Bellenaves

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Bellenaves
Bellenaves
L'église Saint-Martin de Bellenaves.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Vichy
Intercommunalité Communauté de communes Saint-Pourçain Sioule Limagne
Maire
Mandat
Nicole Hauchart
2020-2026
Code postal 03330
Code commune 03022
Démographie
Gentilé Bellenavois[1],[2]
Population
municipale
997 hab. (2019 en diminution de 1,97 % par rapport à 2013)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 12′ 05″ nord, 3° 04′ 51″ est
Altitude Min. 297 m
Max. 543 m
Superficie 34,88 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Gannat
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bellenaves
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bellenaves
Géolocalisation sur la carte : Allier
Voir sur la carte topographique de l'Allier
City locator 14.svg
Bellenaves
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative d'Auvergne-Rhône-Alpes
City locator 14.svg
Bellenaves

Bellenaves est une commune française située dans le département de l'Allier, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Bellenavois[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, département de l'Allier. Elle est située à la limite des contreforts du Massif central et se trouvait à l'origine dans l'ancienne province d'Auvergne[3].

L'ouest de la commune est couvert par la forêt des Colettes. Un projet d'implantation d'éoliennes au cœur de la forêt, sur le territoire de la commune, rencontre une importante opposition[4],[5].

Neuf communes sont limitrophes de Bellenaves[6] :

Transports[modifier | modifier le code]

L'autoroute A71 passe à proximité du bourg, mais il n'y a pas de sortie à ce niveau. La commune est traversée par plusieurs routes départementales :

Une gare est implantée sur la ligne de Commentry à Gannat, où s'arrêtent des trains TER Auvergne-Rhône-Alpes effectuant la relation entre les gares de Clermont-Ferrand et de Montluçon-Ville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom Bellenaves vient du gaulois « Bellamnavam » qui signale la présence d'un sanctuaire au dieu celte Belenos[7].

En dérive par la suite Balanava, le nom du village en bourbonnais du Croissant, zone où se rejoignent et se mélangent la langue occitane et la langue d'oïl[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bellenaves est une commune rurale[Note 1],[9]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[10],[11].

La commune est en outre hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (64,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (38,8 %), forêts (33,8 %), terres arables (22,6 %), zones agricoles hétérogènes (2,5 %), zones urbanisées (2,3 %)[14].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution Française de 1789, la commune faisait partie de l'ancienne province d'Auvergne[3].

Selon des références non validées, ce bourg « connaît un grand essor avec la création d’un prieuré dépendant de l’abbaye bénédictine de Menat aux XIIe et XIIIe siècles que Bellenaves. Une seigneurie est créée plus tard et sera transformée en marquisat au XVIIe siècle. Bellenaves produisait alors du vin comme dans toute la région mais au XIXe siècle, le phylloxéra a détruit le vignoble. Les vignes ont été alors replantées mais la production de vin a finalement disparu dans les années 1960. L’histoire de Bellenaves a laissé peu de traces : il y eut certainement des établissements ruraux gallo-romains au voisinage de Chantelle-la-Vieille, nœud de voies antiques au passage de la Bouble, et le sarcophage mérovingien trouvé au Passelan, il y a quelques années, signe à cette époque l’existence d’une église au voisinage[15] ».

En 1841, la commune de Bellenaves est réunie à celle de Saint-Bonnet-Tizon, elle-même créée en 1830 par la fusion des communes de Saint-Bonnet-de-Bellenaves et de Tizon. Ladite commune de Saint-Bonnet-de-Bellenaves porta, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le nom de Mont-sur-Bellenave[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

Bellenaves a fait partie du district de Gannat et fut chef-lieu de canton jusqu'en 1802, celui-ci ayant été transféré à Ébreuil. Elle a été rattachée à l'arrondissement de Gannat de 1801 à 1926 puis à celui de Montluçon de 1926 à 2016. Depuis le , afin que les arrondissements du département « correspondent à une meilleure cohérence administrative et [à une] adaptation aux bassins de vie », la commune passe dans l'arrondissement de Vichy[17].

Depuis les élections départementales de 2015, la commune est également rattachée au canton de Gannat.

Bellenaves fait partie :

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Félicien Barthoux PCF Conseiller général du canton d'Ébreuil (1976-1994)
Dominique Bidet[18] PCF Agriculteur
Conseiller général du canton d'Ébreuil (1994-2015)
réélu en mars 2014
En cours
(au )
Nicole Hauchart[2]   Retraitée de la fonction publique

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[20].

En 2019, la commune comptait 997 habitants[Note 2], en diminution de 1,97 % par rapport à 2013 (Allier : −2,17 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 9001 8821 7491 1412 2372 2222 6622 7262 724
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 7162 6732 5282 7252 6162 6032 4422 3882 275
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2322 1692 0371 6681 6731 6001 5901 5241 362
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 3241 1961 1181 1041 0061 0031 0301 0251 015
2015 2019 - - - - - - -
1 016997-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bellenaves dépend de l'académie de Clermont-Ferrand.

Les élèves commencent leur scolarité à l'école élémentaire publique Félicien-Barthoux[23]. Ils poursuivent au collège Jean-Baptiste-Desfilhes[24], géré par le conseil départemental de l'Allier, puis dans le lycée de Saint-Pourçain-sur-Sioule[25].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Bellenaves.
  • Église Saint-Martin[26] classée à l'inventaire des monuments historiques (date protection MH ). Cette église romane du XIIe siècle est d'inspiration nettement bourguignonne par sa décoration. Elle comprend notamment une superbe façade d'inspiration bourguignonne avec un tympan sculpté qui présente sur son linteau la Cène et un clocher octogonal gothique. L'église est éclairée par des vitraux, dont deux sont l'œuvre de François Baron-Renouard. Propriété de la commune.
  • Château de Bellenaves[27], classé à l'Inventaire national des Monuments historiques. Époque de construction : dernier quart du XIVe siècle ; XVe et XVIIIe siècles.
  • Le Peschin, maison forte, à l'origine d'une importante famille féodale[28].
  • Château du Beyrat[29] (XIVe – XVIIIe siècles).
  • Musée Automobile[30] (situé au village de Saint-Bonnet-de-Tizon) : ouvert depuis juillet 2000, il offre une collection de 45 véhicules dont un quart est renouvelé chaque année. C'est le seul musée automobile d'Auvergne.
  • Statue de Notre-Dame de la Défense, élevée en 1895 sur la colline dominant le bourg à l'ouest (en direction de la gare) en exécution du vœu fait par le curé de la paroisse en 1870.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Le congrès fondateur de l'Union communiste libertaire s'est déroulé à Bellenaves en .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léon Bideau, Bellenaves, t. I, 1909 ; t. II, 1924.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Bellenaves (03330) », sur habitants.fr, SARL Patagos (consulté le ).
  2. a b et c « Bellenaves », sur maires-allier.fr, Association des maires et des présidents d'intercommunalité de l'Allier (consulté le ).
  3. a et b Didier Robert de Vaugondy (cartographe) et Elisabeth Haussard (graveur), Gouvernemens généraux de la Marche, du Limousin, et de l'Auvergne (carte), Paris, Robert de Vaugondy fils, (lire en ligne).
  4. Sandrine Montéro, « Allier : un projet d’éoliennes contesté dans la forêt des Colettes », sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, .
  5. « Un projet de cinq à dix éoliennes dans la forêt des Collettes à Bellenaves », sur La Montagne, .
  6. Géoportail (consulté le 12 avril 2017).
  7. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. I : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, (lire en ligne), p. 2259 - 61
  8. « Atlas sonore des langues régionales de France - Zone du Croissant », sur https://atlas.limsi.fr/ ; site officiel de l'Atlas sonore des langues régionales de France,
  9. « Zonage rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  15. « Histoire », sur bellenaves.fr (consulté le ).
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Saint-Bonnet-Tizon », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  17. Préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, « Arrêté préfectoral no 16-534 du 21 décembre 2016 portant modification des limites des arrondissements du département de l'Allier » [PDF], Recueil des actes administratifs no 03-2016-061, Préfecture de l'Allier, (consulté le ), p. 40.
  18. Liste des maires de l'Allier [PDF], sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 7 juin 2014).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  23. « École élémentaire publique Félicien Barthoux », Ministère de l'Éducation nationale (consulté le ).
  24. « Collège Jean Baptiste Desfilhes », Ministère de l'Éducation nationale (consulté le ).
  25. « Sectorisation des lycées - 2GT - Allier » [PDF], Inspection académique de l'Allier, (consulté le ).
  26. « Église Saint-Martin », notice no PA00092990, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. « Château de Bellenaves », notice no PA00092988, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. « Nous retrouverons plus loin ces Brun, devenus de Peschin, du nom d'un de leurs domaines en Bourbonnais, à Bellenaves… » (Bulletin de la Société d'émulation du Bourbonnais, 1956, p. 24.). Jacquette du Peschin, femme de Bertrand VI de La Tour d'Auvergne, est une ancêtre de Catherine de Médicis.
  29. « Château du Beyzat (sic) », notice no PA00092989, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. Site du musée.
  31. René Varennes, 175 poètes bourbonnais, Éditions des Poètes bourbonnais, , p. 113-115.