Sampzon

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Sampzon
Sampzon
Le Rocher de Sampzon
Blason de Sampzon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Vallon-Pont-d'Arc
Intercommunalité Communauté de communes des Gorges de l'Ardèche
Maire
Mandat
Yvon Ventalon
2014-2020
Code postal 07120
Code commune 07306
Démographie
Gentilé Sampzonnais
Population
municipale
228 hab. (2017 en augmentation de 3,17 % par rapport à 2012)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 25′ 32″ nord, 4° 20′ 39″ est
Altitude Min. 84 m
Max. 465 m
Superficie 8,39 km2
Localisation
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Sampzon (prononcer Sanzon) est une commune française située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes, dans la région du Bas-Vivarais.

Les habitants de Sampzon se nomment les Sampzonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sampzon est situé en rive droite de la rivière Ardèche, au sud de la confluence du Chassezac qu'il partage avec la commune de Saint-Alban-Auriolles au nord.

La commune est limitée au nord, est et sud-est par l'Ardèche sur environ 5,7 km, au sud par la ligne de crêtes des Costes du Moure Frey, à l'ouest par les Côtes de la Serre de Pinet et au nord-ouest par le Chassezac sur environ 1 km[1],[2].

Avec la présence de l'Ardèche et du Chassezac, l'autre trait physique remarquable de la commune est le Rocher de Sampzon. Il n'a que 381 mètres d'altitude mais sa silhouette unique en table inclinée et sa relative isolation en font un repère visuel évident et un superbe belvédère d'observation. Accroché à 300 m d'altitude sur son flanc nord, le vieux village surplombe l'Ardèche de plus de 200 mètres. Le contrefort nord-est du Rocher force la rivière à s'écarter de sa direction en une longue boucle vers l'est. Cependant le point culminant de la commune n'est pas le Rocher mais un sommet de la crête des Costes situé à la pointe sud de la commune, au point de rencontre avec les communes de Salavas au sud-est et Grospierres au sud-ouest, au fond du vallon du ruisseau de Cruzières (465 mètres).

La moitié environ du territoire de la commune est couverte de bois. Des champs sont encore présents dans les vallées, à côté des nombreux campings en bord de commune le long des deux rivières principales : neuf campings sont implantés sur la commune, soit environ 1 200 placements, dont 70 % en zones inondables c'est-à-dire dans ou bordant le lit majeur des rivières concernées. L'agriculture à dominante viticole et le tourisme sont les deux principales ressources de la commune[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Sampzon est limitrophe de cinq communes[2], toutes situées dans le département de l'Ardèche. Vallon-Pont-d'Arc et Ruoms sont à environ 8 km, Salavas et Saint-Alban-Auriolles à 10 km, Grospierres à 7 km.

Rose des vents Saint-Alban-Auriolles Ruoms Ruoms
Vallon-Pont-d'Arc
Rose des vents
Grospierres N Vallon-Pont-d'Arc
O    Sampzon    E
S
Grospierres Salavas Salavas

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les lieux-dits suivis d'une astérisque sont situés à l'écart de la route indiquée.

Chateau de la Bastide sous Sampzon

B

  • La Bastide (Chteau), Chmin de la Bastide
  • La Boissonas*, D161 (Rte du Rocher)
  • Le Bournas, D161 (Rte du Rocher)

C

  • Chante-Perdrix, Chmin du Moulin (sur D161)
  • Congeon, D161 (Rte du Rocher)
  • La Coustarasse, Chmin du Moulin (sur D161)
  • Cruzières, Chmin de Cruzières (GR 4)

E

  • Les Coudouillères*, D161 (Rte du Rocher)

G

  • La Gadone, D161 (Rte du Rocher)
  • La Gorce*, Chmin de la Bastide
  • La Grange de la Planèze, Chmin de Cruzières (GR 4)

M

  • Le Moulin (anc. "de Sampzon"), Chmin du Moulin

P

  • La Planèze*, Chmin de Cruzières (GR 4)
  • Le Poux*, D161 (Rte du Rocher)

R

  • Les Rochères, D161 (Rte du Rocher)
  • Roland*, D161 (Rte du Rocher)

T

  • Le Travers, Chmin de Vallier
  • Les Trouillères, Chmin de la Source
  • La Tuilière*, Chmin de la Bastide

V

  • Vallier, Chmin de Vallier
  • La Vignasse*, D161 (Rte du Rocher)

Géologie[modifier | modifier le code]

Les calcaires du sous-sol sont d'un type à dissolution lente. Les structures karstiques qui s'y sont développées sont de type méditerranéen, avec une karstification ancienne[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Outre ayant pour limites le Chassezac[4] au nord-ouest et l'Ardèche[5] du nord au sud-est, la commune est traversée du sud au nord par le ruisseau de Vallier[6], un petit affluent saisonnier de l'Ardèche qui draine le flanc nord du Moure Frey, coule vers le nord en creusant une vallée à l'ouest du Rocher et de Sampzon, et se jette dans l'Ardèche 150 m en aval de la confluence du Chassezac.

Le Vallier a plusieurs noms le long de son parcours. Sur ses premiers 900 m environ il s'appelle le ruisseau de Cruzières ; sur les 1,2 km suivants c'est le ruisseau des Bertras. Puis il passe devant la vallée de l'Aiguille sur sa rive gauche et prend le nom de ruisseau de l'Aiguille. 700 m en aval il reçoit le ruisseau du Pas du Bas en rive gauche et le ruisseau de la Fontaine de la Boutique[7] en rive droite 50 m plus loin. Là se trouve le hameau de Vallier dont il prend et garde le nom pour les quelque 1,8 km restants de son parcours. En aval de Vallier il passe par la Gorce en rive droite, reçoit en rive gauche le ruisseau de Bertoir[8], et passe le château de la Bastide avant d'arriver dans la plaine alluviale formée par le Chassezac (environ 1,3 km de large ici à sa confluence, dont environ 600 m sur la commune de Sampzon) pour se jeter dans l'Ardèche.

Une micro-centrale électrique se trouve sur la commune, au Moulin dit "ancien moulin de Sampzon", sur le cours de l'Ardèche. Elle est exploitée depuis 1988 par la Société d'Énergie Hydro-Électrique Ardéchoise (SEHEA)[9]. Noter que la production d'électricité est abondante dans la région[10], et pas seulement d'origine hydroélectrique : la centrale nucléaire du Tricastin est à 32 km, celle de Cruas à 40 km et le site nucléaire de Marcoule à 43 km[11].

Avec ses crues saisissantes de soudaineté et de par l'accroissement de débit, la conjugaison des deux provoquant parfois des vagues de 50 cm à un mètre de hauteur, l'Ardèche est une habituée des épisodes cévenols et la rivière la plus surveillée du département. Ses crues centenales, avec 6 750 m3/s à Vallon, présentent le même ordre de débit qu'une crue du Rhône à Viviers. La crue de référence est celle de 1890, la plus dévastatrice connue avec 17,3 mètres d'eau au moulin de Salavas[12].

La part du Chassezac dans ce déploiement de puissance est de l'ordre de la moitié environ. Lui aussi peut montrer des vagues de 50 cm à un mètre, et lui aussi est l'une des rivières les plus surveillées d'Ardèche[1]. Plusieurs barrages écrêteurs ont été construits sur son cours pour limiter l'amplitude des crues en aval[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle (peut-être avant aussi ?) et jusqu'à la fin du Xe siècle, Sampzon était le siège de la viguerie locale et donc le bourg le plus important localement, avant Ruoms ou tout autre bourg des environs[14],[note 1]. Cinq siècles plus tard il ne reste quasi rien de cette grandeur relative : le bourg est réduit à une dizaine de contribuables[15].

En 1225 il est fait mention de l'église saint-Martin de Sampzon[16].

Des pâturages d'estive sont concédés sur Sampzon à l'abbaye des Chambons, abbaye cistercienne sise à Borne, en 1277[17].

Le seigneur de Sampzon en 1281 est Guillaume de Naves[16].

Une forteresse stratégiquement importante était bâtie au sommet du Rocher.

Les Tuchins se réfugient en 1380[18] ou 1388[19] dans la forteresse de Sampzon, qu'ils défendent quelque temps contre les troupes royales.

Fin du Moyen Âge - les guerres de religion[modifier | modifier le code]

En octobre 1575 les protestants prennent la forteresse de Sampzon par surprise. Un « Monsieur de Chaussy », Louis de Bonas, capitaine de compagnie, place 26 hommes en deux postes vers l'Ardèche pour couper aux protestants la route de Ruoms, Joyeuse et Largentière. Le même Louis de Bonas est témoin de la signature du traité de paix au château de la Borie de Balazuc en 1576, un accord qui met fin à la scission depuis 1567 des États du Vivarais en deux factions, l'une catholique et l'autre protestante. Les hostilités reprennent moins de un an après ce traité de Balazuc. En 1581 le chef protestant Matthieu de Merle achète La Gorce et Salavas au baron Jean d'Apchier, et de Salavas contrôle le passage de l'Ardèche. Les voisins catholiques s'inquiètent, la guerre s'installe. Une situation administrativement insolvable a cours à cette époque : personne ne sait qui a la responsabilité de la garde du fort. L'évêque s'en dédit en affirmant qu'il n'est pas propriétaire. Les États du Vivarais doivent par deux fois reprendre la place des mains de "voleurs" (des protestants). La destruction du fort de Sampzon est décidée en 1582, mais non appliquée dans ces années de violence généralisée.

Sampzon sur la carte de Cassini, XVIIIe siècle

L'année 1586 réunit tous les fléaux : guerre, famine et peste, au milieu d'une période déjà plus que troublée. En 1587 Louis de Bonas est chargé par les États du Vivarais d'entretenir une garnison de 35 hommes à Ruoms et à Grospierres « afin d'empêcher les ravages des ennemis installés au fort de Sampzon ». En 1588 Henri III fait assassiner le chef des catholiques Henri de Guise, est assassiné à son tour l'année suivante, et le protestant réformé Henri de Navarre, devenu Henri IV, signe l'édit de Nantes en 1598. En 1599 le fort de Sampzon est repris par les protestants. Troupes royales l'assiégeant, son capitaine huguenot Parent vend sa capitulation pour 200 écus. Le gouverneur du Languedoc Henri de Montmorency ordonne la destruction le 16 décembre 1600, à charge d'exécution à Louis de Bonas et d'autres chefs catholiques - effective en 1602. La carte de Cassini du XVIIIe siècle en indique encore les ruines ; elles ont disparu de nos jours.

Une tour y serait reconstruite rapidement, dont le huguenot Peschaire s'empare en 1628 : en cette année de la paix de La Rochelle, son gardien Louis de Bonas est occupé ailleurs au démantèlement des châteaux environnants - dont celui de Salavas - en vue de saboter l'arrivée en Vivarais du chef protestant le duc de Nohan et de ses 6 000 hommes. En 1629 Monsieur de la Saumée, marquis de Chambonas et seigneur de Sampzon, exige de Ruoms 300 livres pour l'entretien d'une compagnie militaire pour l'année 1628.

Pour Sampzon, le plus violent moment de la guerre des camisards est atteint le 30 janvier 1703 : les 800 « scélérats phanatiques » de Jean Cavalier attaquent Grospierres, Sampzon et la Bastide de Sampzon. Grospierres perd 73 de ses 80 maisons, les églises de Salavas et Sampzon sont brûlées, les catholiques torturés. Les 60 000 soldats du maréchal de Montrevel massacrent les camisards à Vagnas le 11 février 1703[20].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1770 Hector de la Garde Chambonas vend ses terres et seigneuries de Sampzon à Antoine Pellier pôur 140 000 livres ; Pellier devient "Pellier de Sampzon". Lorsqu'il meurt, ces propriétés passent à Tardy de Montravel[21] par le mariage de ce dernier avec Marie-Rosalie Dorothée Pellier en 1780. De son vrai nom Jean-Louis de Montravel, il est receveur des gabelles à Joyeuse. Il se dit Tardy de la Baume et la Révolution l'amène à posséder la seconde fortune d'Ardèche. Il achète aussi les terres et la seigneurie de Labeaume[22].

Le moulin de Sampzon est construit sur l'Ardèche en 1792 à côté d'un gué (là où se trouve de nos jours un pont submersible, dans l'Est de la commune), en même temps qu'y est installé un bac à traille. Le pont en pierre de la Bastide sur la route de Grospierres et d'Alès (D111) est construit en 1868, en remplacement d'un autre pont de construction plus fragile. Cette route était depuis toujours d'une importance capitale pour les échanges entre le Gard, le Rhône et la Méditerranée d'une part, et les Cévennes et montagnes au-delà d'autre part. Le pont de Sampzon (sur la D161) est construit en 1908[23].

XVIIIe siècle : sériciculture et vigne[modifier | modifier le code]

En Ardèche, l'élevage du ver à soie est appelé « éducation ». L'industrie commence dans le Vivarais au début du XVIIIe siècle, le développement du mûrier y accompagnant la croissance démographique du Bas-Vivarais commencée au XVIIe siècle. Le développement de cette industrie est extrêmement rapide une fois celle-ci introduite en un lieu. L'aisance, voire la richesse qu'elle amène est le vecteur de cette croissance extraordinaire, qui génère par ailleurs un profond changement : le passage d'une économie de subsistance et la semi-autarcie, à une économie de marché ou du moins l'introduction des mentalités à ce dernier mode de pensée[24]. Sans chiffres pour Sampzon, on peut citer ceux de Labeaume où œuvrent une douzaine d'éducateurs : 200 livres (poids) de cocons en 1779, 1 200 livres en 1789, 1 700 en 1791.

La grave crise politique nationale fait s'effondrer en 1794 l'économie de la nation en général, mais la reprise de la sériciculture dans les années 1810 se fait à la hausse par rapport à la période précédant l'effondrement. Les années 1850 en voient l'apogée dans le pays, où un recensement indique que tous les propriétaires terriens de la région possèdent des mûriers. Elle a laissé de nombreuses traces dans la région, entre champs de mûriers abandonnés et magnaneries touristiquement très commerciables[25].

L'effondrement de cette industrie si florissante est encore plus rapide que sa croissance : la pébrine frappe sans recours les magnaneries à partir de 1849 et s'étend très rapidement[25]. En 1857 la production de cocons baisse environ 50 %. La catastrophe se double de l'arrivée de l'oïdium de la vigne de 1851 à 1855. Entre 1856 et 1861, en seulement cinq ans, les zones rurales du Vivarais perdent 8 à 10 % de leur population, un mouvement qui s'apaise fin des années 1860 mais reprend en s'accentuant quand une deuxième catastrophe frappe le pays[24].

Fin des années 1870, c'est la destruction de la vigne par le phylloxéra qui, en 10 ans, enlève environ 13 % de la population du sud vivarois. En 1875 arrive la maladie de l'encre qui dévaste les populations de châtaigniers[24]. Enfin, la crue milléniale de 1890, déjà citée comme la plus dévastatrice jamais connue pour cette rivière, emporte les champs de vigne implantés essentiellement dans les vallées[26].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Serge Ribeaucourt DVG  
mars 2008 mars 2014 Robert Comte    
mars 2014 En cours
(au 24 avril 2014)
Yvon Ventalon[27] SE Cadre technique

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[29].

En 2017, la commune comptait 228 habitants[Note 1], en augmentation de 3,17 % par rapport à 2012 (Ardèche : +2,29 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
201214213257285317329360365
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
349362319285307280282280253
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
239242226171162163144126109
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
107108127121163183209213217
2013 2017 - - - - - - -
217228-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Rocher de Sampzon (381 mètres d'altitude), remarquable belvédère, offre des vues imprenables sur tout le bassin de Vallon-Pont-d'Arc et des gorges de l'Ardèche.
  • Le château de la Bastide (XIVe-XVIe s.)[32] :
La première mention d'un château à la Bastide remonte à 1197. Les seigneurs successifs sont au XIIe siècle Sampzon, seigneurs du château de la Beaume et de la Bastide, au XIVe siècle Adillon. Rochier le possède au XVIIe siècle. Le marquis de la Garde Chambonas l'achète en 1643. Il est brûlé en 1703 par les protestants. En 1780 Tardy de Montravel en devient propriétaire, puis il est revendu plusieurs fois - période au cours de laquelle il sert de bâtiment de ferme. Melle de Montravel le fait restaurer de 1860 à 1875[33].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Loutre
(Lutra lutra)
Castor d'Europe
(Castor fiber)
Ibéris des rochers
(Iberis saxatilis)
Thapsia villosa
(Thapsia villosa)
Balbuzzard pêcheur
(Pandion haliaetus)

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Sampzon est concerné par six zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF).

La ZNIEFF continentale de type 1 du « Rocher de Sampzon »[34] concerne 359,35 hectares répartis sur les trois communes ardéchoises de Grospierres, Salavas et Sampzon. Elle se trouve en rive droite de la rivière Ardèche dont elle inclut le flanc ouest de vallée au niveau de l'Ancien Moulin de Sampzon et sur environ 1,3 km en aval de ce moulin. Elle inclut aussi et surtout le mont du Rocher, culminant à 380 m et sur le flanc nord duquel Sampzon est implanté ; et le mont du Clot, au sud du Rocher. Sa limite sud correspond à la ligne de crêtes du Moure Frey. Sa flore remarquable inclut l'une des trois stations d'ibéris des rochers (Iberis saxatilis) en Ardèche. Les pelouses sèches, l'un des habitats déterminants, comprennent des colonies de stipe d'Offner (Stipa offneri[35]) et de thapsie velue (Thapsia villosa). Les espèces animales visées sont le castor d'Europe (Castor fiber), le balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus), le faucon hobereau (Falco subbuteo), le milan noir (Milvus migrans), le martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis), le pic épeichette (Dendrocopos minor) et la couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus). Le hibou grand-duc (Bubo bubo) est présent dans le vallon de l'Aiguille, à l'ouest du Clot.
La ZNIEFF continentale de type 2 de l'« Ensemble méridional des plateaux calcaires du Bas-Vivarais »[3], soit 11642,76 hectares, concerne dix communes ardéchoises[note 2]. Sampzon est situé à la pointe nord de cette zone qui comprend tout le plateau y compris ses flancs, c'est-à-dire pratiquement toute la commune de Sampzon sauf pour une étroite bande de 600 m à son plus large, essentiellement le long du Chassezac.
Le territoire de cette ZNIEFF est inventorié au titre des Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux (ZICO), pour la richesse de son avifaune : elle est située en bordure des aires de répartition de nombreuses espèces méditerranéennes dont le coucou geai (Clamator glandarius), les fauvettes méditerranéennes et la pie-grièche méridionale (Lanius meridionalis). Le cochevis huppé (Galerida cristata), espèce en déclin généralisé, est présent. Les insectes sont eux aussi bien représentés ; parmi eux le leste sauvage (Lestes barbarus), une libellule pourtant rare dans la région. Les reptiles y incluent le lézard ocellé (Timon lepidus), la couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus) et le psammodrome d'Espagne (Psammodromus hispanicus).
La végétation, quant à elle, inclut le cytise à longs rameaux, la bruyère arborescente (Erica arborea), la bruyère à balais (Erica scoparia), l'iris nain (Iris lutescens), l'ophrys de la Drôme (Ophrys drumana, une orchidée), l'euphorbe de Nice (Euphorbia nicaense) et l'adonis d'été (Adonis aestivalis, une plante messicole associée aux cultures traditionnelles).
La ZNIEFF continentale de type 1 des « Zones marneuses entre Grospierres et Beaulieu »[36] concerne 1870,5 hectares partagés entre cinq communes ardéchoises[note 3]. Les habitats déterminants sont les pelouses calcaires sub-atlantiques semi-arides alternant avec des cultures (vigne et céréales) sur le plateau, les formations riveraines de Saules le long des nombreux cours d'eau saisonniers, et les forêts méso- et supra méditerranéennes de chênes verts.
La ZNIEFF continentale de type 2 de l'« Ensemble fonctionnel formé par l’Ardèche et ses affluents (Ligne, Baume, Drobie, Chassezac…) »[37], soit 22 630,21 hectares, concerne 61 communes dont Sampzon et vise la rivière Ardèche, ses milieux annexes et ses principaux affluents dont la Ligne, la Baume, la Drobie, le Chassezac. Sur la commune elle n'inclut que le cours de l'Ardèche proprement dit et très peu des berges du Chassezac.
La ZNIEFF continentale de type 1 des « Vallées de l'Ardèche et de la Ligne aux environs de Ruoms »[38] concerne 1 152 58 hectares répartis sur onze communes ardéchoises[note 4]. Sur la commune cette ZNIEFF concerne seulement le lit mineur de l'Ardèche.
La ZNIEFF continentale de type 1 de la « Basse-vallée du Chassezac »[39] s'étire en un mince ruban le long du lit de la rivière. Elle commence à l'est du hameau de Chassagne sur la commune des Vans, au début des gorges ardéchoises du Chassezac, et continue jusqu'à la confluence avec l'Ardèche. Elle couvre 17,5 km du cours du Chassezac avec 357,28 hectares répartis huit communes[note 5]. La loutre (Lutra lutra), menacée d'extinction en France, est particulièrement visée par cette ZNIEFF. Plus de 110 espèces d'oiseaux y sont présentes ; 70 % d'entre elles y nichent régulièrement. Sur la commune de Sampson cette ZNIEFF ne concerne que le cours d'eau du Chassezac côté rive droite et très peu de berges.

Site d'intérêt communautaire[modifier | modifier le code]

Zone spéciale de conservation (directive Habitat)[modifier | modifier le code]

Les zones spéciales de conservation sont des sites d'intérêt communautaire (SIC) selon la directive Habitat (il existe aussi des SIC selon la directive Oiseaux, appelés des zones de protection spéciale (ZPS), mais il n'y en a pas sur Sampzon).

La zone spéciale de conservation (ZSC) du « Bois de Païolive et Basse Vallée du Chassezac »[40], un site d'intérêt communautaire (SIC) selon la directive Habitat de 6 217 hectares, s'étend sur douze communes d'Ardèche[note 6]. Elle abrite 25 espèces animales inscrites sur l'annexe II de la directive Habitat. Cependant, sur la commune de Sampson elle ne concerne que le cours d'eau du Chassezac côté rive droite et très peu de berges.
La commune est incluse dans la ZSC (Directive Habitat) de la « Moyenne vallée de l'Ardèche et ses affluents, pelouses du plateau des Gras »[41], un site d'intérêt communautaire (SIC) selon la directive Habitat. Cependant là aussi, sur la commune cette ZSC n'inclut que les cours d'eau proprement dits de l'Ardèche et du Chassezac.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Sampzon est rattachée à la famille Tardy de Montravel par le mariage en 1780 de Marie-Rosalie Dorothée Pellier avec Louis-Damien Tardy de Montravel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sampzon Blason Tiercé en pairle renversé : au 1er de gueules à la tour d'argent, maçonnée de sable, ouverte et ajourée du champ, au 2e d'or à l'épée basse de sable, au 3e d'azur au poisson d'argent[43].
Détails
La tour évoque l'ancien château, l'épée représente saint Martin, patron de la paroisse et le poisson symbolise l'Ardèche.
Création de Jean-François Binon adoptée par la municipalité en 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes population[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Autres notes[modifier | modifier le code]

  1. Extrait d'une charte de donation de la fin du Xe siècle au monastère de Cluny, de la villa de Rioms dans la viguerie de Sampzon :

    « Moi Seguin je donne [...] au monastère de Cluny présidé par le saint et vénérable abbé Maïeul [...] la villa de Rioms avec les quatre églises dédiées l'une à Saint Étienne [nom de l'ancienne église d'Auriolles], l'autre à Saint-Jean, la troisième à la bienheureuse vierge Marie [dans le futur centre de Ruoms], la quatrième à Saint Aventius [petite chapelle portant le nom de saint Évence en haut de Lagorce] [...] ce lieu est situé en Vivarais dans la viguerie de Sampzon, sur la rivière appelée Ardèche. »

    Mayeul a été abbé de Cluny entre 954 et 994, période de cette donation.

  2. Les dix communes de la ZNIEFF de l'« Ensemble méridional des plateaux calcaires du Bas-Vivarais » sont :
    Beaulieu, Bessas, Grospierres, Labastide-de-Virac, Orgnac-l'Aven, Saint-André-de-Cruzières, Saint-Sauveur-de-Cruzières, Salavas, Sampzon et Vagnas.
  3. Les cinq communes de la ZNIEFF des « Zones marneuses entre Grospierres et Beaulieu » sont :
    Banne, Beaulieu, Berrias-et-Casteljau , Grospierres et Sampzon.
  4. Les onze communes de la ZNIEFF des « Vallées de l'Ardèche et de la Ligne aux environs de Ruoms » sont :
    Balazuc, Chauzon, Labeaume, Montréal, Pradons, Ruoms, Saint-Alban-Auriolles, Salavas, Sampzon, Uzer et Vallon-Pont-d'Arc.
  5. Les huit communes de la ZNIEFF de la « Basse Vallée du Chassezac » sont, d'amont en aval :
    Les Assions, Berrias-et-Casteljau, Chandolas, Beaulieu, Grospierres, Saint-Alban-Auriolles, Sampzon et Les Vans.
  6. Les douze communes de la ZSC du « Bois de Païolive et Basse Vallée du Chassezac » sont :
    Les Assions, Banne, Beaulieu, Berrias-et-Casteljau, Chandolas, Grospierres, Joyeuse, Lablachère, Saint-Alban-Auriolles, Saint-Genest-de-Beauzon, Sampzon et Les Vans.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Plan de prévention des risques inondation - Rapport de présentation, commune de Sampzon. DDE Ardèche, mars 2003.
  2. a et b Commune de Sampson sur geoportail.fr.
  3. a et b « Ensemble méridional des plateaux calcaires du Bas-Vivarais » - 820030151. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Chassezac (V5040500) ».
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Ardèche (V50-0400) ».
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Vallier (V5045120) ».
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de la Fontaine de la Boutique (V5045080) ».
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Bertoir (V5045100) ».
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  11. Sampzon - Catastrophes naturelles et risques. Sur annuaire-mairie.fr.
  12. Vidéos de crues de l'Ardèche au pont de Sampzon sur la D161 :
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  14. Charte de Cluny, fin Xe s.. Mémoires de pierres, p. 29. Voir note pour l'extrait de document portant citation de Sampzon.
  15. Estimes de 1464 (recensement de population). Mémoires de pierres, p. 56.
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  20. Catholiques et protestants. Mémoires de pierres, pp. 62-66.
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  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
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  40. « Bois de Païolive et Basse Vallée du Chassezac, pelouses du plateau des Gras » - FR8201656. Fiche et cartographie ZSC Natura 2000.
  41. « Moyenne vallée de l'Ardèche et ses affluents, pelouses du plateau des Gras » - FR8201657. Fiche et cartographie ZSC Natura 2000.
  42. Campanule à belles fleurs (Campanula speciosa). Sur inpn.mnhn.fr.
  43. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées armorialdefrance