Sylvain Boulouque

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Sylvain Boulouque
Sylvain Boulouque (cropped).jpg
Sylvain Boulouque en 2009.
Biographie
Activité

Sylvain Boulouque est un historien français.

Il a publié des ouvrages sur l'histoire du communisme et de l'anarchisme.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est, depuis 2010, enseignant dans le secondaire[1], après avoir été enseignant-chercheur à l'université de Reims.[réf. nécessaire]

Professeur d'histoire au lycée Paul Langevin de Suresnes de 2014 à 2016, il enseigne actuellement cette matière au lycée Gustave-Eiffel de Rueil-Malmaison et à l’université de Nanterre.

Par ailleurs il est membre du comité de rédaction de la revue Communisme[réf. nécessaire] et contribue à la revue mensuelle « socialiste de critique littéraire, culturelle, artistique » LOURS, éditée par l'Office universitaire de recherche socialiste.

Il collabore également au Think tank Fondapol, qui se définit comme de centre-droit et d'orientation libérale[2],[3].

Depuis 2012, en tant qu'« historien de la gauche radicale », il anime un « Observatoire de la gauche radicale » sur le site du Nouvel Observateur[4].

Il publie aussi des critiques sur le site Nonfiction, qui vise à « faire valoir les points de vue progressistes[5], à défendre et valoriser les livres de sciences sociales »[6].

En 2014, il contribue au Dictionnaire des anarchistes.

Travaux[modifier | modifier le code]

Dans Les listes noires du PCF (2008), Sylvain Boulouque étudie avec l'historien Franck Liaigre les listes de noms dressées par la direction du Parti communiste français entre 1931 à 1945. Ces listes, décrivent les auteurs, forment un total de vingt-huit et furent publiées dans la presse du Parti communiste, sous forme de brochures et de documents pour les responsables de l'organisation. Douze sont établies avant 1939, treize durant l'Occupation et trois à la Libération

Avant la guerre, les motifs premiers d'inscription sur ces listes ne sont pas l'exclusion politique (26 %) mais le soupçon d'« infiltration policière » (37 %) ou le vol (31,1 %)[7].

Les auteurs qui, selon l'historien Jean-Pierre Besse, « ont une très bonne connaissance des fonds d’archives de la Préfecture de police de Paris et en particulier des Brigades spéciales » avancent que 2.300 personnes furent inscrites sur ces listes et nombre d'entre elles furent assassinées à ce titre pendant la Seconde Guerre mondiale[8]. Jean-Pierre Besse estime que certaines conclusions et affirmations « auraient mérité d’être plus argumentées. »[7].

Controverses[modifier | modifier le code]

Guy Môquet : le mythe et l'histoire[modifier | modifier le code]

Dans un article écrit avec Jean-Marc Berlière et paru dans Le Monde du , « Guy Môquet : le mythe et l'histoire »[9] et reparu le sous un titre légèrement différent[10], il avance l'idée d'une instrumentalisation de la part du Parti communiste français de la figure de Guy Môquet et des autres otages de Châteaubriant en [9]. Guy Môquet était le fils d'un député communiste « condamné par la IIIe République pour son refus de désavouer le pacte germano-soviétique » : « prisonnier de la logique d'un parti enfermé dans les compromissions de l'alliance Staline-Hitler, Guy Môquet n'a pas pu être le « résistant » qu'on célèbre à tort »[9].

Observatoire de la gauche radicale[modifier | modifier le code]

Selon le politologue et ancien fondateur de l'organisation d'extrême gauche Révolution !, Henri Maler sur le site Acrimed : « Un phénomène étrange s’est produit [en 2012] sur le site du Nouvel Observateur [...] : l’apparition d’un… « Observatoire de la gauche radicale ». Curieusement, cet observatoire ne comporte (pour l’instant…) qu’un seul titulaire. Il s’agit d’un historien - un « expert » donc - du nom de Sylvain Boulouque. Plus étonnant : cet observateur est membre du comité de rédaction de la revue Communisme dont l’anticommunisme (c’est leur droit…) confond allègrement enquête historique et enquête policière (ce qui semble moins bien…). Dernière stupéfaction : Sylvain Boulouque est aussi contributeur (voire membre ?) de Fondapol, un think tank particulièrement engagé dans la défense effrénée du libéralisme. Son président n’est autre que Dominique Reynié »[11].

Drapeau de la Picardie, un symbole monarchiste[modifier | modifier le code]

Interrogé par BFM TV, le 2 décembre 2018, en tant que « spécialiste des mouvements sociaux » pour décrypter une image tirée d'une manifestation des gilets jaunes, ce dernier confond le drapeau de la Picardie avec un symbole monarchiste, déclarant notamment : « on voit un drapeau avec des fleurs de lys, qui illustre la monarchie et la volonté d’un retour du roi », faisant un rapprochement douteux avec l'extrême droite royaliste[12],[13],[14],[15] .

À la suite de cette erreur, la chaîne d'information fait son mea culpa[16],[17].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

En coécriture[modifier | modifier le code]

Préfaces[modifier | modifier le code]

Contributions à des ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • Voline, Itinéraire : une vie, une pensée, n°13, 1996, p. 3–10, télécharger.
  • 1899 : un débat sur le sionisme dans le mouvement anarchiste, in Philippe Oriol (textes réunis par), Bernard Lazare anarchiste et nationaliste juif, Honoré Champion, 1999, p. 173–180.
  • Présence de Louis Mercier-Vega, Atelier de création libertaire, 1999, notice.
  • Les paradoxes des anarchistes face au sionisme et à la naissance de l’État d’Israël, Archives juives, 2003-1, volume 36, p. 100-108.
  • Violence, guerre, et révolution : l'exemple communiste, Sylvain Boulouque (coord.), Éditions L'Âge d'Homme, 2004, notice.
  • Traîtres et trahisons. Guerres, imaginaires sociaux et constructions politiques, Séli Arslan, 2007, notice, (ISBN 978-2-84276-132-5).
  • Anarchisme et judaïsme dans le mouvement libertaire en France. Réflexions sur quelques itinéraires, in Amedeo Bertolo (sous la dir.), Juifs et anarchistes, éditions de l'Éclat, 2008, p. 113–124, texte intégral.
  • Question juive et antisémitisme : sionisme et antisionisme. Recueil de textes marxistes et anarchistes, Ni patrie ni frontières, 2008 notice.
  • Réseaux et affinités : les amitiés libertaires d’Albert Camus, in Le don de la liberté : les relations d'Albert Camus avec les libertaires, Rencontres méditerranéennes Albert Camus, 2009, notice.
  • Louis Mercier-Vega, in Jean-Yves Guérin, Dictionnaire Albert Camus, Robert Laffont, 2013, 826.

Publications scientifiques[modifier | modifier le code]

  • Les anarchistes et les soulèvements coloniaux. De la guerre d'Indochine à la guerre d'Algérie, L'Homme et la société, n°123-124, 1997, Actualité de l'anarchisme, p. 105–117, texte intégral.

Articles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Sylvain Boulouque », sur Slate.fr.
  2. Fondation pour l'innovation politique, Sylvain Boulouque, contributions.
  3. Fondation pour l'innovation politique
  4. Tempsreel.nouvelobs.com, [1].
  5. Nonfiction : contributions.
  6. Entretien de Frédéric Martel à Livres Hebdo, 31 août 2007
  7. a et b « Compte rendu de Sylvain Boulouque, Franck Liaigre, Les listes noires du PCF, 2008 », Jean-Pierre Besse, Le Mouvement Social, mis en ligne le 24 octobre 2009
  8. Les listes noires du PCF, Paris, Calmann-Lévy, 2008, 260 pages
  9. a b et c Jean-Marc Berlière et Sylvain Boulouque, « Guy Môquet : le mythe et l'histoire », Le Monde, 23 juin 2007.
  10. Jean-Marc Berlière et Sylvain Boulouque, « Guy Môquet : « récupérations politiques », Le Monde.fr, 22 octobre 2007.
  11. Henri Maler, Petit expert deviendra grand : la « gauche radicale » sous surveillance d’un « observateur », 10 février 2012, texte intégral.
  12. BFMTV, « Drapeau de la Picardie: la mise au point de BFMTV », sur BFMTV (consulté le 5 décembre 2018)
  13. « Un expert sur BFMTV a-t-il confondu le drapeau picard avec un drapeau d'extrême-droite? », sur Libération.fr, (consulté le 5 décembre 2018)
  14. « Sylvain Boulouque, “expert” de BFMTV, qui confond drapeau de Picardie et drapeau royaliste », sur medias-presse.info (consulté le 5 décembre 2018)
  15. « Un expert de BFM prend le drapeau de la Picardie pour un symbole monarchiste », sur Le Courrier Picard (consulté le 5 décembre 2018)
  16. « Un expert de BFM prend le drapeau de la Picardie pour un symbole monarchiste », sur Le Courrier Picard (consulté le 4 décembre 2018)
  17. « Un expert sur BFMTV a-t-il confondu le drapeau picard avec un drapeau d'extrême-droite? », sur Libération.fr, (consulté le 4 décembre 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]