Sibylle de Baugé

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Sibylle de Baugé
Image illustrative de l’article Sibylle de Baugé
Gisant de Sybille de Baugé à Hautecombe

Titre Comtesse de Savoie
(1285-)
Autres titres Dame de Bresse
Prédécesseur Alix de Méranie
Successeur Marie de Brabant
Biographie
Dynastie Famille de Baugé
Naissance
Décès
Père Guy II de Baugé
Mère Dauphine de Saint-Bonnet-le-Château
Conjoint Amédée V de Savoie
Enfants Bonne,
Marguerite,
Agnès,
Éléonore,
Édouard,
Catherine,
Aymon

Sibylle de Baugé, née en 1255 et décédée le , est dame de Bresse puis comtesse de Savoie par son mariage avec Amédée V de Savoie, auquel elle apporte par dot la Bresse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Sibylle ou Sibille (parfois Simone) est la fille unique de Guy II de Baugé (aujourd'hui Bâgé), seigneur de Baugé et de Bresse[1], et de Dauphine de Saint-Bonnet[2], que Père Anselme ou encore Samuel Guichenon désignent par Dauphine de Lavieu, dame de Saint-Bonnet[3]. Ces auteurs la font ainsi « vitcomtesse de Lavieu », titre qui en réalité est une invention[2]. L’année de naissance nous est connue puisque Guy de Baugé teste le et lègue l’ensemble de ses biens à l’enfant qui va naître[4].

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Sibylle de Baugé est mariée en 1272[5], à l'âge de 17 ans, à Amédée V, comte de Savoie[6]. Les fiançailles sont célébrées le 5 juillet 1272 au château de Chillon[7].

Ils ont sept[3] ou probablement huit enfants[8], dont deux fils qui seront comte de Savoie : Édouard de Savoie dit « le Libéral » et Aymon de Savoie dit « Aymon le Pacifique », qui règnent successivement à la suite de leur père[3],[6].

Rattachement de la Bresse à la Savoie[modifier | modifier le code]

Fille unique et héritière de Guy II sire de Baugé, seigneur souverain de Bresse, Sybille de Baugé apporte en dot la Bresse à son mariage avec Amédée V de Savoie[6]. La Bresse est alors rattachée à la Savoie.

Ce mariage et surtout la dot qu'elle implique sont l'œuvre de l'oncle de son mari, Philippe Ier, alors comte de Savoie. À l'époque où il était encore archevêque de Lyon, Philippe s'était fait nommer tuteur des enfants de Renaud IV de Baugé (grand-père de Sibylle), et avait pu œuvrer en tant que régent à la réunion de la Bresse à ses États. Un premier « legs » est effectué en 1266 au nom des enfants de Renaud (oncles et tantes de Sibylle) et au bénéfice de Philippe, le reste du domaine étant rattaché à la Savoie par le mariage de Sibylle[11].

Mort et sépulture[modifier | modifier le code]

Elle meurt le et est enterrée le 4 juin de la même année dans le cimetière de l'église de l'abbaye d'Hautecombe[5]. Dans son testament, elle lègue des sommes assez importantes à l'abbaye et à d'autres églises du comté[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claudius Blanchard, Histoire de l'abbaye d'Hautecombe en Savoie : avec pièces justificatives inédites, Chambéry, Puthod, , 741 p. (lire en ligne), chap. XII, p. 193.
  2. a et b Edouard Perroy, Les familles nobles du Forez au XIIIe siècle: essais de filiation, Volume 1, Université de Saint-Étienne, 1976, 958 pages, page 729 (lire en ligne).
  3. a b c d e f g h i j k l et m Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la royale maison de Savoie, justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monuments, histoires et autres preuves authentiques, chez Jean-Michel Briolo, (lire en ligne), p. 367 (Tome Second).
  4. Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la royale maison de Savoie, justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monuments, histoires et autres preuves authentiques, chez Jean-Michel Briolo, (lire en ligne), p. 55.
  5. a b c et d Claudius Blanchard, Histoire de l'abbaye d'Hautecombe en Savoie avec pièces justificatives inédites, Chambéry, Puthod, , 741 p. (lire en ligne), chap. XII, p. 176-177.
  6. a b et c Palluel-Guillard, p. 17.
  7. Albert Naef, Chillon, Boissonnas, , 82 p. (lire en ligne), p. 49.
  8. « Comtes de Savoie » sur Foundation for Medieval Genealogy.
  9. Hilaire Feige, « Histoire de Mélan », Mémoires et documents, vol. 20,‎ , p. 518 (lire en ligne).
  10. a et b Pierre Duparc, Le comté de Genève, (IXe-XVe siècles), t. XXXIX, Genève, Société d’histoire et d’archéologie de Genève, coll. « Mémoires et documents » (réimpr. 1978) (1re éd. 1955), 621 p. (lire en ligne), p. 244.
  11. P. Cler-Garçon, « Bourg-en-Bresse. Étude urbaine », Les Études rhodaniennes, vol. 9, nos 3-4,‎ , p. 173 (ISSN 1960-601X, lire en ligne, consulté le 31 octobre 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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