Langoëlan

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Langoëlan
L'église Saint-Barnabé.
L'église Saint-Barnabé.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Roi Morvan Communauté
Maire
Mandat
Yann Jondot
2014-2020
Code postal 56160
Code commune 56099
Démographie
Gentilé Langoélanais, Langoélanaise
Population
municipale
395 hab. (2014)
Densité 18 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 07′ 19″ nord, 3° 13′ 59″ ouest
Altitude Min. 137 m – Max. 274 m
Superficie 22,27 km2
Localisation

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Langoëlan [lɑ̃ɡwelɑ̃] est une commune française, du canton de Gourin, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Le nom breton de la commune est Lanwelan, prononcé localement en breton Pourlet Laoulan.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée du nord au sud par le Scorff, rivière qui prend sa source à 5 km au nord du bourg, au village de Saint Auny, au pied de Mane Skorn, sur la commune de Mellionnec.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Lanwelan en breton est attesté dès 1268 dans les archives de l'abbaye Notre-Dame de Bon-Repos.

Le suffixe lann permet de dater la fondation de la paroisse au haut-Moyen-Age.

Lann est défini comme un lieu de culte chrétien, il s'agit aussi, à l'époque d'une entité locale bretonne christianisée en entité administrative religieuse. Elle est suivie par un anthroponyme Gwelan ; saint ou chef local.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 24 au 25 juin 874, le roi de Bretagne Salomon, qui avait été livré par des comtes bretons (dont son gendre Pascwiten et Gurwant, gendre d'Erispoë) à des seigneurs francs, fut supplicié par ces derniers en un lieu-dit appelé le Merzer (le Martyr en français), situé probablement en Langoëlan. Il fut contraint d'assister au meurtre de son jeune fils Wigon, avant d'avoir lui-même les yeux crevés. Son corps, retrouvé sans vie le lendemain matin, fut inhumé, conformément à ses vœux au monastère de Plélan, auprès de son épouse Wenbrit[1].

À l'époque féodale, plusieurs seigneuries se partageaient le territoire de Langoëlan. La plus importante d'entre elles était celle de Coëtcodu. Après avoir appartenu aux Coëtuhan et aux Penhoët, elle échut aux du Fresnay à la suite du mariage de Guillaume du Fresnay avec Béatrice de Penhoët. Puis elle passa aux Guimarho, aux Perenno et finalement aux Le Vicomte. La seigneurie de Coëtcodu possédait les droits de haute justice à Langoëlan, tenait ses plaids généraux le 12 juin et disposait de fourches patibulaires à Park en Justis. Par ailleurs ses seigneurs se déclaraient prééminenciers et supérieurs de l'église saint-Barnabé où ils avaient droit de banc et droit d'afficher leurs armes. Les seigneurs de Kerservant en Ploërdut avaient aussi droit de justice et fourche patibulaire et leurs armes figuraient aussi dans l'église paroissiale. Les sieurs de Tronscorff étaient les vassaux de ces derniers[2].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, au cours de la journée du 1er juillet 1944, le village de Kergoët, situé à 2 km au nord du bourg de Langoëlan, fut le théâtre de combats acharnés entre l'armée allemande et la résistance. Les Allemands subirent de lourdes pertes puisque 35 de leur soldats périrent et 60 à 70 autres furent blessés. Parmi les victimes du côté français, un civil, monsieur Le Padellec, patron de ferme dans ce village, fut sauvagement frappé puis abattu par les soldats allemands.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ?    ? Le Bail    
1810 1826 Pierre de Rémond du Chélas [Monarchiste]  
mars 1983 mars 1989 Edouard Gallo [Divers Droite ]  
mars 1989 juin 1995 Joseph Brulé PS  
juin 1995 mars 2001 Edouard Gallo [Divers Droite ]  
mars 2001 mars 2008 Guy Sinel UMP  
depuis mars 2008 Mars 2014 Florence Le Beller SE  
depuis mars 2014   Yann Jondot SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 395 habitants, en diminution de -3,19 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 316 1 286 1 038 1 269 1 313 1 324 1 347 1 484 1 391
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 322 1 242 1 321 1 212 1 242 1 281 1 332 1 295 1 364
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 354 1 384 1 276 1 238 1 227 1 242 1 178 1 090 945
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
907 812 659 575 429 369 396 403 395
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'étang du Dordu
  • Église Saint-Barnabé[7] du XVIe siècle et remaniée aux XVIIIe et XIXe siècles:

l'église comprend une nef sans bas-côtés, un transept et un chœur à chevet plat ; les deux chapelles latérales sont sous le vocable du Rosaire et de saint Salomon.

  • Dolmen de la Villeneuve (vers 4000 ans av. J.-C.)
  • Monument en hommage aux résistants tués le 1er juillet 1944 au combat de la ferme de Kergoët (stèle élevée sur le site).
  • Etang de Dordu
  • Camps romain

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Salaün, Salomon, roi de Bretagne
  • Albert Haïk : dit ""l'Emir de L'angoëlan"" a fait construire dans les années 30 (1930) un bâtiment d'inspiration orientale avec minaret visible à l'entrée Nord du bourg, a offert à la paroisse une crèche de Noël et une cathèdre (Cathedra) visible dans l'église, il fut très généreux envers les habitants de Langoëlan. Son frère Jacques Haïk était producteur de cinéma, on lui doit la construction du Grand Rex à Paris et l'introduction du film muet en France.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Tanguy Le Roux, « Une tombe sous dalle à cupules à Saint-Ouarno, en Langoëlan », Annales de Bretagne, no 78, 1, 1971, p. 37-45.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nominoë et l'épopée des rois bretons, Hervé Le Boterf, France Empire, février 1999
  2. Joseph Danigo, Eglises et chapelles du Pays de Guémené, première partie, 1994
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. http://www.infobretagne.com/langoelan.htm

Liens externes[modifier | modifier le code]

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