Ganterie grenobloise

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Gant de Grenoble

Atelier de fabrication de gants à Grenoble (carte postale de 1904)

La « ganterie grenobloise » (également connue sous le nom de « Gant de Grenoble ») évoque l'activité de fabrication de gants dans cette ville et dans sa proche agglomération, donnant ainsi à cette ville, chef-lieu de l'Isère, le titre officieux de « capitale du gant de luxe » durant la révolution industrielle.

Réputé dés l'époque moderne, l'artisanat de la ganterie grenobloise est passée à un stade supérieure dés la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, lorsque de nombreux magasins à l'enseigne « Au gant de Grenoble » s'installèrent sur les avenues et places les plus élégantes de Lyon, de Paris mais aussi New York, de Moscou, de Londres et d'autres grandes villes mondiales, se référant ainsi au savoir-faire et à la qualité de la production des artisans et industriels gantiers de la ville[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Statue de Xavier Jouvin à Grenoble

Le gant de Grenoble qui gagna progressivement sa renommée auprès de l'aristocratie européenne puis la grande bourgeoisie mondiale, est devenu célèbre en 1606 lorsque le gantier Mathieu Robert reçut le titre de gantier-parfumeur du roi de France Henri IV[2]. Quelques années plus tard, à la cour du roi Louis XIV, à Versailles, les courtisans répétaient à qui voulait les entendre qu'« il n’est bon gant que de Grenoble. »[3].

Après la révocation de l'Édit de Nantes par Louis XIV en 1689, la ganterie grenobloise put profiter de l'émigration des protestants, malgré le départ de certains artisans, en parvenant à prendre l'ascendant sur la ganterie de Grasse car celle-ci étaient aux mains des protestants[4]. Vers 1776, l'usage des gants s'était répandu peu à peu dans toute l'Europe et ceux de Grenoble, réputés pour leur finesse [Note 1], ont réussi à se faire une réputation dans la cour des rois[5].

Avant la Révolution française, la profession des artisans de la ganterie était réglementé par la corporation des maitres-gantiers qui le contrôlait et régulait ainsi l’entrée dans la profession mais avec la loi Le Chapelier qui dissout les corporations, celle-ci disparait à la fin du XVIIIe siècle. Le , les ouvriers gantiers se réunissent avec l’autorisation du maire et adoptent le premier règlement du bureau de bienfaisance en faveur des gantiers dont André Chevalier devient l’infirmier général. Cette Mutuelle d'entraide et d'assistance aux ouvriers gantiers est considérée par les historiens et les spécialistes du mouvement mutualiste comme la première mutuelle de France[6],[7],[8].

Le nouvel essor de la profession est dû à l’invention de Xavier Jouvin, cadet d'une dynastie de maîtres gantiers grenoblois, qui introduit en 1834 des tailles et une main de fer après avoir étudié « de très près » à la morgue l'hôpital de Grenoble les mains des morts. Son appareil de calibrage qu'il améliore ensuite et basé sur différentes tailles des mains, il permet de décupler la productivité et la qualité des gants[9].

Le bouton pression.

En 1886, l'ingénieur grenoblois Albert Raymond (future entreprise ARaymond) dépose un brevet pour un procédé de fermeture à pression (ou « bouton-fermoir à ressort », plus connu sus le nom de Bouton-pression) qui intéresse rapidement l’industrie gantière, et dés lors de nombreux modèles de gants fermés à l’aide de ce procédé inondent le marché, créant un effet de mode[10].

Réorganisés au sein de la chambre syndicale des fabricants de gants de Grenoble en 1888, les patrons gantiers tentent de prendre le contrôle de la production dans un contexte de transformation de de secteur d’activité. La fin du siècle marque ainsi un tournant dans l’histoire de l’activité gantière locale. Le modèle de l’atelier artisanal continue à perdurer mais certaines maisons de ganterie acquièrent un rayonnement international faisant naitre de nouveaux besoins en matière de personnels. Dés lors les premiers projets de mise en école de la formation masculine à la ganterie voient le jour[11].

Dés la fin du XIXe siècle jusqu’aux années folles, les grandes entreprises grenobloise conquièrent le monde donnant ainsi renom au fameux « gant de Grenoble », conférant le titre autant honorifique qu'officieux de « capitale du gant de luxe » à la ville française[12],[13],[14].

Les entreprises se multiplient jusqu’à atteindre 180 ganteries, plus une dizaine de mégisseries et une vingtaine de teintureries en peau à la fin du Second Empire. La ville compte alors 30 000 couturières et brodeuses, tandis que les coupeurs culminent un peu plus tard à 3 800 personnes en 1893 avec une production d'environ 1,5 million de douzaines de paires de gants[15].

La production est alors recommandée et distribuée par des agents commerciaux situés aux États-Unis, au Canada, en Australie et d'autres grandes nations occidentales. Le déclin s'est amorcé dés le début de la Seconde Guerre mondiale avec la perte des marchés anglo-saxons même si une petite reprise de courte durée s'est amorcée après la Libération en l'absence de la concurrence allemande et tchèque mais la concurrence italienne reste vive et accentue la régression au cours des années 1950[16].

Depuis cette époque l’industrie du gant grenoblois a très largement périclité avant de disparaitre presque totalement, l’évolution de la mode et la concurrence internationale, notamment asiatique, ayant eu raison de cette production locale[17]. Toutefois il existe encore quelques établissements en 2022[18]

Principales entreprises[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Avant le XIXe siècle, présenté comme le siècle d'or de la ganterie grenobloise, il existait déjà d'autres maisons de ganterie et au début du XVIIIe siècle la ville, déjà réputée pour sa production, comptait déjà une douzaine de maîtres-gantiers.

De nombreux membres de famille de Jacques Vaucanson, inventeur d'automates, né en 1709, exerçait la profession de gantiers. Clade Bovier, consul de Grenoble, qui accueillit le philosophe Jean-Jacques Rousseau lors de sa visite à Grenoble durant l'été 1768 était également maitre-gantier. Claude Romans, marchand gantier, exerça, lui aussi les fonctions de consul de Grenoble entre 1784 et 1787, indiquant là encore que les membres de cette corporation étaient estimés et digne de confiance de part des citoyens de la ville[19].

La ganterie Francoz, présentée comme la plus ancienne ganterie de France, a été fondée en 1789 et celle-ci fut primée lors de diverses expositions universelles au cours du siècle suivants[20],[21].

Aux XIXe siècle et XXe siècle[modifier | modifier le code]

Maison Reynier[modifier | modifier le code]

Cette fabrique de ganterie a été fondée en 1821 par Séverin Reynier, ancien associé de la maison Badier. Sa production partait en grande partie à l'étranger. Une usine, très fonctionnelle, fut bâtie rue Maréchal Dode entre la gare et le centre-ville en 1888, à proximité de l’ancienne chambre de commerce et de l’industrie. Elle devient ainsi une des plus grosses de la ville qui prépare des peaux avec une vente au détail avec des magasins réparti dans toute la France et lance le gant de cuir lavable[22].

Mégisserie Terray[modifier | modifier le code]

Alphonse Terray, grand père de l’alpiniste Lionel Terray, installe en 1850 des ateliers d'une importante mégisserie où l'on prépare des peaux pour fabriquer des gants au niveau de l'actuelle rue Chorier dans le quartier Berriat à Grenoble[23]. L'entreprise est spécialisée depuis 1838 dans la fabrication du gant de Suède (de cuir suédé). Ses associés sont Paul Chaix et Joseph Reverdy.

Maison Perrin[modifier | modifier le code]

Médaille en bronze représentant Valérien Perrin, par Maurice Delannoy, frappée à la Monnaie de Paris

La société Gant Perrin a été créée en 1860 par Madame Auguste Perrin, dite Veuve Perrin, installée 1, rue du Pont-Saint-Jaime, puis rue Saint-Laurent, dans un bâtiment laissé vide par le départ de la ganterie Rouillon, puis ensuite dans le quartier de L'Aigle.

En 1908, la société, dirigé par Paul Perrin, son second fils, comptait 98 points de vente. Son troisième fils Valérien Perrin prend la direction de la société avant la première guerre mondiale et ouvre au Royaume-Uni, la ouvrir la Golderoft Glove Company. Il décide d'élargir les productions de l'entreprise en se lançant d'autres produits textiles.

Établissements E. et S. Jay[modifier | modifier le code]

Stéphane Jay

Stéphane Jay (1853 - 1907) maitre gantier, châtelain d'Uriage, fut maire de Grenoble de 1896 à 1904 possèdent des ateliers renommés qui produisent des gants de « première et de deuxième qualité ».

La société, plus récente que la société Perrin est très renommée aux États-Unis. Sa société, ainsi que les établissements Perrin exposent ses produits à l'exposition universelle de Chicago[24].

Ganterie Fischl-frères[modifier | modifier le code]

Cette entreprise de ganterie grenobloise a été fondée en 1903 par les frères Rodolphe et max Fischl, immigrés de l'Empire austro-hongrois à la fin du XIXe siècle. En juin 1929, en prévision de l’ouverture d’une nouvelle usine, l’entreprise présente sa future devise « Livrer vite et bien » mais sous l’effet de la crise, celle-ci est finalement modifiée, pour devenir : « Sa qualité fait sa valeur ». Au centre de l’affiche où s'inscrit ce slogan, « le petit poisson », fischlein en allemand), est la marque commerciale de l’entreprise[25].

D'origine juive, les frères Fischl subissent le contrecoup des lois antisémites édictées par le Régime de Vichy, telles que la loi du 3 octobre 1940 et la loi du 2 juin 1941 . Une lettre fut cependant adressée directement au Maréchal Pétain par les membres du comité social d’entreprise de la ganterie afin de ne pas mettre fin à leur activité des deux frères et en vantant leurs mérites de patrons « justes et bons », en rappelant également le patriotisme de l’un d’eux qui s’était engagé en tant que légionnaire durant la Première guerre mondiale. La ganterie fit cependant partie des biens spoliés par l'État mais personne n'en fit l'acquisition[26],[27].

Ganterie Vallier[modifier | modifier le code]

Le principal site industriel de la ganterie Vallier, fondé en 1903, est situé entre les 8 et 12 de la rue Jean-Prévost à Grenoble et l'immeuble qui abrita les ateliers est encore visible au XXIe siècle. Initiateurs d’une maison de retraite pour leurs ouvrières, la famille Vallier a réparti l'héritage entre leurs salariés[28].

Les autres entreprises[modifier | modifier le code]

Le catalogue de la corporation des gantiers de Grenoble, édité en 1887 par Gabriel Dupont et élaboré par Xavier Roux, présente alors les différents noms des entreprises artisanales et industrielles de ganterie sur la place de Grenoble. S'il évoque les maisons Jouvin, Terray, Reynier, Perrin et Jay, l'auteur cite également les maisons Borel (anciens établissement Aimé Abraham et Cie), la maison Bondat, successeur de la maison Jouvin, la maison Rouillon, fondée en 1746 (la plus ancienne maison à la date de l'édition du catalogue), la maison Francoz, fondée en 1789, la maison J-R Morley et la maison Dents, Allcroft et Cie (en), toutes deux d'origine britannique, la maison Forster, créée par un citoyen américain, sans oublier les maisons Paul Chion, E. Calvat fils (fils d'un ancien maire de Grenoble), Charlon et Cie, Rochat, Léon Torrant et Félix Combe. Il existait, en outre, de nombreuses autres entreprises liées au travail de la ganterie, telles que des teintureries de peaux de gant[29].

Au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

La ganterie Marianne, spécialisée dans la création de gants en chevreau, dirigée par Marie-Anne Jacquemoud-Collet, a fermé ses portes en 2017. Celle-ci avait produits ses articles « fait main » pour le cinéma avec des productions comme La Reine Margot, ou la série de télévision Les Rois maudits. Marie-Anne Jacquemond a également fabriqué les gants du personnage de Louis XIV pour la série télévisée Versailles ainsi que des gants pour la comédie musicale Roméo et Juliette[30],[31].

La ganterie Lesdiguières-Barnier, dirigée et gérée par Jean Strazzeri et son épouse, dont la boutique est située rue Raoul Blanchard à Grenoble, obtient le label « Entreprise du patrimoine vivant (EPV) » en 2008[32].

La société FST Handwear, créée en 2008 par deux Grenoblois qui veulent relancer le gant en tant que vêtement de mode, la principale motivation de cette action étant que le gant devienne un support d’expression artistique. La ganterie propose des produits qui sont vendus dans plus de 350 boutiques en France et en Europe[33].

Patrimoine et culture populaire[modifier | modifier le code]

Évocations[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Roland de La Platière, économiste et homme d’État français, député et ministre durant la Révolution française, évoque l'industrie gantière dans l'Encyclopédie méthodique, publiés entre 1780 et 1784 et dont il est un des collaborateurs. Il y écrit notamment[34]:

« La fabrique de Grenoble est la seule qui soit qui corresponde directement avec les nations étrangères. »

Gaston Donnet, journaliste, collaborateur du journal grenoblois Le Petit Dauphinois est l'auteur d'un ouvrage consacré au Dauphiné, Illustré par Eugène Charpenay et publié par la Société Française d’Édition d’Art en 1900[35]. Il y évoque le gant de Grenoble en ces termes:

« Une peau est là devant vous, fraîchement tirée de la bête. Il s’agit de faire un gant. Peu commode. Il faut d’abord la tendre, cette peau – et puis la palissonner pour qu’elle acquière suffisamment de grain et de finesse. Ceci achevé, on la coupe, délicate opération, d’où sort la pièce prête à être cousue. Coudre est besogne féminine. Dans la province entière, en Mateysine, en Chartreuse, en Graisivaudan, jeunes et vieilles ne sont que couseuses… partout la machine à coudre qui tic-taque... »

Musées[modifier | modifier le code]

Entrée de la musée de la ganterie de Grenoble

Le musée de la Ganterie de Grenoble est installé dans l'ancienne Manufacture des Gants Jouvin, située au début de la rue Saint-Laurent, près de la rive droite de l'Isère, non loin de la place qui porte le nom du célèbre manufacturier[36].

Le musée Arhome créé en 2005 à l'occasion du 140e anniversaire de l'entreprise, possède une collection liée à la ganterie grenobloise puis au développement de l'automobile en retraçant l'histoire des établissements Raymond[37].

Expositions[modifier | modifier le code]

L'exposition au Musée dauphinois, situé à Grenoble, dénommée Fait main. Quand Grenoble gantait le monde, évoque du 25 mars 2022 au 27 mars 2023, l'histoire de l'industrie gantière de Grenoble avec de nombreux documents, dont des vidéos et des affiches d'époque[38],[39].

Association[modifier | modifier le code]

Il existe une association dénommée « Association de sauvegarde et de promotion du gant de Grenoble (ASP2G) » dont le but est de « lutter contre l'oubli du fabuleux patrimoine des gantiers grenoblois qui ont assuré le rayonnement international de la ville de Grenoble et sa prospérité économique ». Son siège est fixé rue Lesdiguières à Grenoble[40]. Les membres de cette association désirent également publier un Dictionnaire de la ganterie grenobloise[41].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. selon la page d'accueil du musée de la ganterie de Grenoble, ceux-ci travaillait sur de la peau de chevreau

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site culture.isere.fr, site culture.isere.fr, page "Le gant de Grenoble Six siècles et cinq doigts", consulté le 7 mai 2022].
  2. Site patrimoineaurhalpin.org, page "Ganteries grenobloises".
  3. Google Livre "Grenoble: Centre de tourisme" de Robert Avezou, Pierre Bruneaux et André Corbier.
  4. Site grenoble-cularo.over-blog.com, page "Grenoble sous l'Ancien Régime".
  5. Livre Xavier Jouvin (avec un résumé de l'histoire de la ganterie grenobloise), par Ed. Rey, Éditions : F. Allier père et fils (Grenoble), 1868.
  6. Site cairn.info, document "Aux origines de l’économie sociale et solidaire à Grenoble au XIXe siècle" de Simon Lambersens, éditions Campus ouvert, 2017, 128 pages dans RECMA 2018/2 (N° 348), pages 132 à 134.
  7. Site alpesolidaires.org, page "Grenoble, à l'origine du mouvement mutualiste en France".
  8. Site clio-cr.clionautes.org, page "Aux origines de l’économie sociale et solidaire à Grenoble au XIXe siècle".
  9. Site arcoma.fr, page "Histoire de la ganterie.
  10. Site gfc-conference.eu, texte d'Audrey Colonel de l'Université grenoble-Alpes : "Le gant : un héritage des siècles passés".
  11. Site hal.archives-ouvertes.fr, texte d'Audrey Colonel , "Histoire de l’«école» de ganterie de Grenoble (vers 1890‑vers 1920). Des tentatives de mise en école de la formation masculine au métier de gantier".
  12. Site presences-grenoble.fr, page "Patrimoine urbain de la ganterie grenobloise".
  13. Site atlasobscura.com, page "Musée de la Ganterie (Museum of Glove-Making).
  14. francebleu.fr, émission de radio "Partez à la découverte du patrimoine industriel de Grenoble et sa ganterie".
  15. Site grenoble-patrimoine.fr, page Grenoble, une ville de pouvoirs 1830-1880.
  16. Site persee.fr, article "La crise de la ganterie grenobloise en 1952" dans la revue de Géographie Alpine Année 1952 40-4 pp. 677-680.
  17. Site musees.isere.fr, page sur l'exposition "Fait main. Quand Grenoble gantait le Monde".
  18. Site echosciences-grenoble.fr, article de Maryline D. "La ganterie de luxe grenobloise entre tradition et innovation".
  19. Google "Livre Bulletin de la Société scientifique du Dauphiné, Volume 5" - 1851, page 302 de la Société scientifique du Dauphiné.
  20. Catalogue des produits de l'Empire français - Exposition universelle de Londres 1862, section objet d'habillement, page 171, artisan n°2543
  21. Site viadeo.journaldunet.com, page sur Christophe Domingues.
  22. Site grenoble-patrimoine.fr, article sur l'ancienne ganterie Reynier.
  23. Site raconte-moi-berriat-saint-bruno.histoires-de.fr, page "L'ancienne mégisserie Terray".
  24. Google Livre "Exposition internationale de Chicago en 1893, Volume 6" Ministère du commerce, Camille Krantz, 1894.
  25. Livre "Les Français et l'argent, XIXE-XXIE siècle" Yannick Marec, Alya Aglan, Olivier Feiertag, p. 303-318. presses Universitaires de Rennes.
  26. Site lessoireesdeparis.com, article de Lottie Brickert "Le glaive et la plume".
  27. Google livre "Aryanisation économique et spoliations en Isère, 1940-1944" Par Tal Bruttmann, Presses universitaires de Grenoble 2010.
  28. Site grenoble-patrimoine.fr page sur l'ancienne ganterie Vallier.
  29. Google Livre "La corporation des gantiers de Grenoble avant et après la Révolution" par Xavier Roux, éditions Gabriel Dupont 1887 276 pages.
  30. Site francebleu.fr, article de Julien Ruderic "À Grenoble, l'une des dernières ganteries a fermé ses portes".
  31. Site placegrenet.fr, article de Y.R "La ganterie grenobloise peut-elle reprendre la main ?".
  32. Site ganterie-grenoble.fr, page "Gant Lesdiguières, Notre Histoire.
  33. Site actu.fr, article d'Ugo Maillard, consulté le 07 mai 2022.
  34. Encyclopédie méthodique ou par ordre de matières: manufactures, Arts et métiers de Jean-Marie Roland de la Platière, tome troisième, éditeur Panckoucke, page 149
  35. Livre Le Dauphiné de Gaston Donnet, réédité par les Éditions du Régionalisme, 2020, page 63-82
  36. Site museedelaganterie.fr, pages d'accueil.
  37. « L'avis du Petit Futé sur ARHOME, MUSÉE DE L'INNOVATION INDUSTRIELLE », sur www.petitfute.com, (consulté le )
  38. Site ledauphine.com, article "Quand grenoble gantairt le monde entier".
  39. Site lesmondaines.com, page "Fait main. Quand Grenoble gantait le monde".
  40. Site grenoble.fr, fiche sur l'association ASP2G.
  41. Site placegrenet.fr, article de Romane Laguel ".

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léon Côte, L'industrie gantière et l'ouvrier gantier à Grenoble, Société nouvelle de librairie et d'édition, 1903
  • Pierre Bouvier, Le petit manuel du gantier. Graphique de l’histoire et de la fabrication du gant, Lyon, P. Argence, 1921
  • J. Le Nest, Evolution et aspect de la ganterie grenobloise des origines à nos jours, Mémoire de maîtrise, UPMF Grenoble, 1970.
  • Colette Perrin-Montarnal (préface de Jacques Repiton-Préneuf), Gantiers de Grenoble, Belledonne (les Editions De), 2003 (ISBN 978-2911148569)
  • Claude Muller, Histoires extraordinaires du Dauphiné, De Borée Editions, 2004
  • Gant Perrin - Valisère. Histoire d'élégance et d'industrie, Editions Dire l'entreprise, 2010
  • Anne Cayol-Gerin, Le gant de Grenoble Six siècles et cinq doigts, Collection : Les patrimoines, Éditions Le Dauphiné Libéré, 2011
  • Julien Caranton, À la conquête de la Sécurité : La mutualité et les mutualistes à Grenoble au XIXème siècle (dans Innovations sociales, innovations économiques), Presses universitaires de Louvain, 2014
  • Audrey Colonel, Fait main (Quand Grenoble gantait le monde), Collection patrimoine, Éditions Glénat, 2022 (ISBN 978-2344047446)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]