Épehy

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Épehy
Épehy
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Péronne
Intercommunalité communauté de communes de la Haute-Somme
Maire
Mandat
Jean-Michel Martin
2014-2020
Code postal 80740
Code commune 80271
Démographie
Gentilé Les Épéhiens
Population
municipale
1 206 hab. (2015 en augmentation de 0,5 % par rapport à 2010)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 30″ nord, 3° 07′ 46″ est
Altitude Min. 99 m
Max. 147 m
Superficie 17,33 km2
Localisation

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Épehy est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

À une vingtaine de kilomètres au nord-est de Péronne par la route et 16 km à vol d'oiseau[1], le village est desservi par la route départementale 58.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Heudicourt Villers-Guislain
(Nord)
Rose des vents
Guyencourt-Saulcourt N Vendhuile
(Aisne)
O    Épehy    E
S
Villers-faucon Lempire
(Aisne)

Ronssoy

Histoire[modifier | modifier le code]

La guerre 1914-1918[modifier | modifier le code]

Comme d'autres villages de la région, Epehy est sorti meurtri de la Grande Guerre car le village a été entièrement détruit.
Le 27 août 1914, soit moins d'un mois après la déclaration de guerre, l'armée française bat en retraite vers l'ouest et les Allemands arrivent à Epehy: " Dans la matinée du 27 août, les Allemands arrivent près d'Epehy. Quelques pelotons de dragons se portèrent au-devant de l'ennemi qu'ils rencontrèrent à 2 km du village... de 10 h du matin à 3 h de l'après-midi, nos dragons défendirent héroïquement chaque rue d'Epehy, mais accablés par le nombre, ils durent se retirer: les Allemands étaient maître du bourg; plus de cent des leurs avaient trouvé la mort..." Dans les jours qui suivirent, les Allemands se livrèrent à de nombreuses exactions sur les biens et les habitants dont plusieurs d'entre-eux furent tués sans raison. (lire le récit de ces crimes en cliquant sur le lien ci-après[2])
. Dès lors commença l'occupation allemande qui dura jusqu'en mars 1917. Le front se situant à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Péronne, l'activité des occupants consistait principalement à assurer le logement des combattants et l'approvisionnement en nourriture. Des arrêtés de la kommandantur obligeaient, à date fixe, sous la responsabilité du maire et du conseil municipal, sous peine de sanctions, la population à fournir : blé, œufs, lait, viande, légumes, destinés à nourrir les soldats du front. Toutes les personnes valides devaient effectuer des travaux agricoles ou d'entretien. En février 1917, le général Hindenburg décida de la création d'une ligne défense à l'arrière du front ; lors du retrait des troupes allemandes, tous les villages seraient détruits pour ne pas servir d'abri aux troupes franco-anglaises. Les habitants furent évacués. En mars 1917, avant du retrait des troupes allemandes sur la ligne Hindenburg, le long du canal de Saint-Quentin, les maisons sont pillées et incendiées, le village est systématiquement détruit. L'église, la mairie, les écoles et toutes les maisons sont dynamitées et les arbres sciés à 1 m de hauteur[3].
Le village, vidé de ses habitants, reste occupé par les Allemands ; il sera le théâtre de nombreux combats en mars, avril et août 1917[4].Les ruines du village seront plusieurs fois reprises par chaque camp et ce n'est que le 20 septembre 1918, lors de la bataille de la ligne Hindenburg qu'Épehy sera définitivement libéré par les britanniques[5].
Dans le cimetière militaire situé un peu à l'écart village, route de Guyencourt, reposent les corps de 997 soldats britanniques tombés lors des combats de 1917 et 1918 à Épehy. Peu à peu, les habitants revinrent s'installer dans le village et alors démarra une phase de reconstruction qui durera une dizaine d'années. De 1847 habitants avant la guerre en 1911, Épehy n'en comptait plus que 930 en 1921, soit pratiquement la moitié.
Sur le Monument aux Morts sont écrits les noms des 59 soldats épéhiens Morts pour la France ainsi que celui de 5 victimes civiles[6].
Vu les souffrances endurées par la population pendant les quatre années d'occupation et les dégâts aux constructions[7], la commune s'est vu décerner la Croix de guerre 1914-1918 (France) le 27 octobre 1920[8].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 2001 René Basquin    
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Michel Martin   Réélu pour le mandat 2014-2020[9],[10]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2015, la commune comptait 1 206 habitants[Note 1], en augmentation de 0,5 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3521 4041 5571 8041 8342 0212 0612 0191 970
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9942 0102 0302 0762 1051 9221 8211 7061 685
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7311 8311 8479301 4121 4081 3131 1671 232
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 2521 1751 0591 0791 0441 0881 1521 1611 232
2015 - - - - - - - -
1 206--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire publique du village compte 150 élèves à la rentrée 2017[15]. Le collège de rattachement est celui de Roisel.

Activités associatives, culturelles, festives et sportives[modifier | modifier le code]

  • C'est le plus petit village de France à posséder un orchestre d'harmonie d'une telle qualité, adhérent à la Confédération Musicale de France (C.M.F.).

Vainqueur du concours international de Schladming en 2000, Grand prix d'honneur en 2003 à Amiens et apparition dans le cadre du prestigieux festival de Saint-Riquier en 2005. En 2008 à Strasbourg, l’orchestre obtient pour la seconde fois un Grand prix d’Honneur et accède à la très restreinte catégorie « Prestige ». Il fait aujourd'hui partie des 15 meilleurs orchestres amateurs de France.

  • L'Amicale des Anciens Élèves, association au profit des œuvres scolaires, sous l'animation de son président Michel Delaire, est connue localement pour ses saisons annuelles de théâtre en langue picarde.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Nicolas.
Article détaillé : Église Saint-Nicolas d'Épehy.
  • Mairie.
  • Les niches. Le village héberge des sites dédiés à la Vierge, pour la remercier ou l'honorer, mis en place vers 1950[16].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason à dessiner Blason D'argent diapré de sinople sur le parti, à deux écussons ovales, accolés en chevron renversé, celui de dextre d'azur à trois lions d'or armés et lampassés de gueules, celui de senestre de gueules à l'aigle bicéphale d'argent.
Devise 
Epy, bouge sans répit.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]