Landrévarzec

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Landrévarzec
Landrevarzeg
Landrévarzec
La mairie.
Blason de Landrévarzec Landrevarzeg
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Intercommunalité Communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale
Maire
Mandat
Paul Boëdec
2020-2026
Code postal 29510
Code commune 29106
Démographie
Gentilé Landrévarzécois
Population
municipale
1 841 hab. (2017 en augmentation de 5,2 % par rapport à 2012)
Densité 91 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 25″ nord, 4° 03′ 33″ ouest
Altitude Min. 42 m
Max. 165 m
Superficie 20,32 km2
Élections
Départementales Canton de Briec
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site de la commune

Landrévarzec [lɑ̃dʁevaʁzɛk] (en breton : Landrevarzeg) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du Pays Glazik.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Lan Trefharthoc[1],[2], Tref Harthoc aux XIe et XIIe siècles, Landrevarzec en 1426.

Landrévarzec vient du breton lan(n) (ermitage, monastère), de tre(f) (village)[3] et de Harthog[4] ou Harthoc, personnage venu d'outre-mer. Un texte du XIe siècle prouve que ce nom de lieu est formé de trois mots, les deux termes géographiques lan et tref, et le nom d'homme « Hartuc »[5].

Selon René Kerviler, saint Evarzec, patron primitif de Landrévarzec, où il a été remplacé par saint Guénolé, était un abbé du XIIe siècle appelé en latin sanctus Everardus[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Landrévarzec fut à l'origine un prieuré dépendant de l'abbaye de Landévennec.

Quilinen[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

La paroisse de Landrévarzec et sa trève de Tréflès, qui comprenaient alors 134 feux, élurent deux délégués, Laurent Kerbouach et Hervé Suignar, pour les représenter à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Quimper au printemps 1789[7].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Une section de la commune de Briec[modifier | modifier le code]

En 1874, la section de Landrévarzec, peuplée alors de 1214 habitants, par 5 conseillers municipaux au sein du conseil municipal de Briec, composé en tout de 23 conseillers (la section de Briec, peuplée alors de 3 347 habitants était représentée par 14 conseillers municipaux et la section de Landudal, peuplée alors de 931 habitants, était représentée par 4 conseillers municipaux)[8].

Un exemple d'émigration[modifier | modifier le code]

En 1889 Jean-Marie Ramou et sa femme Françoise Le Grand, de Landrévarzec, et leurs cousins Jean et Guillaume Le Grand émigrent à Ville-Marie, près du lac Témiscamingue, au Québec. Ayant eu 9 enfants, leurs descendants sont plusieurs centaines désormais[9].

L'indépendance communale[modifier | modifier le code]

Landrévarzec est détaché de Briec par la loi du [10].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

En réponse à une enquête épiscopale organisée en 1902 par Mgr Dubillard, évêque de Quimper et de Léon en raison de la politique alors menée par le gouvernement d'Émile Combes contre l'utilisation du breton par les membres du clergé, le recteur de Landrévarzec, l'abbé Souben, écrit : « Les instructions paroissiales se font toujours ici en breton » ; dans un rapport daté de , le préfet du Finistère indique qu'à Landrévarzec « le breton est seul en usage »[11].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Yann Bothorel, de Landrévarzec, fut assassiné par des résistants pour faits de collaboration avec l'Allemagne.

Jean Sizorn, le rebouteux de Pont-Quéau[modifier | modifier le code]

Jean Sizorn[Note 1], meunier à Pont-Quéau, donnait depuis des années des consultations de rebouteux au moulin et, certains jours, à Quimper et à Douarnenez ; il avait une nombreuse clientèle en raison de sa réputation. Il fut poursuivi en 1951 à la requête de l'Ordre des médecins pour exercice illégal de la médecine. Convoqué au tribunal de Quimper le , il est soutenu par une foule nombreuse qui l'accompagne jusqu'au palais de justice et bénéficie de nombreux témoignages de soutien. Lors de la reprise du procès le 17 novembre 1951, des pancartes de soutien sont brandis par les manifestants : « Sizorn le bienfaiteur », « Foutez-lui la paix ! »[12]. Il est condamné à une peine symbolique (500 francs d'amende avec sursis et le franc symbolique à titre de dommages et intérêts pour l'Ordre des médecins)[13] ; le substitut du procureur de la République avait demandé au tribunal de ne pas condamner « un bienfaiteur de l'humanité »[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent aux trois fasces de gueules accompagnées, en chef, d'une volute de crosse de sable issant de la première fasce, accostée de quatre mouchetures d'hermine du même, à la bordure d'azur chargée de neuf quintefeuilles du champ.
Commentaires : Armoiries inscrites à l'armorial officiel du Finistère[15],[16].
Le blason est entouré d'une bordure d'azur, couleur du Pays Glazik, décorée de quintefeuilles d'argent. La crosse de sable qui se trouve entre les mouchetures d'hermines rappelle le lien étroit entre l'abbaye de Landévennec et la paroisse de Landrévarzec pendant des siècles à travers le personnage de Saint-Guénolé. Le fond de l'écu d'argent à trois fasces de gueules surmontées en chef de quatre hermines de sable reprennent les armes de la famille Kerguelen Blason famille bzh Kerguelen.svg qui a vécu un temps à Landrévarzec.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 mars 2014 Lucien Kerrec[17] DVD  
mars 2014 mai 2020 Hervé Trellu DVG Retraité de la fonction publique
mai 2020 En cours Paul Boëdec[18] DVD Agriculteur

Jumelages[modifier | modifier le code]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

  • L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le .

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Guénolé.

Événements[modifier | modifier le code]

La paroisse de Landrévarzec apparaît pour la première fois en 1248, créée aux dépens de celle de Briec au profit de l'abbaye de Landévennec qui y tient le chef-lieu de sa seigneurie des Salles.

Vie associative[modifier | modifier le code]

Le village est jumelé avec le village de Charnay, une commune qui se trouve au nord de Lyon, dans le département du Rhône.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1896. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2017, la commune comptait 1 841 habitants[Note 2], en augmentation de 5,2 % par rapport à 2012 (Finistère : +0,86 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
1 4531 5581 5271 5431 5131 3651 2421 1821 134
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009
1 0951 0541 0251 0901 2401 3721 4521 5461 612
2014 2017 - - - - - - -
1 8221 841-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean Sizorn, né le à Landrévarzec, décédé le à Landrévarzec.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dans la charte XIII du Cartulaire de Landévennec
  2. Francis Gourvil - Noms de famille bretons d'origine toponymique, page XIII.
  3. Hervé Abalain, « Noms de lieux bretons - Page 36, Editions Jean-paul Gisserot, ([[International Standard Book Number|ISBN]] [[Spécial:Ouvrages de référence/2877474828|2877474828]]) » (consulté le 20 janvier 2017)
  4. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France, Volume 2, page 1050
  5. R. Latouche, Valeur historique des légendes, "Recueil de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Tarn-et-Garonne", 1911, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5727817f/f88.image.r=Evarzec?rk=64378;0
  6. René Kerviler, "Répertoire général de bio-bibliographie bretonne", livre premier, 1886-1908, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58167704/f159.image.r=Evarzec?rk=1437775;2
  7. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages", série 1, tome 5, 1879, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49520z/f514.image.r=Plovan?rk=4206029;2
  8. " Rapports et délibérations - Finistère, Conseil général", 1874, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55647045/f664.image.r=Landudal.langFR
  9. Josette Jouas, Christian Le Corre et Christiane Jamey, "Ces Bretons d'Amérique du Nord", éditions Ouest-France, 2005, (ISBN 2-7373-3605-8)
  10. Albert-Sylvain Grenier, "Répertoire des faits politiques, sociaux, économiques et généraux", Berger-Levrault, Paris, 1896, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65478681/f41.image.r=Guipavas%20.langFR
  11. Fanch Broudic, L'interdiction du breton en 1902 : la IIIe République contre les langues régionales, Spézet, Coop Breizh, , 182 p. (ISBN 2-909924-78-5)
  12. Thierry Charpentier, « Médecine. Les praticiens de l'ombre au XIXe siècle », sur Le Telegramme, (consulté le 28 juin 2020).
  13. Annick Le Douguet, "Guérisseurs et sorciers bretons au banc des accusés", éditions Le Douguet, 2017, (ISBN 978-2-9512892-5-3)
  14. https://www.ouest-france.fr/bretagne/landrevarzec-29510/la-memoire-de-jean-marie-sizorn-rebouteux-honoree-2105995
  15. Site sur la commune de Landrévarzec
  16. Site de la commune de Landrévarzec sur le site de la communauté de commune
  17. « Dernier conseil municipal pour Lucien Kerrec, maire depuis 1995 », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  18. « Municipales à Landrévarzec. Premier mandat de maire pour Paul Boëdec », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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