Tréguennec

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Tréguennec
Église paroissiale Notre-Dame de Pitié.
Église paroissiale Notre-Dame de Pitié.
Blason de Tréguennec
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Plonéour-Lanvern
Intercommunalité Pays Bigouden Sud
Maire
Mandat
Claude Boucher
2014-2020
Code postal 29720
Code commune 29292
Démographie
Gentilé Tréguennécois
Population
municipale
315 hab. (2014)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 53′ nord, 4° 20′ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 53 m
Superficie 9,61 km2
Localisation

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Liens
Site web treguennec.fr

Tréguennec [tʁegɛnɛk] est une commune riveraine de la baie d'Audierne, dans le département du Finistère en région Bretagne, en France. Ses habitants sont appelés les Tréguennécois.

Sur le territoire de la commune se trouvent les vestiges de l'usine de concassage de galets de Tréguennec, maillon important de l'Organisation Todt, datant de la Seconde Guerre mondiale.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Tréguennec fait partie de l'entité de tradition dite pays Bigouden (autrefois Cap Caval), célèbre par la haute coiffe que ses femmes portent jusqu'aux premières années du XXIe siècle et la commune est littorale de la Baie d'Audierne.

Article détaillé : Pays Bigouden.
Article détaillé : Baie d'Audierne (Bretagne).

Le bourg de Tréguennec est à trois kilomètres du rivage, à onze kilomètres de Pont-l'Abbé et à une vingtaine de kilomètres de Quimper.

Carte de la commune de Tréguennec

Un décret en date du fixe la limite de séparation des quartiers maritimes d'Audierne et du Guilvinec au point de séparation des communes de Tréogat et de Tréguennec[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Tréguennec jouxte les communes de :

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Tréguennec : le cordon de galets bordant la Baie d'Audierne et le blockhaus sur la plage témoignant du recul du cordon de galets depuis la Seconde Guerre mondiale
Tréguennec : les dunes sensibles à l'érosion ; apports de sable et tentative de protection de la dune par des géotextiles

La commune, baignée à l'ouest par l'océan Atlantique, est située dans la partie sud-est de la Baie d'Audierne, connue pour ses courants , la navigation y est dangereuse ; c'est une zone de galets, de dunes basses (particulièrement exposées à l'érosion), de paluds[2] (par exemple les paluds de Kersugal et de Kerguellec), et d'étangs (étang de Saint-Vio, Loc'h ar Stang, étang de Trunvel[3]), autrefois réservés aux plaisirs de la chasse des barons de Pont-l'Abbé[4], qui est désormais un site naturel protégé : la totalité du littoral de la commune est désormais propriété du Conservatoire du littoral et est classé zone Natura 2000.

Article détaillé : Baie d'Audierne (Bretagne).
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Les altitudes au sein du finage communal vont du niveau de la mer jusqu'à 43 mètres près du lieu-dit Mesmeur, le bourg se trouvant vers 33 mètres d'altitude. L'habitat est traditionnellement dispersé en une vingtaine d'écarts (hameaux et fermes isolées).

De beaux cristaux d’apatite ont été trouvés à Prat-ar-Hastel en Tréguennec[5] et des gisements d'aplite ont été autrefois utilisés pour la construction locale[6]. Deux filons, distants d'environ 200 mètres dans leur partie occidentale et se rejoignant aux environs du hameau de Trébonvel, vont de la côte jusqu'au bourg de Plonéour-Lanvern[7].

L'étang de Trunvel (en fait un marais d'une superficie de 150 ha), limite la commune au nord, la séparant de celle de Tréogat, appartient au Conservatoire du littoral et accueille la reproduction d'ardéidés des roselières, de passereaux paludicoles et de limicoles notamment et qui a été classé dans le programme "Life-Nature 2004-2008" pour la conservation du phragmite aquatique[8] ; cet étang était menacé comme l'écrit Robert Corillion en 1951 : « Le grand étang de Trunvel, à la limite de Tréguennec et Tréogat, a vu réduire considérablement sa superficie et sa profondeur. La phragmitaie l'a envahi presque complètement »[9].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique, c'est-à-dire tempéré. L'hiver est doux, humide et très venté. L'été ignore les fortes chaleurs.

Écologie[modifier | modifier le code]

La végétation sur les dunes de Tréguennec à proximité du camp Todt

Faune marine[modifier | modifier le code]

Dans la baie, les eaux océaniques butent contre les courants plus froids venant de la Manche. Aussi la zone est-elle très poissonneuse.

Ornithologie[modifier | modifier le code]

Quatre-vingt-dix-sept espèces d'oiseaux sont repérées sur le site de Tréguennec[10].

Répartition de l'habitat[modifier | modifier le code]

La commune se caractérise par un habitat dispersé (34 lieux-dits habités sont répertoriés dans le finage communal) : Ar Haël ; Balanou ; Chapelle Saint-Vio ; Cleu Braz ; Cosquer ; Croaz an Dour ; Croaz Poull Cariou ; Kerbasquet ; Kerbastanet ; Kergadaouen ; Kergaradec ; Kergoz ; Kerguellec ; Kerguéoc ; Kerguiffinec ; Kerguz ; Kerlan ; Kerlaz ; Kermabec ; Kersaux ; Kersugal ; Kersugal Bihan ; Kervaillant ; Kervillic ; Mesmeur ; Palud de Kerguellec ; Palud de Kersugal ; Prat ar Hastel ; Quélornet ; Roslan ; Roz ar Hastel ; Saint-Vio ; Treffy ; Tréguennec ; Ty Meïl[11].

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous les formes Tregaenoc en 1336, Treffguaennec en 1368.

Le nom en breton de la commune est Tregeneg.

Ce toponyme se décompose en Tre- définissant une trève avant de prendre le sens ecclésiastique que nous lui connaissons actuellement. La deuxième partie du toponyme est un anthroponyme : Keneg dont le « K » subit une mutation propre aux langues celtiques.

L'affirmation selon laquelle le nom signifierait en breton Trois sous (sou se dit guennec en breton) n'est pas sérieuse, ce n'est qu'une plaisanterie

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie et origines[modifier | modifier le code]

On trouve l'orthographe Tregaenoc vers 1330, Treffguaennec en 1368, Treguenec au XVe siècle et en 1574. Le nom est formé du mot breton trev (trève), qui signifie « quartier[12] » ; de ken (beau) ; et du suffixe augmentatif -eg[13]. Une autre hypothèse existe : le toponyme de Tréguennec serait un composé formé avec le vieux-breton treb (« village ») et saint Guenuc ou Guenoc, considéré comme le deuxième évêque de Quimper.

La paroisse de Tréguennec se constitue au XIVe siècle, au détriment des paroisses primitives de l'ancienne Armorique de Plonéour et de Beuzec-Cap-Caval[13] (aujourd'hui disparue). L’enclave de Gorre-Beuzec « Le Haut de Beuzec », dépendant de Saint-Jean-Trolimon, s’expliquerait mieux ainsi.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Statuette de déesse mère (ou Vénus) trouvée à Tréguennec
Biface de l'acheuléen moyen trouvé à Prat-ar-Hastel en Tréguennec (Musée de la préhistoire finistérienne de Penmarc'h)

Une stèle cylindro-conique de l'Âge du fer, trouvée dans le secteur de la vieille église, près de la mairie (où deux autres stèles sont visibles sur place), se trouve au Musée de la préhistoire finistérienne de Saint-Guénolé en Penmarc'h depuis 1925 environ : il n'en existe plus qu'un fragment haut d'environ 40 cm pour une diamètre d'environ 30 cm, qui montre cinq bandeaux horizontaux avec des rainures, des frises de dessins géométriques variés, par exemple des grecques, des doubles esses[14] et des spirales. Un vase cinéraire, orné de dessins en forme de losange et contenant des os calcinés, aurait été trouvé près de cette stèle[15].

Paul du Chatellier a exploré en 1878 à Kerbascat un monument funéraire de forme circulaire, probablement d'époque gauloise, contenant des urnes cinéraires, situé alors sur un tertre dominant le marais, à trois kilomètres de la mer, situé à Kerbasquet en Tréguennec et qu'il fit transporter dans son château de Kernuz en Pont-l'Abbé car il était menacé d'être détruit en raison de l'agrandissement d'une carrière située à proximité ; il trouva aussi les traces d'un ancien port dans les marais de Pontmen[16].

De nombreuses figurines gallo-romaines en terre cuite, plus ou moins altérées et auxquelles il manquait la tête, probablement des représentations de Cybèle ou de Vénus, ainsi qu'un buste avec un médaillon et des coupes, furent trouvées en 1855 dans les paluds de Tréguennec, indiquant la présence à cet endroit d'un atelier de fabrication de ces figurines, qui fut détruit par le feu ; quelques années avant, trois urnes funéraires contenant des cendres, ainsi qu'une monnaie de Vespasien, avaient déjà été trouvées dans ces paluds[17].

Une figurine en bronze, probablement d'origine gallo-romaine, a été trouvée vers 1935 à Saint-Vio ; il s'agit d'une pièce d'applique ayant servi de support à un chaudron[18]. Un four à potier datant de cette époque et environ 80 statuettes de déesses-mères ont aussi été découverts en 1853 près du bourg de Tréguennec[19].

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Le cimetière préhistorique de Prat-ar-Hastel[20] , situé dans la palud de Tréguennec, près de la chapelle Saint-Vio et découvert en 1926[21], est classé monument historique depuis le [22].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Selon la tradition, la chapelle Saint-Vio aurait été bâtie à l'endroit où le saint, dénommé saint Vio ou encore saint Vougay, aurait débarqué, venant de Grande-Bretagne dans une auge de pierre (une légende analogue concerne saint Houardon) ; les restes de sa dépouille auraient aussi été trouvés à cet endroit, dans un cercueil de pierre en forme d'auge[23].

« "Dès le 6e siècle (...), les envahisseurs Bretons édifièrent des oratoires à leurs saints, souvent leaders temporels autant que chefs spirituels, saints inconnus de Rome en tout cas. Les Quido[24], les Trémeur, les Evy, les Thumette[25] et les Vio furent d'autant plus vénérés dans la conscience populaire qu'ils étaient ignorés en haut lieu. (...) On conduisait à Saint-Vio en Tréguennec, les fiévreux, les enfants faibles des reins ou lents à marcher. Mais saint Vio avait aussi le pouvoir de faire la pluie et le beau temps : il suffisait de savoir faire tourner convenablement la grande pierre, l'auge, dans laquelle le saint avait traversé les mers ; ou alors, moyen plus radical, d'assister à son pardon et d'entonner son cantique[26]. »

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La Révolte des Bonnets Rouges[modifier | modifier le code]

La paroisse de Tréguennec fut impliquée dans la révolte des Bonnets rouges, en 1675. Lors de la terrible répression qui suit, les troupes du duc de Chaulnes abattent en Cap Caval six clochers, dont celui de Tréguennec[27]. On ignore lequel : celui de la modeste église du Vieux-Bourg (alors église paroissiale, aujourd'hui disparue) ? ou celui de la « chapelle neuve » (actuelle église paroissiale Notre-Dame-de-Pitié) ? On penche plutôt pour le clocher de cette dernière. On voit d'ailleurs, posé au pied du pignon, un bloc de granit taillé en cône tronqué. Il pourrait s'agir de la pointe de l'ancien clocher[28].

La perception des impôts aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Armand du Châtellier raconte qu'à partir du XVIIe siècle « tous les rôles de la paroisse de Tréguennec (...), même celui pour la levée des garde-côtes, étaient dressés par le recteur, qui recevait directement du receveur des deniers de la couronne le mandement des sommes à recouvrer, nommait ensuite au prône de la grand'messe les répartiteurs de sa paroisse, recevait des mains de chacun pour sa section les deniers qu'il parvenait à recouvrer, et les versait ensuite lui-même au receveur du Trésor[29]. Toute la comptabilité communale était ainsi établie et certifiée par lui. Aussi toutes les dépêches des services publics, même celles de de l'autorité militaire étaient-elles adressées au recteur en son manoir presbytéral »[30].

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Tréguennec de fournir 5 hommes et de payer 32 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[31].

La seigneurie de Kerguiffinec[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Kerguiffinec était une petite seigneurie située à Trégunnec, disposant d'un manoir, d'une chapelle, d'un pigeonnier et de terres[32]. Elle était possédée par la famille du Drémiet, qui fut maintenue noble d'extraction par arrêt du [33]. En 1741, Marie-Françoise du Drémiet[34] vendit le manoir à Jean Hervé Le Bastard[35], dont le fils Jean-Marie Pierre Le Bastard de Kerguiffinec, né à Tréguennec le , fut capitaine de frégate, avant de devenir député du Finistère de 1830 à 1834 et de 1837 à 1839, siégeant avec les légitimistes[36].

Tréguennec en 1778[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Tréguennec en 1778 :

« Tréguennec, à quatre lieues et demie au sud-ouest de Quimper, son évêché et son ressort ; à 44 lieues de Rennes et à 2 lieues de Pont-l'Abbé, sa subdélégation. On y compte 500 communiants[37], la cure est à l'alternative. Le territoire, borné par la mer, est fertile en toutes sortes de grains. Cette paroisse fut fondée par saint Allore ou Albin, troisième évêque de ce diocèse. Sur le bord de mer, est une chapelle dédiée à saint Vougai [saint Vio], et fort fréquentée des pèlerins : elle fut bâtie dans le sixième siècle[38]. »

Philopen[modifier | modifier le code]

Un homme à demi sauvage qui aurait vécu au XVIIIe siècle dans les rochers de Penmarch, connu sous le nom de Philopen (personnage semi-légendaire évoqué par Jacques Cambry) et qui aurait été originaire de Tréguennec (il s'agirait de Thomas Ivin, né à Tréguennec vers 1715[39]), « se nourrissant de poissons crus, des chiens, des animaux qu'il pouvait saisir. (...) Sa demeure, à quelques pas de la mer, (...) est faite de pierres brutes couvertes d'un toit de jonc ; son mobilier est composé d'une table, d'un banc, d'une poêle, d'un pot de fer, d'une cruche et de quelques écuelles de bois. Il couche auprès de sa moitié sur la terre couverte d'un peu de paille et de goémon ; des lambeaux de toile à voiles naufragés leur servent de couverture »[40]

Révolution française[modifier | modifier le code]

La paroisse de Tréguennec, qui comprenait alors 39 feux, élit deux délégués, Grégoire Giascor et Louis Guittot, pour la représenter à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Quimper au printemps 1789[41].

La loi du « relative à la circonscription des paroisses du district de Pont-Croix » donne à la paroisse de Plonéour comme succursales Tréguennec et Saint-Honoré[42] (la commune de Saint-Honoré fut rattachée à Plogastel-Saint-Germain par ordonnance du )[43].

Jean-Marie Calvez, né à Plozévet, recteur de Tréguennec, après avoir adhéré en 1790 à la protestation de Mgr Conen de Saint-Luc, fut insermenté en 1791, incarcéré à la prison des Capucins à Landerneau en 1793, déporté sur les Pontons de Rochefort (sur le navire Le Washington) en 1794 où il mourut dans la nuit du 22 au  ; ses cendres se trouvent sur l'Île Madame[44].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La sinistre réputation d'être des naufrageurs[modifier | modifier le code]

Les habitants de Plovan et des environs souffraient à l'époque de la réputation d'être des naufrageurs comme en témoigne cet extrait d'une nouvelle de Guillaume de La Landelle qui évoque, de manière romancée et probablement exagérée, le naufrage de la Minerva, un brick de Saint-Malo, en 1815 :

« (...) Dans la baie d'Audierne, les naufrageurs, bien que retenus par la crainte des douaniers et des gendarmes, exerçaient encore en 1835 leur cruelle industrie. Le point le plus mauvais a nom La Palue ou La Palud. Durant deux kilomètres environ, les dunes sont bordées de marécages presque inextricables, qu'habite une population aussi farouche que misérable. Là végète, entassée sous d'horribles huttes creusées dans le sol, loges immondes dont ne voudraient pas les cannibales de Nouvelle-Zélande, une foule d'être hâves, à peine vêtus, couchant sur des litières de jonc humide et dévorant avec avidité des aliments sans nom. (...) Dès qu'un navire est en péril en vue de leur côte, (...) hommes, femmes et enfants s'y précipitent pour piller. Sans pitié pour les naufragés, qu'ils n'osent plus massacrer comme jadis, ils les laissent froidement périr sous leurs yeux, puis les dépouillent et les enterrent précipitamment. Un naufrage amène parfois de vrais combats entre les pillards et les préposés des douanes ou la gendarmerie. »

« (...) Les malheureux ! (...) par cette brise d'ouest (...) ils seront brisés à la côte (...) par le travers de Plovan (...). En face de Plovan ! (...) Mais c'est La Palue ! Les pauvres gens n'ont aucune chance de s'en tirer ; les sauvages des marais les pilleront et les rejetteront à la mer. »

« - Est-ce possible ? Y a-t-il encore des naufrageurs dans notre pays ? »

« - Il n'y a pas autre chose entre Plovan et Tréguennec. Les paludiers, pires que des Bédouins, guettent déjà leur proie[45]. »

En 1892 encore, un auteur inconnu signant sous le pseudonyme de Paracelse écrit :

« Pendant les nuits d'hiver, lorsque le vent de tempête pousse les navires à la côte, on rencontre, allant par bandes de six à huit, toujours armés de leurs terribles crocs à goémon, « ceux de la Palud de Tréguennec » ; ils espèrent les épaves humaines le long du Pors-Carn[46], cachés entre les rochers de cette pointe de la Torche (...). C'est là qu'opéraient les naufrageurs dont ces brigands sont les dignes fils. Ils attachaient des lanternes aux cornes de leurs vaches ; la démarche oscillante des animaux faisait prendre aux navigateurs égarés ces falots pour les feux de quelque navire à l'ancre secoué par le roulis. (...) Aussi les descendants des anciens naufrageurs ont-ils encore fort mauvaise réputation ; s'ils n'allument plus de feux homicides, ils errent toujours la nuit sur la grève du Pors-Carn, et en plein jour il ne fait pas bon de s'aventurer sans un bon fusil dans la Palud de Tréguennec, surtout si l'on a quelque bijou apparent. Il faut se tenir sur ses gardes vis-à-vis de grands gars de vingt ans, qui viennent à vous dans ces solitudes le croc d'une main, tendant l'autre pour demander sans rougir or guennec, un sou. Qui défendra le voyageur égaré dans ce désert ? Il ne faut pas cinq minutes pour creuser dans le sable de la grève une tombe de six pieds, et dans un quart d'heure, la marée montante aura tout nivelé ![47] »

Tréguennec en 1845[modifier | modifier le code]

Un mariage à Tréguennec (dessin de Gustave Janet en 1863)

A. Marteville et P. Varin, continuaters d'Ogée, décrivent ainsi Tréguennec en 1845 :

« Tréguennec (...), commune formée par l'ancienne paroisse du même nom, aujourd'hui succursale (...) Principaux villages : Kerbasquet, Kervillic, Tréfry, Mezmeur, Cosquer, Kerguellec. Maison importante : manoir de Kerguiffinec. Superficie totale : 961 ha dont (..;) terres labourables 278 ha, prés et pâtures 540 ha, bois 9 ha, vergers et jardins 7 ha, landes et incultes 108 ha (...). Moulin de Kerguiffinec, à vent. (...). Il y a foire en cette commune le premier vendredi après la Pentecôte. Géologie : granite. On parle le breton[23]. »

Description d'un mariage à Tréguennec en 1863[modifier | modifier le code]

La revue Le Monde illustré décrit, dans un article écrit par A. Hermant, un mariage à Tréguennec en 1863 ; il évoque notamment les joueurs de biniou à la sortie de l'église[48].

Description des habitants de Tréguennec en 1892[modifier | modifier le code]

L'auteur déjà cité, signant sous le pseudonyme de Paracelse, décrit ainsi les habitants de Tréguennec en 1892 :

« Sur ses bords [de la baie d'Audierne], habite une race toute particulière, dont les spécimens les plus purs se conservent justement au milieu de cette palud de Tréguennec, en plein désert. Ce sont des individus de taille moyennes, à cheveux plats et rudes , aux yeux obliques, à la face écrasée. C'est là qu'on trouve les types les plus accentués de cette race "bigouden", que plusieurs savants rattachent aux Bouriates du lac Baïkal, aux Kalmouks, aux Kalkas et autres Mongols pur sang. Dans la Palud, le type s'est conservé intact, indemne de tout mélange (...). Le pêcheur de goémon de la Palud est sédentaire, et les mariages se font presque toujours entre consanguins. C'est au milieu des dunes que vit le vrai Bigouden, dans des chaumières infectes, s'alimentant uniquement de pommes de terre cuites à l'eau, de coquillages et parfois de quelques poissons qu'il pêche en tirant le goémon, sa grande ressource. C'est avec le goémon qu'il fume une terre ingrate où il ne pousse pas un arbre à deux lieues de la côte ; c'est le goémon qu'il convertit en soude impure pour les marchands de Pont-l'Abbé qui l'achètent à vil prix ; c'est encore le goémon qui lui sert de combustible fumeux et puant pour faire cuire sa maigre pitance. (...)[49] »

Dans cet extrait, ainsi que dans la suite du texte non reproduit ici, où l'auteur compare la langue parlée (le breton) aux dialectes indochinois et décrit les vêtements bigoudens portés comme ayant des similitudes avec les vêtements portés par ces Asiatiques, Paracelse se fait l'écho de théories « scientifiques » totalement fantaisistes, mais alors à la mode, assimilant les Bigoudens à ces peuples asiatiques.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le naufrage du trois-mâts Antoinette sur la côte de Tréguennec le (le bateau fut démoli sur place)

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Les naufrages et sauvetages[modifier | modifier le code]

Grâce au porte-amarres installé à Plovan en 1868[50]en 1876, sept hommes du brick norvégien Henry furent sauvés au large du lieu-dit Kervabac en Tréguennec : « Au premier coup, la flèche est arrivée à bord, le va-et-vient a été établi, et les huit naufragés sont descendus à terre sains et saufs »[51].

Le , l'équipage du Sancta Maria, de Dunkerque, perdu lors d'une forte tempête dans les brisants de Tréguennec, fut sauvé par le bateau de sauvetage de Penmarch, le Maman Poydenot[52].

En février 1900, le dundee Sterenden, de Tréguier, fut jeté à la côte lors d'une tempête entre Tréguennec et Penmarch ; l'équipage put être sauvé[53].

Le , la goélette René, de Saint-Malo, qui venait des bancs de Terre-Neuve avec un chargement de 21 000 morues, s'échoue sur la côte de Tréguennec ; le naufrage fait huit noyés et treize survivants, dix sauvés par les douaniers de Plovan au moyen d'un va-et-vient que ceux-ci avaient organisé, les trois autres étant recueillis dans la mâture du René[54].

Trois cultivateurs de Tréguennec (Michel Kerloch, Joseph Durand, Jean Gentric) reçurent un témoignage officiel de satisfaction du ministre de la Marine pour avoir participé au sauvetage de l'équipage du trois-mâts Savoyard, naufragé dans la Baie d'Audierne le [55].

Le , le bateau de pêche Amour-du-Drapeau, du Guilvinec, parti pêcher le maquereau, s'échoua sur la côte face à la chapelle Saint-Vio, l'homme de quart s'étant endormi ; l'équipage fut sauvé[56].

Le , le trois-mâts goélette Antoinette fut jeté à la côte de Tréguennec lors d'une forte tempête et par la suite, s'enfonçant sous le sable, se brisa en deux[57] ; le le ministre de la Marine donne officiellement un témoignage de satisfaction aux personnes ayant contribué au sauvetage de l'équipage ; parmi les sauveteurs cités, plusieurs sont de Tréguennec : Tudy Jolivet (alors maire de la commune), Guillaume Caoudal (tailleur), Jean Bilien (garde), Sébastien Cossec (cultivateur), Jean Le Rhue (cultivateur)[58].

Autres faits survenus pendant la Belle Époque[modifier | modifier le code]

Les élections municipales du à Tréguennec furent annulées par le Conseil de préfecture du Finistère le [59].

Par arrêté préfectoral du , l'école des filles de Tréguennec fut laïcisée en vertu de la loi sur les congrégations[60].

En mars 1906, les paroissiens de Tréguennec empêchèrent temporairement l'inventaire des biens d'église à Tréguennec[61].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Tréguennec : le monument aux morts

Le monument aux morts de Tréguennec porte les noms de 25 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux, trois sont morts dans les Balkans lors de l'expédition de Salonique (Pierre Balouin et Pierre Nicolas en Grèce ; André Le Pape en Serbie) ; Louis Bargain est mort à Dakar (Sénégal) ; Jean Trébern est mort des suites de ses blessures alors qu'il était prisonnier en Allemagne ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français[62].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Une épidémie de nature non précisée sévit à Tréguennec en 1921. En 1923, un projet d'aménagement d'une école des garçons et d'une école des filles, chacune à deux classes, se substituant à l'école mixte à quatre classes existante, est approuvé[63].

Par décret du du ministre de l'Intérieur, les biens ayant appartenu à la fabrique de Tréguennec, qui étaient placés sous séquestre depuis 1909 (la querelle des inventaires), furent enfin attribués à la commune de Tréguennec[64]. L'affaire traîna en longueur en raison d'un différend opposant un habitant qui demanda la restitution d'un legs effectué par l'un de ses ancêtres à la fabrique de Tréguennec, la procédure étant allée jusque devant le Conseil d'État[65].

Des restes de la frégate française Amphitrite, coulée en 1795 au large de Tréguennec, notamment trois gros canons, furent découverts en 1926 lors d'une grande marée[66].

En 1939, la famille de Joseph Marie Pérennou[67], de Tréguennec, qui avait treize enfants, obtint le prix Cognacq-Jay d'un montant de 20 000 francs[68].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Tréguennec, camp Todt, bâtiments de production

Le monument aux morts de Tréguennec porte les noms de 5 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles deux (Marcel Cossec[69] et Yves Le Corre[70]) sont des marins disparus en mer[62].

Les Allemands construisirent pendant la Seconde Guerre mondiale une importante usine de concassage de galets (camp Todt), prélevant ces derniers dans le cordon de galets de la Baie d'Audierne qui fut alors partiellement détruit, afin d'alimenter en béton les différentes fortifications du Mur de l'Atlantique dans la région, notamment à Brest.

La gare de Tréguennec est mitraillée par un appareil inconnu (un mort et deux blessés) le [71].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Tréguennec

Elles peuvent se blasonner ainsi aujourd'hui : ...

Selon le descriptif officiel des armoiries de Tréguennec, le rouge et l'or symbolisent une commune du pays Bigouden. Elle est « protégée par de précieux galets (les besants d'or) des méfaits possibles de la mer (représentée par la couleur bleue)[72] ».

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du canton de Pont-l'Abbé, l'un des trois cantons bigoudens. Elle se rattache à la Communauté de communes du Pays Bigouden Sud.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Entre 2001 et 2008, la commune a connu une relative "crise" politique, entraînant la succession de quatre maires différents en l'espace d'un mandat.

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1799 1815 Jean Hervé Le Bastard de Kerguiffinec[73],   Sieur de Kerguiffinec. Avocat.
1809 1815 René Girard    
1815 1845 Hyacinthe Le Bastard de Kerguiffinec[74]   Fils de Jean Hervé Le Bastard de Kerguiffinec, maire entre 1799 et 1815
1847 1871 Daniel Le Garrec[75]    
1871 1893 Daniel Le Failler[76]   Cultivateur
1893 1908 Jean Louis Péron[77]    
1908 1952 Tudy Jolivet[78]   Cultivateur.Chevalier de la Légion d'honneur en 1938 pour avoir exercé les fonctions de maire pendant 30 ans[79]
  1965 Jean Plouhinec    
1969   René Yannic    
1971 1977 Pierre Lautredou    
1977 1989 François Hervé    
mars 1989 mars 2001 Émile Bargain[80] PCF  
mars 2001 novembre 2001 Alexandre Robin[80]   enseignant arts plastiques
novembre 2001 août 2005 Yves Gléhen[81]    
août 2005 janvier 2007 Monique Dauchez[81]    
janvier 2007 mars 2008 Jean-Claude Jolivet[81] PCF  
mars 2008 en cours Claude Boucher PS[82] directeur comptable retraité

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[83]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[84],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 315 habitants, en diminution de -9,48 % par rapport à 2009 (Finistère : 1,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
305 340 305 348 401 481 445 457 503
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
544 553 591 532 560 577 599 626 601
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
646 675 726 755 724 725 712 649 574
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
485 399 301 274 303 342 337 325 315
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[85] puis Insee à partir de 2006[86].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Tréguennec est située dans l'académie de Rennes.

L'école publique prend, le , le nom d'école des Trois Galets[72]. Elle compte deux enseignantes. Un accueil périscolaire y est assuré le matin et le soir. À la rentrée 2012, elle reçoit 34 élèves[87].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Une école de surf est basée en été sur la plage de Kermabec[88].

Économie[modifier | modifier le code]

Tréguennec est une commune de tradition rurale.

Elle se tourne également vers le tourisme[2]. Elle est équipée de deux campings[89] et d'un gîte communal. Des particuliers proposent gîtes et chambres d'hôte[90].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Depuis février 2013, la commune dispose d'une bibliothèque, à l'étage de la salle polyvalente[91].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Maison de la baie d'Audierne[modifier | modifier le code]

Située sur la « Route du vent solaire » (circuit de découverte de la baie d'Audierne[92]), non loin de l'étang de Saint-Vio, la Maison de la baie d'Audierne sensibilise à la protection de l'environnement et ouvre aux richesses du milieu naturel (dunes, pelouses dunaires, marais littoraux, faune[93]).

Au bord de l'étang, un observatoire permet la découverte des oiseaux[10].

Cimetière préhistorique[modifier | modifier le code]

Le cimetière préhistorique de Prat-ar-Hastel, dominant la baie, se trouve dans la palud de Tréguennec[94].

Chapelle, menhir christianisé et fontaine Saint-Alor[modifier | modifier le code]

Saint Alar, connu aussi sous les noms d'Alor, ou Alour, est un ancien évêque de Quimper honoré en Pays Bigouden. La chapelle Saint-Alor est construite en 1878, sur l'emplacement de l'ancienne église paroissiale Saint-Alor, tombée en ruine durant la Révolution française[95].L’ancien centre paroissial se trouvait au Vieux-Bourg jusqu’à la Révolution française, époque à laquelle la ruine de l’église Saint-Alour entraîna le transfert du culte dans la chapelle Notre-Dame de Pitié.

Sur la façade sud de la chapelle on peut lire une inscription en breton : « Savet gant ar barressionis e plas an illis koz. 1878 » (« Érigée par les paroissiens à la place de la vieille église. 1878 »)[96]. La chapelle abrite un groupe sculpté polychrome Saint Yves entre le riche et le pauvre[97], daté de la fin XVIe siècle ou du début XVIIe siècle, des fonts baptismaux, des statues (Pieta, moine, Vierge entre saint Jean et une sainte femme, etc.) ainsi qu'une verrière représentant des scènes de la Passion et de la Crucifixion[98], classés par les Monuments historiques en 1994.

Le placître de la chapelle abrite un menhir christianisé (le menhir date de l'âge du fer), une tête de mort est gravée sur sa face avant.

La fontaine Saint-Alor est située à Nao-Hero, près de Kermabec et les paysans venaient de temps en temps y puiser de l'eau pour abreuver leurs chevaux car saint Alor est considéré comme le saint protecteur des chevaux[99].

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Chapelle, stèle et fontaine de Saint-Vio[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pierre de saint Vio.
chapelle couverte de lichen
La chapelle Saint-Vio.

La chapelle Saint-Vio est la plus petite des chapelles bigoudènes[100]. Elle est dédiée à un ermite, saint Vio (dit aussi saint Nonna ou saint Vougay), qui, selon La Vie des saincts de la Bretaigne armorique d'Albert Le Grand, serait venu d'Irlande au VIe siècle, naviguant sur un vaisseau de pierre[101] (une stèle hémisphérique à cupules de l’âge du fer, posée à une cinquantaine de mètres de l'enclos de la chapelle[102]). Le saint aurait édifié un ermitage à cet endroit. On peut dater la chapelle du XVe siècle. En 1985, une association est créée pour veiller à sa sauvegarde. En 1988, on y met en place un vitrail de Pierre Toulhoat, évoquant la vie de saint Vio[103]. Le pardon a lieu le troisième dimanche de juin[100].

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Le reliquaire de saint Vio, qui en fait ne contient pas de reliques, est placé sur un brancard pour être promené en procession le jour du pardon qui a lieu le troisième dimanche de juin[104].

Non loin de là, se trouve une fontaine du XVIe siècle, réputée miraculeuse.

L'auge de Saint-Vio, située à proximité de la chapelle, servait à blanchir le chanvre ; le pont, fait d'une ancienne dalle funéraire, situé sur le ruisseau devant la fontaine de Saint-Vio est un ancien repamoir (dalle permettant de faire reposer les écheveaux pour les faire sécher après leur rinçage)[105].

Église paroissiale Notre-Dame-de-Pitié[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame-de-Pitié, ou « chapelle neuve », est fondée en 1537, peut-être sur les vestiges d'une chapelle plus ancienne. C'est le Seigneur de Kerguiffinec qui en est le fondateur. Sa riche statuaire s'enrichit considérablement suite aux missions des pères Michel Le Nobletz et Julien Maunoir, aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Devenue bien national au cours de la Révolution, elle est vendue à un particulier en 1794, Louis Quitot, pour 400 livres. Un groupe de paroissiens, à la tête desquels le maire Jean-Hervé Le Bastard de Kerguiffinec, la rachète en 1802. Elle devient alors église paroissiale, en remplacement de l'église ruinée du Vieux-Bourg. On la dote alors d'une sacristie et d'un porche Sud. Le clocher date de 1864 ; la cloche actuelle y est installée en 1949.

Elle continue jusque dans les années 1950 d'être appelée ar chapel (« la chapelle »). Dans les années 1960 Hubert de Sainte-Marie restaure le vitrail du chevet[28].

Restaurée profondément entre 2007 et 2009 (crépis, voutes en lambris, toiture...), elle est rendue au culte à la fin de cette même année.

Entourée d'un cimetière, ce dernier est clos de murets au XVIIe siècle pour empêcher la divagation des animaux. À gauche de son entrée se trouvent les tombes de la famille Le Bastard de Kerguiffinec, dont Jean Hervé fut maire et influença la transformation de la chapelle en église paroissiale en 1802. À proximité de ces sépultures, une croix en granite, portant un Christ en pierre, sur un socle circulaire. À côté, les tombes de deux recteurs de la paroisse, repérables aisément par leurs pierres tombales en ardoise.

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Architecture[modifier | modifier le code]

Cet édifice est d'un plan basilical simple, orienté, auquel vient s'ajouter le porche et la sacristie au début du XIXe siècle. Il est construit en granite et en schiste local. Il est constitué d'une nef et d'un seul bas-côté, au nord.

La façade sud illustre parfaitement le gothique flamboyant breton du début du XVIe siècle. Deux entrées percent ses murs, la petite étant réservée au seigneur sous l'Ancien Régime. L'entrée sud principale est marquée par le porche dit "du baptême", constitué probablement d'éléments issus de l'ancienne église paroissiale.

Le chevet est plat, à la mode de l'époque (comme à saint-Nonna en Penmarch par exemple) et présente trois verrières.

La façade nord descend très bas et est appareillée en schiste ; la récente restauration lui rend ses verrières, condamnées auparavant.

Le pignon ouest présente les caractéristiques d'une église à un seul bas-côté de la Cornouaille littorale de l'époque : porche, contreforts, meurtrières, base du clocher. La chambre des cloches et la flèche octogonale sont l'œuvre de Jean-Louis Le Naour, en 1864, sur des plans de Joseph Bigot, architecte diocésain.

Vitraux[modifier | modifier le code]
Mobilier et statuaire[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La plage de sable de Kermabec est située le long d'un cordon de dunes et de galets. Le surf s'y pratique. Un poste de secours y est ouvert durant l'été[106].

Patrimoine culturel et historique[modifier | modifier le code]

  • La stèle de Kerbascat-Kergos[107]
  • L'usine de concassage de galets de Tréguennec.
  • Le manoir de Kerguiffinec[108]
  • Le moulin à vent de Kersaux[109], construit au XVIIIe siècle par Jean Hervé Le Bastard de Kerguiffinec (1694-1753) qui avait acheté la terre de Kerguiffinec en 1741.
  • La maison de la Baie d'Audierne[110]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Pierre Maël : Un roman de femme, 1895 (publié aussi en feuilleton dans le journal Le XIXe siècle[111] ; l'action se déroule en grande partie à Tréguennec).
  • Auguste Dupouy : L'Affligé, 1922 (l'action se déroule à Tréguennec et en Baie d'Audierne).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul Quéré (1931 - 1993), peintre et poète, repose au cimetière de Tréguennec.
  • Bernard Berrou (né en 1949), écrivain, auteur de Un Passager dans la baie (2005)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Léopold Dor, "Revue de droit maritime comparé", juillet 1936, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5448122g/f419.image.r=Tr%C3%A9guennec?rk=2274689;2
  2. a et b Claude Boucher, « Tréguennec : Nature et Mer », sur treguennec.fr.
  3. La majeure partie de l'étang de Trunvel est située dans la commune voisine de Tréogat
  4. Journal L'Action française, no 253 du 10 septembre 1938, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k767182m/f4.image.r=Tr%C3%A9guennec?rk=107296;4
  5. Louis Chauris, "Minéraux de Bretagne", Les éditions du Piat , 2014, (ISBN 978-2-917198-22-3)
  6. http://sigminesfrance.brgm.fr/telechargement/gites_inventaire/Treguennec.pdf
  7. Y. Lulzac, "Inventaire du territoire métropolitain. Les minéralisations à étain, tantale et lithium de Tréguennec (Finistère)", avril 1986, consultable http://infoterre.brgm.fr/rapports/86-DAM-011-OP4.pdf
  8. http://www.life-moule-perliere.org/l-etang-de-trunvel.php
  9. Robert Corillion, Les progrès de l'assèchement de quelques lagunes et étangs de la région maritime finistérienne. Conséquences sur l'appauvrissement de la flore, "Bulletin de la Société scientifique de Bretagne : Sciences mathématiques, physiques et naturelles", 1951, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6581492j/f85.image.r=Tr%C3%A9guennec?rk=107296;4
  10. a et b « L’observatoire des oiseaux », sur treguennec.fr, 21 octobre 2008.
  11. http://www.planete-genealogie.fr/genehist5329/ascendance_moullec-monique/fiche/lieu/?LieuID=3660
  12. Albert Deshayes, Dictionnaire des noms de lieux bretons, Douarnenez, Chasse-Marée / Ar Men, 1999.
  13. a et b « Les origines de Tréguennec », sur treguennec.fr, 3 octobre 2008.
  14. Dessins en forme de la lettre "S", en fait en forme de croc de boucher
  15. Anne Villard et Marie-Yvane Daire, "Les stèles de l'Âge du Fer à décors géométriques et curvilignes. État de la question dans l'Ouest armoricain", Revue archéologique de l'Ouest, no 13, 1996, consultable http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rao_0767-709x_1996_num_13_1_1044
  16. Paul du Chatellier, Exploration d'un monument circulaire à Kerbascat et port-ancien dans les marais de Pont-Men, "Bulletins et mémoires - Société d'émulation des Côtes-du-Nord", 1878, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207819j/f118.image et "Revue des sociétés savantes de la France et de l'étranger", janvier 1878, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35906b/f491.image.r=Tr%C3%A9guennec
  17. Armand René du Châtellier, Découverte dans le Finistère d'un dépôt de figurines gallo-romaines, "Bulletin monumental", 1856, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k31042r/f449.image.r=Tr%C3%A9guennec
  18. Pierre-Roland Giot et P.-L. Gouletquer, Quelques petits bronzes armoricains, revue "Annales de Bretagne", 1964, consultable http://www.persee.fr/doc/abpo_0003-391x_1964_num_71_1_2210
  19. "Catalogue du musée archéologique et du musée des anciens costumes bretons de la ville de Quimper", 1885, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6527276z/f38.image.r=Tr%C3%A9guennec?rk=407727;2
  20. G.A.L. Boisselier, La nécropole de Tréguennec, près Plonéour-Lanvern, "Bulletin de la Société préhistorique", 1940
  21. Journal Le Gaulois : littéraire et politique, n° du 16 mai 1926, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k540521k/f4.image.r=Tr%C3%A9guennec?rk=515024;0
  22. Journal officiel de la République française. Lois et décrets, n° du 23 mars 1938, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65847238/f6.image.r=Tr%C3%A9guennec?rk=214593;2
  23. a et b A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 2, 1845, consultable https://books.google.fr/books?id=9o8DAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwitlPL7gpTTAhWBmBQKHej-CoQQ6wEIHTAA#v=onepage&q=Tr%C3%A9guennec&f=false
  24. Saint Kido, ou saint Kidou, francisé en saint Guy, est le patron de la chapelle de Languidou, qui lui doit son nom, voir http://fr.topic-topos.com/saint-kidou-plovan
  25. Sainte Thumette, sœur de saint Enéour, voir http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12586/Sainte-Thumette.html
  26. Serge Duigou, "Les chapelles du pays bigouden", éditions Ouest-France, 1976, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33290153/f6.image.r=Tr%C3%A9guennec?rk=2811172;4
  27. Serge Duigou, La Révolte des bonnets rouges en pays bigouden, Quimper, Ressac, 1989, p. 18. L'auteur précise qu'il s'agit du clocher de l'« église paroissiale de Tréguennec ».
  28. a et b « Église Notre-Dame-de-Pitié », sur treguennec.fr, 27 septembre 2008.
  29. En 1781, la paroisse de Tréguennec paya 416 livres de capitation, 496 livres de vingtièmes et environ 2 000 livres pour les dîmes dues au recteur, à la dixième et à la onzième gerbe
  30. Armand du Châtellier, La baronnie du Pont, ancien évêché de Cornouaille, "Revue des provinces de l'Ouest", 1857, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k208807q/f661.image.r=Ernothon.langFR
  31. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
  32. http://saint-guenole.net/kerguiffinec/
  33. René Kerviler, "Répertoire général de bio-bibliographie bretonne", 1886-1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58202999/f334.image.r=Tr%C3%A9guennec?rk=85837;2
  34. Marie-Françoise du Drémiet, fille de Jean du Drémiet, écuyer et de Renée Le Rasle, dame de Kerguiffinec, mariée le à Tréguennec avec Joseph-Corentin Billoart
  35. Jean Hervé Le Bastard de Kerguiffinec, né le à Pont-l'Abbé, décédé le à Quimper, seigneur de Mesmeur (en La Forêt-Fouesnant), fut sénéchal de Pont-Croix en 1721 et maire de Quimper en 1737, voir Henri Léon Bresson, "Essai de généalogie ascendante : comprenant la recherche de tous les ancêtres de Marie-Thérèse Bresson", 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5462751z/f26.image.r=Kerguiffinec?rk=64378;0 et René Kerviler, " Répertoire général de bio-bibliographie bretonn", Livre premier, Les bretons. 2,BEC-BER, 1886-1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5817533g/f176.image.r=Kerguiffinec
  36. Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, "Dictionnaire des parlementaires français : depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889", tome IV, 1889-1891, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k837081/f10.image.r=Tr%C3%A9guennec?rk=2575120;0
  37. Personnes en âge de communier
  38. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist04og
  39. http://fr.topic-topos.com/philopen-treguennec
  40. François Quiniou, "Penmarc'h : son histoire, ses monuments", 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k146367f/f222.image.r=Tr%C3%A9guennec
  41. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages", série 1, tome 5, 1879, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49520z/f514.image.r=Plovan?rk=4206029;2
  42. " Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale", tome 12, 1791, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f428.image.r=Pouldreuzic.langFR
  43. http://www.archives-finistere.fr/medias/medias.aspx?INSTANCE=exploitation&PORTAL_ID=portal_genere_EACCPF_C000274.xml
  44. René Kerviler, "Répertoire général de bio-bibliographie bretonne", 1886-1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58176362/f312.image.r=Tr%C3%A9guennec?rk=1888421;2 et Aimé Guillon, "Les martyrs de la foi pendant la Révolution française", 1821, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6581887m/f369.image.r=Tr%C3%A9guennec
  45. Guillaume de La Landelle, Naufrage de la Minerva, revue "La Sylphide", n° du 30 mars 1869, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6113341m/f5.image.r=Penhors.langFR et Jean Merrien, "Les drames de la mer", 1995, (ISBN 2-905970-78-2), consultable https://books.google.fr/books?id=EPxlxYFa8bAC&pg=PA104&lpg=PA104&dq=naufrage+Minerva+Saint-Malo&source=bl&ots=gLOvWV-m7V&sig=map166WQHg-RPafQenf64-zsZoU&hl=fr&sa=X&ved=0CDUQ6AEwA2oVChMIxJOM8YrLxwIVjFgUCh2rCQLC#v=onepage&q=naufrage%20Minerva%20Saint-Malo&f=false
  46. La plage de Pors-Carn se trouve sur le territoire de la commune de Penmarch
  47. Les pêcheurs de Pen'march, "Revue hebdomadaire";octobre 1892, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k299305v/f313.image.r=Tr%C3%A9guennec
  48. Le Monde illustré, n° du 22 août 1863, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6221096f/f10.image.r=Tr%C3%A9guennec?rk=42918;4
  49. Les pêcheurs de Pen'march, "Revue hebdomadaire";octobre 1892, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k299305v/f303.image.r=Tr%C3%A9guennec?rk=64378;0
  50. "Annales du sauvetage maritime", 1868, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5767099n/f121.image.r=Plovan?rk=85837;2
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  69. Marcel Cossec, né le à Saint-Jean-Trolimon, matelot canonnier à bord du cuirassé Bretagne, mort lors du naufrage de ce bateau lors de la bataille de Mers el-Kébir le
  70. Yves Le Corre, né le à Penmarch, quartier-maître fusilier à bord du Chacal culé par les Allemands le au large du Cap d'Alprech
  71. Éric Rondel, La Bretagne bombardée : 1940-1944, Fréhel, Ouest, (ISBN 978-2-364-28007-6)
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  73. Jean Hervé Le Bastard de Kerguiffinec, né le à Quimper, décédé le à Tréguennec
  74. Hyacinthe Daniel Marie Le Bastard de Kerguiffinec, né le à Tréguennec, décédé le
  75. Daniel Le Garrec, né le à Kerguéoc en Tréguennec, décédé le à Kerguéoc en Tréguennec
  76. Daniel Le Failler, né le à Kerzugal en Tréguennec, décédé le à Kerzugal en Tréguennec
  77. Jean Louis Péron, né le à Tréguennec
  78. Tudy Jolivet, né le à Tréguennec
  79. "Bulletin officiel du Ministère de l'intérieur", août 1938, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6124282s/f18.image.r=Tr%C3%A9guennec?rk=21459;2 et journal Le Citoyen du 7 octobre 1938, consultable http://mnesys-viewer.archives-finistere.fr/accounts/mnesys_cg29/datas/medias/collections/bibliotheque/presse/4MI032/FRAD029_4MI_032_1938_10_07_001_1938_10_28_004.pdf
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  88. « L’école de surf », sur treguennec.fr. Hors-saison, l'école se déplace le long de la baie d'Audierne, en fonction des conditions météo.
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Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Per Pérennou, Marig et autres moments de vie à Tréguennec, chez l'auteur, 2009, diff. Coop Breizh.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]