Locmalo

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Locmalo
L'église Saint-Malo.
L'église Saint-Malo.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Roi Morvan Communauté
Maire
Mandat
Jean-Charles Lohé
2014-2020
Code postal 56160
Code commune 56113
Démographie
Gentilé Locmalois
Population
municipale
913 hab. (2014 en augmentation de 7,03 % par rapport à 2009)
Densité 38 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 24″ nord, 3° 11′ 07″ ouest
Altitude 160 m
Min. 112 m
Max. 216 m
Superficie 23,91 km2
Localisation

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Locmalo [lɔkmalo] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Locmalo s'étend sur 2 391 hectares et encercle presque entièrement la commune de Guémené-sur-Scorff.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations anciennes[1].


  • Loco Sancti Maclovii en 1130 ;
  • Locmallou en 1377 ;
  • Locmalo en 1387 ;
  • Locmalou en 1411 ;
  • Locmalo en 1418 ;
  • Locmoelou en 1427 ;
  • Locmato en 1630 ;
  • Lamato en 1654 ;
  • Le Bourg (Locmalo) en 1841 ;
  • Locmalo en 1841.
Article connexe : toponymie bretonne.

Locmalo associe le breton loc servant à désigner un lieu saint au nom d'un des sept saints fondateurs de la Bretagne, saint Malo[2]. Au Xe siècle, en plein paroxysme des invasions des Vikings, un peuple d'Aleth, christianisé par un clerc venant du Pays de Galles du nom de Maclou ou Malo qui a donné son nom à six communes en Bretagne ainsi qu’une quarantaine de lieux-dits) aurait choisi de s'installer sur ce territoire, donnant naissance à la paroisse de Locmalo et plus généralement au Pays Pourlet[3].

Le nom breton de la commune est Lokmac'hloù, prononcé [lɔmaˈhlɔw] (Lohmalou). En effet, en breton le m ne se prononce jamais après le c ou le k. De même Locmaria se dit Lomaria. [réf. souhaitée]

Histoire[modifier | modifier le code]

Locmalo est une paroisse très ancienne puisqu'autrefois Guémené (aujourd'hui Guémené-sur-Scorff) en était une trève. L'église de Locmalo tomba en ruine en 1418 et fut rebâti à neuf par Charles de Rohan, seigneur de Guéméné, qui la fit dédier à sainte Christine. Ce seigneur fit encore bâtir dans la paroisse une chapelle qu'il dédia à la sainte Vierge et à sainte Catherine[4].

Les rapports entre le clergé et les paroissiens furent conflictuels au XVIIIe siècle et au XIXe siècle. Les habitants de Locmalo avaient la fâcheuse habitude de s'adonner à la danse et à la musique auprès des églises et des chapelles les jours de pardon. Le recteur de Locmalo, Missire Joseph Le Gruyer, porta plainte en mai 1780. Au greffier de la juridiction de la principauté de Guémené il expliqua ses griefs :

« au mépris des arrêts et règlements de la cour qui défendent les danses publiques près les chapelles le jour des pardons ou assemblées, notamment pendant l'office divin, dimanche dernier le 7 mai, jour du pardon de Locmalo, le Saint Sacrement étant exposé sur l'autel de l'église paroissiale, il y eut tout le jour des binnieux et danses publiques et tumultueuses à la porte de l'église[5]. »

En 1827, l'abbé Le Diot fut nommé à Locmalo et il fit la guerre aux danses le dimanche où elles étaient en usage au moment de son arrivée.

Au début du XXe siècle, les locmalois n'avaient toujours pas abandonné leur fâcheuse habitude, puisqu'un arrêté municipal fit interdire la danse le jour du pardon, à Locmalo, au grand mécontentement des aubergistes. Interdite au bourg, la danse se déplaça à la croix de Saint-Gilles.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 mars 2001 Fernand Kerijaouen Apparenté PCF  
mars 2001 mars 2014 Jean-Michel Le Cunff    
mars 2014 en cours Jean-Charles Lohé    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7].

En 2014, la commune comptait 913 habitants[Note 1], en augmentation de 7,03 % par rapport à 2009 (Morbihan : +3,47 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 261 1 279 1 265 1 255 1 401 1 386 1 390 1 521 1 442
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 308 1 326 1 319 1 266 1 272 1 368 1 388 1 360 1 403
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 414 1 359 1 386 1 340 1 317 1 228 1 139 1 155 949
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
871 800 812 934 936 886 834 827 896
2014 - - - - - - - -
913 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Laurent Bourdelas, écrivain vivant en Limousin, publie en 2009, aux Éditions Gros Textes (06), un livre intitulé Locmalo, inspiré par ses fréquents séjours en Bretagne. L'un de ses fils se prénomme d'ailleurs Malo.
  • Arnaud Le Lan, footballeur professionnel au FC Lorient.
  • Guenael Le Maux, ancien footballeur professionnel à l'AJ Auxerre.

Monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Malo[modifier | modifier le code]

L'église est dédiée à saint Malo. Elle a été édifiée au début du XVe siècle par les vicomtes de Rohan, puissants seigneurs de Guéméné. Par la suite, deux chapelles lui ont été adjointes, une au nord vers 1611 par les Rohan et une autre au sud par les Menoray dès 1577. L'ensemble, avec ses trois toitures parallèles et ses bras de transept remplacées par deux chapelles seigneuriales, donne une allure singulière à l'église. Ce particularisme est accru par l'élévation d'une tour porche abritant un escalier suivant le modèle des massives tours morbihanaises. Le chœur, prolongée d'une sacristie, est reconstruit au milieu du XVIIe siècle. De cette époque datent les sablières mais aussi le retable. L'église abrite une abondante statuaire des XVIIe et XVIIIe siècles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Résultats concernant « Locmalo » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le 25 septembre 2017).
  2. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Éditions Jean-Paul Gisserot, , p. 37.
  3. Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne, Bonneton, , p. 66.
  4. dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne par Jean Ogée, page 513
  5. revue Mein ha Tud, hors série no 1, Août 2001
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]