Grospierres

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Grospierres
Image illustrative de l'article Grospierres
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Largentière
Canton Vallon-Pont-d'Arc
Intercommunalité Communauté de communes des Gorges de l'Ardèche
Maire
Mandat
Marc Guigon
2014-2020
Code postal 07120
Code commune 07101
Démographie
Gentilé Grospierrois, Grospierroises
Population
municipale
889 hab. (2014)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 24′ 05″ nord, 4° 17′ 24″ est
Altitude Min. 96 m – Max. 550 m
Superficie 27,3 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ardèche

Voir sur la carte administrative d'Ardèche
City locator 14.svg
Grospierres

Géolocalisation sur la carte : Ardèche

Voir sur la carte topographique d'Ardèche
City locator 14.svg
Grospierres

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Grospierres

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Grospierres

Grospierres est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Grospierrois et les Grospierroises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Grospierres est situé à proximité de Ruoms et de Vallon-Pont-d'Arc et est rattaché administrativement au canton de Joyeuse.

La commune est traversée par la rivière du Chassezac qui se jette dans l'Ardèche à quelques kilomètres.ainsi que par le ruisseau du Vebron qui prend sa source à la résurgence de la Font Vive située au pied du vieux village du Chastelas et qui se jette dans le Chassezac.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Parmi les hameaux de la localité, on peut citer Comps, le Rouret, Bournet, les Laurents, la Roche, la Tourasse et les Vézias.

Eglise de Grospierres

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chandolas Saint-Alban-Auriolles Sampzon Rose des vents
Chandolas N Salavas
O    Grospierres    E
S
Beaulieu Beaulieu, Bessas Vagnas

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type méditerranéen.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • 1790 : Comps est détaché de Grospierres.
  • 1801 : Comps rattaché à Grospierres.

Le village possédait, jusqu'au début des années 1980, une importante coopérative agricole fruitière (Vivacoop, la plus importante d'Ardèche).

Grospierres était desservie par la voie ferrée PLM puis SNCF de la ligne Vogüé-Robiac-Rochessadoule. L'ancienne gare, toujours visible, est devenue La Poste du village. elle n'est plus occupée à ce jour, un point Poste ayant été créé près de la mairie.

Le village est desservi par une ligne de bus :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Grospierres Blason D'azur, au mont de trois coupeaux d'argent, celui du milieu chargé d'une fusée couchée du champ et sommé d'une tour d'argent maçonnée de sable; au chef cousu de gueules chargé de deux clés d'or passées en sautoir[1].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Le Chastelas[modifier | modifier le code]

Depuis quelques années, une association a été créée. Elle permet la sauvegarde du vieux Grospierres situé en hauteur, dénommé le Chastelas.

Économie[modifier | modifier le code]

Plusieurs commerçants sont installés dans les différents hameaux, dont une station-service, une épicerie, deux brocantes et un marché de fruits et légumes, ouvert en saison. On compte aussi des restaurants et des villages de vacances, avec également de nombreux gîtes et chambres d'hôtes ainsi que des campings.

Deux caves particulières regroupant plus de 60 ha de vignes, produisent des vins en agriculture biologique et sont ouverts toute l'année.

Un Golf de 9 trous a vu le jour au Château de Bournet en 2012.

Le dernier atelier lithographique d'Ardèche ainsi qu'un atelier de poterie se trouvent à Comps, l'un des hameaux de Grospierres[2].

Une importante décharge et lieux d’enfouissement technique se trouve en limite de la commune et de celle de Beaulieu. La décharge devrait fermer en 2020.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1994 mars 2001 Penot Maurice    
mars 2001 mars 2008 Marc Guigon    
mars 2008 mars 2014 Raymond Charousset    
mars 2014 en cours
(au 24 avril 2014)
Marc Guigon[3] DVG[4] Agriculteur

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 889 habitants, en augmentation de 3,25 % par rapport à 2009 (Ardèche : 2,73 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 510 863 898 1 049 1 070 1 158 1 202 1 216 1 262
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 275 1 200 1 173 1 128 1 023 909 894 899 908
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
899 909 832 732 690 625 590 579 516
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
472 460 426 551 507 624 816 875 889
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006 [8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Un monument aux morts à Grospierres
  • Le Château du Chastelas (XIVe siècle)
  • Le Château de la Selve
  • Le Château de Bournet
  • Le Domaine de Bournet[9]
  • La Résurgence vauclusienne de la Font-Vive
  • La Chapelle Notre-Dame-des-Songes d'origine romane
  • Les Vieilles maisons de Comps, ruelles, portes anciennes
  • Le Village et camp touristique du Domaine du Rouret

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Autel de Bournet
  • Roger Coste, ancien député de l'Isère, natif de Grospierres
  • John Christoforou (1921-2014), artiste peintre, eut à Grospierres une maison-atelier dans la décennie 1960.
  • La famille de Bournet , dont l'un des enfants est mort à la bataille de Reischoffen ,un autel de l'église perpetue son souvenir.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Grospierres est concerné par sept zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) :

La ZNIEFF continentale de type 1 de la « Basse-vallée du Chassezac »[10] s'étire en un mince ruban le long du lit de la rivière. Elle commence à l'est du hameau de Chassagne sur la commune des Vans, au début des gorges ardéchoises du Chassezac, et continue jusqu'à la confluence avec l'Ardèche. Elle couvre 17,5 km du cours du Chassezac avec 357,28 hectares répartis huit communes[Note 2]. La loutre (Lutra lutra), menacée d'extinction en France, est particulièrement visée par cette ZNIEFF. Plus de 110 espèces d'oiseaux y sont présentes ; 70% d'entre elles y nichent régulièrement.
La ZNIEFF continentale de type 2 de l'« Ensemble fonctionnel formé par l’Ardèche et ses affluents (Ligne, Baume, Drobie, Chassezac…) »[11], soit 22 630,21 ha, concerne 61 communes dont Grospierres et vise la rivière Ardèche, ses milieux annexes et ses principaux affluents dont la Ligne, la Baume, la Drobie, le Chassezac.
La ZNIEFF continentale de type 2 de l'« Ensemble méridional des plateaux calcaires du Bas-Vivarais »[12].
La ZNIEFF continentale de type 2 des « Plateaux calcaires des Gras et de Jastre »[12].
La ZNIEFF continentale de type 1 du « Rocher de Sampzon »[13] concerne 359,35 hectares partagés entre les trois communes ardéchoises de Grospierres, Salavas et Sampzon. Elle se trouve en rive droite de la rivière Ardèche dont elle inclut le flanc ouest de vallée au niveau de l'Ancien Moulin de Sampzon et sur environ 1,3 km en aval de ce moulin. Elle inclut aussi et surtout le mont du Rocher, culminant à 380 m et sur le flanc nord duquel Sampzon est implanté ; et le mont du Clot, au sud du Rocher. La limite sud de cette ZNIEFF correspond à la ligne de crêtes du Moure Frey. Sa remarquable végétation inclut l'une des trois stations d'ibéris des rochers (Iberis saxatilis) en Ardèche. Ses pelouses sèches, l'un des habitats déterminants, comprennent des colonies de stipe d'Offner (Stipa offneri) et de thapsie velue (Thapsia villosa). Les espèces animales visées sont le castor d'Europe (Castor fiber), le balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus), le faucon hobereau (Falco subbuteo), le milan noir (Milvus migrans), le martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis), le pic épeichette (Dendrocopos minor) et la couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus). Le hibou grand-duc est présent dans le vallon de l'Aiguille, à l'ouest du Clot.
La ZNIEFF continentale de type 1 des « Zones marneuses entre Grospierres et Beaulieu »[13] concerne 1870,5 hectares partagés entre cinq communes ardéchoises[Note 3]. Les habitats déterminants sont les pelouses calcaires sub-atlantiques semi-arides alternant avec des cultures (vigne et céréales) sur le plateau, les formations riveraines de Saules le long des nombreux cours d'eau saisonniers, et les forêts méso- et supra méditerranéennes de chênes verts.

Zone spéciale de conservation[modifier | modifier le code]

La zone spéciale de conservation (ZSC) du « Bois de Païolive et Basse Vallée du Chassezac »[14], un site d'intérêt communautaire (SIC) selon la directive Habitat de 6 217 hectares, s'étend sur douze communes d'Ardèche[Note 4] dont Grospierres. Elle abrite 25 espèces animales inscrites sur l'annexe II de la directive Habitat.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Les communes concernées par la ZNIEFF de la « Basse Vallée du Chassezac » sont, d'amont en aval :
    Les Assions,Berrias-et-Casteljau, Chandolas, Beaulieu, Grospierres, Saint-Alban-Auriolles, Sampzon et Les Vans.
  3. Les trois communes de la ZNIEFF des Zones marneuses entre Grospierres et Beaulieu sont :
    Banne, Beaulieu, Berrias-et-Casteljau , Grospierres et Sampzon.
  4. Les douze communes de la ZSC du « Bois de Païolive et Basse Vallée du Chassezac » sont :
    Les Assions, Banne, Beaulieu, Berrias-et-Casteljau, Chandolas, Grospierres, Joyeuse et Lablachère, Saint-Alban-Auriolles, Saint-Genest-de-Beauzon, Sampzon et Les Vans.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.grospierres.fr
  2. http://www.grospierres.fr/le-village/vie-economique-et-culturelle/culture-et-artisanat/
  3. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche,‎ (consulté le 30 juillet 2015).
  4. http://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/ardeche,07/grospierres,07101/
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Olivier de Bournet Domaine de Bournet, « Domaine de Bournet », sur www.domainedebournet.fr,‎ (consulté le 4 mars 2017)
  10. « Basse-vallée du Chassezac » - 820030019. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  11. « Ensemble fonctionnel formé par l’Ardèche et ses affluents (Ligne, Baume, Drobie, Chassezac…) » - 820002843. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000.
  12. a et b « Ensemble méridional des plateaux calcaires du Bas-Vivarais » - 820030151. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000. Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « znPlatocalcGrasJastr » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  13. a et b « Rocher de Sampzon » - 820030134. Fiche et cartographie ZNIEFF Natura 2000. Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « znRocherSampzon » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  14. « Bois de Païolive et Basse Vallée du Chassezac , pelouses du plateau des Gras » - FR8201656. Fiche et cartographie ZSC Natura 2000.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]