Hildéric

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Hildéric
Une pièce frappée au nom de Hildéric (Hildirix) et portant son effigie.
Une pièce frappée au nom de Hildéric (Hildirix) et portant son effigie.
Titre
Roi des Vandales et des Alains
Prédécesseur Thrasamund
Successeur Gélimer
Biographie
Titre complet Rex Wandalorum Et Alanorum
Dynastie Hasdings
Théodosiens
Date de naissance
Date de décès
Père Hunéric
Mère Eudocia
Résidence Carthage

Hildéric (c. 460-533), était l'avant-dernier roi des Vandales et des Alains (523-530). Bien que mort au moment où le royaume vandale a été renversé en 534, il a néanmoins joué un rôle clé dans cet événement.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hildéric était le petit-fils du roi Genséric, fondateur du royaume vandale. Son père était Hunéric, et sa mère était Eudocia, la fille de l'empereur romain Valentinien III et Licinia Eudoxia[1]. La plupart des Vandales étaient ariens et persécutaient les catholiques, mais Hildéric les favorisa, car étant la religion de sa mère, rendant son accession au trône controversée. Peu après être devenu roi, Hildéric fit emprisonner la veuve de son prédécesseur, Amalafrida; il a échappé à la guerre avec son frère, le roi gothique Théoderic le Grand, seulement par la mort de ce dernier en 526[2].

Le règne de Hildéric fut remarquable pour les excellentes relations de son royaume avec l'Empire romain d'Orient. Procope écrit qu'il était « uni par les liens étroits de l'amitié et de l'hospitalité avec Justinien », notant que Hildéric et Justinien « entretenaient, par de magnifiques présents, leur attachement réciproque »[3]. Hildéric permit à un nouvel évêque catholique de prendre ses fonctions dans la capitale vandale de Carthage, et de nombreux Vandales commencèrent à se convertir au catholicisme, à l'effroi de la noblesse vandale.

Au moment où il a été affecté à la couronne, Hildéric était au moins dans la cinquantaine, sinon plus de 60 ans. Pour cette raison, selon Procope, il se désintéressait des opérations militaires des Vandales et les a laissé à charge d'autres membres de la famille, dont Procope choisit de mentionner son neveu, Hoamer[4].

Après 7 ans sur le trône, Hildéric a été victime d'une révolte menée par son cousin Gélimer, qui a mené le peuple dans une rébellion contre le roi vandale. Gélimer devient alors roi des Vandales et des Alains, et rétablit l'arianisme comme religion officielle du royaume. Il a emprisonné Hildéric, avec Hoamer et son frère Euagees mais ne l'a pas tué. Justinien protesta contre les actions de Gélimer, exigeant que Gelimer rende le royaume à Hilderic. Gelimer renvoya les représentants qui lui apportèrent ce message, creva les yeux de Hoamer, et plaça Hildéric et Euagees sous haute surveillance, affirmant qu'ils avaient planifié un coup d'État contre lui. Quand Justinien envoya une seconde ambassade pour protester contre ces actions, Gélimer répondit, en effet, que Justinien n'avait pas d'autorité pour faire ces demandes. Furieux de cette réponse, Justinien conclut rapidement sa guerre contre la Perse et prépara une expédition contre les Vandales en 533[5]. Une fois que Gélimer a appris l'arrivée de l'armée romaine, il a fait assassiner Hildéric, avec Euagees et d'autres partisans de Hildéric qu'il avait emprisonné[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stewart I. Oost, Galla Placidia Augusta: A biographical essay (Chicago: University Press, 1968), p. 306.
  2. Herwig Wolfram, History of the Goths, traduit par Thomas J. Dunlap (Berkeley: University of California, 1988), p. 308.
  3. Procope, De Bellus III.9.5. Traduit par H.B. Dewing, Procopius (Cambridge: Loeb Classical Library, 1979), vol. 2 p. 85.
  4. Procope, III.9.1; traduit par Dewing, vol. 2 p. 83.
  5. Procope, III.9.6 - 26; traduit par Dewing, vol. 2 p. 85-91.
  6. Procope, III.17.11; traduit par Dewing, vol. 2, p. 153.

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]