François Boulo

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François Boulo
Naissance vers 1986
Nationalité Drapeau de la France France
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession
Autres activités
Soutien des Gilets jaunes

François Boulo, né vers 1986, est un avocat français originaire de Louviers, connu grâce au mouvement des gilets jaunes en France, mouvement populaire de contestation né le . Il en devient un des principaux défenseurs, porte-parole et figure médiatique des gilets jaunes, comme Éric Drouet, Priscillia Ludosky, Ingrid Levavasseur, Maxime Nicolle, Benjamin Cauchy et Jacline Mouraud, se présentant aux interviews télévisuelles habillé d'un gilet jaune. Il est porte-parole des gilets jaunes de Rouen.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

François Boulo, d'origine bretonne[1], est le fils d'un patron de PME français « élevé dans une famille gaulliste sociale où le mépris de classe n'existait pas »[2].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il se marie vers juillet 2018 avec une architecte née au Maroc[1].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Après des études de droit[3], François Boulo est avocat, inscrit au barreau de Rouen depuis 2012[1], spécialiste du droit du travail[4]. Il monte son cabinet d'avocat vers juillet 2017[3].

Personnalité[modifier | modifier le code]

Décrit comme un homme fluet, calme, modéré, apprécié de ses collègues, et intelligent, il se dit opposé à toute violence et hors du schéma politique gauche/droite[2]. Doué d'un talent oratoire, il a été finaliste du concours d’éloquence « Conférence du stage », organisé par le barreau de Rouen en 2014[4].

Engagement économique et social[modifier | modifier le code]

À partir de 2014, il commence à étudier de manière intensive le budget de l'Etat français et à écouter des conférences d'Emmanuel Todd, de l'économiste Frédéric Lordon et du philosophe et polémiste Michel Onfray. Il écoute de nombreux débats politiques ayant eu lieu depuis les années 1970 pour s'imprégner de connaissances politiques et économiques[2], notamment sur l'économie réelle[5]. Confronté par son métier d'avocat à la misère du peuple, il déclare « défendre les gens menacés de saisie de leur maison contre les banques ». Il dénonce les « dispositifs fiscaux contreproductifs du gouvernement Macron, au bénéfice des 1 % les plus riches, et au détriment des services publics et des PME »[2]. C'est un « pourfendeur d'un gouvernement des ultrariches, qui crée Le Pen ». Pour lui, « le problème n'est pas l'immigré, c'est le banquier, c'est-à-dire l'indépendance de la Banque centrale européenne ». Il prône « une autre UE » et avoue avoir voté « oui » à regret au référendum pour la constitution européenne en 2005.

Il se dit sans engagement politique ni syndical[4] et sans religion[2].

Action au sein des gilets jaunes[modifier | modifier le code]

Il émerge dans le débat des Gilets jaunes à partir du mois de décembre 2018, après que « 200 signatures issus des ronds-points de sa région aient été apposées sur un document stipulant qu’il avait procuration pour s’exprimer auprès des médias »[1]. À partir de ce moment, il négocie les interviews des nombreux médias qui le sollicitent, comme LCI, BFM TV, Le Média, France 3[4] ou Sud Radio.

Le , il lance un appel à rejoindre la grève générale illimitée organisée par le syndicat CGT[2], lancée dans le but de bloquer l'économique française et de faire plier le gouvernement et le président français Emmanuel Macron, « sourd » aux revendications des gilets jaunes[2]. Il précise que « sans paralysie de l'économie, les mouvements populaires n'aboutissent pas »[1]. Il pronostique que « si on pose un couvercle par la force, cela réexplosera plus tard ».

Malgré les nombreux appels en ce sens, il affirme le qu'il ne sera pas porte-parole national des gilets jaunes, car il estime qu'un seul porte-parole des gilets jaunes n'est pas souhaitable[2]. Pourtant, un sondage d'Éric Drouet, chauffeur-livreur célèbre parmi les gilets jaunes, lancé en janvier 2019 sur Facebook pour connaître l'opinion des gilets jaunes sur leur meilleur représentant médiatique, avait plébiscité François Boulo[6].

Fin 2018, il s'adjoint les services d'un conseiller en communication, Sébastien Lelièvre, installé à Caen, autre « gilet jaune de cœur », rencontré lors des événements. François Boulo se lance alors dans un « marathon médiatique » et rédige une lettre ouverte au président de la République pour la nouvelle année, dans laquelle il lui expose ses recommandations économiques et sociales pour 2019[7]. Parmi la synthèse des revendications des gilets jaunes, il préconise que « les 1 % les plus riches contribuent à l'impôt à proportion de leurs facultés, avec rétablissement de l'ISF et limitation du crédit d'impôt CICE aux seules PME »[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Jean-Pierre Beuve, « Qui est François Boulo, l'avocat porte-parole des Gilets jaunes à Rouen », lepoint.fr,‎ (lire en ligne)
  2. a b c d e f g et h « François Boulo, l'avocat devenu la voix des "gilets jaunes" rouennais », nouvelobs.com,‎ (lire en ligne)
  3. a et b Sébastien Bailly, « Qui est François Boulo, l’avocat normand devenu porte-parole des Gilets jaunes ? », ouest-france.fr,‎ (lire en ligne)
  4. a b c et d « Qui est François Boulo, porte-parole médiatique des Gilets jaunes de Rouen ? », actu.fr,‎ (lire en ligne)
  5. Yannick Urrien, « François Boulo : « Nous nous battons pour 99 % de la population et cela regroupe également les artisans, les commerçants et les chefs d’entreprise. » », kernews.com,‎ (lire en ligne)
  6. Anthony Berthelier, « Avec la grève générale illimitée, François Boulo assoit son influence chez les gilets jaunes : Boulo, en tête d'un sondage organisé par Drouet », huffingtonpost.fr,‎ (lire en ligne)
  7. « Lettre de François Boulo à Emmanuel Macron », actu.fr,‎ (lire en ligne)