Filature de soie de Tomioka

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Filature de soie de Tomioka et sites associés *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
富岡製糸場・繰糸場.jpg
Coordonnées 36° 15′ 19″ nord, 138° 53′ 16″ est
Pays Drapeau du Japon Japon
Type Culturel
Critères (ii) (iv)
Numéro
d’identification
1449
Année d’inscription 2014 (38e session)

Géolocalisation sur la carte : Japon

(Voir situation sur carte : Japon)
Filature de soie de Tomioka et sites associés

Géolocalisation sur la carte : préfecture de Gunma

(Voir situation sur carte : préfecture de Gunma)
Filature de soie de Tomioka et sites associés
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

La filature de soie de Tomioka (富岡製糸場, Tomioka seishijō?) est une filature de soie créée en 1872 à Tomioka dans la préfecture de Gunma, au nord-ouest de Tokyo, au Japon. Elle a été construite par le gouvernement avec des machines importées de France[1]. C'est un témoignage de « l'entrée du pays dans le monde moderne industrialisé »[1].

Fermée en 1987, elle est le seul site japonais de production industrielle de l’ère Meiji encore en parfait état[2]. Elle a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco en juin 2014[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Peu après la restauration de Meiji à la fin du XIXe siècle, le gouvernement japonais accélère la modernisation du Japon afin de rattraper les pays européens. À cette époque, la soie grège japonaise est l'exportation la plus importante et soutient la croissance de l'économie du Japon. Au cours de cette expansion cependant, l'industrie de la soie japonaise commence à sacrifier la qualité de sa production pour la quantité, ce qui porte rapidement atteinte à la réputation du Japon en tant que fabricant de soie grège. En conséquence, le gouvernement japonais décide de créer la filature de soie de Tomioka comme établissement modèle de filature équipée des machines les plus sophistiquées afin d'améliorer la qualité de la soie grège.

Filature de soie de Tomioka durant l'ère Meiji.

En 1870, Paul Brunat qui travaille dans une entreprise française de commerce installée à Yokohama, recherche des endroits appropriés pour une usine de soie dans la région de Kantō et choisit le site de Tomioka parmi les candidats. L'usine des Établissements C.J. Bonnet à Jujurieux (France) en aurait inspiré le modèle.[3]

Commencée en 1871, la construction s'achève en juillet de l'année suivante. Trois mois plus tard, la filature commence à fonctionner. Il y a au début 150 machines de dévidage de soie (300 bassins) et environ 400 travailleuses actionnent les machines de l'usine. Le mode de vie des ouvriers est rapporté dans le journal de l'une d'elles, Wada Ei. Les 300 bassins installés en 1872 ont été fabriqué par la Cuivrerie de Cerdon[4] ( France ).

La filature de soie de Tomioka se concentre sur l'offre de soie grège de haute qualité. Mais même si sa production jouit d'une bonne réputation à l'étranger pour sa haute qualité, l'entreprise a toujours été dans le rouge. Même après la réduction des coûts, elle continue à souffrir de déficits chroniques et par conséquent le gouvernement décide de privatiser la filature et de transférer son activité au Mitsui Finance Group en 1893. En 1902, elle et de nouveau transférée du groupe Mitsui à la société Hara.

En 1939 (14e année de l'ère Shōwa), la filature est transférée à Katakura Industries Co., Ltd, plus grande entreprise de bobinage de soie au Japon. L'usine de Tomioka contribue activement à la croissance de l'économie japonaise pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Définitivement fermée en mars 1987, elle est toujours bien entretenue au titre de site historique.

En 2005, le gouvernement japonais désigne la filature de soie de Tomioka « site historique » puis sa propriété est transférée à la ville de Tomioka et elle est ajoutée à la liste des sites du patrimoine mondial au Japon en tant que site culturel le .

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Tomioka Silk Mill » (voir la liste des auteurs).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]