Villers-Faucon

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Villers-Faucon
Villers-Faucon
Sainte-Émilie.
Blason de Villers-Faucon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Péronne
Intercommunalité communauté de communes de la Haute-Somme
Maire
Mandat
Séverine Mordacq
2014-2020
Code postal 80240
Code commune 80802
Démographie
Gentilé Les Villérois
Population
municipale
633 hab. (2015 en diminution de 3,8 % par rapport à 2010)
Densité 55 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 58′ 39″ nord, 3° 06′ 00″ est
Altitude Min. 75 m
Max. 144 m
Superficie 11,42 km2
Localisation

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Liens
Site web http://villers-faucon.jimdo.com/

Villers-Faucon est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Villers-Faucon
Guyencourt-Saulcourt Epehy
Longavesnes Villers-Faucon Le Ronssoy
Marquaix Roisel Templeux-le-Guérard

Villers-Faucon est un bourg picard du Vermandois, situé à 13 km au nord-est de Péronne, aisément accessible par l'ancienne route nationale 17 (actuelle RD 917) et les autoroutes A1, A2 et A26.

Toponymie[modifier | modifier le code]

D'après la monographie qu'a consacré l'abbé Decagny, au canton de Roisel, Villers-Faucon, vient de Villers-Falcon, et auparavant de Villare Falconis, ce qui signifie en latin : villa aux faucons. En effet, Villers-Faucon, à son origine, était une fauconnerie seigneuriale, située au cœur de la forêt d'Arrouaise.

Hameau de Sainte-Émilie[modifier | modifier le code]

Anciennement appelé Leuilly, ce hameau fut renommé au XIXe siècle. On y trouve une grande exploitation agricole la ferme Capelle, des pavillons d'habitation et un site industriel de transformation de betteraves en sucre[1].

Une carrière y a été exploitée, sise sur le chemin d'Épehy, dite carrière de Lully. Le domaine de Leuilly était la propriété d'une communauté religieuse, liée au chapitre de Saint-Quentin. La communauté a été dissoute pendant la Révolution française et la ferme, dès lors, exploitée par de nouveaux cultivateurs laïcs. Leuilly est érigée en commune indépendante avant d'être rattachée à Villers-Faucon en 1794.

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Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, Henry Emile Victor Vion, alors propriétaire et exploitant de la ferme de Leuilly, se lance dans la transformation de la betterave à sucre. Il installe sa propre sucrerie-distillerie sur ses terres, à proximité de son exploitation sur la colline dite Mont de Leuilly. Son entreprise est un succès, et donne du travail à la population des alentours, et ce de la culture jusqu'à la transformation de la betterave. Ce personnage sera très influent sur le développement économique du canton et jouira d'une grande notoriété et d'un grand respect à l'échelle locale. Il se fera construire son château, illustrant sa réussite et sa prospérité, au sein du périmètre de son complexe comprenant la sucrerie et la ferme de Leuilly. Il nommera son urbanisation Sainte-Émilie du prénom de sa fille cadette Émilie Vion, engagée dans les ordres, et ce en dépens de l'appellation historique du lieu.

La guerre 1914-1918[modifier | modifier le code]

Comme d'autres villages de la région, Villers-Faucon est sorti meurtri de la Grande Guerre car le village a été entièrement rasé en 1917 par les Allemands.
Le 28 août 1914, soit moins d'un mois après la déclaration de guerre, l'armée française bat en retraite vers l'ouest et les Allemands arrivent à Villers-Faucon[2]. Dès lors commença l'occupation allemande qui dura jusqu'en mars 1917. Le front se situant à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Péronne, l'activité des occupants consistait principalement à assurer le logement des combattants et l'approvisionnement en nourriture. Des arrêtés de la kommandantur obligeaient, à date fixe, sous la responsabilité du maire et du conseil municipal, sous peine de sanctions, la population à fournir : blé, œufs, lait, viande, légumes, destinés à nourrir les soldats du front. Toutes les personnes valides devaient effectuer des travaux agricoles ou d'entretien.
Voici des extraits d'un arrêté de la kommandantur d'Holnon valable pour 25 communes de la région: " Holnon le 22 juillet 1915. Tous les ouvriers et les femmes et les enfants de 15 ans sont obligés de faire travaux des champs tous les jours aussi dimanche de quatre heure du matin jusque huit heure du soir... Après la récolte les fainéants seront emprisonnés 6 mois... Les femmes fainéantes seront exilées à Holnon pour tavailler. Après la récolte, les femmes seront emprisonnées 6 mois... Les enfants fainéants seront punis de coups de bâton. De plus le commandant réserve de punir les ouvriers fainéants de 20 coups de bâton tous les jours...Les ouvriers de la commune Vendelles sont punis sévèrement".(voir le document entier sur Gallica en cliquant sur le lien ci-après[3]).
En février 1917, le général Hindenburg décida de la création d'une ligne défense à l'arrière du front, s'étendant de Lens à Soissons; lors du retrait des troupes allemandes, tous les villages seraient détruits pour ne pas servir d'abri aux troupes franco-anglaises. Dès le 15 février les habitants furent évacués vers le nord (dans le secteur de Denain), des charges de dynamite furent posées autour de tous les édifices de la commune (y compris la sucrerie de Sainte-Émilie), les arbres coupés, de manière à laisser le champ libre en prévision de l'approche des troupes. Le village fut anéanti, néanmoins le cimetière de la commune lui fut respecté[4].Le village, vidé de ses habitants, reste occupé par les Allemands ; il sera le théâtre de nombreux combats en mars-avril 1917[5]. Les ruines du village seront plusieurs fois reprises par chaque camp et ce n'est qu'en septembre 1918, lors de la bataille de la ligne Hindenburg que Villers-Faucon sera définitivement libéré par le 3e corps britannique.
Les soldats morts lors des combats de Villers-Faucon d'avril 1917 à septembre 1918 reposent dans les 2 cimetières militaires de la commune: le premier situé près de Sainte-Émilie (227 britanniques et 91 Allemands), le second à côté du cimetière communal (459 soldats du Commonwealth et 66 Allemands)[6]. À la suite du conflit, démarra une phase de reconstruction, qui durera presque une décennie, menée par une coopérative de reconstruction, administrant la perception des droits de guerre.
De Modèle:Nlbr avant la guerre en 1911, Villers-Faucon n'en comptait plus que 554 en 1921, soit moins de la moitié.
Vu les souffrances endurées par la population pendant les quatre années d'occupation et les dégâts aux constructions[7], la commune s'est vu décerner la Croix de guerre 1914-1918 (France) [8]
. Sur le monument aux morts sont inscrits les noms de 47 soldats villérois Morts pour la France.

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est constitué de quinze conseillers.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 1996 Gilbert Paget SE  
1996 2014 André Brouette SE  
2014[9] en cours
(au 6 mai 2014)
Séverine Mordacq UDI Conseillère départementale

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11].

En 2015, la commune comptait 633 habitants[Note 1], en diminution de 3,8 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 202 1 135 1 098 1 224 1 381 1 440 1 442 1 522 1 440
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 387 1 461 1 478 1 510 1 483 1 368 1 242 1 240 1 392
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 372 1 289 1 277 554 950 943 873 796 842
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
904 916 803 704 662 625 656 661 665
2013 2015 - - - - - - -
645 633 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame, reconstruite en 1932 par l'architecte Louis Faille. Œuvre totale d'architecture, elle est un des nombreux ouvrages que compte l'architecte dans son travail durant la période de reconstruction de l'Est de la Somme.
  • Chapelle de Sainte-Émilie. Cette chapelle funéraire date de 1852, c'est le lieu de sépulture des familles Vion et Capelle[14].
  • Chapelle du chapitre Saint-Quentin (propriété privée).
  • Sucrerie Vion et Cie, connue sous l'appellation S.V.I. (Société Vermandoise Industrie), dont la cité sucrière, reconstruite à la fin des années 1920, comprend un ensemble de bureaux, logements d'ouvriers et patronaux, jardins, ateliers de fabrication et bâtiments à usage industriel, constituant un des exemples intéressants de l'architecture industrielle de la reconstruction dans l'Est de la Somme[15].
  • Cimetière militaire britannique.

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Villers-Faucon Blason De gueules au faucon d'or, la tête contournée, regardant un créquier du même au canton senestre du chef.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]