Poncins

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Poncins
Poncins
Église Saint-Laurent de Poncins.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Montbrison
Intercommunalité Communauté de communes de Forez-Est
Maire
Mandat
Julien Duché
2020-2026
Code postal 42110
Code commune 42174
Démographie
Gentilé Poncinois, poncinoises [1]
Population
municipale
1 150 hab. (2019 en augmentation de 19,67 % par rapport à 2013)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 43′ 43″ nord, 4° 09′ 46″ est
Altitude Min. 331 m
Max. 393 m
Superficie 20,63 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Feurs
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Feurs
Législatives Sixième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Poncins
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Poncins
Géolocalisation sur la carte : Loire
Voir sur la carte topographique de la Loire
City locator 14.svg
Poncins
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative d'Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Poncins
Liens
Site web commune-poncins.fr

Poncins [pɔ̃sɛ̃] est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Les habitants de Poncins sont les poncinois et poncinoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Plaque de situation géographique.

Village situé au centre de la plaine du Forez, Poncins est situé au confluent du Vizézy et du Lignon du Forez[2].

Sa sous-préfecture Montbrison est à 17 km sud-sud-ouest[3], et sa préfecture Saint-Étienne à 46 km sud[4].

Son territoire est très majoritairement occupé par des exploitations agricoles.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Poncins est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Feurs, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 16 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (74,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (32,9 %), zones agricoles hétérogènes (28,5 %), forêts (26,1 %), terres arables (9,5 %), zones urbanisées (3 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Historiquement, Le Lignon, plus ou moins aligné avec la Loise en rive droite de la Loire, a servi de passage transect est-ouest sur la plaine du Forez et au-delà. La voie Bolène, grand axe de circulation menant de Lyon à l'Aquitaine, passait la Loire à Feurs par un gué et se dirigeait ensuite sur Poncins. Avant d'arriver au village actuel, elle se tournait vers le sud-ouest et suivait le trajet repris par la D60 qui fait la limite de commune avec Chambéon, passant par « la Pierre » selon Faure (probablement le hameau les Pierre), puis à l'Orme Premier sur Chambéon[11].
Pendant la Tène (deuxième âge du fer), un village existe à Goincet, au bord du Gond (avant-dernier affluent du Lignon, en rive gauche) à 1,7 km nord-nord-ouest du bourg de Poncins et 4 km en rive gauche (côté ouest) de la Loire[12]. Ce village est similaire à celui existant à Feurs à la même période. Mais Goincet est délaissé avec l'arrivée de la période antique, tandis que le village sur Feurs prospère et devient sous Auguste (27 av. J.-C. à 14 apr. J.-C.) la capitale des Ségusiaves — leur capitale précédente n'est pas connue[13].

Dans les années 1980, des prospections aériennes ont révélé des enclos[14]

On trouve des vestiges gallo-romains sur la commune.

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Poncins apparaît comme paroisse depuis 984.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1940 1944 Joseph Pagnon    
1944 1953 Bonnafay    
1953 1957 Claude Beau    
1957 1989 Antoine Pépin    
1989 En cours Julien Duché[15] DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[17].

En 2019, la commune comptait 1 150 habitants[Note 3], en augmentation de 19,67 % par rapport à 2013 (Loire : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
445531531531560619628704675
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
707712906842835908920918915
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
890916964745716735681592601
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
582579546632679754826836955
2017 2019 - - - - - - -
1 0971 150-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Village traditionnellement agricole, le choix des administrations locales successives fut de développer la capacité d'accueil résidentielle : Aujourd'hui, la majorité des habitants travaille dans des communes extérieures : Feurs, Montbrison et même Saint-Étienne.

Culture et Patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église du village, consacrée à saint Laurent, revue entièrement au XIXe siècle, garde un élément extrêmement intéressant : elle est l'une des très rares en France à avoir gardé un clocher en bois. Son chœur est du XIIIe, son abside du XVe.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles Joseph Beauverie (1839-1923), artiste peintre, graveur et illustrateur de l'École de Barbizon, y est mort. Il s'installe à Poncins en 1888 et y meurt.
  • Marguerite Gonon (1914-1996), résistante, historienne et chercheuse du CNRS, auteur de nombreux travaux concernant notamment le Forez. Elle passe une partie de son enfance à Poncins, d'où la famille de sa mère est originaire.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Poncins (Loire).svg

Les armoiries de Poncins se blasonnent ainsi :

D’or à la bande ondée d’azur chargée d’un ombre [poisson] d’argent nageant dans le sens de la bande, accompagnée à senestre de deux cerises tigées et feuillées et à dextre de trois cerises tigées, le tout au naturel.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr, IGN (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/loire-42
  2. a et b « Poncins, carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques » et « Hydrographie » activées.
  3. © les contributeurs d'OpenStreetMap, « Distance par la route entre Poncins et Montbrison », sur openstreetmap.org (consulté en ).
  4. © les contributeurs d'OpenStreetMap, « Distance par la route entre Poncins et Saint-Étienne » (consulté en ).
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », données et études statistiques, sur statistiques.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  11. [Faure 1997] Roger Faure, « En suivant la voie Bolène », Village de Forez, nos 71-72, supplément, 25 p.,‎ , p. 15 (lire en ligne [PDF] sur forezhistoire.free.fr, consulté en ).
  12. « Goincet, Poncins et la Loire, carte interactive » sur Géoportail. Couches « Cartes IGN classiques » et « Hydrographie » activées.
  13. [Lavendhomme 1997] Marie-Odile Lavendhomme, « L'occupation du sol de la plaine du Forez (Loire) à la fin du second Âge du Fer et dans l'Antiquité : données préliminaires », Revue archéologique du Centre de la France, t. 36,‎ , p. 131-144 (voir p. 132, section « Le cadre géographique ») (lire en ligne [sur persee]).
  14. Lavendhomme 1997, p. 138.
  15. « PONCINS », sur le site de l'association des maires de France (consulté le ).
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Pionnier, Valette & Peyvel 1981] C. Pionnier, Paul Valette et A. Peyvel, « Une fouille de sauvetage dans une gravière. Goincet (commune de Poncins) », dans Colloques de Balbigny, Roanne et Saint-Étienne, Archéologie générale, Saint-Étienne, Centre d'études foréziennes, coll. « Archéologie » (no 7), , 253 p., sur books.google.fr (lire en ligne), p. 17-48.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :