Black Panther (film)

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Black Panther
Sur une première ligne "BLACK", sur une deuxième "PANTHER", le tout en capitales Noir.
Logo de Black Panther
Titre québécois Panthère noire
Réalisation Ryan Coogler
Scénario Joe Robert Cole (en)
Ryan Coogler
Acteurs principaux
Sociétés de production Marvel Studios
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre super-héros
Durée 134 minutes
Sortie 2018

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Black Panther ou Panthère noire au Québec est un film de super-héros américain coécrit et réalisé par Ryan Coogler, sorti en 2018. Adapté du personnage de Marvel Comics T'Challa alias la Panthère noire, il s'agit du dix-huitième film de l'univers cinématographique Marvel et du sixième de la phase III.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Après avoir participé à l'affrontement entre Iron Man et Captain America[N 1], le roi T'Challa retourne chez lui dans la nation africaine reculée et technologiquement avancée du Wakanda, pour servir son pays en tant que nouveau roi. Cependant, le pouvoir de T'Challa va bientôt être défié par des factions de son propre pays. Quand deux ennemis conspirent pour détruire le Wakanda, la Panthère noire doit s'allier à l'agent de la CIA Everett K. Ross et aux membres du Dora Milaje, les forces spéciales du Wakanda, pour éviter que le pays ne soit emporté dans un conflit mondial.

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Il y a de cela plusieurs millions d'années, une météorite faite de vibranium s'écrasa en Afrique. Plus tard, cinq tribus s'installèrent dans la région et fondèrent la nation du Wakanda. Elles étaient toujours en guerre entre elles, jusqu'à ce qu'un guerrier, guidé par une vision de Bast, la déesse panthère, découvre les propriétés de « l'herbe-cœur » et augmente ses capacités physiques après l'avoir ingérée. En devenant le premier Black Panther, il unifia les tribus (à l'exception des Jabari, qui décidèrent de s'exiler dans les montagnes), et une ère de prospérité commença au Wakanda. Au fil des siècles, les Wakandais ont utilisé le vibranium pour développer une technologie très avancée tout en s'isolant du reste du monde, occultant leur capitale aux regards extérieurs et se faisant passer pour un pays du tiers-monde.

En 1992, lors d'une mission de couverture à Oakland en Californie, le Prince N'Jobu déplore de plus en plus la politique isolationniste du Wakanda, et nourrit le projet de partager sa technologie avec les peuples descendants des Africains partout dans le monde, afin qu'ils se soulèvent face à leurs oppresseurs. Son frère, le Roi T'Chaka, est mis au courant de sa trahison par Zuri, un autre agent chargé de surveiller les actions de N'Jobu. Après une confrontation verbale, il somme le prince de retourner au Wakanda pour répondre de ses crimes. Dehors, un jeune garçon jouant au basket remarque dans le ciel les réacteurs du vaisseau royal qui s'envole...

Dans le présent, une semaine après la mort de T'Chaka des mains de Helmut Zemo[N 1], son fils T'Challa, le Black Panther actuel, rentre au Wakanda pour succéder à son père sur le trône. Après avoir extrait son ex-petite amie Nakia d'une mission de couverture au Nigeria avec l'aide d'Okoye - générale du Dora Milaje, la garde royale - il retrouve sa mère Ramonda et sa sœur Shuri. Lors de la cérémonie de couronnement, alors que plusieurs tribus refusent de présenter un guerrier pour défier T'Challa pour le titre de roi, M'Baku, chef de la tribu rivale Jabari, défie le prince en duel singulier. Les deux hommes s'affrontent puis T'Challa soumet son adversaire, légitimant son titre de souverain.

Lorsque le marchand d'armes Ulysses Klaue refait surface avec une équipe, volant un artefact wakandais dans un musée londonien pour le revendre à Busan en Corée du Sud, W'Kabi, ami proche du roi ayant perdu ses parents à cause du marchand d'armes, demande à T'Challa de régler le problème soit en le tuant, soit en le ramenant vivant au Wakanda. Le jeune roi, Okoye et Nakia tentent d'intercepter Klaue dans un casino clandestin et découvrent que l'acheteur n'est autre qu'Everett K. Ross, agent de la CIA qui s'était retrouvé mêlé au complot de Zemo, et qui s'était occupé de sa mise en détention[N 1]. La situation dégénère, des combats éclatent dans le casino, puis une course-poursuite s'engage dans les rues de Busan, qui se termine par l'arrestation de Klaue. Alors qu'il est interrogé par l'agent Ross, Klaue délivre des informations sur la technologie de pointe du Wakanda et son important gisement de vibranium, avant d'être secouru par son équipe qui comprend Erik Stevens, un ex-soldat des forces spéciales américaines surnommé « Killmonger »[N 2] pour son extrême brutalité et son nombre élevé de victimes. Ross est gravement blessé en sauvant Nakia lors de l'attaque, et au lieu de poursuivre Klaue, T'Challa emmène Ross au Wakanda, où sa sœur Shuri utilise la technologie avancée pour lui sauver la vie. Plus tard, Killmonger tue Klaue et ses acolytes puis prend l'avion pour le Wakanda.

De retour dans son palais, T'Challa confronte Zuri sur les origines d'Erik (il a remarqué qu'il portait en pendentif la même bague que la sienne, héritée de son père), et ce dernier, hésitant, lui avoue la vérité : N'Jobu, pendant sa mission de couverture, avait recruté Klaue en secret pour voler un stock de vibranium. Mais après avoir été sommé de revenir au Wakanda, N'Jobu avait voulu tuer Zuri, ce qui avait poussé T'Chaka à tuer son frère de ses propres mains, et à abandonner le jeune garçon qui jouait au basket dehors et qui est en réalité Erik lui-même, afin que le Wakanda n'apprenne jamais la vérité. Choqué par cette révélation, il perd confiance et prend conseil auprès de Nakia.

Killmonger arrive également au Wakanda, et présente comme cadeau à un W'Kabi dubitatif le corps de Klaue. Lors de son arrestation, il est amené devant le Roi, où il révèle aux anciens son véritable nom : N'Jadaka, fils de N'Jobu, puis défie T'Challa pour le trône grâce à son statut de prince. Lors du duel, l'entraînement spécial de Killmonger et sa haine se révèlent décisifs. Il tue Zuri qui s'était interposé pour avouer son implication dans la mort de son père, puis triomphe aisément de T'Challa, qu'il laisse pour mort en le jetant d'une haute cascade. Plus tard, après avoir ingéré l'herbe-cœur et reçu les pouvoirs du Black Panther, il fait brûler toutes les herbes, sans remarquer que Nakia en a discrètement récupéré une. Puis il met en route le plan de son père en préparant des cargaisons d'armes au vibranium pour les agents wakandais autour du monde, afin de provoquer un soulèvement qui allait permettre la transformation du Wakanda en empire mondial. Nakia, Shuri, Ramonda et Ross fuient le royaume pour quérir l'aide de M'Baku, et apprennent que les Jabari ont trouvé et apporté des soins palliatifs à un T'Challa comateux et gravement blessé.

Soigné et renforcé par l'herbe apportée par Nakia, T'Challa tente un rapprochement avec les Jabari, mais M'Baku refuse d'apporter son soutien militaire. Il retourne à son royaume et reprend le combat contre son cousin, désormais également en possession d'une combinaison de Black Panther. Pendant que Shuri, Nakia et Okoye se joignent aux Dora Milaje contre W'Kabi et son armée, Ross, pilotant le jet royal à distance, parvient à détruire in extremis les vaisseaux chargés d'armes avant qu'ils ne quittent le pays. Entre-temps, l'arrivée des Jabari permet de renverser le cours de l'affrontement, et la Tribu de la Porte menée par W'Kabi est contrainte de déposer les armes. Pendant ce temps, le combat pour le trône amène les deux Black Panthers dans la mine de vibranium, où des disrupteurs soniques, utilisés pour le transport du métal et activés par intermittence, mettent à mal l'intégrité de leurs armures en vibranium. Lorsque le corps de Killmonger est brièvement exposé sous l'armure, T'Challa poignarde son cousin avec son fer de lance, et Killmonger, après avoir observé une dernière fois la beauté de son pays d'origine, préfère mourir libre plutôt que d'accepter l'offre de T'Challa de le soigner et l'emprisonner en retirant lui-même la lame de sa poitrine.

Rejetant la politique isolationniste des anciens rois wakandais, T'Challa crée un centre d'aide et de recherche à Oakland pour que Nakia et Shuri puissent y travailler et partager leurs connaissances et technologies.

Scènes post-générique 

La première scène post-générique montre T'Challa prononcer un discours à l'Office des Nations unies à Vienne pour révéler toute la vérité sur le Wakanda aux yeux du monde. Lorsqu'un membre de l'assemblée demande quel genre de technologie un pays du tiers-monde peut offrir aux autres, le Roi du Wakanda ne peut s'empêcher de sourire.

La seconde montre Bucky sortir d'une case dans la campagne wakandaise, alors que les enfants présents le surnomment « Loup Blanc ». Shuri l'accueille et lui dit qu'il a beaucoup de choses à apprendre.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Distribution[modifier | modifier le code]


Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Dans les années 1990, Wesley Snipes a longtemps failli incarner le personnage.

En juin 1992, l'acteur Wesley Snipes annonce son intention de faire un film avec le personnage de la Panthère noire[3]. Il commence à développer le projet en août 1992[4]. En janvier 1994, Wesley Snipes entre en négociations avec Columbia Pictures pour incarner le personnage de Marvel Comics[5]. Stan Lee rejoint le film en mars 1994[6], alors que le projet entre véritablement en développement en mai[7]. Cependant, rien ne progresse par la suite et en janvier 1996 Stan Lee explique qu'il n'a pas été séduit par les différents scripts proposés[8].

En juillet 1997, Black Panther reste dans la liste des projets de films adaptés de Marvel Comics[9]. En mars 1998, Joe Quesada et Jimmy Palmiotti sont chargés d'écrire le scénario[10]. En août 1998, des problèmes au sein de l'entreprise Marvel mettent le projet en stand-by. En mai 2000, Artisan Entertainment annonce un accord avec Marvel pour coproduire, financer et distribuer le film[11]. En mars 2002, Wesley Snipes dit qu'il devra tourner Blade: Trinity ou Black Panther en 2003[12].

En septembre 2005, le directeur général de Marvel Avi Arad annonce que Black Panther fait partie des films développés par Marvel Studios et qu'il devrait être distribué par Paramount Pictures[13]. En juin 2006, Wesley Snipes espère l'arrivée prochaine d'un réalisateur[14]. En février 2007, Kevin Feige, président de Marvel Studios, confirme que le projet est d'actualité[15]. En juillet 2007, le poste de réalisateur est proposé à John Singleton[16]. En janvier 2011, Mark Bailey est chargé d'écrire un script pour Black Panther[17]. En octobre 2013, Kevin Feige déclare : « Je ne sais pas quand exactement cela se fera, mais nous allons sûrement avoir des plans pour le faire un jour » et explique que certains éléments liés au personnage seront auparavant introduits dans l'univers cinématographique Marvel, notamment le Vibranium et le Wakanda[18].

Ryan Coogler faisant la promotion du film au Comic-Con 2016 de San Diego.

En avril 2015, Kevin Feige explique qu'il va rencontrer des réalisateurs après la sortie de Avengers : L'Ère d'Ultron (2015) [19]. Un mois plus tard, il est révélé que le studio est en discussion avec la réalisatrice Ava DuVernay, envisagée pour Black Panther ou le film Captain Marvel[20]. En juillet 2015, Ava DuVernay refuse la proposition[21]. En octobre 2015, F. Gary Gray et Ryan Coogler sont évoqués pour mettre en scène le film[22],[23]. Le premier préfère cependant réaliser Fast and Furious 8[24]. En parallèle, Joe Robert Cole entre en négociation pour écrire le film[25]. Après le succès de Creed : L'Héritage de Rocky Balboa (2015), les négociations avec Ryan Coogler sont relancées. Il est officialisé au poste de réalisateur en janvier 2016[26].

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

En octobre 2014, Kevin Feige annonce que Chadwick Boseman tiendra le rôle-titre[27]. L'acteur endosse d'abord le costume dans Captain America: Civil War (2016), où était également présent Everett K. Ross (en) (incarné par Martin Freeman)[27]. Andy Serkis avait quant à lui déjà interprété Ulysses Klaue dans Avengers : L'Ère d'Ultron (2015).

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage débute le [28] aux Pinewood Atlanta Studios dans l'État de Géorgie[29], sous le faux-titre Motherland[30],[29]. D'autres lieux d'Atlanta sont aussi utilisés, notamment le quartier Sweet Auburn ou encore la mairie qui sert de décor à l'immeuble des Nations unies[31]. Certaines scènes seront par ailleurs tournées aux chutes d'Iguazú en Argentine[32].

Post-production[modifier | modifier le code]

Pour la version française, le doublage a été réalisé par le studio Dubbing Brothers, avec José Luccioni à la direction artistique.

Le , iSpot.tv estime que plus de 37 millions d'USD ont été dépensé par Disney-Marvel en publicité télévisuelle aux États-Unis pour promouvoir Black Panther[33]. La répartition serait 9,3 millions sur NBC; 6.3 millions sur ABC; 5 millions sur ESPN; 2,6 million sur CBS; 1,3 million sur Nickelodeon et 1,1 million sur la Fox[33].

Musique[modifier | modifier le code]

Black Panther
Original Score

Bande originale de Ludwig Göransson
Sortie
Enregistré Londres
Durée 95:07
Genre musique de film
Label Hollywood, Marvel Music

Bandes originales de l'univers cinématographique Marvel

La musique du film est composée par Ludwig Göransson, qui avait déjà composé la musique des deux films précédents de Ryan Coogler. L'album est sorti le 16 février 2018[34]. Le compositeur suédois explique avoir voyagé au Sénégal et en Afrique du Sud pour y enregistrer des musiciens locaux et ainsi former la « base » de son travail[35].

No Titre Durée
1. Wakanda Origins 1:44
2. Royal Talon Fighter 4:00
3. Wakanda 2:20
4. Warrior Falls 4:06
5. The Jabari 1:08
6. Waterfall Fight 4:03
7. Ancestral Plane 4:27
8. Killmonger 2:55
9. Phambili 2:31
10. Casino Brawl 3:32
11. Busan Car Chase 2:49
12. Questioning Klaue 3:32
13. Outsider 2:07
14. Is This Wakanda? 2:46
15. Killmonger's Challenge 5:07
16. Killmonger vs. T'Challa 3:30
17. Loyal to the Throne 1:35
18. Killmonger's Dream 3:15
19. Burn It All 3:24
20. Entering Jabariland 2:42
21. Wake Up T'Challa 6:08
22. The Great Mound Battle 3:48
23. Glory to Bast 6:06
24. The Jabari, Pt. II 2:22
25. A Kings Sunset 4:28
26. A New Day 1:47
27. Spaceship Bugatti 1:23
28. United Nations / End Titles 7:32
1:35:07
Black Panther: The Album
Article détaillé : Black Panther: The Album.

Accueil[modifier | modifier le code]

Sorties[modifier | modifier le code]

En octobre 2014, Kevin Feige annonce que Black Panther sortira le [36]. En février 2015, Marvel repousse la sortie au [37]. Le film est sorti finalement le aux États-Unis et le 14 février en France.

Le , suite à un assouplissement de la politique par le prince héritier Mohammed ben Salmane, le film Black Panther devient le premier film projeté au cinéma en Arabie saoudite depuis 1980[38],[39],[40].

Le , Black Panther approche des 500 millions d'USD de recettes et permet aux studios Disney de dépasser le milliard pour l'année 2018[41]. Le , durant sa seconde semaine de sortie, le film dépasse les 700 millions d'USD de recettes[42]. Le , en raison du succès de Black Panther, Disney verse 1 million d'USD à Boys and Girls Clubs of America[43]. Le , Black Panther récolte près de 10 millions d'USD pour le premier jour de sa quatrième semaine et dépasse le milliard d'USD à l'international mais est dépassé par Un raccourci dans le temps, une autre production de Disney qui débute au cinéma[44],[45]. Le , Black Panther poursuit son succès et récolte 27 millions d'USD pour son cinquième weekend cumulant 606 millions d'USD et devançant Tomb Raider qui débutait[46],[47]. Le , Black Panther dépasse les 1,2 milliard d'USD de recettes à l'international[48].

Critiques[modifier | modifier le code]

Black Panther est très bien reçu par la critique : il atteint un taux d'approbation de 97% sur 299 critiques sur Rotten Tomatoes[49] et totalise un score de 88/100 sur le site d'agrégation Metacritic, basé sur 53 critiques toutes positives[50].

En France, il obtient les notes de 3,1/5 de la part de la presse et 4,0/5 de la part des spectateurs[2].

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
700 059 566 $[51] 25
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 105 062 459 $[51] 5
Drapeau de la France France 3 681 153 entrées[52] 16
Alt=Image de la Terre Mondial 1 346 862 917 $[51] 30

Sur le sol américain, Black Panther bat plusieurs records d'audience : il cumule plus de 192 millions de dollars de recettes pour ses trois premiers jours d'exploitation, alors que les prévisions estimaient au mieux le chiffre à 170 millions, réalisant ainsi le 5e meilleur démarrage de tous les temps aux États-Unis, entre Avengers et Avengers : L'Ère d'Ultron, et bat le record du meilleur démarrage pour un mois de février, détenu jusque-là par Deadpool[53]. Il devient également le 4e film à dépasser les 100 millions de dollars de recette dès son 2e week-end d'exploitation, après Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force, Jurassic World et Avengers, et ce avant sa sortie en Russie et en Chine. [54]. Depuis, le film domine le box-office avec 700 059 566 $ en Amérique du Nord et 1 346 849 813 $ de recettes mondiales[51]. En Amérique du Nord, il s'agit du plus gros succès de l'univers cinématographique Marvel devant Avengers (623 357 910 $)[55], et du 4e plus gros succès mondial du MCU derrière Avengers: Infinity War (2 046 409 345 $), Avengers (1 518 812 988 $) et Avengers : L'Ère d'Ultron (1 405 403 694 $)[55].

En France, le film réussit à s'emparer de la première place du box-office et à dépasser le seuil du million d'entrées lors de sa première semaine d'exploitation en attirant 1 058 869 spectateurs[56]. La semaine suivante, le film reste en tête du box-office en attirant 849 449 spectateurs supplémentaires et cumule 1 908 318 entrées[57]. Lors de sa troisième semaine d'exploitation, il cède la première place du box-office à La Ch'tite Famille, après avoir réussi à cumuler 2 534 000 entrées[58]. Le film a réalisé en tout 3 681 153 entrées[52]. Il s'agit du 8e plus gros succès de Marvel en France derrière Spider-Man (6 459 120), Spider-Man 3 (6 336 433), Spider-Man 2 (5 335 224), Avengers (4 505 704), Iron Man 3 (4 386 939), Avengers : L'Ère d'Ultron (4 331 356) et Deadpool (3 763 671)[59]. À Paris, le film a réalisé 1 213 831 entrées[52].

Analyse[modifier | modifier le code]

Cette section est en cours de réécriture ou de restructuration importante. Les informations peuvent être modifiées à tout moment par le ou les utilisateurs ayant apposé ce bandeau. juillet 2018

Importance culturelle[modifier | modifier le code]

Pour Jamil Smith dans le magazine Time, Black Panther semble capable de prouver à Hollywood que les Afro-Américains peuvent générer des profits grâce à tous les publics, et que ce film est un acte de résistance face au mouvement culturel et politique régressif alimenté en partie par le mouvement nativiste blanc. Les thèmes abordés par le film remettent en question les préjugés institutionnels, ses personnages s'attaquent aux oppresseurs et son récit inclut des perspectives prismatiques sur la vie et la tradition des Noirs. Dans le New York Times Magazine, Carvell Wallace explique pourquoi ce film est un moment déterminant pour l'Amérique noire et que, contrairement aux films de super-héros noirs précédents, Black Panther "est imprégné de façon très spécifique et délibérée de "négritude""[264]. Il pense que le film et le fictif Wakanda deviendront une "terre promise" pour les générations futures d'Américains noirs, "non troublée par les horreurs criminelles de notre Amérique [contemporaine]"[60]. Pour l'historien Nathan D. B. Connolly, Black Panther est "une puissante analogie fictive pour les luttes de la vie réelle" qui exploite une "histoire de 500 ans de personnes d'origine africaine imaginant la liberté, la terre et l'autonomie nationale". L'écrivain et activiste Shaun King estime que le film est un moment culturel dans l'histoire des Noirs américains, similaire au boycott des bus de Montgoméry, au discours de Martin Luther King Jr. "I Have a Dream" ou à l'élection de Barack Obama à la présidence[61].

Parallèlement, selon James Wilt écrivant pour Canadian Dimension, "Black Panther contient une compréhension fondamentalement réactionnaire de la libération des Noirs qui préconise ouvertement la politique de respectabilité plutôt que la révolution", ce qui permet aux "Blancs comme moi de se sentir extrêmement à l'aise en le regardant". Wilt trouve que la scène où Ross est présenté comme "un héros" pour avoir abattu les navires wakandans légitime l'écrasement d'une révolte armée contre l'oppression. Wilt estime également que Killmonger a reçu "les traits les plus hideux imaginables [faisant] du seul personnage afro-américain important du film, un agitateur et un tueur maniaque consumé par la rage et la violence"[62]. Russell Rickford dans Africa is a Country est d'accord avec cette évaluation de Killmonger. Pour lui, son rôle en tant que personnage est de "discréditer l'internationalisme radical".

Représentation africaine et afro-américaine[modifier | modifier le code]

Pour Dwayne Wong (Omowale) dans HuffPost, le film s'attaque à "de sérieux problèmes politiques concernant les relations de l'Afrique avec l'Occident, qui reçoivent très rarement l'attention sérieuse qu'ils méritent". Les Wakandans étant présentés comme suspects à l'égard des étrangers. Il conclut que si le pays est fictif, la politique "est bien réelle. La fin du colonialisme n'a pas mis fin à la manipulation occidentale dans la politique africaine"[63]. Carlos Rosario Gonzalez de Bam! Smack! Pow! écrit que la lutte entre T'Challa et Killmonger représente le combat de "ce que signifie être Africain" et de "ce que l'Afrique signifie pour les Afro-minorités d'aujourd'hui". Dans cette perspective, Wakanda représente l'Afrique sans colonialisme occidental, et Killmonger nous montre que "nous pouvons parfois devenir ce que nous cherchons à détruire", concluant que Killmonger veut utiliser les ressources du Wakanda pour devenir un colonisateur de l'Occident tandis que "les manières conservatrices du Wakanda ont créé le problème qu'ils cherchaient à détruire : Erik Killmonger". Selon Jelani Cobb, dans The New Yorker, la fracture entre Africains et Afro-Américains, qu'il appelait une "dissonance fondamentale". Il a estimé que T'Challa et Killmonger représentaient "des réponses en duel à cinq siècles d'exploitation africaine aux mains de l'Occident. Le méchant, dans la mesure où le terme s'applique, est l'histoire elle-même". Cobb ajoute que Black Panther a une portée politique différente des précédents films MCU dans lesquels "nous étions au moins clairs sur l'endroit où les lignes de la fantaisie se sont éloignées de la réalité [alors que ce film se déroule] dans une nation inventée en Afrique, un continent qui a été aux prises avec des versions inventées de lui-même depuis que les hommes blancs l'ont déclaré pour la première fois 'continent noir' et ont commencé à piller son peuple et ses ressources"[64].

Critiques du film[modifier | modifier le code]

Pour Patrick Gathara, écrivant dans le Washington Post, le film offre une "vision rétrograde, néocoloniale de l'Afrique", qui - plutôt qu'une "contre-mythologie rédemptrice" - colporte "les mêmes mythes destructeurs". Gathara souligne que l'Afrique qui y est dépeinte est toujours essentiellement une création européenne, divisée et tribalisée. Le Wakanda est dirigé par des élites riches et rivales qui, malgré leurs capacités techniques avancées, règlent les questions de succession par des combats à mort. Selon Gathara, les Wakandans "se conforment encore aux moules occidentaux [d'un peuple sombre sur un continent sombre", et ils "restent si peu sophistiqués qu'un Américain "de retour" peut se promener et prendre le relais.... [Le film] ne doit pas être confondu avec une tentative de libérer l'Afrique de l'Europe. C'est tout le contraire. Sa " contre-mythologie rédemptrice " enracine les tropes qui ont été utilisés pour déshumaniser les Africains pendant des siècles." Christopher Lebron, dans un article pour Boston Review, a qualifié le film de "raciste" parce qu'il dépeint les Noirs américains qui ont été laissés dans la pauvreté et l'oppression, comme Killmonger l'a illustré, "relégués au plus bas niveau de considération politique" dans le film, traités comme moins dignes d'empathie et moins capables d'être considérés comme héroïques que l'espion blanc de Ross. Lebron a estimé que T'Challa aurait pu se montrer une bonne personne en comprenant comment Killmonger était affecté par le racisme américain et la "cruauté" de T'Chaka, et aurait pu convenir que la justice exige parfois la violence comme dernier recours contre l'oppression. En 2018, un monde qui abrite à la fois le Mouvement pour la vie noire et un président [Donald Trump] qui identifie les suprémacistes blancs comme des gens bien, on nous offre un film sur l'autonomisation des Noirs où les seuls nobles africains rachetés sont les nobles africains [qui] protègent la vertu et la bonté contre la menace non pas des Américains blancs ou des Européens, mais d'un Américain noir"[65].

Faisal Kutty, de Middle East Eye, estime que le film porte des thèmes islamophobes sous-jacents, les seuls personnages islamiques étant un groupe basé à Boko Haram qui enlevait plusieurs filles et les forçait à porter le hijab[66].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Black Panther (film) » (voir la liste des auteurs).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Voir Captain America: Civil War.
  2. Ce qui peut être traduit par « le Massacreur ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. «Black Panther», comme un air de Black Lives Matter, Le Temps, consulté le 14 février 2018
  2. a et b Black Panther sur Allociné
  3. (en) Jay Carr, « Can penguin cones be far behind? », The Boston Globe,‎
  4. (en) Jay Carr, « Tolkin to sit in director's chair », The Boston Globe,‎
  5. (en) John Brodie, « Hollywood Pours Its Heroes Into Tights », Chicago Sun-Times,‎
  6. (en) Leonard Pitts, Jr., « A comics milestone from the action-filled universe of superheroes come new characters, and a new diversity », The Miami Herald,‎ , J1
  7. (en) Frank Lovece, « Off the drawing board », Newsday,‎
  8. (en) Doug Nye, « Stan Lee hopes New World deal pumps life into his creations », The State,‎
  9. (en) Amy Dawes, « Action! Movie studios lining up to turn comics into cinematic gold », Daily News of Los Angeles,‎
  10. (en) Andrew Smith, « So here's the wackiest gimmick of all - good writing for comics », The Commercial Appeal,‎
  11. (en) Michael Fleming, « Artisan deal a real Marvel » [archive du ], sur Variety, (consulté le 9 avril 2015)
  12. (en) Rene A. Guzman, « Snipes' Blade draws focus to black comic book heroes », San Antonio Express-News,‎
  13. (en) « Marvel Making Movies » [archive du ], sur IGN, (consulté le 21 décembre 2006)
  14. (en) Sam Malone, « Snipes on Blade and Black Panther » [archive du ], sur Superhero Hype!, (consulté le 21 décembre 2006)
  15. (en) Bill Radford, « Marvel stays true to superhero characters in transition to big screen » [archive du ], sur The News Sentinel, (consulté le 11 février 2007)
  16. (en) Wilson Morales, « John Singleton News » [archive du ], sur BlackFilm.com, (consulté le 27 juillet 2007)
  17. (en) Borys Kit, « 'Black Panther' Back in Development at Marvel » [archive du ], The Hollywood Reporter, (consulté le 21 janvier 2011)
  18. (en) Josh Wigler, « Black Panther Movie is ‘Absolutely in Development,’ Says Marvel’s Kevin Feige » [archive du ], Comic Book Resources, (consulté le 24 juillet 2014)
  19. (en) Germain Lussier, « Kevin Feige Phase 3 Updates: ‘Thor: Ragnarok,’ ‘Black Panther,’ ‘Inhumans’ and ‘Captain Marvel’ » [archive du ], /Film, (consulté le 12 avril 2015)
  20. (en) Jeff Sneider, « Marvel Courting Ava DuVernay to Direct Diverse Superhero Movie (Exclusive) » [archive du ], The Wrap, (consulté le 12 mai 2015)
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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]