Saint-Caradec-Trégomel

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Saint-Caradec-Trégomel
Saint-Caradec-Trégomel
L'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Roi Morvan Communauté
Maire
Mandat
Maryannick Guiguen
2014-2020
Code postal 56540
Code commune 56210
Démographie
Gentilé Caradocéens
Population
municipale
476 hab. (2016 en stagnation par rapport à 2011)
Densité 30 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 18″ nord, 3° 21′ 00″ ouest
Altitude 173 m
Min. 99 m
Max. 197 m
Superficie 16,12 km2
Localisation

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Saint-Caradec-Trégomel [sɛ̃ kaʁadɛk tʁegɔmɛl] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Caradec-Tregomel est une commune rurale d'une superficie de 16,12 km2. Elle appartient d'un point de vue administratif à la communauté de communes du Pays du roi Morvan et au département du Morbihan et par ses traditions au Pays Pourlet et à la Basse Bretagne. Le chef-lieu de la commune est situé à vol d'oiseau à 10 km à l'ouest du Faouët, à 12 km à l'est de Guémené-sur-Scorff et à 32 km au nord de Lorient.

carte de la commune de Saint-Caradec-Trégomel et de ses environs.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Caradec est attestée sous sa forme latine Sanctus Caradocus en 1273[1].

Trégomel est attestée sous la forme Tregoumet en 1387[1].

L'identité du patron de la paroisse de Saint-Caradec-Trégomel demeure mystérieuse. En effet deux saints Caradec ayant vécu tous deux en Grande-Bretagne, l'un mort en 480 et l'autre en 1124, peuvent prétendre au titre, mais personne n'a jamais su dire lequel des deux l'était vraiment. Le terme Trégomel qui lui est associé vient de tré" (trève), et du gallois gloyw (limpide) et de mael (prince).

Sant-Karadeg-Tregonvael en breton.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Saint-Caradec-Trégomel était autrefois une paroisse dont Kernascléden était une trève dépendant de celle-ci. Kernascléden deviendra paroisse indépendante en 1908.

Avant la Révolution, les terres de la paroisse de Saint-Caradec-Trégomel étaient pour la plupart du fief de la seigneurie de Kermerien. Celle-ci disposait du droit de haute, moyenne et basse justice et un gibet à quatre piliers se dressait dans la paroisse. En 1683 le seigneur de Kermerien s'appelait Hyacinthe de Cosnoal. Il est dit seigneur fondateur de l'église paroissiale et du presbytère et seul prééminencier de la dite église, qui au dedans et en dehors, ne porte d'autres armoiries que celles de sa dite maison. Les tombes et enfeux de sa famille se trouvaient dans le chœur de l'église, auprès du maître-autel. Les premiers seigneurs de Kermerien portaient le nom de leur terre. Ainsi, à la montre de Vannes du y comparaît en homme d'armes Pierre de Kermerien pour la paroisse de Saint-Caradec-Trégomel, qui déclare 100 livres de revenu. Par la suite, la seigneurie passe vers 1500 à la famille Le Gall. En 1514, elle est aux mains de Hervé Le Quelennec qui avait épousé Marie Le Gall. En 1594, elle passe aux mains des Cosnoal. Cette famille originaire d'Angleterre possédait aussi Le Crano en Lignol et Kerhuélic en Baud. Au XVIIe siècle, les Cosnoal sont aussi sieurs de Saint Georges, seigneurie de la paroisse de Nostang, où ils résidaient habituellement[2]. L'actuel château de Kermerien, situé à l'ouest du bourg, date du XVIe siècle.

En 1778, la paroisse de Saint-Caradec-Trégomel, en y incluant sa trève de Kernascléden, compte 1 300 communiants.

En 1790, Saint-Caradec-Trégomel est érigé en commune et chef-lieu de canton dépendant du district du Faouët. En 1801, la commune est rattachée au canton de Guémené-sur-Scorff et à l'arrondissement de Pontivy. La commune de Saint-Caradec-Trégomel cède en 1955 une partie de son territoire pour permettre à une nouvelle commune de voir le jour : Kernascléden. Sa superficie passe ainsi de 2 544 à 1 612 ha.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

la mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 actuel Maryannick Guiguen UDF Conseillère générale jusqu'en 2004
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1955, la commune cède une partie de son territoire lors de la création de Kernascléden.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2016, la commune comptait 476 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2011 (Morbihan : +2,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2701 2221 6531 0521 1661 2761 2741 3991 330
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3201 3201 3661 3321 3831 4281 4921 4841 572
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5271 6121 6301 6991 7201 6761 6211 6621 393
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
841796699580509444477482473
2016 - - - - - - - -
476--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le « Festival des Chevaliers de la Terre » se tient chaque année au mois d'août dans la commune[7]; l'année 2012 correspond à la 14e édition de ce festival.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint-Cado ; construite à l'ouest du Bourg par les seigneurs de Kermerrien. Elle conserve un retable sur lequel s'élèvent plusieurs statues dont celle de saint Cado et celle de saint Guernahel.
  • Église Saint-Caradec ; XVIIe siècle. Elle est entourée d'un petit enclos sur lequel s'élèvent les vestiges d'un ossuaire et une haute croix reposant sur un socle sculpté.
  • Lavoir et monument aux morts (près du portail de l'église).
  • Château de Kermerien du XVIe siècle. Ce château à la ligne sobre et racée, possède une superbe porte ogivale surmontée d'un guerrier armée d'une hache. Il appartenait à une famille venue d'Angleterre, les de Cosnoal. L'un des membres de cette famille était René Paul de Cosnoal, lieutenant de la maréchaussée de Bretagne à la résidence de Vannes en 1748. La brigande Marion du Faouët s'y rendit avec sa troupe en novembre 1751 dans l'espoir de faire main basse sur les grains stockés dans les greniers. Mais il n'y avait plus de grain, puisque le sieur Brizeux, contrôleur des actes, s'en était rendu acquéreur quelques jours auparavant[8].

Le cimetière (ossuaire et calvaire) fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1925[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Denise Court, née Perigault en janvier 1918, est la fille de Jean Perigault natif du village et patron d'une des plus grandes usines de bois de la région. Présidente de la Croix-Rouge lorientaise de 1953 à 1985 et première femme conseillère générale en 1957, elle est commandeur de la Légion d'honneur depuis 1995.

Sa maison et le garage Renault Court de Lorient appartenant à son mari, ayant été détruits par les bombardements, elle vécut de 1941 à 1946 à Saint-Caradec-Trégomel avec ses enfants. Après la guerre, elle fut adjointe de Raymond Marcellin puis première vice-présidente du conseil général du Morbihan chargée de l'action sociale jusqu'en 1990.

Transports[modifier | modifier le code]

Voir Transports à Roi Morvan Communauté

Économie[modifier | modifier le code]

Voir Économie à Roi Morvan Communauté

Télécommunications[modifier | modifier le code]

Voir Télécommunications à Roi Morvan Communauté

Santé[modifier | modifier le code]

Voir Santé à Roi Morvan Communauté

Enseignement[modifier | modifier le code]

Voir Enseignement à Roi Morvan Communauté pour les collèges et lycées.

Culture et loisirs[modifier | modifier le code]

Voir Culture et loisirs à Roi Morvan Communauté

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dans les archives du chapitre de Vannes
  2. Emile Gilles , Au coeur de la Bretagne. Saint-Caradec-Trégomel et Kernascléden, Pontivy,Imprimerie Ch. Anger , 1918.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. http://www.morbihan.com/festival-des-chevaliers-de-la-terre/st-caradec-tregomel/tabid/7418/offreid/3a4318a9-a516-49d0-a0e1-5e0776753d5b/detail-fetes-et-manifestations.aspx
  8. Jean Rieux et Lice Nedelec, Une étrange beauté Marion du Faouët et ses brigands, éditions du Thabor, 1979
  9. Notice no PA00091669, base Mérimée, ministère français de la Culture