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Étienne Chouard

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Étienne Chouard
Description de cette image, également commentée ci-après
Étienne Chouard en 2014.
Nom de naissance Étienne Gilles Chouard
Naissance (62 ans)
Paris 16e, France
Nationalité Drapeau de la France française
Profession
Activité principale
Formation

Compléments

Connu pour être un partisan du tirage au sort de certaines assemblées

Étienne Chouard, né le à Paris, est un blogueur et militant politique français.

Professeur dans l'enseignement technique et en BTS, il se fait connaître en 2005 grâce à un billet viral publié sur son blog et repris dans les médias, en faveur du « non » au référendum sur la Constitution européenne. Il bénéficie depuis d'une certaine influence sur Internet et au sein de la gauche radicale.

À partir de 2005, il critique le système en place et milite pour un changement de constitution et l'instauration d'une démocratie directe, en appelant notamment à former une assemblée constituante tirée au sort et à mettre en place le référendum d'initiative citoyenne (RIC).

Il se présente comme anarchiste d'ultragauche. Il fait l'objet de polémiques pour avoir défendu des thèses et des personnalités affiliées à l’extrême droite ou conspirationnistes, notamment Alain Soral. Il s'est cependant défendu de partager toutes leurs idées.

Depuis décembre 2018, il est particulièrement suivi au sein des Gilets jaunes pour sa défense du RIC, qui est devenu l'une des principales revendications du mouvement, et fait l'objet d'une nouvelle exposition médiatique.

Famille et carrière professionnelle

Étienne Gilles Chouard est né le à Paris[1],[2]. Il est l'aîné d'une famille recomposée de cinq enfants « élevés dans la tradition de la petite bourgeoisie française catholique »[3]. Il situe sa mère « très à gauche » et indique qu'elle « travaillait à la revue Tel Quel avec Philippe Sollers et Jean-Edern Hallier ». Son père, ingénieur en urbanisme, est quant à lui plutôt « giscardien » d'après lui. Ses deux grands-pères étaient professeurs de biologie végétale : Pierre Chouard et Henri Prat. Il grandit à Auteuil où il fréquente le lycée Janson-de-Sailly et suit le catéchisme. Il indique à ce sujet : « Cela m'a rendu l'Église odieuse, mais les valeurs chrétiennes sont restées ancrées en moi, et je cherche toujours à les rendre immanentes »[3].

Marié à Arlette, une cousine au deuxième degré, il a quatre fils[3]. Il réside à Trets[2].

Titulaire d'une maîtrise en droit (1981), il est professeur au lycée Marcel-Pagnol à Marseille, d'économie-gestion dans l'enseignement technique, et de droit fiscal puis d'informatique en BTS[2].

Débuts en politique

Étienne Chouard dit avoir été un électeur régulier du Parti socialiste jusqu'en 2005[2],[4]. Il raconte avoir connu une « révélation » politique en 2004, en écoutant Là-bas si j'y suis, émission de radio animée par Daniel Mermet sur France Inter. La « critique radicale du libéralisme » exprimée dans cette émission le convainc qu'en votant PS, il a voté « extrême droite sans le savoir ». L'évolution de ses convictions politiques le pousse alors à s'engager[3].

C'est en faisant campagne en 2005 pour le « non » contre le traité établissant une Constitution pour l'Europe qu'il accède à la notoriété. Alors qu'il s'apprêtait à voter « oui » comme il l'avait fait pour le traité de Maastricht, il déclare avoir rejoint le camp du « non » après avoir écouté un entretien de Laurent Fabius, puis après avoir lu Europe, la trahison des élites de Raoul-Marc Jennar[5],[6].

Le , il publie sur son site personnel « Une mauvaise Constitution qui révèle un secret cancer de notre démocratie »[2], une analyse critique envers le traité constitutionnel européen, se présentant comme un citoyen sans parti, sans étiquette et sans ambitions politiques personnelles[note 1]. D'après Thierry Crouzet, cet article serait parvenu à un moment où, dans les sondages, le « non » est au plus haut et témoigne d'un malaise grandissant des Français face aux déclarations des politiques et à la directive Bolkestein qui fait figure d'épouvantail[8].

Fin mars, début avril 2005, des sites liés à la gauche radicale diffusent l'article[9],[10]. Le texte se diffuse rapidement via les forums, le courrier électronique et les blogs. Différents journalistes, tels Daniel Schneidermann qui l'invite sur le plateau d'Arrêt sur images sur France 5, s'intéressent à ses idées[11],[12],[13]. Dominique Strauss-Kahn répond directement aux arguments d'Étienne Chouard sur son blog[14]. Son site Internet reçoit dès lors de 20 000 à 30 000 visites quotidiennes[2]. Marie-France Garaud lui demande de lire son livre consacré au traité constitutionnel dans l'objectif d'être relayée sur son blog[5]. La notoriété grandissante des écrits d'Étienne Chouard s'avère suffisante pour qu'une partie de la presse nationale s'intéresse à son tour à son site. Dans le journal Le Monde, la journaliste Ariane Chemin brosse le portrait de ce « Don Quichotte » du « non »[5],[15].

Avec la victoire du « non » au référendum, il est consacré comme un des blogueurs les plus influents de France en 2006 : « de « Don Quichotte » du « non » […], il est devenu une vedette de la campagne référendaire[16]. » Fin 2005, l'audience de son site est passée à 1 000 visites quotidiennes et approche un million de visiteurs[2].

En 2007, il apporte son soutien au mouvement altermondialiste au premier tour de l'élection présidentielle et signe la pétition de soutien à la candidature de José Bové[17].

La même année, il dénonce le traité de Lisbonne comme étant une copie conforme du traité établissant une Constitution pour l'Europe refusé par référendum[18]. Comme lors de la campagne pour le référendum de 2005, il s'oppose à Nicolas Vanbremeersch, alias Versac, autre blogueur qui milite quant à lui en faveur d'une ratification parlementaire du traité de Lisbonne[19].

Appel à former une assemblée constituante tirée au sort et défense de la démocratie directe

Influence grandissante sur Internet et au sein de la gauche radicale

Après le référendum de 2005, Étienne Chouard approfondit sa réflexion[20],[14] et se définit comme un démocrate radical[21], anarchiste[22] et d'ultragauche[14]. Il désigne « l'importance de la Constitution » comme « la colonne vertébrale de [sa] pensée » en considérant que « toutes les dérives ne sont possibles que parce que les responsables politiques, aux mains des grands marchands, ont voulu l'écrire à notre place »[4]. Il estime que « le suffrage universel est défaillant car il « donne le pouvoir aux meilleurs menteurs, donc on a affaire à des professionnels, les meilleurs, les champions du mensonge »[23]. Prenant comme modèle la démocratie athénienne et condamnant l'élection au profit du tirage au sort[2],[20], il appelle ainsi, sur son blog et dans de nombreuses conférences, tenues en France comme à l'étranger[3] et diffusées sur Internet, à former une assemblée constituante tirée au sort parmi des volontaires dans la population[24], « et dont les membres seront inéligibles aux mandats qu’ils définiront »[25].

Il est plus largement un défenseur de la démocratie directe[21] et prône également le tirage au sort des responsables politiques[3], le référendum d'initiative populaire ou citoyenne[2],[14], le mandat impératif[26], l'indépendance des médias et des juges ou encore le syndicalisme obligatoire[2]. Il est également le fervent partisan d’une sortie de la France de l'Union européenne, et affiche ainsi sa sympathie à l’égard de Nigel Farage, qu’il dépeint dès 2011 en « remarquable résistant à la tyrannie mondialiste »[23].

En affirmant s'inscrire dans la lignée de l'éducation populaire, il appelle ses lecteurs et les personnes qui visionnent ses vidéos à s'approprier ses idées et à les diffuser à leur tour[24]. Il anime des « ateliers constituants » où les participants sont invités à rédiger en partie une constitution[4],[14] : l'universitaire Antoine Bevort indique que « [s'y] pressent militants d’extrême droite, de la gauche radicale, de mouvements écologistes et citoyens »[27]. Il crée en 2006 un wiki dont le but est de rédiger une constitution alternative avec les internautes volontaires[28]. Il fédère ainsi une communauté de cybermilitants dénommée les “Gentils virus” (GV) d'après sa propre appellation, qui se réclame également d’intellectuels et de chercheurs reconnus tels que Cornelius Castoriadis (mort en 1997), Henri Guillemin (décédé en 1992) ou encore Francis Dupuis-Déri[24]. Cette communauté s'investit au sein de mouvements et de manifestations allant de l'extrême gauche à l'extrême droite, par exemple au sein de La Manif pour tous[29] ou du Mouvement pour la VIe République (M6R) lancé en septembre 2014 par Jean-Luc Mélenchon, où elle est accusée de trolling[24].

Tout en restant peu connu du grand public, Étienne Chouard conserve une forte influence sur internet : en 2014, il dispose de 42 000 fans sur Facebook et de 8 000 abonnés sur Twitter[24]. D'après Adrien Sénécat, journaliste à L'Express, il « séduit un auditoire éclectique »[4]. La vidéo de son passage à l'émission de télévision Ce soir (ou jamais !) le 5 septembre 2014, dans laquelle il dénonce le gouvernement représentatif et la soumission des responsables politiques aux « 1% les plus riches qui se gavent », recueille des millions de vues sur Internet[24],[4] et relance l'intérêt autour de sa personne[30]. Au printemps 2016, ses soutiens investissent Nuit debout[31],[32] où il choisit de ne pas se rendre, craignant d'en être expulsé[33]. Mi-2016, il figure en tête des candidats proposés (au nombre de plusieurs centaines) sur LaPrimaire.org, élection primaire en ligne et ouverte en vue de l'élection présidentielle de 2017[34],[35],[36]. Durant la campagne, il indique qu'il « aime bien Jean-Luc Mélenchon et François Asselineau », en particulier ce dernier car c’est « le seul qui dise que la priorité absolue c’est de sortir de ce truc-là [l’Union européenne] »[23],[37]. Il vote finalement pour Jean-Luc Mélenchon[21]. En 2019, en vue des élections élections européennes 2019, Étienne Chouard déplore que La France insoumise n'envisage plus de sortir de l'Union européenne et déclare envisager de voter pour la liste représentée par François Asselineau[38].

En 2018, Étienne Chouard déclare avoir lu depuis 2005 « plus de 3 500 bouquins » sur le droit, la politique monétaire et les institutions politiques, en particulier ceux de Noam Chomsky, Jacques Généreux, Bernard Manin, Jacques Rancière, Amartya Sen ou Jacques Attali[14]. France Info indique que « son coup d'éclat de 2005 et ses réflexions postérieures lui permettent surtout d'accéder à un statut d'intellectuel au sein de la gauche de la gauche »[14]. Après l'élection présidentielle de 2012, Étienne Chouard est choisi comme expert de la démocratie par l'association « Les Colibris » de Pierre Rabhi, dans le cadre de sa feuille de route alternative de « grandes directions à 50 ans »[25]. Certains intellectuels condamnent ses propositions. Le philosophe Yannis Youlountas lui reproche de s'appuyer sur « des modèles grecs complètement déformés, sur des théories de penseurs d’origine grecque comme Cornelius Castoriadis qu’il transforme et dénature »[39]. Le chercheur Antoine Bevort considère qu'il « mêle des principes généraux que l’on peut partager du moins en partie, mais procède surtout par raccourcis, simplifications voire contresens théoriques et historiques, affirmations et commentaires péremptoires » pour aboutir à « une philosophie étrange de la démocratie »[29].

Participation au mouvement des Gilets jaunes

Schéma résumant le référendum d'initiative citoyenne défendu par Étienne Chouard et le mouvement des Gilets jaunes.

En décembre 2018, France Info indique qu'« il joue le rôle de consultant informel des Gilets jaunes » sur la question du référendum d'initiative citoyenne, qui fait partie des principales revendications du mouvement[14]. Après être entré en contact avec Maxime Nicolle alias Fly Rider, figure du mouvement, il participe, avec ce dernier, à une conférence à succès sur le sujet, qui devient peu après le principal mot d'ordre des gilets jaunes[37],[40]. Il est également associé à la rédaction du texte prononcé par deux gilets jaunes devant la salle du Jeu de paume[40]. Il précise qu'avant de soutenir les gilets jaunes, il ne se sentait « pas concerné » par la colère de ces « anti-impôts qui roulent en bagnole », et dont les revendications lui semblaient « superficielles »[14]. François Ruffin lui rend hommage à l'occasion de la présentation par le groupe La France insoumise de sa proposition de loi constitutionnelle visant à instituer le référendum d'initiative citoyenne (RIC), ce qui suscite la polémique, notamment au sein de La France insoumise[41]. Alors que les médias rappellent ses prises de positions conspirationnistes, il s'estime victime d'une cabale destinée à décrédibiliser le RIC[23].

France Info souligne qu'après avoir été « peu audible du grand public ces dernières années », « il est de plus en plus suivi sur les réseaux sociaux » avec « désormais 28 500 abonnés sur Twitter et 129 400 sur Facebook » ; par ailleurs, les recherches sur Google à son sujet augmentent durant l'hiver[14]. Erwan Le Morhedec relève qu'« il est accueilli en héros sur des groupes Facebook qui épousent très largement le complotisme dans lequel il s’est complu »[42]. Selon Jean-Michel Aphatie, sa « prise en main [...] traduit une dérive du mouvement. On voit sur les réseaux sociaux de plus en plus de demandes de Frexit, ou des dénonciations de « l'euro-Reich », c'est-à-dire de la soi-disant mainmise des Allemands sur l'euro »[40]. Laurent Thiong-Kay, doctorant en sciences de l’information et de la communication au laboratoire et co-auteur de deux rapports sur la représentation des gilets jaunes dans les médias, estime que « les références explicites à Étienne Chouard […] ne pèsent pas lourd comparées à la masse d’information », et que « cette croyance faisant de lui l’éminence grise derrière le mouvement a un caractère performatif ou auto-réalisateur »[43]. Bastien François indique qu'« aux yeux des gilets jaunes, le discours d’Étienne Chouard a l’avantage d’être disponible et cohérent », et que le personnage lui-même « renvoie une image de "Monsieur-tout-le-monde", de professeur de province qui n’est pas arrogant, qui n’a pas de titre ronflant, qui n'est candidat à rien. Sa parole a l’air pure, venant de la base »[43].

Positions économiques

Marianne indique qu'Étienne Chouard adjoint à sa pensée politique « des idées économiques radicalement opposées au libéralisme de l'Union européenne » : dénonçant le statut de la Banque centrale européenne, il affirme que « le premier privilège est celui pour un petit nombre de créer la monnaie », et que « les peuples qui ont perdu, renoncé à la création monétaire publique ont perdu en même temps leur souveraineté politique. La création monétaire est actuellement entre les mains des banquiers »[21],[25]. Défenseur de la théorie « 100 % monnaie », il joue un rôle important dans la popularisation de la dénonciation de la loi de janvier 1973 sur la Banque de France[44]. Le Monde indique en 2018 que « l’intéressé reconnaît désormais aujourd’hui que cette présentation des faits était erronée, sans remettre en cause l’interprétation qu’il en tire »[23]. L'économiste Alain Beitone estime que ses propos montrent « une incompréhension totale des questions monétaires »[45]. Il soutient par ailleurs l'institution d'un revenu de base[46].

Polémiques

« Confusionnisme »

Plusieurs analystes accusent Étienne Chouard de « confusionnisme », notion définie par Philippe Corcuff comme « des passages rhétoriques stabilisés entre l’extrême droite et l’extrême gauche » et, selon Libération, apparue « probablement dans des blogs antifascistes au début des années 2010 en réaction au relatif succès de Chouard après sa campagne pour le « non » au Traité constitutionnel européen (TCE) »[47].

Joël Gombin situe Étienne Chouard parmi les « leaders d’opinion qui n’ont pourtant pas, ou plus, accès aux médias traditionnels » et qui « participent à brouiller les lignes politiques, tant sur la topographie générale du champ politique, que sur la compatibilité de thèmes tels que la critique de la démocratie représentative ou des thèses conspirationnistes voire antisémites avec un affichage progressiste. Certains militants qualifient ce phénomène, pour le condamner, de "confusionnisme". Ces éléments [...] dessinent les contours d’un espace hétérogène aux marges du Front national, avec lesquelles ce parti entretient des relations ambivalentes »[48].

Les universitaires Antoine Bevort et Philippe Corcuff considèrent que « dans ses thèmes et ses relations (notamment avec Alain Soral), il participe à des passages confus entre gauche et extrême droite, et est même devenu un pilier du confusionnisme montant »[49].

Libération indique qu'il « s’est invité dans des conférences et débats un peu partout, sur un échiquier politique allant du Front de gauche à Nouvelle Donne, dans des mouvements écolo-citoyens comme les Colibris de Pierre Rabhi ou Alternatiba, aussi bien que dans la droite souverainiste et anti-Europe comme l’UPR d’Asselineau »[47].

Sylvain Boulouque indique qu'il fait « l'apologie du Venezuela d'Hugo Chavez », se félicite de l'élection de Donald Trump comme président des États-Unis, et « entretient encore des relations avec la droite nationaliste et avec une partie de la gauche radicale développant l'idée d'un « populisme et d'un souverainisme transpartisan »[50].

Selon France Info, l'objectif unique de « réforme de la Constitution » rend pour Étienne Chouard, « les autres luttes de la gauche secondaires, tandis que son urgence légitime toutes les alliances »[14].

François Ruffin, fondateur du journal alternatif de gauche Fakir, le situe « dans une nébuleuse où il n'y a plus ni droite ni gauche », et considère qu'il symbolise « un grand désordre politique »[3].

Contacts avec Alain Soral

Étienne Chouard dit apprécier en Alain Soral, dont il a fait la connaissance dans les années 2010, « un homme qui réfléchit beaucoup ». S'il affirme être « révulsé par les propos [de Soral] sur les homosexuels » et les féministes, et rejeter son projet politique « qui tourne autour d'un chef à l'inverse de ce [qu'il] propose », il lui reconnaît divers mérites dont celui de l'avoir « rendu sensible » au sujet du sionisme et d'avoir « [tiré] le Front national à gauche »[3],[51]. Alors que Soral est généralement classé à l'extrême droite, Étienne Chouard le situe « à gauche parce qu'il se bat contre les privilèges », le qualifie de « résistant », d'« anti-totalitaire » et de « lanceur d'alerte qui proteste contre l'ordre établi », dont il estime que « ses paroles racistes, voire antisémites, dépassent sa pensée »[4],[3]. Tout en appelant dans un entretien à ce qu'Alain Soral « fasse partie du débat », il assure aussi que « l'antisémitisme est un fléau »[52] et qu'il ne veut pas plus de la « dictature éclairée » prônée par Alain Soral que « de n’importe quelle dictature, évidemment »[23].

Chouard et sa pensée sont régulièrement mis en valeur par le site d'Égalité et Réconciliation (E&R), l'association dirigée par Alain Soral[3]. Depuis 2011, certaines vidéos de ses conférences sont commercialisées par Culture libre, une association dont l'animateur est le responsable marseillais d'E&R[24]. Il est reconnaissant envers Soral et son entourage d'avoir été « les premiers à [l]’avoir invité et à [l]’avoir fait parler devant des caméras »[53].

Il est dès lors reproché à Étienne Chouard de ne pas se désolidariser fermement d'Alain Soral[24]. Judith Bernard, d'abord proche d'Étienne Chouard et « sympathisante des GV », établit une nette distinction entre Chouard et Soral, estimant qu'« on ne peut pas être tenu responsable du fait que certains contenus soient répercutés par Égalité et Réconciliation. Chouard est un démocrate alors que Soral est dans le culte du chef : leurs modèles politiques sont absolument incompatibles »[24].

Conspirationnisme

En 2007, Étienne Chouard conseille sur son blog une vidéo d'un dialogue entre Alain Soral et Thierry Meyssan, dont il qualifie le contenu — décrit par Conspiracy Watch comme « empreint d’un conspirationnisme forcené » — d'« entretien passionnant »[54]. Étienne Chouard présente Thierry Meyssan comme un « résistant », salue « le sérieux de son travail » ainsi que « la finesse de ses analyses », et dit n'avoir « rien trouvé de diabolique dans ses écrits »[20],[23].

Étienne Chouard considère que « la version du complot d'Al-Qaïda » pour expliquer les attentats du 11 septembre 2001 « paraît plus que douteuse »[14]. En 2010, il anime une conférence organisée par ReOpen911, une association qui défend les théories du complot à propos des attentats du 11 septembre 2001[55]. Il déclare cependant qu'il ne s'intéresse pas à ce sujet[20].

En 2011, il recommande sur son blog un livre de l'écrivain conspirationniste Antony C. Sutton et un autre de l'essayiste négationniste Eustace Mullins[24],[56].

Il qualifie Jacques Cheminade d'« authentique sentinelle du peuple, maltraité depuis longtemps par les chiens de garde de l'oligarchie ». Il déclare alors que l'antisémitisme pourrait arranger la banque Rothschild, ce que Conspiracy Watch apparente à la rhétorique antisémite[56].

En septembre 2012, il intervient aux côtés d'Alain Benajam (Réseau Voltaire) et de Robert Ménard à la journée portes ouvertes de l'université de l’Union populaire républicaine (UPR) de François Asselineau[57].

Il diffuse également sur son blog plusieurs analyses signées par Paul Craig Roberts et reproduit un appel du militant écologiste Stéphane Lhomme à résister contre les « mouchards Big Brother » des compteurs électriques Linky[23].

En 2018, France Info note qu'il « renâcle aujourd'hui à revenir sur ces sujets, qui ne constituent pas « le cœur » de son travail », mais qu'il entretient « une méfiance extrême envers toute forme d'élite – politique, financière, médiatique »[14]. Jean-Michel Aphatie relève qu'il dénonce « la pourriture politicienne généralisée » ainsi que « la criminalité politique qui dirige la France », et qualifie l'Union européenne de « piège fasciste antisocial », contrôlé par les banques et voulu par « les mêmes qui voulaient Hitler »[40]. Pour Le Monde, sa « dénonciation radicale, voire outrancière », des médias traditionnels peut expliquer sa propension à « consulter des sources « alternatives », y compris les plus douteuses »[23]. Marianne considère que « ses développements s'apparentent fréquemment au complotisme : on y trouve les mêmes méthodes d'analyse, trouvant dans un grand complot ourdi par les plus riches l'unique explication des malheurs du monde, élaborant des chaînes d'équivalence bancales mais définitives, faisant référence à des faits historiques parfois obscurs (notamment la création de la banque d'Angleterre en 1694) mais considérés comme capitaux »[21].

Conséquences

En 2014

En 2014, face aux accusations dont il fait l'objet, Étienne Chouard répond qu'un vrai démocrate se doit de parler avec toutes les sensibilités politiques[58],[4], y compris les racistes afin de les faire changer d'avis, et dans la nécessité plus globale d’atteindre un consensus autour d’un nouveau contrat social[58]. Il explique également privilégier la lutte contre le pouvoir politique et économique à la lutte contre le racisme[58]. Il se dégage de tout discours fasciste, expliquant que la critique du parlementarisme « relève aussi d’une tradition anarchiste libertaire »[20].

Claude Rochet, haut fonctionnaire souverainiste[58], et Franck Lepage, militant de l'éducation populaire et ami d'Étienne Chouard, confirment que la situation s'explique par la disposition d'Étienne Chouard à débattre avec tout le monde, y compris avec des gens d'extrême droite. Franck Lepage indique qu'il cherche ainsi à « comprendre » ces derniers, ce qui « le condamne » « dans un système de partition politique »[4],[14].

Conspiracy Watch voit dans son entourage une source de « radicalisation »[56]. Le philosophe Yannis Youlountas lui reproche d'entretenir des liens avec des personnalités et des organisations d'extrême droite[39].

Étienne Chouard indique avoir « perdu beaucoup d'amis » pour ces raisons et met leur distance sur le compte d'une « aspiration à la pureté de la gauche »[14]. Frédéric Lordon, un temps proche de lui, indique qu'« il s'est rendu à [ses] yeux, comme aux yeux de beaucoup d'autres, tout à fait infréquentable »[14]. Ces prises de position et ces liens suscitent plusieurs polémiques de la part de militants antifascistes[22]. Celles-ci poussent, en 2013 et en 2014, les réalisateurs d'un film militant et d'un documentaire dans lesquels Étienne Chouard devait figurer, à respectivement annuler la projection et le faire disparaître au montage[30]. En janvier 2014, Martine Billard, co-présidente du Parti de gauche, affirme qu'Étienne Chouard ne sera plus invité aux réunions du parti et que tout débat avec lui est exclu[24]. La même année, le vidéaste Usul publie une vidéo[59] dans laquelle il cherche à « dédiaboliser Chouard », puis revient sur ses propos en mettant en cause les louanges adressées par celui-ci à Alain Soral et en déplorant sa proximité sur Facebook avec des « soraliens » et des « nationalistes »[60].

Le , Étienne Chouard retire le lien web de son blog menant au site d'Égalité et Réconciliation « pour marquer une différence, une limite », avant de revenir sur sa décision dès le lendemain[3].

Le , Judith Bernard se désolidarise publiquement de ce dernier en dénonçant son « alliance ostensible » avec Alain Soral[61]. Constatant l'escalade de la polémique, Étienne Chouard annonce alors qu’il se retire du débat public[58]. Antoine Bevort indique qu'« au sein d’Alternatiba ou des Colibris, il reste une figure bien appréciée »[27].

Nouvelle exposition en 2018

En 2018, alors qu'il est de nouveau exposé en raison de son implication au sein du mouvement des Gilets jaunes, Le Monde considère que « l’univers d’Étienne Chouard est comparable à celui de Maxime Nicolle, alias « Fly Rider ». Ce porte-parole des « gilets jaunes », prolixe sur Facebook, s’est autant illustré par ses revendications démocratiques, comme le référendum d’initiative citoyenne, que par des affirmations douteuses, comme lorsqu’il a repris des théories d’extrême droite sur le « pacte de Marrakech » de l’Organisation des Nations unies sur les migrations »[23].

Il indique alors qu'il décline désormais les invitations d'Égalité et Réconciliation, tout en indiquant qu'« en faisant ça, [il se] trahi[t] » ; il assure également n'avoir désormais « aucun lien » avec Alain Soral et déclare à ce sujet : « Le danger pour la société humaine, ça n'est pas Soral ! On n'en a rien à foutre de ces mecs-là, ils ne représentent que des groupuscules »[14],[21].

Alors que François Ruffin, qui lui rend hommage pour avoir diffusé le soutien au référendum d'initiative citoyenne, affirme qu'il a « mis fin à ses étranges liens », Conspiracy Watch dément formellement et souligne qu'outre son rapprochement avec Maxime Nicolle, il « n’est jamais revenu sur les multiples théories du complot qu’il a pu diffuser publiquement sur son blog ou dans des interviews », et n'a « jamais pris ses distances avec la nébuleuse antisémite gravitant autour d’Alain Soral et d’E&R », ni « réellement désavoué Alain Soral, pourtant condamné de nombreuses fois pour incitation à la haine raciale »[62]. Il accorde notamment un entretien en août 2018 à Vincent Lapierre, ancien collaborateur d’Alain Soral[62]. Selon Mathieu Molard, co-auteur de Le Système Soral (Calmann-Lévy, 2015), « en sous-main, E&R a participé à l’organisation de conférences de Chouard (au moins dans le Sud) », tandis que « certains “gentils virus” » ont « leur carte à E&R »[62]. Marianne juge l'assertion de Conspiracy Watch « quelque peu inexacte » compte tenu de la prise de distance d'Étienne Chouard vis-à-vis d'Alain Soral en 2014[21].

Publications

Notes et références

Notes

  1. « Je suis professeur de droit, d'économie et d'informatique, en BTS, dans un lycée de Marseille, j'ai 48 ans, quatre enfants, je n'appartiens à aucun parti, syndicat ou association. Dans ma vie, j'ai fait beaucoup plus de parapente que de politique où je suis vierge, un débutant absolu qui s'est « réveillé » il y a six mois. »[7]

Références

  1. « Chouard, Étienne (1956-….) », notice d'autorité personne, sur catalogue général de la BnF, 10 mars 1992, mise à jour le 2 juin 2005 (consulté le 29 décembre 2018).
  2. a b c d e f g h i et j Michel Henry, « La causette du peuple », sur liberation.fr, (consulté le 28 décembre 2018).
  3. a b c d e f g h i j et k Elsa Vigoureux, « Le trouble Monsieur Chouard », L'Obs, no 2613,‎ , p. 48 à 51 (ISSN 0029-4713, lire en ligne, consulté le 27 décembre 2014)
  4. a b c d e f g et h Adrien Sénécat, « Le discours trouble d'Etienne Chouard contre les "1% qui se gavent" », sur L'Express, (consulté le 17 août 2015)
  5. a b et c Ariane Chemin, « Étienne Chouard, Don Quichotte du non », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  6. Raoul-Marc Jennar, Europe : la trahison des élites, Paris, Fayard, , 282 p. (ISBN 2213622779)
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Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes