Saint-Jean-Trolimon

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Saint-Jean-Trolimon
L'église paroissiale.
L'église paroissiale.
Blason de Saint-Jean-Trolimon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Plonéour-Lanvern
Intercommunalité Pays Bigouden Sud
Maire
Mandat
Katia Gravot
2014-2020
Code postal 29120
Code commune 29252
Démographie
Gentilé Trolimonnais
Population
municipale
1 006 hab. (2013)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ Nord 4° 17′ Ouest / 47.87, -4.28
Altitude Min. 0 m – Max. 56 m
Superficie 14,68 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Saint-Jean-Trolimon [sɛ̃ ʒɑ̃ tʁɔlimɔ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-Trolimon est située à la pointe de la Bretagne dans le Finistère-sud, en pays Bigouden. La superficie de la commune est de 1 468 hectares ; son altitude varie entre 0 et 56 mètres[1].

La commune est implantée au sud-ouest du Finistère dans le canton de Plonéour-Lanvern. Elle est située à 5 km au sud de Plonéour-Lanvern et à 24 km au sud-ouest de Quimper, son chef-lieu d'arrondissement. Une langue de terrain appartenant à la commune de Plonéour-Lanvern isole du centre bourg une enclave située au nord-est de l'étang de Saint-Vio, qui correspond à l'ancienne trève de Gorré-Beuzec[2].

Linguistiquement, Saint-Jean-Trolimon se situe dans la zone du breton cornouaillais.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les hameaux de Gorré Beuzec, Kerbascol et Kerlaoudec forment une enclave de la commune de Saint-Jean-Trolimon sur le territoire des communes de Treguennec et Ploneour-Lanvern.

Le lieu-dit de Tronoën, à l'ouest de la commune, donne accès à la côte littorale.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 568, alors qu'il était de 473 en 1999[Insee 1].

Parmi ces logements, 71,7 % étaient des résidences principales, 25,8 % des résidences secondaires et 2,5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,9 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 83,2 %, en hausse par rapport à 1999 (74,6 %)[Insee 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint-Jean-Trolimon est notée « Treffrumon » dans des actes de 1389 et 1395, « Trolymon » en 1536, « Saint-Jean-Rumon » en 1690 et « Saint-Jean » en 1815. Les formes anciennes montrent que Trolimon est composé de deux éléments bretons : treff devenu tro, qui signifie « village », ici avec le sens de trève[n 1], et d'un nom de saint, Rumon, également honoré à Audierne et dans les Cornouailles britanniques. Rumon est l'ancien saint patron de la trève avant qu'il ne soit remplacé par saint Jean (-Baptiste) dans le courant du XVIIe siècle[n 2],[3].

En breton, la commune se nomme Sant-Yann-Drolimon[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le sable venu de la Baie d'Audierne, déposé par le vent, a recouvert et conservé intacts sur l'ensemble de la commune une allée couverte et d'importants sites archéologiques de l'âge du fer.

La nécropole gauloise de Kerviltré [Kerveltré] se situe dans un champ dénommé Parc-an-Menhir, en forme de monticule, où s'élevaient autrefois cinq menhirs dont quatre ont été renversés, brisés et leurs pierres en partie utilisées pour des constructions, un seul subsistant avec des traces de six cupules sur l'une de ses faces. Vingt et une urnes cinéraires furent trouvées par le propriétaire qui les brisa, espérant y trouver un trésor caché ; elles contenaient des restes d'os humains calcinés et des bracelets en bronze. Deux autres urnes trouvées en 1874 par le propriétaire contenaient des objets archéologiques qui furent vendus à vil prix à un orfèvre, mais quelques objets conservés furent sauvés par Paul du Chatellier, alors informé de ces découvertes et qui entreprit une campagne de fouille en 1875 qui permit de découvrir d'autres urnes, des squelettes et de nombreux objets archéologiques, ainsi qu'une cachette de fondeur située à proximité. Deux cents mètres plus au nord, un terrain tout couvert de monticules, au nombre d'environ 150, sont les restes des habitations[4].

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L’oppidum de Tronoën, fouillé par Paul du Chatellier[5] (une statuette en bronze d'Osiris y fut alors découverte[6]) ; le site fut réutilisé par la suite par les Romains : des statuettes votives indiquent qu'il existait à cet endroit un temple consacré à Vénus anadyomène[7].

D'autres sites préhistoriques existent sur le territoire communal : la cachette de fondeur de Rugaoudal ; la galerie souterraine de Castellou-Peron[8].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Cette commune est connue pour son rôle lors de la révolte des bonnets rouges survenue en Bretagne en 1675. C'est sur son territoire, à la chapelle de Notre-Dame de Tréminou, que fut discuté et voté l'un des codes paysans.

La chapelle Saint-Evy desservait, pour les baptêmes et les mariages seulement, l'enclave de Gorré-Beuzec, séparée du bourg par une langue de terre de Plonéour-Lanvern qui s’avance vers la mer, les enterrements se célébrant au bourg de Saint-Jean-Trolimon où se trouvait le cimetière.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-Trolimon est érigé en commune lors de la révolution française, sur la base d'une trève qui dépendait de la paroisse de Beuzec-Cap-Caval[n 3],[3]. L'enclave de Gorré-Beuzec fut alors rattachée à Saint-Jean-Trolimon contre la volonté de ses habitants qui auraient souhaté étre rattachés soit à Plonéour, soit à Tréguennec[9].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-Trolimon adhère à la communauté de communes du Pays Bigouden Sud[10].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires[11]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1803 1804 Calloch    
1809   Jean-Pierre-Jacques Pinguilly-Merle    
  1815 Nicolas Le Lay    
1815 1829 Jean Le Loch    
1832 1855 Desban    
1856 1877 Jean Le Garrec    
1878 1888 Alour Le Cossec    
1888 1903 Jean-Louis Le Garrec    
1903 1919 Pierre-Jean Tanneau    
1919 1935 Jean-Marie Jégou    
1935 1945 Jean Le Reun    
1947 1963 Pierre Balouin    
1965 1969 Jacques Le Reun    
1977 1983 Yves Jan    
1983 1995 André Cariou    
1995 2008 Roger Riou    
mars 2008 2014 Jacques Auge PS[12]  
2014 En cours Katia Gravot    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Saint-Jean-Trolimon relève du tribunal d'instance de Quimper, du tribunal de grande instance de Quimper, de la cour d'appel de Rennes, du tribunal pour enfants de Quimper, du conseil de prud'hommes de Quimper, du tribunal de commerce de Quimper, du tribunal administratif de Rennes et de la cour administrative d'appel de Nantes[13].

La commune se trouve dans la circonscription de gendarmerie de la brigade de proximité de Pont-l'Abbé.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
664 634 826 770 878 966 1 022 1 128 1 164
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 093 1 049 1 102 956 978 986 998 1 063 1 032
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 045 1 122 1 124 1 146 1 082 1 064 1 096 980 931
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
804 758 666 735 727 845 969 981 1 008
2013 - - - - - - - -
1 006 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Rennes. Cette académie fait partie de la zone A pour son calendrier de vacances scolaires.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique

La paroisse catholique de Saint-Jean-Trolimon (saint Jean-Baptiste) fait partie de l'ensemble paroissial de Pont-l'Abbé dans le doyenné de Pont-l'Abbé (diocèse de Quimper et Léon).

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 29 396 €, ce qui plaçait Saint-Jean-Trolimon au 16 956e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[16].

En 2009, 50,8 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[Insee 4]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 617 personnes, parmi lesquelles on comptait 76,8 % d'actifs dont 69,3 % ayant un emploi et 7,5 % de chômeurs[Insee 5].

On comptait 78 emplois dans la zone d'emploi, contre 70 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 431, l'indicateur de concentration d'emploi est de 61,3 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu plus d'un emploi pour deux habitants actifs[Insee 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Saint-Jean-Trolimon comptait 69 établissements : 16 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 4 dans l'industrie, 14 dans la construction, 27 dans le commerce-transports-services divers et 8 étaient relatifs au secteur administratif[Insee 7].

En 2011, 3 entreprises ont été créées à Saint-Jean-Trolimon[Insee 8], toutes par des autoentrepreneurs[Insee 9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Calvaire et chapelle de Tronoën.
  • Chapelle et calvaire de Saint-Evy[17].

Chapelle du XVIIe siècle située près du village de Kerbascol, dans l'enclave de Gorré-Beuzec. Sur l'aile nord de l'édifice figurent un calice sculpté dans le granite et la date « 1660 ». Une fontaine se situe à l'angle de la nef et de l'aile sud.

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 17 septembre 2004.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcellin Caillon, À la découverte du pays bigouden, Pont-l'Abbé,
  • Serge Duigou, Quand les Bigoudens étaient pilleurs d'épaves, Quimper, Ressac,

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Avant 1790, Saint-Jean-Trolimon était une trève de la paroisse de Beuzec-Cap-Caval.
  2. Le remplacement d'un saint autochtone par un saint officiel de l'église catholique fêté le même jour est courant en Basse-Bretagne. En Grande-Bretagne, saint Rumon est fêté le 30 août, tandis que la décollation de saint Jean-Baptiste est fêtée le 29.
  3. La paroisse de Beuzec-Cap-Caval est supprimée dans le même temps et son territoire divisé entre Saint-Jean-Trolimon, Plomeur et Penmarc'h.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  2. http://fr.topic-topos.com/patrimoine-saint-jean-trolimon
  3. a, b et c « Base de données KerOfis », Office public de la langue bretonne (consulté le 17 avril 2016)
  4. Paul du Chatellier, Exploration du cimetière gaulois de Kerviltré en Saint-Jean-Trolimon, "Bulletins et mémoires / Société d'émulation des Côtes-du-Nord", 1877, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2078185/f334.image.r=Treffiagat
  5. Paul du Chatellier, "L'oppidum de Tronoën", 1877
  6. Louis Richard, Statuette en bronze d'Osiris provenant de Tronoën (Finistère), revue "Annales de Bretagne", 1969, consultable http://www.persee.fr/doc/abpo_0003-391x_1969_num_76_1_2517
  7. http://fr.topic-topos.com/patrimoine-saint-jean-trolimon
  8. P.-L. Gouletquer, Le souterrain de Castellou-Péron en Saint-Jean-Trolimon (Finistère), revue "Annales de Bretagne", 1968, consultable http://www.persee.fr/doc/abpo_0003-391x_1968_num_75_1_2438
  9. http://www.saintjeantrolimon.fr/la-commune/histoire/
  10. « Saint-Jean-Trolimon », sur le site de la communauté de communes Pays Bigouden Sud (consulté le 4 août 2015).
  11. Archives départementales du Finistère
  12. annickleloch2012.parti-socialiste.fr/2012/06/05/nos-soutiens/
  13. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des libertés (consulté le 4 août 2015).
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  16. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 août 2015).
  17. Chapelle de Saint-Evy, mairie de Saint-Jean-Trolimon