Godas

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Pièce trouvée en Sardaigne représentant Godas. Légende en latin : REX CVDA.

Godas, est un noble goth du vie siècle au service du royaume vandale. En 530, le nouveau roi vandale Gélimer le nomme gouverneur de la province de Sardaigne, mais ce dernier se déclare roi de la Sardaigne et cesse de payer le tribut annuel[1].

En , alors que Bélisaire se prépare à envahir l'Afrique, Godas commence à communiquer avec l'empereur byzantin Justinien, en tant que souverain indépendant, dans le but de créer sa propre principauté sur l'île de Sardaigne. Celui ci propose à Justinien d'être son vassal en échange de troupes pour le soutenir contre les Vandales[1].

Justinien envoie le général Eulogius en Sardaigne, et promet à Godas de lui octroyer un soutien militaire. Eulogius débarque en Sardaigne, néanmoins, Godas le renvoie peu après, arguant « qu'il recevrait avec plaisir un renfort de soldats, mais qu'il n'avait nul besoin de général ». Avant que cette réponse ne parviennent à Constantinople, Justinien a déjà fait partir le général Cyrille avec 400 hommes[2].

En réaction, Gélimer envoie une puissante armée composée de 5 000 de ses meilleurs soldats, 120 vaisseaux légers, commandée par son frère Tzazo, pour écraser la rébellion. Tzazo débarque au port de Calaris (actuelle Cagliari, en Italie) et prend immédiatement la ville, tuant Godas et tous les soldats avec lui[3]. La flotte byzantine conduite par Cyrille pour le soutenir ne réussi pas à atteindre la Sardaigne à temps[3].

La révolte de Godas est fatale au royaume vandale ; car pendant que Tzazo part en Sardaigne avec le gros des forces vandales pour réprimer la rébellion, une armée byzantine commandée par Bélisaire débarque sans opposition près de Caput vada (actuelle Chebba, en Tunisie), dans le but de conquérir le royaume vandale. Bélisaire vainc ensuite les dernières troupes vandales à l'Ad Decimum et prend Carthage avant que Gélimer ne rappelle Tzazo en Afrique[4].

Référencement[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Procope de Césarée 1852, p. I.X.4.
  2. Procope de Césarée 1852, p. I.XI.1.
  3. a et b Procope de Césarée 1852, p. I.XXIV.1.
  4. Procope de Césarée 1852, p. I.XXV.3.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Procope de Césarée, Histoire de la guerre des Vandales, Paris, Firmin-Didot, (lire en ligne)