Locmalo

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Locmalo
L'église de Locmalo.
L'église de Locmalo.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Roi Morvan Communauté
Maire
Mandat
Jean-Charles Lohé
2014-2020
Code postal 56160
Code commune 56113
Démographie
Gentilé Locmalois
Population
municipale
913 hab. (2014)
Densité 38 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 24″ nord, 3° 11′ 07″ ouest
Altitude 160 m (min. : 112 m) (max. : 216 m)
Superficie 23,91 km2
Localisation

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Locmalo [lɔkmalo] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous les formes Loco Sancti Macloviien, Locus Sancti Maclovii en 1160 [1][réf. incomplète], Lomallou en 1377, Locmalou en 1411.[réf. nécessaire]

Locmalo associe le breton loc servant à désigner un lieu saint au nom d'un des sept saints fondateurs de la Bretagne, saint Malo. Le nom breton de la commune est Lokmac'hloù, prononcé [lɔmaˈhlɔw] (Lohmalou). En effet, en breton le m ne se prononce jamais après le c ou le k. De même Locmaria se dit Lomaria. [réf. nécessaire]

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Locmalo s'étend sur 2 391 hectares et encercle presque entièrement la commune de Guémené-sur-Scorff.

Histoire[modifier | modifier le code]

Locmalo est une paroisse très ancienne puisqu'autrefois Guémené (aujourd'hui Guémené-sur-Scorff) en était une trève. L'église de Locmalo tomba en ruine en 1418 et fut rebâti à neuf par Charles de Rohan, seigneur de Guéméné, qui la fit dédier à sainte Christine. Ce seigneur fit encore bâtir dans la paroisse une chapelle qu'il dédia à la sainte Vierge et à sainte Catherine[2].

Les rapports entre le clergé et les paroissiens furent conflictuels au XVIIIe siècle et au XIXe siècle. Les habitants de Locmalo avaient la fâcheuse habitude de s'adonner à la danse et à la musique auprès des églises et des chapelles les jours de pardon. Le recteur de Locmalo, Missire Joseph Le Gruyer, porta plainte en mai 1780. Au greffier de la juridiction de la principauté de Guémené il expliqua ses griefs :

« au mépris des arrêts et règlements de la cour qui défendent les danses publiques près les chapelles le jour des pardons ou assemblées, notamment pendant l'office divin, dimanche dernier le 7 mai, jour du pardon de Locmalo, le Saint Sacrement étant exposé sur l'autel de l'église paroissiale, il y eut tout le jour des binnieux et danses publiques et tumultueuses à la porte de l'église[3]. »

En 1827, l'abbé Le Diot fut nommé à Locmalo et il fit la guerre aux danses le dimanche où elles étaient en usage au moment de son arrivée.

Au début du XXe siècle, les locmalois n'avaient toujours pas abandonné leur fâcheuse habitude, puisqu'un arrêté municipal fit interdire la danse le jour du pardon, à Locmalo, au grand mécontentement des aubergistes. Interdite au bourg, la danse se déplaça à la croix de Saint-Gilles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 Fernand Kerijaouen Apparenté PCF  
mars 2001 mars 2014 Jean-Michel Le Cunff    
mars 2014 en cours Jean-Charles Lohé    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 913 habitants, en augmentation de 7,03 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 261 1 279 1 265 1 255 1 401 1 386 1 390 1 521 1 442
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 308 1 326 1 319 1 266 1 272 1 368 1 388 1 360 1 403
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 414 1 359 1 386 1 340 1 317 1 228 1 139 1 155 949
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
871 800 812 934 936 886 827 882 913
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Laurent Bourdelas, écrivain vivant en Limousin, publie en 2009, aux Éditions Gros Textes (06), un livre intitulé Locmalo, inspiré par ses fréquents séjours en Bretagne. L'un de ses fils se prénomme d'ailleurs Malo.
  • Arnaud Le Lan, footballeur professionnel au FC Lorient.
  • Guenael Le Maux, ancien footballeur professionnel à l'AJ Auxerre.

Monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Malo[modifier | modifier le code]

L'église est dédiée à saint Malo. Elle a été édifiée au début du XVe siècle par les vicomtes de Rohan, puissants seigneurs de Guéméné. Par la suite, deux chapelles lui ont été adjointes, une au nord vers 1611 par les Rohan et une autre au sud par les Menoray dès 1577. L'ensemble, avec ses trois toitures parallèles et ses bras de transept remplacées par deux chapelles seigneuriales, donne une allure singulière à l'église. Ce particularisme est accru par l'élévation d'une tour porche abritant un escalier suivant le modèle des massives tours morbihanaises. Le chœur, prolongée d'une sacristie, est reconstruit au milieu du XVIIe siècle. De cette époque datent les sablières mais aussi le retable. L'église abrite une abondante statuaire des XVIIe et XVIIIe siècles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1044.
  2. dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne par Jean Ogée, page 513
  3. revue Mein ha Tud, hors série no 1, Août 2001
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Liens externes[modifier | modifier le code]