Vincent Lapierre

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Vincent Lapierre
Vincent Lapierre.jpg
Vincent Lapierre en 2019.
Fonctions
Reporter, rédacteur en chef
Biographie
Naissance
Pseudonyme
Librepenseur007Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Membre de
Le Media Pour Tous (d)
Égalité et Réconciliation (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeur de thèse
Chantal Euzéby (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Vincent Lapierre, né le à Saint-Martin-d’Hères, est un reporter français. Il est rédacteur en chef du média alternatif Le Média pour tous.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Fils d'un père français et d'une mère Colombo-venezuelienne, Vincent Lapierre suit des études de sciences économiques à l'Université Grenoble-Alpes. Passé un temps par McDonald's comme équipier puis manager, il soutient en 2013, une thèse de doctorat sur l'accès à la santé dans un cadre de pauvreté extrême au Venezuela et en Colombie[1]. Il y aborde notamment le cas d'Hugo Chávez.

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Fasciné par le président du Venezuela Hugo Chávez, il effectue des recherches sur les programmes sociaux menés dans ce pays, notamment ceux liés à l'éducation populaire, comme les « misiones » (missions) du nouveau gouvernement « bolivarien »[2]. En 2009, Vincent Lapierre lance une chaîne Dailymotion où il publie des extraits vidéos des discours de l'homme politique vénézuélien, qu'il traduit en français. Certaines de ces vidéos sont repérées et relayées par l'équipe du polémiste d'extrême droite et antisémite Alain Soral[3],[4]. Fin 2012, il commence à se rapprocher de l'association Égalité et Réconciliation[5].

À partir de 2015, il décide de collaborer avec Égalité et Réconciliation pour qui il travaillera pendant trois ans. Avec son équipe, il réalise des reportages sur le terrain, en format micro-trottoir sur divers sujets. Il quitte l'association d'extrême droite en [6]. Également proche de Dieudonné, il reçoit de sa part trois « Quenelles d'or » entre 2016 et 2018[7].

Le Média pour tous[modifier | modifier le code]

À partir de juillet 2018, Vincent Lapierre co-fonde avec son équipe Le Média pour tous. D'après le journaliste Paul Conge, malgré son départ d'E&R, « Lapierre change de crémerie mais pas de disque » : Le Média pour tous se présente comme un « média du peuple », alternatif à la « police de la pensée » et compte parmi ses cibles favorites les militants antifascistes ainsi que la Ligue de défense juive[8]. Ses positions valent à Vincent Lapierre et son équipe de parfois recevoir un mauvais accueil lors de manifestations qu'ils couvrent et de finir par en être expulsés[7],[9]. La création de ce média lui vaut également l'inimitié d'Alain Soral, qui y voit une dérive « sioniste » de Lapierre[6] et un passage à du « journalisme non-militant »[10].

Couverture des Gilets jaunes[modifier | modifier le code]

En , il couvre le mouvement des Gilets jaunes, qu'il soutient ouvertement[10]. Présent dès le premier acte, il déambule au milieu du cortège et donne la parole aux manifestants. Suivant plus d'une vingtaine de rassemblements, il devient apprécié et reconnu par certains manifestants[11]. Éric Drouet, figure iconique du mouvement, en fera l'un de ses médias de prédilection[12]. Le , lors d'une manifestation à Toulouse, il est agressé physiquement par des individus qu'il désigne comme « black blocks »[13].

Écrivain et éditeur[modifier | modifier le code]

En plus de ses traductions des discours d'Hugo Chávez, Vincent Lapierre a également écrit une biographie de l'ancien président du Venezuela. En 2019, il fonde sa propre maison d'édition, les Éditions Jeanne[14], nom tiré du prénom de sa fille. Son dernier livre a été préfacé par Jean Lassalle.

Ouvrages et publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Soutenance de thèse de Vincent Lapierre », sur Centre d'études et de recherche de Grenoble,
  2. Federico Tarragoni, « L’éducation populaire comme art du possible ? L’émancipation intellectuelle dans les misiones vénézuéliennes », Tracés, no 25,‎ (ISSN 1763-0061 et 1963-1812, DOI 10.4000/traces.5837, lire en ligne, consulté le 16 août 2020)
  3. « Comment Internet a bouleversé la manière de se forger une culture politique », sur Marianne,
  4. « De la critique des médias à la passion de l’immédiat », sur Libération,
  5. Robin D'Angelo et Mathieu Molard, Le Système Soral, Paris, Calmann-Lévy, , 192 p. (ISBN 978-2702158647), p. 45
  6. a et b « VINCENT LAPIERRE : UN REPORTER EX-SORALIEN CHEZ LES GILETS JAUNES », sur Arrêt sur Images,
  7. a et b « Hommages à Chavez, brouille avec Alain Soral et Quenelles d'or : le parcours sinueux de Vincent Lapierre, le reporter star chez les "gilets jaunes" », sur France Info,
  8. Paul Conge, Les Grands-remplacés, Éditions Arkhê, (ISBN 978-2918682660)
  9. « Acte XII des Gilets Jaunes à Toulouse : le « reporter » Vincent Lapierre frappé, un « observateur » blessé », sur France 3,
  10. a et b Audrey Kucinskas, « Le journaliste pro-Dieudonné chouchou des gilets jaunes », sur lexpress.fr, (consulté le 10 septembre 2020)
  11. « De la critique des médias à la passion de l’immédiat », sur Libération,
  12. « Hommages à Chavez, brouille avec Alain Soral et Quenelles d'or : le parcours sinueux de Vincent Lapierre, le reporter star chez les "gilets jaunes" », sur France Info,
  13. « Acte XII des Gilets Jaunes à Toulouse : le « reporter » Vincent Lapierre frappé, un « observateur » blessé », sur Actu.fr,
  14. Revue Éléments, Vincent Lapierre au cœur de la guérilla médiatique, avril 2020.

Liens externes[modifier | modifier le code]