Plonéis

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Plonéis
Plonéis
La mairie.
Blason de Plonéis
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Quimper-1
Intercommunalité Quimper Bretagne occidentale
Maire
Mandat
Christian Corroller
2014-2020
Code postal 29710
Code commune 29173
Démographie
Gentilé Plonéisiens
Population
municipale
2 392 hab. (2016 en augmentation de 15,72 % par rapport à 2011)
Densité 109 hab./km2
Population
aire urbaine
86 162 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 01′ nord, 4° 13′ ouest
Superficie 21,99 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Plonéis [plonejs] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Elle est située à 10 kilomètres environ de Quimper. La ville se situe dans l'intercommunalité de Quimper Bretagne occidentale.

Le Goyen, fleuve qui se jette dans la mer à Audierne, y prend sa source.

Une station du système de radiolocalisation CONSOL y était installée. La Cité du Radiophare en garde le souvenir.

Géographie[modifier | modifier le code]

Plonéis est une commune du sud Finistère et est située sur l'axe Quimper-Douarnenez, à une dizaine de kilomètres de Quimper.

Géologie[modifier | modifier le code]

D'anciennes aurières[1], reconnaissables à l'existence de fosses très allongées, longues de plusieurs centaines de mètres, existent à Kerniou, ainsi qu'au Menez-Guen et à Toulgoat en Quimper[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploeneth en 1160, Ploeneiz vers 1330[3].

Plonéis vient du breton ploe (paroisse) et de saint Neis[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Plouneis [Plonéis] de fournir 11 hommes et de payer 72 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[4].

Révolution française[modifier | modifier le code]

La paroisse de Plonéis, qui comprenait alors 150 feux, élit deux délégués, Pierre Floch et Yves Le Joncour, pour la représenter à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Quimper au printemps 1789[5].

La loi du « relative à la circonscription des paroisses du district de Pont-Croix » donne à la paroisse de Plonéis comme succursales Plogastel et Gourlizon[6].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Plonéis faisait partie, ainsi que d'autres communes comme Guengat, Briec et Plogastel-Saint-Germain, des localités voisines de Quimper dont des familles, le plus souvent très pauvres et trouvant là le moyen de gagner quelque argent, accueillaient de nombreux enfants naturels abandonnés mis en nourrice placés par l'hospice de Quimper ; beaucoup d'entre eux décédaient en raison de la médiocrité des soins qui leur étaient prodigués[7].

L'école de hameau de Gourlizon[modifier | modifier le code]

Fin XIXe la construction de 67 écoles de hameaux a été autorisée dans le Finistère par deux décrets :

  • Le décret du qui a délégué une subvention pour 18 écoles de hameaux sur l'arrondissement de Quimperlé ; toutes ont été bâties.
  • Le décret du qui a délégué une subvention pour 50 écoles de hameaux sur les quatre autres arrondissements du département (Brest, Châteaulin, Morlaix, Quimper) à choisir dans les communes « dont le territoire est le plus étendu et les ressources les plus restreintes » ; 49 ont été bâties dont 1 à Plonéis (Gourlizon qui dépendait de Plonéis jusqu'en 1892)[8].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

En réponse à une enquête épiscopale organisée en 1902 par Mgr Dubillard, évêque de Quimper et de Léon en raison de la politique alors menée par le gouvernement d'Émile Combes contre l'utilisation du breton par les membres du clergé, le recteur de Plonéis écrit : « Il est impossible de se faire comprendre en chaire en dehors des sermons bretons ; donc il est impossible d'en faire en français ». Selon Crouan, commissaire de police à Pont-L'Abbé, Plonéis est alors considéré comme « un des villages les plus bretonnants »[9].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Plonéis possède la morphologie typique d'un bourg-rue. Le village s'est développé le long de l'axe historique Quimper-Douarnenez. Les constructions venaient s’égrener sur le bord de la route, les premières autour de l'église et puis progressivement au-delà, l'école puis la mairie venant se placer alors aux limites du bourg. Les nouveaux équipements (stade, salle polyvalente, zones d'activités) poursuivent cette tendance à l'allongement du bourg. La position sur une « crête » rendit très difficile un quelconque épaississement du tissu urbain, combiné à la mainmise foncière d'un grand propriétaire terrien sur la partie sud.

La commune a connu un fort développement à la fin du XXe siècle avec la proximité de Quimper et la généralisation de l'utilisation de l'automobile, dans un phénomène bien connu de périurbanisation. Dans un premier temps avec des constructions isolées, puis des lotissements notamment dans la partie orientale, sur les terrains les plus plats.

La déviation de la RD 765 à quelques encablures au sud du bourg a permis de redonner au bourg une quiétude qu'il avait perdu au fil du développement incessant du trafic. Les travaux réalisés ont permis de reconfigurer l'ensemble de la voirie et des espaces publics et d'y introduire une note paysagère que n'autorisait pas son usage routier précédent. Avec une chaussée rétrécie, les bas-côtés ont ainsi pu être plantés de diverses essences apportant une plus grande qualité à l'ensemble. La circulation des piétons est également sécurisée.

Le PLU a été revu récemment. Il est consultable sur le site suivant http://sig-diffusion.quimper-communaute.fr/

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1925 1936 Guillaume Cornec DVD  
1936 1969 Corentin Bozec DVD  
1971 1977 M. de Carne-Marcein DVD  
1977 1995 Pierre Deudé DVD  
1995 2014 Pierre Le Berre PS[10]  
2014 en cours Christian Corroller App. PS Employé

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[12].

En 2016, la commune comptait 2 392 habitants[Note 1], en augmentation de 15,72 % par rapport à 2011 (Finistère : +0,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6051 0781 0201 2001 1291 2441 2961 3531 363
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3261 3131 3231 3501 4181 4061 5291 7021 134
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2191 2351 3141 2551 1761 0951 0111 003967
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9469361 1611 3731 4261 4171 6872 0672 392
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1936 1971 Corentin Bozec - -
1971 1977 Olivier de Carné Marcein - -
1977 1995 Pierre Deudé - -
1995 2014 Pierre le Berre - -
2014 En cours Christian Corroller   -
Les données manquantes sont à compléter.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Le Conseil municipal de Ploneis a voté la charte Ya d'ar brezhoneg le 13 octobre 2017.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Gilles.
  • Église Saint-Gilles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Manon Przybyla

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Anciennes carrières exploitant des minerais aurifères
  2. Minéraux de Bretagne, Saint-Julien-du-Pinet, Les Éd. du Piat, (ISBN 978-2-917-19822-3)
  3. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Ploneis » (consulté le 26 janvier 2017)
  4. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
  5. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages", série 1, tome 5, 1879, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49520z/f514.image.r=Plovan?rk=4206029;2
  6. " Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale", tome 12, 1791, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f428.image.r=Pouldreuzic.langFR
  7. M.F. Colin, "Les enfants mis en nourrice dans le pays de Quimper aux XVIIIe et XIXe siècles, mémoire de maîtrise, Quimper, cité par Pierrick Chuto, "Pierrick Chuto (préf. Serge Duigou, photogr. Jean-Claude Jouannet), Le Maître de Guengat [Auguste Chuto] l'emprise d'un maire en Basse-Bretagne au XIXe siècle, S.l, s.n, , 398 p. (ISBN 978-2-746-61655-4, OCLC 793132070)
  8. Marie-Paule et Bernard Kernéis, Les écoles de hameaux : deux programmes d' envergure à la fin du XIXe siècle dans le Finistère, revue "Le Lien", Centre généalogique du Finistère, n° 151, septembre 2019. Site des auteurs http://www.roch-gad.eu
  9. Fanch Broudic, L'interdiction du breton en 1902, Coop Breizh, (ISBN 2-909924-78-5)
  10. https://fr-fr.facebook.com/PSQUIMPER/posts/10155403950210327
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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