Saint-Tugdual

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Saint-Tugdual
Saint-Tugdual
Intérieur de l'église paroissiale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Roi Morvan Communauté
Maire
Mandat
Jean-Claude Saindrenan
2014-2020
Code postal 56540
Code commune 56238
Démographie
Gentilé Tugdualais
Population
municipale
370 hab. (2016 en diminution de 7,04 % par rapport à 2011)
Densité 19 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 59″ nord, 3° 20′ 14″ ouest
Altitude 190 m
Min. 140 m
Max. 276 m
Superficie 19,97 km2
Localisation

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Saint-Tugdual [sɛ̃tygdyal] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.


Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Tugdual se dit Sant-Tudal en breton. Le nom de la commune provient du saint éponyme, saint Tugdual.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Tugdual est une commune rurale appartenant à la communauté de communes du Pays du Roi Morvan. Par ses traditions, elle appartient au Pays Pourlet et à la Basse-Bretagne. La commune a une superficie de 1 997 hectares dont 247 hectares de bois [1]. La rivière Aër longe le territoire communal au sud et sert de limite avec Le Croisty. La commune est vallonnée, les principales hauteurs se trouvant au nord de la commune. Elle culmine à 274 mètres au bois de Kerminisy. Elle est située en dehors des grandes voies de communication.

carte de la commune de Saint-Tugdual
Communes limitrophes de Saint-Tugdual
Plouray
Priziac Saint-Tugdual Ploërdut
Le Croisty

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Saint-Tugdual est un démembrement de la grande paroisse de l'Armorique primitive de Priziac. Jusqu'au début du XIIe siècle, on ne parle que de la grande paroisse de Priziac. La création de la paroisse de Saint-Tugdual n'intervient qu'après 1191.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La paroisse de Saint-Tugdual, y compris sa trève de Le Croisty, compte 2000 communiants en 1778 selon le géographe Jean-Baptiste Ogée.

Révolution française[modifier | modifier le code]

La paroisse est érigée en commune en 1789.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Tugdual dut céder une partie de son territoire en 1903 pour permettre la création de la commune du Croisty.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Tugdual porte les noms de 53 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale dont deux[2] décédés en 1914 sur le front belge pendant la Course à la mer, deux[3] décédés dans les Balkans alors qu'ils étaient membres de l'Armée française d'Orient, un (Louis Le Pourhiet) décédé en captivité en Allemagne, la plupart des autres étant décédés sur le sol français. Parmi ces derniers, plusieurs ont été décorés : l'adjudant Jean Le Scouarnec, tué à l'ennemi le à Douaumont, décoré de la Croix de guerre ; le soldat François Le Douaron, tué à l'ennemi le à Sailly-Saillisel (Somme), décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre avec étoile de bronze ; son frère, le soldat Pierre Le Douaron, mort des suites de ses blessures dans une tranchée le à Seraucourt-le-Grand (Aisne), décoré de la Croix de guerre ; le soldat Alfred Le Bris, mort des suites de ses blessures le à l'hôpital de Commercy (Meuse), décoré de la Médaille militaire[4].

Jean-Marie Cario, né en 1887 à Saint-Tugdual, soldat au 4e bataillon d'infanterie de marche d'Afrique, fut fusillé pour l'exemple le à Souk Ahras (Algérie), « abattu durant une tentative d'évasion du camp de Souk Ahras »[5].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Saint-Tugdual porte les noms de 11 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi elles, Joseph Chauve, Louis Chauve, Tugdual Gourin, Louis Le Du, Louis Le Léonnec, Joseph Perret et un autre jeune homme tués tous les sept fauchés par le même obus le à Kerlois en Hennebont[6] lors des combats de la Poche de Lorient[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001   Guy Jouët UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1903, Saint-Tugdual est partiellement démembrée pour donner naissance au Croisty.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2016, la commune comptait 370 habitants[Note 1], en diminution de 7,04 % par rapport à 2011 (Morbihan : +2,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 8191 7331 4371 6391 8812 0281 9502 0271 943
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7591 7561 8371 6251 7551 8001 9021 9001 907
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 9629739769801 0401 0671 057926782
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
759638556525444398394401374
2016 - - - - - - - -
370--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Guen.
Château de Kerminisy vers 1960 (carte postale ancienne, éditeur CIM).


  • Chapelle Saint-Guen (XVIe siècle), en grande partie détruite le , alors que sa restauration s'achevait. Ses commanditaires sont des seigneurs locaux : les seigneurs de Kerminisy, Kersallic et Restergant. En forme de croix latine très proche du tau grec, elle arbore un clocheton carré élancé auquel on accède par un escalier qui longe le rampant Sud de la toiture.
  • Église Saint-Tugdual, détruite par la foudre en 1959 et entièrement reconstruite en 1961. Une œuvre in situ de Gyan Meer (de son vrai nom Guillevic) a été installée dans le chœur de l'église en 2006 : le lavement des pieds. Bénite par l'évêque de Vannes, monseigneur Centène, la peinture monumentale est le fruit d'une commande du comité paroissial. Chaque année, durant le Jeudi Saint, une cérémonie du lavement des pieds est célébrée par le recteur Henri Goyallon.
  • La croix de cimetière de Saint-Tugdual.
  • le Château de Kerminisy, XVIIe siècle et XXe siècle: la partie gauche de l'édifice date de 1600, la partie droite de 1674. La grosse tour carré de style anglais est un ajout récent et date de 1911. Ce château appartenait en 1627 à Valentin de Talhoët et Jeanne Le Lagadec, sieur et dame de Sévérac. Cette terre resta par la suite à cette famille puisque René Armand de Talhoët est propriétaire de ce domaine en 1759[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Le principal employeur de la commune est la biscuiterie des Pâtisseries gourmandes (95 salariés)[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le champion cycliste René Le Grevès, vainqueur de seize étapes du Tour de France, était, par ses parents, originaire de Saint-Tugdual.


Transports[modifier | modifier le code]

Voir Transports à Roi Morvan Communauté


Télécommunications[modifier | modifier le code]

Voir Télécommunications à Roi Morvan Communauté

Santé[modifier | modifier le code]

Voir Santé à Roi Morvan Communauté

Enseignement[modifier | modifier le code]

Voir Enseignement à Roi Morvan Communauté pour les collèges et lycées.

Culture et loisirs[modifier | modifier le code]

Voir Culture et loisirs à Roi Morvan Communauté

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guémené-sur-Scorff sur le site France, le trésor des régions, Roger Brunet
  2. François Le Guernic, tué le à Rossignol (Belgique) et Joseph Michel, tué le à Maissin (Belgique)
  3. Jean Croizer, décédé le à Salonique (Grèce) et Vincent Boderhat, décédé le en Albanie
  4. a et b Memorialgenweb.org - Saint-Tugdual : monument aux morts
  5. http://www.letelegramme.fr/histoire/fusilles-pour-l-exemple-ils-furent-51-en-bretagne-15-11-2014-10426033.php
  6. http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/resources/ami-38.pdf
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. "Les arrières-fiefs de la seigneurie de Guémené par M.L.Galles", bulletin de la société polymathique du Morbihan,2e semestre 1867
  12. Guémené-sur-Scorff sur le site France, le trésor des régions, Roger Brunet