Aller au contenu

Création monétaire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

La création monétaire, ou émission monétaire, est le processus par lequel la masse monétaire d’une zone économique est augmentée. Si la création monétaire a pu échapper aux États dans l'histoire, les banques centrales créées à partir du XVIIe siècle ont eu progressivement vocation à organiser la création monétaire. Elles ont souvent obtenu le monopole de création monétaire en matière de monnaie fiduciaire (monnaies métalliques, billets de banque).

Dans l'économie moderne où la monnaie est majoritairement scripturale, la création monétaire est majoritairement conduite par les banques, par le processus de création de crédits[1],[2]. Lorsqu'un crédit est accordé, la banque crée la monnaie nécessaire à ce crédit par un simple jeu d'écriture dans un livre comptable[3],[4]. Ce système est parfois appelé le système de réserves fractionnaires. Cette création monétaire est néanmoins contrôlée et limitée par la politique monétaire des banques centrales ou encore les ratios de fonds propres fixés par les autorités de supervision bancaire telles que le comité de Bâle.

Pendant longtemps, les gouvernements ont pu bénéficier de la création monétaire grâce au financement monétaire direct des dépenses budgétaires par les banques centrales (« la planche à billets »[5]). Les conséquences inflationnistes de cette pratique ont conduit à son interdiction progressive par la plupart des banques centrales du monde, comme la Banque centrale européenne (article 123 du traité de Lisbonne) ou encore la Banque du Japon depuis 1883.

Les politiques monétaires non conventionnelles menées dans les pays riches depuis la crise financière mondiale de 2007-2008 et dans des pays en développement depuis la crise liée à la pandémie de Covid-19 ont conduit à une création monétaire importante par le biais, notamment, d'achats d'actifs financiers par les banques centrales (assouplissement quantitatif). La monnaie alors créée est la « monnaie centrale », qui n'est utilisée qu'entre banques sur le marché interbancaire.

À moindre échelle, la création monétaire est également générée dans le cadre de paiements internationaux. Par exemple, lorsqu'une entreprise reçoit un virement de l'étranger en devise étrangère (en contrepartie d'une exportation de biens ou de services, par exemple), la banque qui tient son compte va créditer ce compte en euro par création monétaire, et va acquérir une créance sur le pays étranger en question[4].

Création monétaire par la banque centrale

[modifier | modifier le code]

Création de pièces et de billets

[modifier | modifier le code]

Les banques centrales ont pour mission de produire les billets de banque, et souvent, de frapper les pièces de monnaie. Cette activité peut être menée conjointement avec le Trésor public[6]. Un pays peut décider que ses pièces de monnaie verront leur valeur indexée sur la quantité de métal précieux qui les constitue ; cette solution a été abandonnée entre le XIXe et le XXe siècle au profit des monnaies fiduciaires[6].

Si les banques centrales ont le monopole de la production des billets et des pièces, elles ne les utilisent pas elles-mêmes. Elles agissent comme productrices au profit des banques qui composent le système bancaire que supervise la banque centrale. Lorsqu'une banque a besoin de monnaie fiduciaire pour faire face à des retraits de ses clients, elle peut demander de la monnaie fiduciaire à la banque centrale. Cette dernière la lui fournit en contrepartie d'une réduction équivalente du montant de réserves (monnaie banque centrale) que la banque détient à son compte auprès de la banque centrale[7].

D'un point de vue comptable, les billets émis par la banque centrale ne sont rien d'autre qu'une reconnaissance de dette au porteur, inscrits à son passif quand elle les met en circulation[8]. Chaque pièce ou billet matérialise ainsi une promesse de pouvoir disposer du bien que la monnaie représente. L'émission n'est plus contrainte par un élément physique (ce qui est le cas pour les devises modernes depuis l'abandon de l'étalon de change or).

Création monétaire centralisée

[modifier | modifier le code]

Les banques centrales créent un second type de monnaie qui est la monnaie banque centrale. Cette monnaie, si elle est libellée dans la devise du pays, n'est utilisée que par la banque centrale et par le système bancaire dans le cadre de leurs relations, notamment sur le marché interbancaire[9]. Sa quantité en circulation évolue en fonction de la politique monétaire menée par la banque centrale. Ainsi, lors d'une opération d'open market ou d'assouplissement quantitatif, les achats d'actifs financiers par la banque centrale a pour contrepartie la création de monnaie centrale sur le compte que la banque vendeuse dispose auprès de la banque centrale[9].

Dans la zone euro, en 2022, la base monétaire (monnaie créée par la banque centrale) valait 6 280 Md€, dont 214 Md€ de monnaie centrale sous la forme de réserves[10].

Création monétaire par les banques privées

[modifier | modifier le code]

La monnaie est aujourd'hui principalement créée par les banques dans le cadre de leurs activités de prêt (crédit bancaire). Les banques ont en effet le choix soit d'utiliser les dépôts existants, qu'elle transfère au client, soit de créer de la monnaie par un jeu comptable : elle inscrit alors une créance dans son bilan, et augmente d'autant le compte de dépôt du client[4]. Par conséquent, ce sont bien les crédits qui font les dépôts, et non l'inverse : la banque crée de l'argent « ex nihilo »[11].

Tentative de synthèse entre la théorie classique et moderne du crédit (analyse microéconomique et macroéconomique par la Banque d'Angleterre, 2014).

La monnaie créée par les banques est la monnaie scripturale : dépourvue d'existence physique, elle est inscrite dans les livres de compte de la banque. Cette monnaie représente 91 % de la masse monétaire de la zone euro en 2017[12],[13]. La création monétaire est permise aux banques dès lors qu'elle ont obtenu une charte spécifique, dite agrément bancaire. La monnaie prêtée est détruite lors du remboursement de ce crédit ; en revanche, le produit des intérêts accumulés sur le prêt ne le sont pas[14], et la banque se rémunère ainsi (transformation de maturité)[15].

Cette création monétaire a plusieurs limites : les banques n'en créent que pour les projets où elles estiment faible le risque de non-remboursement ; les banques sont tenues de respecter des ratios financiers dont le niveau est inscrit dans la loi ou déterminé par les autorités de contrôle prudentiel (en France, l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution)[6].

Quatre interdépendances de mécaniques de crédit concernant les changements (ou l'absence de changements) de la masse monétaire[16]

Système de réserves fractionnaires

[modifier | modifier le code]

Les systèmes bancaires contemporains fonctionnent selon le principe du « système de réserves fractionnaires ».

Longtemps, les banques ont bénéficié du « multiplicateur monétaire » : elles essayaient d'obtenir de la monnaie centrale (sous la forme de réserves sur leur compte à la banque centrale) et créaient de la monnaie sur la base de la monnaie centrale. Leur création monétaire était donc un multiple de leur détention de monnaie centrale.

Aujourd'hui, toutefois, dans les pays avancés, l'augmentation de la quantité de réserves (notamment à la suite des politiques d'assouplissement quantitatif) a pour conséquence que les banques ne sont plus autant contraintes qu'avant par la quantité de monnaie centrale qu'elles détiennent[17],[18]. Comme le souligne le Fonds monétaire international, « [l]es banques centrales modernes poursuivent des objectifs de taux d'intérêt et doivent fournir autant de réserves que le système bancaire en demande pour ces objectifs. Ce fait va à l'encontre de la très populaire théorie bancaire du multiplicateur de dépôts ». Par conséquent, comme l'indique la Banque d'Angleterre, « la demande de monnaie de base [la base monétaire, c'est-à-dire la monnaie centrale] est plus certainement une conséquence qu'une cause de la création de crédit bancaire »[19]. Ainsi, les banques centrales ne cherchent pas tant à « contrôler la quantité de réserves » qu'à « fixer le prix des réserves, c'est-à-dire le taux d'intérêt », par leurs taux directeurs[19].

Contrôle et limites de la création monétaire par les banques

[modifier | modifier le code]

Dans la pratique, la création monétaire des banques dépend de plusieurs facteurs, parmi lesquels la préférence pour la liquidité des agents économiques, qui dépend étroitement de leurs anticipations en matière de revenu, d'épargne, d'inflation ainsi que de l'idée qu'ils se font de la solidité des placements possibles ; les anticipations des banquiers qui, selon la conjoncture, privilégieront l'extension ou la défense de leur bilan ; l'action des autorités de régulation, par la réglementation ou par l'intervention. Cette complexité où la confiance et les facteurs psychologiques jouent un rôle important, explique l'instabilité associée à la création monétaire des banques et son rôle dans les mouvements de la conjoncture et dans le cycle économique[4].

L'une des principales limites à la création monétaire est le risque de fuites des dépôts[20]. Une banque qui crée de la monnaie en créditant un compte en banque n'est pas certaine que cette monnaie restera dans les comptes de la banque, car l'agent économique pourrait se procurer des biens auprès d'un vendeur dont le compte n'est pas logé dans la même banque. Les banques font ainsi face à un risque de fuite des dépôts, qu'elles doivent compenser en empruntant sur le marché monétaire[20].

De plus, les banques doivent répondre aux exigences prudentielles du régulateur, qui est souvent la banque centrale ou est logé auprès d'elle. Au-delà du taux de réserves obligatoires qui peut être utilisé comme levier pour obliger les banques à placer leurs liquidités auprès de la banque centrale, elles doivent répondre à un cadre légal et réglementaire strict (accords de Bâle, notamment). Les banques peuvent se tourner vers la banque centrale pour obtenir des prêts, au taux d'intérêt fixés par les taux directeurs, souvent en échange de garanties[6]. Ces opérations d’open market permettent de réguler la quantité de monnaie centrale sur le marché.

Autres types de création monétaire

[modifier | modifier le code]

Financement monétaire du déficit public

[modifier | modifier le code]

Le financement monétaire (ou monétisation du déficit public) consiste, pour une banque centrale, à financer directement le déficit du gouvernement central en créditant directement le compte que ce dernier a auprès de la banque centrale (en France, historiquement, le compte du Trésor à la Banque de France). Les États ont fréquemment abusé de la création monétaire, par exemple pour financer des guerres coûteuses, avec souvent des conséquences graves sur l'économie[21] notamment des crises hyperinflationnistes. Par conséquent, la plupart des États ont interdit le financement monétaire public ; cette disposition est par exemple inscrite dans la Constitution allemande[22], le Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (art. 123)[23], ou encore la loi de 1997 fixant le statut et les missions de la Banque du Japon. Les déficits publics doivent donc être financés par emprunts – très majoritairement obligataires – auprès d'organismes privés, aux taux d'intérêt proposés par le marché.

Caricature visant la politique inflationniste de l'administration d'Abraham Lincoln pour soutenir les dépenses de guerre après la défaite des Nordistes à Bull Run.

Création monétaire par achat de devises

[modifier | modifier le code]

La politique de change conduit à de la création monétaire. Lorsque la banque centrale se connecte au Forex, elle peut mener des opérations de politique de change consistant à acheter des devises étrangères avec sa monnaie nationale ; dans ce cas, elle crée de la monnaie[24].

Par ailleurs, toute entrée de devises dans le pays, du moment qu'elle transite par une banque, est à l'origine d'une création monétaire intérieure, et inversement toute sortie engendre une destruction.

Monnaie alternatives ou quasi-monnaie

[modifier | modifier le code]

Les établissements de crédit ne sont pas les seuls à émettre de la monnaie fiduciaire. De la monnaie ou quasi-monnaie, en quantité proportionnellement infime et quasiment négligeable, est également émise par d'autres agents économiques.

Cette monnaie peut prendre un grand nombre de formes, scripturale ou matérialisée par un objet représentatif : bons d'achat, chèques-cadeaux, titres-restaurant, « points » comme les Nintendo Points ou les miles, la monnaie Canadian Tire[25], tickets de kermesse ou jetons de casinos, crédit d'heures, crédit mutuel… Les émetteurs sont alors très divers (entreprises, associations, système d’échange locaux). Par ailleurs, en période de crise ou de troubles (ce fut par exemple le cas dans de nombreux pays, dont la France, après la Première Guerre mondiale), des collectivités ou des privés émettent des pièces et des billets appelés monnaie de nécessité.

L'émetteur contrôle sa monnaie et lui applique les règles qui lui semblent adaptées ; il peut en contrôler le taux de change et la convertibilité, lui donner les caractères d'une monnaie fondante, donner des droits de tirage fixe ou progressifs aux participants (capital initial « offert » aux participants de jeux en ligne…).

Lorsque la quantité de monnaie ainsi émise devient significative, les autorités exigent que l'émetteur se soumette aux régulations ordinaires des établissements de crédits, alors qu'elles peuvent être assez tolérantes pour la même activité exercée plus modestement (ce qui par exemple conduisit PayPal à s'adapter).

Les droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international constituent également la monnaie qui lui sert d'unité de compte.

Controverse autour de la création monétaire

[modifier | modifier le code]

Risque systémique

[modifier | modifier le code]

La création monétaire, lorsqu'elle est excessive, peut poser des problèmes et augmenter le risque systémique. Ainsi, dans les années qui ont précédé la crise des subprimes, les banques américaines ont multiplié les crédits immobiliers aux emprunteurs ; entre 2000 et 2006, leurs encours ont plus que doublé, provoquant une explosion des prix de l'immobilier de 171 % entre 1997 et 2007, et finalement une bulle immobilière[26],[27]. L'insolvabilité des endettés a déclenché l'éclatement de cette bulle et une crise financière entraînant une crise économique mondiale. La responsabilité de la banque centrale américaine (Fed) ne saurait être éludée puisqu'elle est responsable de la gestion quantitative des crédits, notamment par la fixation des taux d'intérêt (banque centrale).

La création monétaire par le secteur privé peut également être dommageable si l'utilisation de la monnaie créée est source d'instabilité. Il en est ainsi lorsque les banques privées procurent des fonds qui servent aux opérateurs financiers à spéculer avec effet de levier. Cette pratique peut être à l'origine de gains ou de pertes très importants. En cas de pertes, des retombées et des effets de contagion peuvent se transmettre aux banques et porter atteinte à la sphère économique réelle[28].

Risque inflationniste

[modifier | modifier le code]

Murray Rothbard, de l'école autrichienne, a dénoncé le système de réserves fractionnaires, notamment dans Milton Friedman Unraveled, en 1971[29]. Il critique le processus de création de monnaie par le système de réserves fractionnaires pour ses effets inflationnistes et assimile la création de monnaie ainsi faite à de la « magie »[30].

Propositions altermondialistes

[modifier | modifier le code]

James Robertson et d'autres auteurs altermondialistes souhaitent ramener le processus de création monétaire sous le contrôle de l'État et jugent que le système actuel n'est pas aligné « sur des principes de justice économique et sur les réalités de l’ère de l’information, à tel point que la confiance dans la démocratie même en est sérieusement ébranlée ». Robertson préconise que les banques centrales soient seules créatrices de monnaie et que la monnaie créée soit affectée aux dépenses publiques. Les banques de second rang n'auraient plus la possibilité de créer de la monnaie par l'emprunt, le tout dans un système contrôlé par une banque centrale mondiale qui « devrait rendre compte aux gouvernements membres »[31].

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • Nicole Cambounet-Ménétrier et Jean-Jacques Cambounet, La Création monétaire : multiplication de base ou interdépendance des contreparties ?, Toulouse, Université des sciences sociales, , 144 p..
  • Denise Flouzat, « Le concept de banque centrale », Revue d'économie financière, no 55, , p. 7-36 (lire en ligne Accès libre).
  • Jean-François Goux, D'où vient l'argent ? : des banques, de la Banque centrale, de la planche à billets, du trésor, des marchés, Paris, Classiques Garnier, coll. « Bibliothèque de l'économiste », , 180 p..

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Banque de France, « Qui crée la monnaie ? », avril 2017 (page consultée le 30 mars 2018). Voir aussi la note d'information « Qui crée la monnaie ? », plus longue, de 2015.
  2. « Monnaie pleine : une opportunité unique en Suisse pour changer la monnaie », La Revue durable, numéro 60 intitulé « Des monnaies pour une prospérité sans croissance », hiver-printemps 2017-2018, pages 26-29.
  3. « Création monétaire »
  4. 1 2 3 4 Audrey Fournier, « Banques et création monétaire : qui fait quoi ? », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
  5. « La monnaie banque centrale et les billets ne sont pas de la création monétaire »
  6. 1 2 3 4 Adrien Lehman, Monnaies, culture et actualité monétaires: IEP, concours administratifs, Dunod, (ISBN 978-2-10-081777-1)
  7. « Les Banques Centrales créent-elles de la monnaie ? », sur lafinancepourtous.com (consulté le )
  8. Situation financière consolidée de l’Eurosystème au 20 août 2010.
  9. 1 2 (en) Central banks at a crossroads: what can we learn from history?, Cambridge University Press, coll. « Studies in macroeconomic history », (ISBN 978-1-316-57040-1, 978-1-316-65782-9 et 978-1-316-65747-8)
  10. « Masse monétaire, agrégats monétaires et base monétaire », sur Banque de France (consulté le )
  11. « Les mécanismes de la création monétaire », sur droit-compta-gestion.fr (consulté le )
  12. « Qui crée la monnaie ? », sur banque-france.fr, (consulté le )
  13. (en) « Money Creation in the modern economy », Bulletin de la bank of England, (lire en ligne)
  14. Marie Charrel, « COMMENT FONCTIONNE LA CRÉATION MONÉTAIRE », sur Capital.fr, (consulté le )
  15. Yoann Brun, Lou Dumez, Matthias Knol et Fabrice Tricou, Monnaie et financement de l'économie, dl 2019 (ISBN 978-2-35030-634-6 et 2-35030-634-8, OCLC 1134989408)
  16. Frank Decker, Charles A.E. Goodhart (2021): Wilhelm Lautenbach’s credit mechanics – a precursor to the current money supply debate, P. 8
  17. (en) Seth B. Carpenter et Selva Demiralp, « Money, Reserves, and the Transmission of Monetary Policy: Does the Money Multiplier Exist? », Finance and Economics Discussion Series, Divisions of Research & Statistics and Monetary Affairs, Federal Reserve Board, no 41, (lire en ligne)
  18. (en) « The Truth about Banks -- Finance & Development, March 2016 », sur imf.org (consulté le )
  19. 1 2 (en) Michael McLeay, Amar Radia et Ryland Thomas, « Money creation in the modern economy », Bank of England Bulletin, (lire en ligne)
  20. 1 2 Marc Montoussé, Économie monétaire et financière, Éditions Bréal, (ISBN 978-2-7495-0611-1, lire en ligne)
  21. Alternatives économiques, juillet 2000.
  22. Art. 88 Grundgesetz.
  23. Voir l'article 123 du TFUE sur Wikisource.
  24. Stéphane Dees, Macroéconomie financière, Dunod, (ISBN 978-2-10-079284-9, lire en ligne)
  25. Carl Renaud, « L'argent Canadian Tire est là pour rester », sur TVA Nouvelles, .
  26. André Orléan, De l'euphorie à la panique, Éditions rue d'Ulm, 2009.
  27. André Orléan, ouvrage cité.
  28. François Chesnais (sous la coordination de), La mondialisation financière, Syros, 1996, p. 80-81 et 84.
  29. (en) Murray N. Rothbard, « Milton Friedman Unraveled », The Individualist, (lire en ligne) (repris sur le site de Lew Rockwell).
  30. (en) Murray Rothbard, « Fractional Reserve Banking », The Freeman, (lire en ligne).
  31. James Robertson & John Bunzl, en anglais Monetary Reform - Making it Happen, et traduction française La réforme monétaire – Bientôt une réalité !.

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]