Cancel culture

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La cancel culture (culture de l'annulation), ou call-out culture (culture de la dénonciation), est une pratique née aux États-Unis consistant à dénoncer publiquement, en vue de leur ostracisation, des individus, groupes ou institutions responsables d'actions, comportements ou propos perçus comme problématiques[1].

Cette pratique, avatar du politiquement correct, qui se rencontre dans le monde physique et sur les médias sociaux, suscite la controverse[2],[3].

Description[modifier | modifier le code]

Ce terme est apparu en 2017 pour qualifier le phénomène ou la pratique de publiquement et massivement rejeter, boycotter ou désapprouver une personne en raison de ses actes ou paroles réelles ou supposées, qui seraient socialement ou moralement jugées ou perçues comme offensantes ou inacceptables, en particulier sur les réseaux sociaux[4],[5],[6].

La manifestation numérique de la culture de la dénonciation (« call-out ») est représentée par un mouvement comme « #MeToo » qui permet aux femmes de partager et de dénoncer leurs expériences de violences et de harcèlement sexuels[7].

Comme substitut à la pratique de la dénonciation en public (calling out), un individu ou une entité peut être averti en privé (« called in »). L'accusateur parle de vive-voix à l'accusé ou lui envoie un message sur sa conduite ou son comportement[8].

Selon le politologue spécialiste des États-Unis Jean-Éric Branaa, quand une personne soupçonnée ou condamnée pour pédophilie s'installe dans un quartier, il arrive que ses nouveaux voisins, informés de son passé, placardent des affiches dans les rues avec son nom et les faits pour lesquels elle a été condamnée, sans que cela soit considéré comme du harcèlement[9],[10].

Sémantique[modifier | modifier le code]

L'expression Cancel culture a été traduite diversement par « culture du bannissement »[11],[12],[13],[14], « de l'annulation »[15], « de l’ostracisme » ou « de l’ostracisation »[16],[17], « de la négation »[18], « de l'anéantissement »[12],[19], « de l'effacement »[11], « de la suppression »[20],[21], « du boycott » ou « du boycottage »[11],[14], « de l'humiliation publique », « de l'interpellation », « de la dénonciation »[9],[14],[22],[23],[24]. Elle décrit une forme de boycott dans laquelle la personne critiquée est également expulsée des cercles sociaux ou professionnels — sur les médias sociaux ou dans le monde physique ou les deux. Elle serait « annulée »[25]. L'emploi du verbe anglais cancel dans ce contexte remonte à 2015 au moins, et son utilisation se généralise à partir de 2018[26],[27].

Le verbe cancel, apparu en Angleterre vers la fin du XIVe siècle dans le sens d'annuler un écrit à traits de plume croisés ou parallèles, vient du vieux français « canceler ». Le substantif correspondant est « cancellation »[28],[16]. La forme « canceller » (avec deux « l »), présente dans presque tous les dictionnaires généraux des XIXe et XXe siècle, signifie « annuler un document, un écrit par des ratures en forme de croix ou par des lacérations »[29],[16].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

La série télévisée d'animation américaine South Park s'est moquée de la cancel culture avec sa propre campagne #CancelSouthPark en promotion de la vingt-deuxième saison de la série[30],[31]. Le troisième épisode de la saison, The Problem with a Poo, traite de la controverse relative au personnage des Simpson Apu (dont les caractéristiques stéréotypées ont été critiquées dans le documentaire The Problem with Apu[32]) et plus généralement du concept de la cancel culture, de la cancellation de l'actrice Roseanne Barr après ses tweets controversés et des auditions de confirmation du juge de la Cour suprême Brett Kavanaugh[33].

La cancel culture est l'un des principaux sujets de la série dramatique de Dave Chappelle Stick & Stones et du film de comédie stand-up de Bill Burr Paper Tiger[34],[35].

Critiques[modifier | modifier le code]

La culture de la dénonciation peut être perçue comme une forme d'auto-justice, condamnant de facto des individus sans procédure légale et sans motif autre que l'appréciation générale d'un groupe. Plusieurs auteurs estiment qu'elle s'apparente à du cyberharcèlement, d'autres à du lynchage[36], risquant d’annihiler tout débat. Ainsi, le , dans une tribune parue dans le Harper's[37] et traduite dans Le Monde, 153 artistes, intellectuels et personnalités dénoncent la culture de l'annulation et les obstacles à la libre circulation des idées[38],[39], et condamnent l'« intolérance à l’égard des opinions divergentes »[40],[41],[42],[43]. La comparaison avec une forme de censure se pose[44],[45]. À l'inverse, l'essayiste et historienne Laure Murat estime que la cancel culture engendre des excès, mais provient d'un grand sentiment d'injustice[46]. La sociologue Nathalie Heinich quant à elle, la critique et la trouve inadaptée en France[47]. L'éditorialiste américain Lance Morrow la compare au maccarthysme[48]. Laetitia Strauch-Bonart estime que cette « vague effrayante de censure a atteint l'Amérique et sévit également en France »[49].

Selon certaines analyses, le concept de cancel culture est mal nommé et n’existerait pas réellement, car il ne s'apparenterait pas à une culture et les effets négatifs de la dénonciation publique ne sont pas toujours définitifs et absolus[2],[3]. Ainsi, des personnalités comme Louis C.K. ou Harvey Weinstein, dénoncées publiquement, continueraient à avoir un certain succès auprès d'au moins une partie de leurs fans dans la vie publique[2]. Cependant, il y a eu des cas de suicides liés a la cancel culture[50].

Exemples[modifier | modifier le code]

Prémices historiques avant l'heure[modifier | modifier le code]

Le bannissement de Spinoza de sa communauté juive amstellodamoise au XVIIe siècle — en raison de sa croyance en un dieu dont les caractéristiques sont celles de la Nature — est donné par le philosophe David Rutledge comme exemple de « cancel culture » avant la lettre[51].

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Le 23 juillet 2020, Mike Adams, professeur de criminologie, se donne la mort, en partie suite à une campagne de harcèlement propre à la cancel culture, après une intervention provocatrice[52].

En France[modifier | modifier le code]

En France, la pratique existe, bien qu’elle soit moins importante qu’aux États-Unis[53]. Dans la presse, elle est régulièrement associée à une pratique américaine, et est parfois rejetée en tant que phénomène d'« américanisation » de la société[54]. Dès les années 1980, le politically correct développé dans les universités américaines est mal vu en France, où l’on défend un universalisme républicain opposé à l’identitarisme anglo-saxon ; mais une telle opposition fait débat. Justifiée pour certains chercheurs, elle est considérée par d’autres comme une forme d’anti-américanisme[54].

Le terme de « cancel culture » est peu utilisé hors des milieux militants : selon un sondage Ifop de 2021, 11 % des Français sont capables d’expliquer ce dont il s’agit, principalement les 18-35 ans et les classes éduquées[55].

La cancel culture fait particulièrement débat dans le milieu culturel, auquel il est reproché de véhiculer des stéréotypes et de maintenir une forme de domination[53].

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Au Royaume-Uni, le cas J. K. Rowling est jugé[Par qui ?] emblématique de la cancel culture[56]. En , J. K. Rowling avait affiché son soutien à Maya Forstater, une chercheuse britannique ayant été licenciée après avoir affirmé que personne ne pouvait « changer son sexe biologique ». Selon Rowling, la scientifique aurait été injustement licenciée pour avoir simplement déclaré que « le sexe [était] réel ». À la suite de son soutien public, l'auteure est à son tour accusée de « transphobie » par certains fans et médias[57]. Par la suite, J. K. Rowling fait partie des 150 personnalités publiques, dont notamment Salman Rushdie, Margaret Atwood, Gloria Steinem, Malcolm Gladwell et Noam Chomsky, qui, en 2020, signent une lettre dénonçant la cancel culture[56].

En 2020 également, Le Monde juge que la journaliste britannique Suzanne Moore a été rattrapée par la « cancel culture » : après la publication d'un article d'opinion qui défendait une universitaire jugée « transphobe ». Suzanne Moore avait été visée par une lettre signée par 338 collaborateurs du Guardian, lettre également signée par des personnalités politiques comme Siân Berry, Christine Jardine, Nadia Whittome et Zarah Sultana, des écrivains et des journalistes dont Ash Sarkar et Reni Eddo-Lodge. Soupçonnant les milieux intellectuels de gauche de museler la parole au nom de « politiques d’inclusion », elle prend la décision de quitter le journal[58].

En 2021, le gouvernement britannique annonce des mesures pour « garantir la liberté d’expression » dans les universités et tempérer les effets de la « cancel culture » qui priverait de parole certains universitaires. Le projet de loi a pour but d'éviter que des universitaires ne perdent leur emploi pour avoir exprimé des positions controversées, mais aussi d'empêcher que les pressions étudiantes ne conduisent à l'annulation de certains orateurs invités à des conférences. Ces propositions ont été saluées par un groupe de chercheurs dans le quotidien conservateur The Times. Elles s'attirent néanmoins des accusations d'ingérence dans le fonctionnement des établissements. Parmi les événements qui ont été interrompus ou annulés en raison de l’opinion des intervenants, se trouvaient des conférences de Nigel Farage, de la journaliste de la BBC Jenni Murray ou encore du philosophe Roger Scruton[59].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en-US) Ealasaid Munro, « Feminism: A Fourth Wave? », Political Insight, vol. 4, no 2,‎ , p. 22–25 (ISSN 2041-9058 et 2041-9066, DOI 10.1111/2041-9066.12021, lire en ligne, consulté le 28 décembre 2019).
  2. a b et c (en) Sarah Hagi, « Cancel Culture Is Not Real—At Least Not in the Way People Think », sur Time, (consulté le 3 juillet 2020).
  3. a et b (en) Danielle Butler, « The Misplaced Hysteria About a ‘Cancel Culture’ That Doesn’t Actually Exist », sur Very Smart Brothas, (consulté le 3 juillet 2020).
  4. « cancel culture », sur dictionary.cambridge.org (consulté le 15 avril 2021)
  5. (en) « Definition of CANCEL CULTURE », sur www.merriam-webster.com (consulté le 15 avril 2021)
  6. (en) « Definition of cancel culture | Dictionary.com », sur www.dictionary.com (consulté le 15 avril 2021)
  7. (en) « What It Means to Get 'Canceled' », sur www.merriam-webster.com (consulté le 11 novembre 2020)
  8. (en) Anita Bright et James Gambrell, « Calling In, Not Calling Out: A Critical Race Framework for Nurturing Cross-Cultural Alliances in Teacher Candidates », Handbook of Research on Promoting Cross-Cultural Competence and Social Justice in Teacher Education,‎ , p. 217–235 (DOI 10.4018/978-1-5225-0897-7.ch011, lire en ligne, consulté le 30 décembre 2019).
  9. a et b Cécile de Kervasdoué, « Comment la « cancel culture » se développe tardivement en France », sur France Culture, (consulté le 20 mars 2020).
  10. « Pourquoi la "cancel culture" n'est pas réellement nouvelle », sur Le HuffPost, (consulté le 26 juillet 2020).
  11. a b et c Public Works and Government Services Canada Government of Canada, « Cancel culture [1 record] - TERMIUM Plus® — Search - TERMIUM Plus® », sur www.btb.termiumplus.gc.ca, (consulté le 3 novembre 2020)
  12. a et b André Racicot, « Cancel culture », sur https://andreracicot.ca/blogue/, 5 octobre 2020 10:10 (consulté le 2 novembre 2020) : « L’expression se traduit assez mal. Comme on peut le deviner, l’anglicisme a la cote dans les médias français et même ici au Canada. Les traductions comme culture de la cancellation (sic), culture de l’annulation ne sont guère inspirantes. »
  13. « Pourquoi il faut boycotter la "cancel culture" », sur LExpress.fr, (consulté le 3 novembre 2020)
  14. a b et c « culture du bannissement », Le Grand Dictionnaire terminologique, Office québécois de la langue française (consulté le 4 février 2021).
  15. « Je suis prof », sur La Presse,
  16. a b et c Lionel Meney, « Carnet d'un linguiste: Comment traduire l’expression « cancel culture » ? », sur Carnet d'un linguiste, (consulté le 3 novembre 2020)
  17. J. M, « Linguistiquement correct: Cancel culture, culture du bannissement, ostracisme », sur Linguistiquement correct, (consulté le 3 novembre 2020)
  18. « La série humoristique «La petite vie» réhabilitée », sur Le Devoir (consulté le 11 novembre 2020)
  19. Zone Arts- ICI.Radio-Canada.ca, « La culture du bannissement, à la fois source de changement et de polarisation », sur Radio-Canada.ca (consulté le 2 novembre 2020)
  20. https://www.franceculture.fr/emissions/signes-des-temps/politique-identitaire-aux-etats-unis-du-racisme-a-la-cancel-culture
  21. https://www.lesechos.fr/weekend/cinema-series/cancel-culture-les-artistes-sous-surveillance-1257967
  22. « Université d’Ottawa | Récupérations », sur La Presse, (consulté le 22 octobre 2020).
  23. Réjean Bergeron, La culture de l’indignation, lesoleil.com, 10 août 2020.
  24. « « Cancel culture » : le débat est-il possible ? », sur France Culture, (consulté le 17 juillet 2020).
  25. (en-US) John McDermott, « Those People We Tried to Cancel? They’re All Hanging Out Together », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 28 décembre 2019).
  26. (en) « Have we hit peak cancel culture? », CBC,‎ (lire en ligne).
  27. Yannick Chatelain, « S'exprimer sur les réseaux sociaux au temps de la «cancel culture» », sur Slate.fr, (consulté le 18 août 2020).
  28. Rubrique Cancel sur etymonline.com.
  29. Rubrique canceller dans le lexique du CNRTL.
  30. (en) Travis M. Andrews, « Analysis | How ‘South Park' became the ultimate #bothsides show », sur Washington Post (consulté le 30 décembre 2019).
  31. (en) Chris Edwards, « Post-outrage TV: how South Park is surviving the era of controversy », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 30 décembre 2019).
  32. « Quel est le problème avec Apu ? », sur La Presse, LaPresseFB, (consulté le 3 juillet 2020).
  33. (en) Jess Joho, « Why the latest season of 'South Park' feels like a total game-changer », sur Mashable (consulté le 30 décembre 2019).
  34. (en) Dani Di Placido, « Bill Burr’s ‘Paper Tiger’ Exposes The Myth Of Outrage Culture », sur Forbes (consulté le 30 décembre 2019).
  35. (en) Aja Romano, « Dave Chappelle’s Netflix special targets Michael Jackson’s accusers, #MeToo, and cancel culture », sur Vox, (consulté le 30 décembre 2019).
  36. (en) Yannick Chatelain, « La « cancel culture » ou comment lyncher sans réfléchir sur les réseaux sociaux », sur The Conversation (consulté le 12 août 2020).
  37. (en) « A Letter on Justice and Open Debate », sur Harper's Magazine, (consulté le 26 juillet 2020).
  38. (en) « A Letter on Justice and Open Debate », sur Harper's Magazine, (consulté le 22 octobre 2020).
  39. (en-US) Sarah Ellison et Elahe Izadi, « The Harper’s ‘Letter,’ cancel culture and the summer that drove a lot of smart people mad », The Washington Post,‎ (ISSN 0190-8286, lire en ligne, consulté le 22 octobre 2020).
  40. Thomas Chatterton Williams et Dominique Nabokov, « Thomas Chatterton Williams : « Un espace public corseté par la “cancel culture” ne sert pas les intérêts des minorités » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 26 juillet 2020).
  41. Gilles Paris, « La « cancel culture » en accusation aux Etats-Unis », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 26 juillet 2020).
  42. Chloë Cambreling, « Etats-Unis : le débat public en danger ? », sur France Culture (consulté le 26 juillet 2020).
  43. r Ève Beauvallet, « La «cancel culture», intarissable dialogue de sourds », Libération, (consulté le 26 juillet 2020).
  44. Simon Blin, « La «cancel culture» est-elle une nouvelle censure ? », sur Libération.fr, (consulté le 12 août 2020).
  45. « La cancel culture : quand le harceleur devient victime », sur RTBF Info, (consulté le 18 août 2020).
  46. Laure Murat, « « La “cancel culture”, dernier recours d’une population sans autre voix que l’Internet » », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 2 août 2020).
  47. « « La “cancel culture” est la conséquence du sous-développement juridique nord-américain » » (de la sociologue Nathalie Heinich), Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 12 août 2020).
  48. Lance Morrow, « Opinion. “Cancel culture” : au secours, les maccarthystes reviennent ! », sur Courrier international, (consulté le 6 septembre 2020).
  49. Laetitia Strauch-Bonart, « « Cancel culture » : tu me déplais, je te supprime », Le Point, (consulté le 20 septembre 2020).
  50. Brice Couturier, « Suicide du professeur Mike Adams, victime de la montée de l'intolérance sur les campus américains », sur France Culture (consulté le 16 janvier 2021).
  51. (en) « The renegade philosopher who's still 'cancelled' after 300 years », sur www.abc.net.au, (consulté le 3 novembre 2020).
  52. « Suicide du professeur Mike Adams, victime de la montée de l'intolérance sur les campus américains », sur France Culture (consulté le 7 janvier 2021).
  53. a et b « Comment la "cancel culture" se développe tardivement en France », sur France Culture, (consulté le 22 avril 2021)
  54. a et b « Genre, identités, cancel culture… Le fantasme du péril américain », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 22 avril 2021)
  55. « «Racisés», «cancel culture», «intersectionnalité»... Les Français connaissent peu ces concepts », sur LEFIGARO (consulté le 22 avril 2021)
  56. a et b (en) Harry Potter and the curse of cancel culture — why JK Rowling was disowned by a generation, thetimes.co.uk, 9 juillet 2020
  57. « J.K. Rowling est critiquée pour avoir défendu une personne condamnée pour transphobie », sur 20 Minutes, (consulté le 22 décembre 2019).
  58. Cécile Ducourtieux, « La Cancel Culture rattrape une journaliste britannique », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 6 décembre 2020).
  59. Au Royaume-Uni, le gouvernement s’attaque à la «cancel culture» dans les universités, lefigaro.fr, 16 février 2021

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]