Gourlizon

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Gourlizon
Gourlizon
La mairie (Ti Kêr).
Blason de Gourlizon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Plonéour-Lanvern
Intercommunalité Haut Pays Bigouden
Maire
Mandat
Emmanuelle Rasseneur
2014-2020
Code postal 29710
Code commune 29065
Démographie
Gentilé Gourlizonnais
Population
municipale
897 hab. (2016 en augmentation de 0,11 % par rapport à 2011)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 14″ nord, 4° 15′ 56″ ouest
Superficie 9,91 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la commune de Gourlizon

Gourlizon [guʁlizɔ̃] est une commune française du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Gourlizon.

Gourlizon est une commune du sud du département du Finistère située entre Quimper et Douarnenez . La commune fait partie de la communauté de communes du Haut Pays Bigouden .

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia Guorleisan en 1022 et 1058, Gourlizon en 1458.

Gourlizon vient de « Guorleisan », nom du seigneur libérateur de Paris bien connu.

Gourlizon est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Ploaré. Gourlizon est une ancienne trève de Ploaré jusqu’à la Révolution, époque à laquelle son territoire est rattaché à celui de Plonéis jusqu’à son érection en paroisse en 1879. Gourlizon fait partie du pays de Glazig. Au XVIIe siècle, Mme de Sévigné y possède des terres. La paroisse de Gourlizon dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille.

Gourlizon devient une commune qu’en 1892.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Ancienne trève de Ploaré, sous le patronage de saint Cornély, Gourlizon est citée dans l'acte de fondation du prieuré de Locmaria de Quimper, environ l'an 1029, par lequel Bénédic, évêque et comte de Cornouaille entre 906 et 940, donna à Sainte-Marie in Aquilonia civitate (prieuré de Locmaria), le tiers des revenus de l'église de Guorleison[1]. Gourlizon a continué, jusqu'à la Révolution, à être un fief du prieuré de Locmaria.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1684[2], par suite d'un acquêt fait par Madame de Sévigné, de la seigneurie de Lestremeur, dont le manoir était au bourg de Gourlizon, cette dame prétend avoir droit à la verrière de l'autel Saint-Sébastien, d'y apposer, au lieu le plus éminent, les armes de la seigneurie de Lestremeur, qui sont : d'argent à la levrette de sable, surmonté d'un cor enguiché de même.

Liste non exhaustive des curés de Gourlizon à l'époque moderne : - 1624 : Hervé Calvez. - 1715-1720 : Mathieu Josion. - 1730 : Jean Rogel. - 1738 : Le Floch. - 1739-1751 : Yves Kerloch, nommé recteur de Cuzon (paroisse annexée par la suite par celle de Kerfeunteun). - 1752-1772 : Jean Cornec. - 1785 : Le Gall. - 1790 : François Le Bosec, né à Maël-Carhaix en 1745 ; déporté du château de Brest en Espagne le  ; puis recteur au Cloître-Pleyben ; décédé le .

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le cahier de doléances de la paroisse de Ploaré, qui concerne aussi ses trèves de Gourlizon et Le Juch, fut rédigé le en la chapelle Sainte-Hélène de Douarnenez ; de trois cents à quatre cents paroissiens participèrent à la réunion, demandant notamment « que la religion catholique (...) soit la seule observée en France », « que toutes les corvées tant publiques que territoriales soient abolies », « que les boissons en général, telles que vin, eau de vie, et autres liqueurs, seront délivrés aux laboureurs, et autres du tiers-état aux mêmes prix qu'au clergé et aux nobles ». Jean Le Cœur, du bourg de Gourlizon, fut l'un des quatre délégués élus pour représenter la paroisse de Ploaré à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Quimper[3].

La loi du « relative à la circonscription des paroisses du district de Pont-Croix » donne à la paroisse de Plonéis comme succursales Plogastel et Gourlizon[4].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Gourlizon ne devint une commune indépendante (séparée de Plonéis) qu’en 1892[5], par un décret du président de la République Sadi Carnot en date du [6].

Liste non exhaustive des Recteurs de Gourlizon depuis 1879 : - 1879-1884 : Jacques-Marie Poudoulec, de Plomodiern. - 1884-1891 : Louis-François Simon. - 1891-1902 : Narcisse Kerdavid, de Brasparts. - 1902-1906 : Jean-Corentin Castrec. - 1906 : Derrien-Marie Bothorel, de Locmélar[7].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle époque[modifier | modifier le code]

En 1902, le maire de Gourlizon, Le Floc'h, écrit au préfet : « D'après l'avis du Conseil municipal et les habitants de la commune, ils sont tous d'accord à ce que les instructions religieuses et le catéchisme soient faits en breton au moins pendant dix ans. L'école et la commune étant nouvellement créées, la majorité des habitants ne savent pas un mot de la langue nationale »[8].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Gourlizon porte les noms de 33 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 2 (Corentin Lauden et Jean Louis Youinou) sont morts sur le front belge dès le  ; 1 (Guillaume Floch'lay) est mort en mer en 1916 à bord du navire-hôpital Divona ; les autres sont décédés sur le sol français : parmi eux Yves Ponthier de Chamaillard[9], sous-lieutenant au 21e bataillon de chasseurs à pied, tué à l'ennemi le à Estrées-Deniécourt (Somme), décoré à titre posthume de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre ; Joseph Le Floc'h, soldat au 116e régiment d'infanterie, fut le dernier tué de la guerre originaire de Gourlizon (tué à l'ennemi le à Sommepy (Marne)[10].

La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Gourlizon porte les noms de 4 personnes (Pierre Bolzer, Hervé Boussard, André Celton, Henri Jaffré) mortes pour la France pendant la Deuxième Guerre mondiale. Pierre Bolzer[11], résistant FTPF, a été fusillé au Fort du Mont Valérien le [10].

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1892 1904 Louis Le Floc'h    
1904 1925 Corentin Le Bars    
1925 1945 Jean-Louis Le Bars    
1945 1952 Pierre Bescond    
1953 1965 Jean-Louis Le Bars    
1965 1989 Maxime Hatton    
1989 1995 Pierre Goaër    
1995 2001 Michel Burel    
2001 2014 Guy Marzin DVD  
2014 En cours Emmanuelle Rasseneur PSG•s Urbaniste
Conseillère Régionale

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Cornely (XVIe - XVIIe siècles), dédiée à saint Cornély, francisé en saint Corneille. Il existait déjà une église dès le XIe siècle, car une partie de cette église est donnée à l’abbaye de Locmaria de Quimper par l’évêque et comte de Cornouaille, Binidic. Datant du XVIe siècle et agrandie à la fin du XVIIe siècle, l'église actuelle comprend une nef avec bas-côtés de cinq travées et un chœur : il n'y a pas de transept. Le clocheton est sans galerie. Le porche date du début du XVIe siècle. La sacristie porte l'inscription « M. G. P. R. » et au nord « Jac. Joncour. Fab. 1685 ». On y trouve les statues de saint Cornely en pape (XVIIe siècle), saint Tugdual en évêque (XVIIe siècle), la Vierge Mère et un Crucifix.


Nota : supprimée à la Révolution, la trève de Gourlizon fut annexée à la paroisse de Plonéis ; ce n'est qu'en 1879, qu'elle fut érigée en paroisse, et alors les paysans de la trève représentèrent un ancien calice, caché au moment de la Révolution, et conservé précieusement jusqu'à la nouvelle création. Ce calice porte l'inscription suivante : POVR . LE . TREFFVE . D . GOVRLISON . S. CORNELLI . FEST . AV . TEMPS . D . J. MAZEV . F . 1583. En 1880, on y a ajouté cette autre inscription : A . D. 1880 . VNO . FERE . SAECVLO . ASSERVATVS . IN . ABSCONDITO . IN . LVCEM . TANDEM . FVIT . EDITVS . ATQVE . RVRSVM . INAVRATVS . ET . CONSECRATVS.

  • le calvaire du placitre de l'église de Gourlizon (XVIe siècle) ;
  • la croix du cimetière de Gourlizon (vers 1920) ;
  • la croix du bourg (1946).

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
590556568575612618614590573
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011
544511531623851922835859896
2016 - - - - - - - -
897--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Ernest de Chamaillard, peintre de l'école de Pont-Aven, né à Gourlizon en 1862.

Nicolas Salaün, consultant informatique spécialisé dans l'informatique décisionnelle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Barthélémy Pocquet du Haut-Jussé, Réforme grégorienne en Bretagne, "Bulletin philologique et historique jusqu'à 1610 du Comité des travaux historiques et scientifiques", 1960, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6392651d/f368.image.r=Ploar%C3%A9
  2. G. 111
  3. http://lejuch.patrimoine.free.fr/index0.htm
  4. " Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale", tome 12, 1791, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f428.image.r=Pouldreuzic.langFR
  5. "Feuilleton / Chambre des députés", 5 mars 1892, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65133776/f2.image.r=Gourlizon?rk=85837;2
  6. "Journal officiel de la République française. Lois et décrets", 2 avril 1892, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6270017w/f1.image.r=Gourlizon?rk=128756;0
  7. Archives de l'Évêché de Quimper
  8. Fanch Broudic, "L'interdiction du breton en 1902", Coop Breizh, 1997, (ISBN 2-909924-78-5)
  9. Yves Ponthier de Chamaillard, né le à Châteaulin.
  10. a et b http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=26616
  11. Pierre Bolzer, né le à Plogastel-Saint-Germain.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.