Guyencourt-Saulcourt

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Guyencourt-Saulcourt
Guyencourt-Saulcourt
L'entrée du village avec la silhouette élancée de l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Canton Péronne
Intercommunalité communauté de communes de la Haute-Somme
Maire
Mandat
Jean-Marie Blondelle
2014-2020
Code postal 80240
Code commune 80404
Démographie
Gentilé Les Guyancourtois
Les Guyancourtoises
Population
municipale
145 hab. (2015 en augmentation de 9,02 % par rapport à 2010)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 00′ 01″ nord, 3° 04′ 51″ est
Altitude Min. 110 m
Max. 147 m
Superficie km2
Localisation

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Guyencourt-Saulcourt

Guyencourt-Saulcourt est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Guyencourt-Saulcourt
Heudicourt
Liéramont Guyencourt-Saulcourt Epehy
Longavesnes Villers-Faucon

Guyencourt-Saulcourt est située au nord-est de la Somme entre Épehy et Liéramont.

Histoire[modifier | modifier le code]

« La commune se compose de deux hameaux d'égale importance. Par ordre alphabétique, Guyencourt est considéré comme le chef-lieu. Néanmoins, tous les services publics et édifices communaux sont concentrés à Saulcourt, sauf l'école des filles. » (monographie communale de M. Létocart, instituteur en 1898)[1].

La guerre 1914-1918[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des villages de la région, Guyencourt-Saulcourt est sorti meurtri de la Grande Guerre car le village a été entièrement détruit.
Le , soit moins d'un mois après la déclaration de guerre, l'armée française bat en retraite vers l'ouest et les Allemands arrivent à Guyencourt-Saulcourt.
Dès lors commençe l'occupation allemande qui dure jusqu'en . Le front se situant à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Péronne, l'activité des occupants consiste principalement à assurer le logement des combattants et l'approvisionnement en nourriture. Des arrêtés de la kommandantur obligent, à date fixe, sous la responsabilité du maire et du conseil municipal, sous peine de sanctions, la population à fournir : blé, œufs, lait, viande, légumes, destinés à nourrir les soldats du front. Toutes les personnes valides doivent effectuer des travaux agricoles ou d'entretien. En , le général Hindenburg décide de la création d'une ligne de défense à l'arrière du front ; lors du retrait des troupes allemandes, tous les villages seraient détruits pour ne pas servir d'abri aux troupes franco-anglaises. Les habitants sont évacués à pied jusqu'à la gare d'Heudicourt et ensuite dans des wagons à bestiaux dans le nord de la France et en Belgique. En , avant le retrait des troupes allemandes sur la ligne Hindenburg, le long du canal de Saint-Quentin[2], les maisons sont pillées et incendiées, le village est systématiquement détruit. L'église, la mairie, les écoles et toutes les maisons sont dynamitées et les arbres sciés à un mètre de hauteur : "En avançant vers le nord, les localités de Nurlu, Sorel, Fins, Saulcourt, Heudicourt n'existent plus"[3].
Le village, vidé de ses habitants, reste occupé par les Allemands ; il sera le théâtre de nombreux combats en mars, avril et [4]. Les ruines du village seront plusieurs fois reprises par chaque camp et ce n'est que le , lors de la bataille de la ligne Hindenburg que Guyencourt-Saulcourt sera définitivement libéré par les britanniques. Dans le cimetière militaire situé non loin de l'église, reposent les corps des soldats britanniques tombés lors des combats de 1917 et 1918 à Guyencourt. Peu à peu, les habitants reviennent s'installer dans le village et alors démarre une phase de reconstruction qui durera une dizaine d'années. De 441 habitants avant la guerre en 1911, Guyancourt n'en compte plus que 9206 en 1921, soit moins de la moitié.
Sur le monument aux morts sont écrits les noms des 18 soldats de Guyencourt-Saulcourt morts pour la France[5].
Vu les souffrances endurées par la population pendant les quatre années d'occupation et les dégâts aux constructions[6], la commune s'est vu décerner la Croix de guerre 1914-1918 (France) le [7].

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Michel Thiery    
mars 2008[8] en cours
(au 6 mai 2014)
Jean-Marie Blondelle   Réélu pour le mandat 2014-2020[9]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Classement au concours des villes et villages fleuris : quatre fleurs récompensent les efforts locaux en faveur de l'environnement[10].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2015, la commune comptait 145 habitants[Note 1], en augmentation de 9,02 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
540 530 552 572 627 678 710 744 778
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
764 741 730 705 726 610 564 522 510
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
505 464 441 206 259 225 250 222 208
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
210 207 169 139 137 148 136 134 145
2015 - - - - - - - -
145 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Activités associatives, culturelles, festives, touristiques et sportives[modifier | modifier le code]

Médaille d'or au concours Européen de l'Entente Florale en 2010.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption.
  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Délivrance. Édifiée à l'emplacement de l'ancienne église. La première chapelle datait de 1891[17].
  • Chapelle Saint-Michel à Saulcourt. La première chapelle a été construite en 1563. L'édifice actuel date de 1890[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hector Josse, Le Dimanche, Juin 1890.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://archives.somme.fr/
  2. http://www.carto1418.fr/target/19170316.html
  3. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5455364v/f140.image.r=saulcourt?rk=1051507;2
  4. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k621497z/f1.item.r=saulcourt.zoom
  5. https://www.geneanet.org/gallery/?action=detail&id=6873386&individu_filter=Bl%C3%A9RIOT&rubrique=monuments
  6. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8593481j/f1.item.zoom
  7. http://memorialdormans.free.fr/CommunesCroixDeGuerre14-18.pdf
  8. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 31 août 2008)
  9. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  10. « Liste des localités figurant au palmarès des villes et villages fleuris », sur Villes et villages fleuris (consulté le 7 novembre 2015).
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎
  16. La fiche du village sur le site des Villes et villages fleuris.
  17. a et b André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 256 (ASIN B000WR15W8)