Wattassides

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Wattassides
(ber) ⵉⵡⵟⵟⴰⵙⵏ
(ar) الوطاسيون

14721554

Description de cette image, également commentée ci-après
Carte du sultanat Wattaside (rouge foncé) et de ses états vassaux (rouge clair).
Informations générales
Statut Sultanat
Capitale Fès
Langue(s) Berbère, arabe
Religion Islam (sunnite)
Histoire et événements
1465 Mort du dernier émir mérinide, Abu Muhammad Abd al-Haqq
1472 Proclamation du sultanat
1524 Les Saadiens prennent Marrakech
1554 Conquête de Fès par les Saadiens et fin du règne des Wattassides
Sultans
(1er) 1472-1504 Mohammed ach-Chaykh
(Der) 1554 Abû Hasûn `Alî

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Les Wattassides (en berbère : ⵉⵡⵟⵟⴰⵙⵏ (Iwṭṭasn) ; en arabe : الوطاسيون (al-Waṭṭāsīyūn) ou Benou Waṭṭas : بنى وطاس ) forment une dynastie berbère ayant succédé aux Mérinides dès 1472, après une brève période de restauration idrisside ayant duré 6 ans. Ils seront évincés par les Saadiens en 1554.

Comme les Mérinides, dont ils sont souvent décrits comme une branche, les Wattassides sont d'origine zénète[1].

De leur forteresse de Tazouta, entre Melilla et la Moulouya, les Wattassides ont peu à peu étendu leur puissance aux dépens des Mérinides régnants. Les deux familles étant apparentées, les Mérinides ont recruté de nombreux vizirs chez les Wattassides ; ces derniers prirent peu à peu le pouvoir, que le dernier sultan mérinide perdit complètement en 1465. La chute des Mérinides est suivie par une période de confusion qui dura jusqu'en 1472, au terme de laquelle les Wattassides deviennent sultans.

À partir de 1528, les princes saadiens, qui contrôlent le sud du Maroc depuis 1509 et Marrakech depuis 1524, cessent de reconnaitre le pouvoir central wattasside. De ce fait, le Maroc se trouva divisé en deux entités. À l'issue du conflit opposant Saadiens et Wattassides, ces derniers sont définitivement vaincus en 1554, permettant aux premiers de réunifier le pays.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines et dynasties apparentées[modifier | modifier le code]

Les Wattassides sont d'origine berbère. Ils sont, aux côtés des Beni Askar et des Beni Hamam, l'un des trois clans composant la tribu originelle des Beni Merin[2], tribu dont descend également la dynastie des Mérinides. Ils sont plus spécifiquement rattachés au groupe des Beni Ouazir[3].

Les Wattassides descendent des Wassin. Plusieurs hypothèses localisent les Wassin : leur présence est attestée dans la Tripolitaine occidentale lors de la conquête musulmane[4], mais également dans le Jérid tunisien[5] (dès l'an 640)[6], le désert de Barqa, les Zibans, les ksour de Ghadamès et les ksours du Mzab[7]. Leur présence est également attestée vers le milieu du XIe siècle en Ifrikiya[8] et dans les Aurès[9].

Les Wattassides proviendraient du sud de la Tripolitaine[10],[11],[12], plus précisément de la région de Ghadamès[13], en Libye, ville à la frontière de la Tunisie et de l’Algérie. En effet, les Beni Merin dont les Banu Wattas, prétendent être les fondateurs de Ghadamès[14],[15], ville renfermant de nombreuses bourgades appartenant aux clans mérinides des Banu Wattas et Banu Ouartajin[14]. Pierre Berthier affirme que les Wattassides viennent de l'Est algérien comme leurs cousin Beni Merin[3].

Si Ibn Khaldoun qualifie les Beni Ouazir d'intrus au sein des Beni Merin et fait plutôt remonter leur origine aux Almoravides[2]'[16], il ne qualifie les Beni Ouazir qu'en tant que composante parmi d'autres des Beni Wattas, ce qui ne généralise pas l'origine Sanhadja présumée à l'ensemble. L'opinion majoritaire parmi les auteurs modernes affirme l'origine zénète des Wattassides.

Les Wattassides sont ainsi tantôt décrits comme cousins des Mérinides[17], tantôt comme une branche collatérale de ceux-ci[18] ou encore d'associés à ces derniers[10].

Les ancêtres des Wattassides sont poussés à migrer d'est en ouest par les Hilaliens, qui envahissent l'Afrique du Nord à partir du XIe siècle, ou encore par les Sanhadja[3].

Les Aït el Qadi, ayant exercé le pouvoir à Koukou (en Kabylie), sont donnés comme liés aux Wattassides. En effet un des aïeux commun avec les Aït el Qadi, Sid El Hadj Sufi, aurait fondé une zawiya au ksar Badriyan[19]. Suite aux migrations zénètes, on retrouve des Beni Wattas dans plusieurs endroits de la Berbérie comme parmi les Beni Sliman de Tablat[20], dans le Titteri.

Montée en puissance[modifier | modifier le code]

Sous les Mérinides, les Wattassides sont implantés au Nord du Maroc et plus précisément dans le Rif. Ils occupent de hauts emplois dans l'administration dans laquelle ils prennent une importance croissante et prendre les premières places du gouvernement. Contrairement aux dynasties précédentes –Almoravides, Almohades et Mérinides– ils ne s'imposent donc pas par la guerre[3].

Affaiblissement des Mérinides et régence wattasside[modifier | modifier le code]

La dynastie wattasside fut créée dans un Maroc mérinide en déclin, connaissant un contexte de crise politique, culturel, social et financière, où les Mérinides essaient tant bien que mal de repousser les invasions portugaises et espagnoles tout en aidant le royaume de Grenade à survivre à la reconquista.

L’événement déterminant de l’ascension au pouvoir des Wattassides est l'assassinat du sultan mérinide Abou Saïd Othmane III et de presque toute sa famille en 1420. Seul un fils du sultan, Abdelhaq alors âgé d'un an, est épargné ; il est aussitôt proclamé sultan par le gouverneur wattasside de Salé Abou Zakariya, qui exerce alors la réalité du pouvoir en tant que Vizir[21]. Véritable régent, il exerce une influence considérable sur le Makhzen. Son fils Yahia Zakariya devient vizir à son tour en 1458 mais est massacré avec sa famille en 1459 par le sultan mérinide Abdelhaq, devenu adulte et impatient d'exercer réellement son pouvoir[21].

Prise de pouvoir par les Wattassides[modifier | modifier le code]

En 1465, une révolte éclate à Fès contre dernier sultan mérinide Abdelhaq, en raison du mécontentement populaire à la suite de la nomination de Haroun ben Bettach, un grand commerçant de confession juive, en tant que grand vizir.

Abdelhaq est capturé et tué par les révoltés le 23 mai 1465 sans laisser d'héritier. Le chef des Chorfas de Fès, Mohammed ben Ali, est alors proclamé sultan du Maroc en [22],[23]. Ce dernier ne réussit cependant pas à imposer son autorité bien au-delà de Fès et de sa région.

En 1471, Abu Abd Allah ach-Chaykh Muhammad ben Yahya, survivant du massacre de sa famille perpétré par Abdelhaq, reprend Fès à Mohammed ben Ali et devient le premier souverain wattasside effectif[23],[21], après avoir conclu avec le roi du Portugal, Alphonse V, une trêve de vingt ans[24].

Règne[modifier | modifier le code]

L'histoire de la dynastie des Wattasside est tumultueuse. Seul deux sultans auront un règne consistant : Muhammad ach-Chaykh (1572-1501) et son fils Mohammed al-Burtuqâlî (1501-1526). La dynastie va être confrontée dès 1524 à la montée des chérifs saadiens, leur concurrents directs pour le trône[24].

Ils promettent au peuple marocain et andalou tourmenté par le tournant de guerre en faveur des Rois Catholiques qu’ils protégeront fidèlement le Maroc contre les incursions étrangères. Mais ils ne tiendront pas leur parole, les Portugais multipliant leurs comptoirs sur le littoral marocain.

Le successeur de Mohammed al-Cheikh tentera tant bien que mal de s’emparer d’Assilah et de Tanger, respectivement en 1508, 1511 et 1515, mais il échouera.

Déclin[modifier | modifier le code]

Au nord, plusieurs régions du refusent l'autorité wattasside tandis que le nord-ouest est gouverné par des princes ne reconnaissant que nominalement le pouvoir central wattasside.

Au milieu de ce désordre, une force politique nouvelle finit par émerger : les zawiyas. La menace européenne et la crise du pouvoir provoquent un débordement des zawiyas de leurs prérogatives purement religieuses. Face à un pouvoir wattasside paralysé par les luttes intestines, les zawiyas s'appuient sur une tradition de guerre sainte et le prestige de l'ascendance prophétique pour prendre l'initiative. Ainsi les zawiyas jazulites du Souss désignent les Saadiens, clan arabe et chérifien, pour mener la guerre sainte contre les Portugais[25].

Reconnaissant d'abord nominalment l'autorité centrale des Wattassides, les Saadiens, qui prennent Marrakech en 1524 et en font leur capitale, entrent en confrontation avec les premiers dès 1528[26] et, à la suite d'une bataille à l'issue indécise, se voient confirmer leur autorité sur le Sud du Maroc par le traité de Tadla.

En 1537 l’issue de la concurrence des deux lignées de sultans est bouclée : les Saadiens battent les Portugais à Agadir, tandis que les Wattassides cherchent une approche plus diplomatique avec les Rois Catholiques. Les Saadiens sont traités en héros par les populations, ce qui facilite leur conquête militaire et leur permet ensuite de reprendre l’un après l’autre tous les comptoirs portugais sur les côtes marocaines, hormis Tanger, Ceuta et Mazagan. Ils attaquent en même temps les Wattassides qui leur font résistance, ces derniers devront bien vite se plier devant la puissance saadienne émergente.

Brève restauration[modifier | modifier le code]

En 1554 alors que toutes les villes Wattassides déposent les armes les unes après les autres, le sultan Abou Hassan Ali avec l'appui de Salah Raïs, beylerbey d'Alger, reprend Fès[27], mais les Saadiens réagissent rapidement, reprennent la ville au bout de 9 mois et tuent le dernier prétendant wattasside. Les derniers Wattasides fuient alors le Maroc mais sont tués à la suite de raids pirates sur leur bateau tandis que les fils du dernier sultan Wattasside trouvent refuge dans la régence d'Alger[27]. Finalement, les Wattasides n’auront en rien amélioré la situation marocaine après la Reconquista espagnole. Il faudra attendre les Saadiens pour rétablir l’ordre et repousser les ambitions expansionnistes des Royaumes de la péninsule Ibérique.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 1420 : Le sultan mérinide Abû Sa`id `Uthmân ben Ahmad meurt, son fils Abû Muhammad `Abd al-Haqq lui succède comme sultan mérinide âgé de seulement un an. Le gouverneur de Salé Abû Zakarîyâ Yahyâ de la tribu des Banû Wattas alliée aux Mérinides et installée dans le Rif exerce la régence et garde le pouvoir pendant vingt-huit ans.
  • 1437 : Échec d'une expédition portugaise contre Tanger. Une partie du corps expéditionnaire est fait prisonnier. Un traité intervient où les Portugais obtiennent le droit de se rembarquer à la condition de rendre Ceuta. Ils laissent comme otage l'infant Ferdinand, pour garantir l'exécution de ce pacte. Poussé par le pape, Édouard Ier préfère sacrifier son frère plutôt que sa place de commerce. Ferdinand meurt à Fès le .
  • 1458 : Le roi du Portugal Alphonse V avait préparé une armée pour le départ en croisade contre les ottomans à l'appel du pape. Il préfère finalement retourner ses forces contre Ksar-es-Seghir[28] un petit port situé entre Tanger et Ceuta. Il parvient à prendre la place.
  • 1459 : Abû Muhammad `Abd al-Haqq se retourne contre son nouveau régent Yahyâ et sa famille. Il les fait massacrer, seuls deux frères survivent, dont Muhammad ach-Chaykh, celui qui en 1472 devient le premier sultan wattasside.
  • 1462 : Ferdinand IV de Castille reprend Gibraltar.
  • 1465 : Abû Muhammad `Abd al-Haqq est égorgé à Fès au cours d'une révolte populaire. Mohammed ibn Ali Amrani-Joutey, un sultan d'origine idrisside, est proclamé sultan mais son autorité se limite à la région de Fès.
  • 1469 : Les Musulmans viennent de perdre la quasi-totalité de leurs territoires d'Al-Andalus. Seuls les Nasrides conservent Grenade et ses environs jusqu'en 1492. Cette période connaît un afflux massif, vers le Maroc, d'andalous musulmans et juifs pourchassés par l'Inquisition et la conversion forcée au christianisme.
  • 1471 : Le roi portugais Alphonse V parvient à prendre Tanger en profitant des désordres de Fès. Cette anarchie ne dure qu'un temps; l'un des survivants du massacre de 1459, Muhammad ach-Chaykh reprend Fès et y installe le sultanat wattasside en 1472.
Le Maroc au début du XVIe siècle : en rouge, le domaine des Wattasides.
  • 1471 : Les Portugais prennent Asilah, puis Tanger, ce qui leur permet de contrôler le détroit de Gibraltar.
  • De 1472 à 1505 : Mohammed ach-Chaykh ne peut empêcher l'installation des Portugais sur les côtes du pays à Safi (1481) puis à Azemmour en (1486). Les Portugais occuperont véritablement ces deux villes en 1508 et 1513.
  • 1492 : Le royaume de Grenade, dernier état musulman d'Espagne est vaincu. Les Rois Catholiques d'Espagne s'emparent de Grenade, scellant ainsi la fin de l'Islam espagnol.
  • 1505 : Mohammed al-Burtuqâlî succède à Mohammed ach-Chaykh jusqu'en 1524. Il échoue dans ses tentatives de reprendre Asilah en 1508 et 1515 et Tanger en 1511 et voit les Portugais multiplier leurs comptoirs le long de la côte : création de Santa Cruz de Aguer (actuellement Agadir), installation à Mazagan (actuellement El-Jadida), construction de la forteresse d'Agouz (actuellement Souira Kedima) à l'embouchure de l'oued Tensift.
  • 1511 : Mohammed al-Jazuli, chef d'une puissante zaouïa du Souss soutient la désignation comme chef de guerre du Saadien Muhammad al-Qâ'im bi-'Amr Allah.
  • 1524 : Les Saadiens se rendent maîtres de Marrakech avec le soutien des tribus berbères du Souss et de la Vallée du Draâ.
  • 1528 : Ahmed doit reconnaître aux Saadiens une indépendance de fait dans les régions du sud. Quand il se décide à marcher sur Marrakech il est battu et doit se replier. Deux fils de Muhammad al-Qâ'im se partagent alors le pouvoir dans le sud du pays : Ahmed al-'A`raj règne à Marrakech, et Mohammed ach-Chaykh est gouverneur du Souss.
  • 1537 : Les Saadiens obtiennent le partage du Maroc en deux royaumes après leur victoire sur les Wattassides à la bataille de l'Oued el-Abid. Les Saadiens prennent Agadir aux Portugais et apparaissent comme les défenseurs de l'islam alors que les Wattassides cherchent à négocier avec les chrétiens. Les Saadiens reprennent tour à tour tous les comptoirs portugais hormis Tanger, Ceuta et Mazagan.
  • 1548 : Les Saadiens font prisonnier le sultan wattasside Ahmed qui est libéré contre l'abandon de Meknès. Deux ans après les Saadiens prennent Fès. Ensuite ils échouent dans leurs tentatives d'expansion vers l'Algérie ottomane.
  • 1554 : Le Wattasside Abû Hasûn `Alî, appuyé par les Ottomans installés à Alger, reprend Fès. Il est finalement vaincu et tué lors de la bataille de Tadla par le Saadien Mohammed ach-Chaykh qui récupère Fès. Les derniers Wattassides sont massacrés par des pirates[réf. souhaitée] alors qu'ils fuient le Maroc.

La dynastie[modifier | modifier le code]

Les vizirs Wattassides[modifier | modifier le code]

Pendant la minorité de l'émir mérinide Abû Muhammad `Abd al-Haqq

Les sultans Wattassides (1472-1554)[modifier | modifier le code]

Filiation[modifier | modifier le code]

├1─Abû Zakarîyâ Yahyâ 1428-1448.
│  ├3─Yahyâ 1458-1459 tué par le Mérinide Abû Muhammad `Abd al-Haqq
│  └*1─Mohammed ach-Chaykh 1472-1504.
│     ├*2─Mohammed al-Burtuqâlî 1504-1526.
│     │  └*3─Ahmed 1526-1545 et 1547-1549.
│     │     │
│     │     └*4─[30]Mohammed al-Qâsrî  1545-1547.
│     │
│     └*5─[29]Abû Hasûn `Alî 1526 et 1554
└──Yûsuf
   │
   └2─[31]`Alî 1448–1458, mort en 1459.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) C.E. Bosworth, The New Islamic Dynasties, Columbia University Press, , p. 48
  2. a et b (ar)Mohammed Hajjaj Touil, Les Wattassides, dans : Encyclopédie du Maroc (Maâlamat al-Maghrib), Tome XXII, pp. 7600-7601, Publ. Association des Auteurs Marocains pour la Publication, Ed. Impr. de Salé (2005), (ISBN 9981030295), « الوطاسيون، الفرقة الثالثة في الحلف المريني إلى جانب بني عسکر وبني حمام، ترجع بعض المصادر أصلهم إلى المرابطين، فقد أشار ابن خلدون إلى أن بني الوزير منهم يرون أن نسبهم دخيل في بني مرين، وأضاف أنهم من أعقاب يوسف بن تاشفين لحقوا بالبدو ونزلوا على بني وطاس »
  3. a b c et d Berthier 1985, p. 27, « Comme leurs cousins Beni Merin, les Ouattassides viennent de l'Est algérien. Leur appartenance tribale les lie au grand groupe Zénète, eux-mêmes étant plus spécifiquement rattaché aux Beni Ouazir. Ils semblent avoir été poussé vers l'Ouest par les tribus hilaliennes ou Sanhadja. Sous les Beni Merin leur zone d'implantation est le Nord du Maroc, le Rif plus précisément. Pendant le règne des Béni Mérin on les voit occuper de hauts emplois dans l'administration, puis profitant de la décadence mérinide ils ont su habilement s'infiltrer dans le gouvernement jusqu'à tenir les premières places. »
  4. Lamia Ben Abid Saadallah, Maya Gharbi et Thouraya Belkahia Karoui, Identités et territoires dans le Maghreb antique : actes du colloque international organisé à Tunis, 29-30 novembre 2013, Université de Tunis, Faculté des Sciences Humaines et Sociales, Laboratoire de recherche Histoire des économies et des sociétés méditerranéennes, (lire en ligne), p. 81-88 :

    « les géographes arabes et certains savants ibadites nous ont transmis des indications précieuses et assez variées qui nous permettent de suivre les traces de cette tribu de la Tripolitaine occidentale, les Ouacines / Touazines »

  5. Grigori Lazarev, Généalogies et géographies tribales (lire en ligne), p. 15
  6. comte Antione Du Paty de Clam, Fastes chronologiques de Tôzeur, A. Challamel, (lire en ligne)
  7. Muḥammad ibn ʿAbd Allâh al-(14-1494) Auteur du texte Tanasī, Histoire des Beni-Zeiyan, rois de Tlemcen, par l'iman Cidi Abou-Abd'-Allad-Mohammed Jbn-Abd'el Djelyl el-Tenessy / ouvrage traduit de l'arabe par l'abbé J.-J.-L. Bargès,..., (lire en ligne), p. XLIII à XLVII
  8. Les civilisations de l'Afrique du nord: Berbères-Arabes Turcs. Par Victor Piquet. Publié par A. Colin, 1909, pp.366, 370 [1] (screenshot)
  9. Les civilisations de l'Afrique du nord: Berbères-Arabes Turcs. Par Victor Piquet. Publié par A. Colin, 1909, p.364 [2] (screenshot)
  10. a et b Bernard Lugan, Histoire de l’Afrique – Des origines à nos jours, Ellipses, (ISBN 9782729842680), p. 285.
    La dynastie qui apparut au Maroc était donc celle des Banu Wattas (ou Beni Wattas). C'est au terme de migrations séculaires que ces Berbères du groupe zénète, originaires du sud de la Tripolitaine, étaient arrivés dans le sud de l'actuel Maroc.
  11. Abdelhamid Hilmi, Le Nord de l’Oriental marocain : une région frontalière, (lire en ligne), p. 20
  12. The Moslem World : Volumes 42-43, Nile Mission Press, , p. 66
  13. Muḥammad ibn ʿAbd Allâh al-(14-1494) Auteur du texte Tanasī, Histoire des Beni-Zeiyan, rois de Tlemcen, par l'iman Cidi Abou-Abd'-Allad-Mohammed Jbn-Abd'el Djelyl el-Tenessy / ouvrage traduit de l'arabe par l'abbé J.-J.-L. Bargès,..., (lire en ligne)
  14. a et b Adolphe de Calassanti-Motylinski, Le dialecte berbère de R'edamès, (lire en ligne), p. X
  15. Yaḥyá ibn Šaraf al-Nawawī, Chronique d'Abou Zakaria (lire en ligne), p. 119
  16. Ibn Khaldūn, Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique Septentrionale, Impr. du Gouvernement, (lire en ligne), p. 134 :

    « La famille des Ouazir commandait aux Beni-Ouattas, tribu mérinide. Elle se représentait comme agrégée seulement à la tribu des Merîn et prétendait descendre d'Ali-Ibn-Youssef-Ibn-Tachefin [le sultan almoravide]. Selon les Beni-l-Ouazir, la postérité d’Ali adopta la vie nomade et s'incorpora dans la tribu des Ouattas au point d'en prendre tous les caractères distinctifs. Fiers de leur origine supposée, les Beni-l-Ouazir se distinguerent par leur hauteur et leur fierté »

  17. Khelifa Benamara, La saga des Boubekria: ancêtres des ouled Sidi Cheikh et de Bouamama : de S. Maâmar Abou l'Âlia, aux enfants de S. Slimane ben Bousmaha : S. Mohammed - Lalla Sfia - S. Ahmed El Mejdhoub (Volume 1 de Histoire et Hagiographie du Sud-Ouest Algerien) (Libraire Djoudi Messaoud, 2002), p. 41
  18. David Lea & Annamarie Rowe, A Political Chronology of Africa (Volume 4 de Political chronologies of the world), Taylor & Francis (2001), p. 298 ( (ISBN 9781857431162))
  19. Etudes et documents berbères, La Boîte à documents, (lire en ligne), p. 152
  20. Henri Guyon, Le département du Titteri: son passé, son histoire, , EDIF 2000 - Alger (réédition) éd., p. 85 :

    « بنى وطاس . On trouve des Beni Ouattas dispersés en pays berbère , en Algérie ; il y en a chez les Beni Sliman, de Tablat. »

  21. a b et c Berthier 1985, p. 27
  22. Abdeslam Chakkour, المحمدون من ملوك المغرب, dans: Da'wat al-Haqq, no. 368 (Ministère des Habous, Juillet 2002)
  23. a et b Herman L. Beck, L'image d'Idrīs II, ses descendants de Fās et la politique sharīfienne des sultans marīnides, 656-869/1258-1465, BRILL 1989, pp.250-255 [3]
  24. a et b Berthier 1985, p. 29
  25. Sanseverino 2014, p. 279
  26. H. J. Kissling, Bertold Spuler, N. Barbour, J. S. Trimingham, F. R. C. Bagley, H. Braun, H. Hartel, The Last Great Muslim Empires, BRILL 1997, p.102 (lire en ligne)
  27. a et b Chantal De La Veronne, « Relations entre le Maroc et la Turquie dans la seconde moitié du XVIe siècle et le début du XVIIe siècle (1554-1616) », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, vol. 15, no 1,‎ , p. 391–401 (DOI 10.3406/remmm.1973.1258, lire en ligne, consulté le )
  28. espagnol : Alcácer-Ceguer ; arabe : القصر الصغير, la petite forteresse ; le petit château
  29. a et b Abû Hasûn `Alî est le frère de Mohammed al-Burtuqâlî d'après Charles-André Julien, Histoire de l'Afrique du Nord, des origines à 1830, Éd. originale 1931, rééd. Payot, Paris, 1994, (ISBN 978-2-228-88789-2), p. 569 « un frère d'Al-Burtuqâlî, Abû Hasûn », fils du même d'après (ar) الوطاسيون/بنو الوطاس Les Wattassides / Banû al-Wattas
  30. Frère de Ahmed d'après « Les dynasties musulmanes / Afrique du Nord, Wattasides »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le ), fils du même d'après (ar) الوطاسيون/بنو الوطاس Les Wattassides / Banû al-Wattas
  31. Charles-André Julien, ibidem, p. 561 « le neveu d'Abû Zakarîyâ,`Alî ibn Yûsuf »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]