat al-Mahali (1554)
• Prise de Fès par l'alliance turco-wattasside (1554)
Bataille de Tadla (1554)
• Prise de Fès par les Saadiens (1554)
• Prise de Tlemcen par les Saadiens (1556)
Bataille de l'Oued-el-Leben (1558)
• Prise de Tlemcen par les Turcs (1559)
Bataille d'al-Rukn (1576)
• Prise d'Oujda par les Alaouites (1641)
• Prise d'Oujda par les Turcs (1672)
Soulèvement dila'ite au Maroc (1677)
• Invasion de la Tafna par les Alaouites (1678)
• Prise d'Oujda par les Turcs (1692)
• Invasion du Rif par les Turcs (1792)
• Reconquête d'Oujda et du Rif par les Alaouites (1795)

Les conflits maroco-ottomans consistent en une série de confrontations qui ont lieu entre le XVIe et la fin du XVIIIe siècle, opposant le Maroc à l'Empire ottoman et sa dépendance, la Régence d'Alger. Ils résultent des interventions ottomanes dans les affaires internes des dynasties wattasside puis saadienne pendant le XVIe siècle, du souhait des Ottomans d'imposer leur suzeraineté au Maroc, ainsi que des revendications territoriales de chaque partie au détriment de l'autre.

Pendant le XVIe siècle, les Ottomans interviennent militairement à plusieurs reprises en soutenant divers prétendants au trône, en organisant l'assassinat du sultan Mohammed ech-Cheikh ainsi qu'en lançant plusieurs expéditions militaires au sein du territoire marocain, tandis que les Marocains –qui réussissent à sauvegarder leur indépendance– tentent, en vain, d'annexer l'Oranie.

Le conflit, qui s'apaise à la fin du XVIe siècle, resurgira entre le XVIIe et le XVIIIe siècle quand les Alaouites, qui succèdent aux Saadiens, réaffirment leurs revendications sur l'Oranie, sans toutefois réussir à l'annexer.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Alliance turco-wattasside[modifier | modifier le code]

Pendant la première moitié du XVIe siècle, les Wattassides et les Ottomans entretiennent en général de bons rapports, les premiers soutenant militairement les seconds lors de leur conquête du royaume des Zianides, tandis qu'à Fès un nombre considérable de janissaires est au service des sultans[1]. Les rapports se détériorent cependant en raison de mésententes au sujet de Tlemcen ainsi qu'à la suite de l'asile accordé par les Wattassides aux organisateurs de révoltes anti-turques[1].

Soutien ottoman aux Wattassides contre les Saadiens[modifier | modifier le code]

Le premier soutien ottoman aux Wattassides remonte à 1545 quand ces derniers, perdant du terrain dans leur guerre contre leurs adversaire saadiens, se tournent vers l'empire de la Sublime Porte dans le but d'obtenir une aide militaire leur permettant de rester au pouvoir[2]. Ainsi, le prince wattasside Abou Hassoun, régent pour le jeune sultan Mohammed al-Qasri, reconnait l'autorité du calife ottoman en retour de l'aide militaire demandée[2].

Cependant, les Ottomans n'interviennent pas militairement dans les années 1540 en raison des troubles marquant la fin de l'ère Zianide à Tlemcen[2]. Ils donnent néanmoins l'asile à Abou Hassoun en 1549, après que les Saadiens ont conquis Fès[2].

Échec de l'entente turco-saadienne[modifier | modifier le code]

En 1549, la conquête du pouvoir au Maroc par la dynastie des Saadiens fait craindre aux Ottomans de perdre l'appui des confréries religieuses en Oranie occidentale[3]. Une entente est conclue entre les deux parties, prévoyant le partage de l'ancien territoire zianide: les Marocains récupèreront Tlemcen tandis qu'Oran ira aux Ottomans[3]. L'accord demeure néanmoins lettre morte, notamment en raison des intrigues des Turcs avec les princes Ourtajin de Debdou, alliés des Wattassides, ainsi que le ralliement au clan pro-marocain du plus haut dignitaire de la cour de Tlemcen, le vizir Al-Mansour[3].

Craignant la menace turque, le sultan Saadien Mohammed ech-Cheikh lance aussitôt, en 1550, une offensive contre la présence turque dans l'Ouest algérien[2]. Les marocains prennent Tlemcen le [3], mais échouent devant Mostaganem puis sont battus par les Banu 'Amir, alliés des Espagnols installés à Oran[2]. Les Saadiens perdront Tlemcen en [3] au profit des Ottomans, ces derniers annexant l'ancien royaume des Zianides à leurs possessions en Algérie, la Régence d'Alger, tandis que le conflit armé se poursuit dans la vallée du Chelif[4].

Les tensions entre Saadiens et Ottomans s'exacerbent en 1552, quand les premiers refusent de reconnaitre les seconds en tant que suzerains[4]. Ceci mène les Ottomans à lancer une offensive contre Fès en [5], dirigée par le pacha d'Alger Salah Raïs, qui se solde par la prise de la ville et l'installation au pouvoir du Wattasside Abou Hassoun 4 mois plus tard[5],[4]. Ce dernier reconnait la suzeraineté nominale des Ottomans en faisant prononcer la khutba au nom du Sultan ottoman[6].

En , Mohammed ech-Cheikh réussit à reprendre Fès et à en chasser Abou Hassoun et les Ottomans, avant de conclure contre ces derniers une alliance avec les Espagnols d'Oran[4].

Assassinat de Mohammed ech-Cheikh[modifier | modifier le code]

Après avoir de nouveau refusé de prêter allégeance au sultan ottoman peu après , Mohammed ech-Cheikh est assassiné en par des membres turcs de sa garde, entrés à son service auparavant après avoir prétendu être des déserteurs de l'armée ottomane[4]. Il est décapité et sa tête emmenée à Constantinople.

Après la mort de Mohammed ech-Cheikh, les Turcs reprennent Tlemcen, qui était aux mains des Marocains depuis 1556 –ces derniers s'en retirant sans combattre[7]–, avant de poursuivre leur offensive vers le territoire marocain, où ils confrontent l'armée saadienne au nord de Fès lors de la bataille de l'Oued-el-Leben en 1558. Ayant perdu le soutien du prince de Debdou[3] et appris que les Espagnols –alors alliés des Marocains– préparaient une attaque contre la Régence depuis Oran[7], les Turcs sont contraints de se retirer du Maroc.

Succession d'Abdallah el-Ghalib[modifier | modifier le code]

La succession d'Abdallah el-Ghalib, décédé en 1574, est l'occasion pour les Turcs d'intervenir à nouveau au Maroc en soutenant deux prétendants au trône, les futurs sultans Abd al-Malik et Ahmed al-Mansour, contre le sultan en fonction Muhammad al-Mutawakkil[8].

Renversement de Muhammad el-Mutawakkil[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille d'al-Rukn.

En 1576, les Turcs appuient le prétendant Saadien Abd al-Malik –à qui ils ont offert l'asile et qu'ils accueillent depuis 1574– pour reprendre Fès et renverser son neveu, le sultan al-Mutawakkil[9] ; un corps expéditionnaire de 10 000 hommes, principalement des Janissaires mis à disposition d'Abd al-Malik par les autorités d'Alger d'après une requête qui leur a été faite par la Sublime Porte, bat l'armée d'al-Mutawakkil lors de la bataille d'al-Rukn et prend Fès, avant de s'emparer des autres villes du royaume par la suite[10].

Abd al-Malik ayant accédé au pouvoir, il conserve un corps militaire turc au sein de son armée –alors qu'il réorganise son armée selon le modèle ottoman– et reconnait le sultan turc comme Calife, en faisant prononcer la prière en son nom[11], chose sur laquelle il revient aussitôt les janissaires turcs repartis[12].

Entretenant dans un premier temps de bons rapports avec la Sublime Porte, Abd al-Malik conserve néanmoins l'indépendance marocaine envers l'Empire Ottoman et maintient des relations diplomatiques avec les Espagnols dans le but de la garantir[11],[13].

La présence militaire turque au Maroc constituant une menace envers le Portugal, plus spécialement ses possessions sur les côtes marocaines (Mazagan, Tanger et Ceuta), c'est vers le roi portugais Sébastien Ier que le sultan déchu al-Mutawakkil se tourne afin de solliciter une aide militaire, dans le but de reconquérir le pouvoir[11].

Bataille des Trois Rois[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille des Trois Rois.

Pendant l', une expédition portugaise dirigée par Sébastien Ier et accompagnée d'al-Mutawakkil envahit le nord du Maroc et entreprend de progresser vers Fès. Le , elle se confronte aux forces combinées d'Abd al-Malik et de ses alliés ottomans ; la présence de ces derniers sera décisive pour l'issue de la bataille, qui se solde par la déroute totale des forces portugaises ainsi que par le décès des trois rois: al-Mutawakkil, Abd al-Malik et Sébastien[9].

Le successeur d'Abd al-Malik, Ahmed al-Mansour, moins favorable aux Turcs, mènera une politique anti-ottomane, rejetant leur Califat qu'il revendique pour lui-même[14] et consolidant l'indépendance du Maroc[15].

Les tensions entre Saadiens et Ottomans prennent fin en 1585, sur ordre du sultan de Constantinople, laissant les deux parties sur leurs positions respectives[3].

Implications ottomanes au Maroc au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Pendant l'ère saadienne[modifier | modifier le code]

À la suite du décès d'Ahmed al-Mansour en 1603, le Maroc entre dans une guerre de succession qui durera près d'un quart de siècle, de laquelle le pouvoir saadien sort affaibli, ayant perdu le contrôle d'une grande partie du territoire marocain[16].

Parmi les prétendants à la succession d'Al-Mansour, le prince Zaidan, après plusieurs revers militaires, se réfugiera à Tlemcen et demandera l'appui des Ottomans dans le but de conquérir le pouvoir, sans parvenir à se voir accorder une quelconque aide[17]. Ce dernier parvient à prendre le pouvoir à Marrakech par ses propres moyens en 1608, sans se faire allié des Turcs.

Sorti victorieux de la guerre de succession, le clan de Marrakech est néanmoins affaibli et a perdu le contrôle d'une grande partie du territoire marocain. Les Turcs supporteront, au cours des décennies suivantes, différents chefs de guerre et leaders de confréries religieuses.

Pendant les débuts de l'ère alaouite[modifier | modifier le code]

Soutien ottoman à Ghaïlan et aux Naqsis[modifier | modifier le code]

Ancien allié des Dila'ites, le raïs Khadir Ghaïlan contrôle, au moment de l'arrivée au pouvoir des Alaouites, une partie du nord du Maroc (Gharb, Habt, Loukkos et Péninsule tingitane). Confronté à ces derniers, il est battu en 1666 et doit se réfugier aux côtés d'une partie des Naqsis –princes indépendants de Tétouan depuis 1597– à Alger[18].

En 1673, à la suite du décès du sultan Rachid ben Chérif, Ghaïlan et les Naqsis mènent une offensive contre le nord du Maroc, avec un appui militaire et logistique turc. Cependant, l'offensive échoue près de Ksar el-Kebir, battue par l'armée alaouite en et Ghaïlan y est tué[19],[20].

Soutien ottoman aux Dila'ites[modifier | modifier le code]
Article connexe : Zaouïa de Dila.

Ayant émergé comme force politico-religieuse et militaire majeure pendant la première moitié du XVIIe siècle, les Dila'ites –qui contrôlent, lors de la montée en puissance des Alaouites, une grande partie du nord du Maroc– bénéficient de la sympathie des Turcs. À la suite de la prise de Dila par les Alaouites en 1668, les Dila'ites sont expulsés vers l'Empire ottoman[21].

En 1677, une ultime offensive dila'ite est menée avec l'appui militaire ottoman. Après quelques succès dans le Moyen-Atlas, l'expédition est finalement vaincue par les Alaouites et le mouvement dila'ite est définitivement battu[22].

Litige frontalier turco-alaouite[modifier | modifier le code]

L'époque des beylerbeys révolue, les dirigeants d'Alger manquent de puissance pour entreprendre des incursions au cœur du territoire marocain[23]. Dorénavant, l'essentiel du conflit réside dans le litige relatif aux frontières du Maroc et des possessions ottomanes d'Afrique du Nord, qui donne lieu à plusieurs confrontations, principalement pour le contrôle d'Oujda, qui change de main à plusieurs reprises.

En 1641, Oujda –qui est alors sous contrôle ottoman– est prise par le prince alaouite Mohammed ben Chérif. Ce dernier razzie la région de Tlemcen et pousse même jusqu'à Laghouat, avant que les Turcs n'obtiennent qu'il se tienne « en deçà de la Tafna » par un traité négocié avec le pacha d'Alger en 1647[24],[25]. Quelques coups de force sont aussi tentés contre Oran, considérée comme marocaine[26].

En 1651, le prince Mohammed ben Chérif soumet la région de Nedroma avant de revenir sur Oujda[27]. Malgré ces contestations frontalières, les Turcs considèrent la Tafna comme limite entre les territoires marocain et turc[28].

Le sultan alaouite Ismaïl ben Chérif tente à son tour une incursion dans la Tafna jusqu'au Amour en 1678 mais, défait par l'artillerie turque, doit reconnaître la limite sur la Tafna[29],[25], après que des lettres de ses prédécesseurs, Mohammed ben Chérif et Rachid ben Chérif, reconnaissant cette délimitation, lui soient présentées[28] ; le traité n'est cependant pas appliqué et la frontière à la Tafna demeure théorique, les Turcs gardant une garnison à Nedroma[27],[23]. Ismail garde le contrôle d'Oujda jusqu'en 1692 quand, battu par les Turcs, il doit leur reconnaitre comme frontière la Moulouya[30],[31].

À la suite du décès du sultan Yazid ben Mohammed en 1792, le bey d'Oran Mohammed el-Kebir organise l'invasion du nord-est marocain, où il contrôle désormais Oujda et la partie orientale du Rif[32],[33]. L'intervention organisée en 1795 par le successeur de Yazid, Slimane ben Mohammed, permet aux Marocains de reprendre définitivement ces territoires[33],[34],[30]. La frontière est alors définitivement fixée à l'oued Kiss[35].

Dans le même temps, entre 1792 et 1830, les sultans alaouites harcèlent les beys d'Oran, « successeurs patrimoniaux de l'Espagne », avant de profiter de l'effondrement de la régence d'Alger pour lancer leur armée sur l'Oranie : les habitants de Tlemcen reconnaissent bientôt, éphémèrement, Abderrahmane ben Hicham comme leur suzerain[26] ; les Marocains se retirent définitivement de Tlemcen en 1834, en faveur d'Abd el-Kader[36].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. M. Abun-Nasr, « A History of the Maghrib in the Islamic Period » (lien), Cambridge University Press, 1987 (ISBN 9780521337670)
  • P. Boyer, « Contribution à l'étude de la politique religieuse des Turcs dans la régence d'Alger (XVIe-XIXe siècles) » (lien), dans: Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, vol.1, 1966, p. 11-49
  • J. D. Fage & R. A. Oliver, « The Cambridge History of Africa, Volume III » (lien), Cambridge University Press, 1977 (ISBN 9780521209816)
  • Ch.-A. Julien, « Histoire de l'Afrique du Nord : Des origines à 1830 », éd. Payot & Rivages, Paris, 1994
  • C. R. Pennell, « Morocco: From Empire to Independence » (lien), Oneworld Publications, 2013
  • D. E. Pitcher, « An Historical Geography of the Ottoman Empire: From Earliest Times to the End of the Sixteenth Century » (lien), Brill Archive, 1972
  • R. Le Tourneau, « Histoire de la dynastie sa'dide. Extrait de al-Turguman al-mu'rib 'an duwal al-Masriq wal Magrib d'Abû al Qâsim ben Ahmad ben 'Ali ben Ibrahim al-Zayyânî. Texte, traduction et notes présentés par L.Mougin et H. Hamburger » (lien), dans: Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, vol.23, 1977, p. 7-109
  • C. de la Veronne, « Relations entre le Maroc et la Turquie dans la seconde moitié du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle (1554-1616) » (lien), dans: Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, vol.15, 1973, p. 391-401

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Boyer (1966), p. 22-23
  2. a b c d e et f Abun-Nasr (1987), p.156
  3. a b c d e f et g Boyer (1966), p. 23
  4. a b c d et e Abun-Nasr (1987), p. 157
  5. a et b Fage & Oliver (1977), p. 406
  6. Fage & Oliver (1977), p. 408
  7. a et b Abun-Nasr (1987), p.158
  8. Pennell (2013), p. 57-58
  9. a et b Pennell (2013), p. 58
  10. Comer Plummer III, « Roads to Ruin: The War for Morocco in the Sixteenth Century », (lien), Lulu (Self Publishing), 2015, p. 232-233
  11. a b et c Abun-Nasr (1987), p. 214
  12. Boyer (1966), pp. 23-24
  13. Boyer (1966), p. 25
  14. S. Cory, « Reviving the Islamic Caliphate in Early Modern Morocco » (lien) Ashgate Publishing, 2014
  15. Abun-Nasr (1987), p. 218-219
  16. Pennell (2013), p. 60
  17. H. Dastugue, « Quelques mots au sujet de Tafilet et de Sidjilmassa », dans: Bulletin de la Société de géographie, 5e série, Tome XIII, Ed. Société de Géographie, 1867, p. 359
  18. Mission Scientifique du Maroc (Publ.), « Archives marocaines, vol.18 », Ernest Leroux, 1912, p. 9
  19. Conférences franco-marocaines, vol.1, Plon-Nourrit and Cie, 1916, p.412: « Il [Ghaïlan] en revint avec l'appui des Turcs de la Régence, en 1673, après la mort de Moulay El Rechid ; mais il fut battu et tué »
  20. Mission Scientifique du Maroc (Publ.), « Archives marocaines, vol.18 » (lien), Ernest Leroux, 1912, p.10: « Pendant ces troubles [proclamation d'Ahmed ben Mehrez], Ghaïlan, qui s'était fait des partisans, revient à Tétouan sur des bateaux d'Alger. Avec un certain nombre de volontaires turcs et des Oulad Naqsis, il se rendit bientôt maître de tout le Gharb, avec Arzila, El-Qçar el-Kebir, Tétouan, et menaça la province de Fès. Ismaïl envoya alors contre lui une forte armée qui le rencontra près d'El-Qçar el-Kebir: une bataille désespérée eut lieu, mais Ghaïlan, trahi, fut tué dans la mêlée, son armée se débanda, ses principaux compagnons furent faits prisonniers et toutes les places qu'il avait occupées se rendirent »
  21. M. E. Michaux-Bellaire, « Les confréries religieuses au Maroc » (lien), dans: Archives Marocaines, Vol. 27, Libraire Ancienne Honoré-Champion, 1927, p. 72
  22. Michaël Peyron, « Dila‘ » (lien), dans: Encyclopédie berbère, Édisud, 1995, p. 2340-2345
  23. a et b Boyer (1966), p. 33
  24. Julien (1994), p. 595
  25. a et b Laurent Pointier, « Sahara occidental : la controverse devant les Nations unies » (lien), Karthala, 2004, p. 46
  26. a et b Alfred Salinas, « Quand Franco réclamait Oran : l'Opération Cisneros » (lien), L'Harmattan, 2008, p. 15
  27. a et b Gilbert Grandguillaume, « Nédroma: l'évolution d'une médina » (lien), Brill Archive, 1976, p.60
  28. a et b Magali Morsy, « La relation de Thomas Pellow : une lecture du Maroc au 18e siècle » (lien), éd. Recherche sur les civilisations, Paris, 1983, p. 127
  29. Julien (1994), p. 605
  30. a et b Y. Katan, « Oujda, une ville frontière du Maroc, 1907-1956 », La Porte, 1993, p. 23 : « En 1692 Moulay Ismael, battu par les Turcs, dut signer à Oujda un traité qui reconnaissait leur domination jusqu'à la Moulouya. Celle-ci devait durer plus de cent ans. En 1795 le Sultan Moulay Sliman envoya une expédition qui s'empara d'Oujda »
  31. A. Retnani, « Oujda, Années 20 » (lien), Ed. La Croisée Des Chemins, 2010, p. 25
  32. Boyer (1966), p. 35
  33. a et b M. El-Mansour, « Morocco in the Reign of Mawlay Sulayman », Middle East & North African Studies Press, 1990, p. 104 : « By 1798 the sultan had organised a military expedition into the eastern Rif and Oujda on the Algerian border. Since 1792 these territories had been under the control of the Algerian Turks »
    note: bien qu'El-Mansour situe l'évènement en 1798, la majorité des sources le situe plutôt en 1795.
  34. « Oujda », dans: First Encyclopaedia of Islam: 1913-1936 (lien), BRILL, 1993, p.1016
  35. Tayeb Chenntouf, « La dynamique de la frontière au Maghreb » (lien), dans: Des frontières en Afrique du XIIe au XXe siècle, éd. UNESCO, 2005, pp.204-205
  36. Louis Piesse, « Itinéraire historique et descriptif de l'Algérie, comprenant le Tell et le Sahara » (lien), Hachette, 1862, p. 240

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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