Pierre Bossan

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Pierre-Marie Bossan
Image illustrative de l'article Pierre Bossan
Paul-Émile Millefaut, Monument à Pierre Bossan, Lyon, basilique Notre-Dame de Fourvière.
Présentation
Nom de naissance Pierre-Marie Bossan
Naissance
Lyon
Décès (à 74 ans)
La Ciotat
Nationalité Drapeau de la France France
Œuvre
Réalisations Église Saint-Georges de Lyon
Basilique Saint-Régis (Lalouvesc)
Basilique Notre-Dame de Fourvière

Pierre-Marie Bossan est un architecte français, né le à Lyon, et mort le à La Ciotat.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre-Marie Bossan est né en 1814, au sein d'une famille modeste. Ainé de sept enfants, il peut effectuer des études et s'oriente vers l'architecture. D'abord à l'école des Beaux-Arts de Lyon, il rejoint l'atelier de Labrouste à Paris. De retour à Lyon à 25 ans, il est plein d'ambition et espère faire fortune rapidement. Il obtient la fonction d'« architecte de la cathédrale » et se voit confier la réalisation d'une église neuve pour remplacer l'église de la commanderie du temple qui croule : c'est Saint-Georges qu'il bâtit en 1845, dans un style gothique très pur. Il la traitera « d'erreur de jeunesse », or si elle ne porte pas la marque de l'artiste, elle est une réussite néogothique. C'est une période prolifique : l'église de Tassin, la chapelle des jésuites, rue Sala, la chaire épiscopale en bois à la cathédrale, etc.

Il part en voyage en Italie en 1845. Lors de son passage en Sicile il découvre l'art byzantin. Il est conquis. Pendant son voyage, son frère qui l'avait accompagné meurt. L'architecte est très troublé. Alors libre-penseur, Bossan, à son retour d'Italie, va visiter Ars en 1852, en compagnie de sa sœur Thérèse. Il y rencontre le curé, Jean-Marie Vianney, et se convertit. De son côté, sa sœur entre dans les ordres.

S'il n'est plus architecte de la cathédrale depuis 1847, les commandes s’enchaînent : son style prend un tour très personnel et très néo-byzantin. Il est déjà en train de dessiner des plans pour une « grande église » sur la colline de Fourvière. En 1850, il est à Rome, et il obtient le grand prix de Rome d'architecture[réf. nécessaire]. c'est là que son projet de Fourvière prend forme. À partir de 1852, il bâtit de nombreuses églises, chapelles et maison particulière. Il dessine aussi toute sorte de statues, de mobilier, d'orfèvreries. Il collabore notamment avec l'orfèvre lyonnais Thomas-Joseph Armand-Calliat à partir de 1858.

Lorsqu'en 1871 est prise la décision de bâtir la basilique Notre-Dame de Fourvière, à la suite de la préservation de la ville de Lyon de l'invasion prussienne, Bossan est fort de ses réalisations en particulier les sites de pèlerinage d'Ars (église Sainte-Philomène, début de construction en 1862)[1] et de Lalouvesc (début de construction en 1864, ouverture au public en 1871)[2]. Il peut présenter son « vieux » projet de basilique. Celui-ci est accepté et la construction commence dès 1872. Très vite, Bossan, vieillissant et malade, se retire à La Ciotat, d'où il contrôle Sainte-Marie Perrin, à qui la construction a été confiée.

Dans sa retraite, Bossan continue à dessiner, et en particulier la statuaire et le mobilier de sa grande œuvre de Fourvière. Auprès de lui se forme un certain nombre d'architecte, dessinateurs, sculpteurs et peintres.

Il meurt le à La Ciotat. Pierre Bossan est enterré à Lyon au cimetière de Loyasse.

Réalisations principales[modifier | modifier le code]

Il a aussi réalisé des monuments funéraires, du mobilier liturgique, dessiné de l'orfèvrerie, de la statuaire, donné des esquisses de peintures, etc. Toutes choses qu'il faisait ensuite réaliser par des ouvriers et artisans. On trouve des éléments similaires (forme des colonnes…) dans plusieurs édifices religieux : Ars, Fourvière, Lalouvesc, Aouste-sur-Sye, Marseille…

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. histoire de la basilique d'Ars sur le site de Brou.
  2. Notice sur la Basilique de LaLouvesc sur le site cimetières de France.
  3. Saints et Madones au coins de nos rues, éditions lyonnaises d'art et d'histoire, 1995, p. 58
  4. Photographie de l'église de Couzon-au-Mont-d'Or sur communefrance2.com.
  5. Jean Pelletier, Connaître son arrondissement, le 3e, éditions lyonnaises d'art et d'histoire, p. 42-43
  6. Nicolas Jacquet, Façades lyonnaises, édition Laurence Solnais, septembre 2008, p. 154
  7. Histoire de l'église du couvent de Marseille.
  8. Actualités de la bibliothèque municipale de Lyon.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sainte-Marie Perrin, Pierre Bossan, architecte : sa vie, son caractère, son œuvre, sa doctrine, 1889.
  • Félix Thiollier, L'œuvre de Pierre Bossan, architecte : basiliques, églises, chapelles, monuments civils, tombeaux, bronzes, orfèvrerie, ... : Monographie de la chapelle de Saint-Thomas d'Aquin à Oullins (Rhône), peintures, sculptures, décoration intérieure, par P. Borel, C. Dufrayne, J. Razuret, Montbrison, Impr. E. Brassart, 1891.
  • Philippe Dufieux, Le Mythe de la primatie des Gaules. Pierre Bossan (1815-1888) et l’architecture religieuse en Lyonnais au XIXe siècle, PUL, 2004.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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