Howard... une nouvelle race de héros

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Howard... une nouvelle race de héros
Titre original Howard the Duck
Réalisation Willard Huyck
Scénario Willard Huyck
Gloria Katz
Musique John Barry
Sylvester Levay
Thomas Dolby (chansons)
Acteurs principaux
Sociétés de production Lucasfilm Ltd.
Universal Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie de science-fiction
Durée 111 minutes
Sortie 1986


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Howard... une nouvelle race de héros (Howard the Duck) est un film américain réalisé par Willard Huyck et produit par George Lucas, sorti en 1986. Il est l'adaptation du comic Marvel Howard the Duck.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Howard T. Duck est un canard humanoïde qui vit sur une planète peuplée de canards comme lui. Mais un jour, alors qu'il se prélasse sur son fauteuil, il se retrouve aspiré dans l'espace et atterrit sur la planète Terre. Il est recueilli par une rockeuse, Beverly, qui le présente à un de ses amis : le jeune laborantin Phil Blumburtt. Après avoir fait son enquête, Phil découvre ce qui a fait venir Howard de sa planète jusqu'à la Terre : un laboratoire d'astrophysique, « Dynatechnics », a créé un nouveau canon spectroscope à laser et l'a essayé mais le rayon émis par le canon a touché le salon de Howard sur sa planète ce qui l'a transporté sur Terre. Lors d'un autre essai qui tourne mal aussi, les savants font venir sur Terre un monstre venu d'une planète encore plus lointaine : Nexus de Sominus. Le monstre entre dans le corps d'un savant, le Dr Jenning, pour se cacher et commence à répandre la terreur sur son passage. Beverly ayant été prise en otage par le monstre, Howard et Phil s'unissent pour l'éliminer.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Suite à American Graffiti, George Lucas suggère l'idée d'adapter Howard the Duck à ses scénaristes Willard Huyck et Gloria Katz. Ces derniers sont intéressés pour en faire un film d'animation. Le studio Universal, qui a refusé le projet Star Wars dans les années 70, souhaite collaborer avec Lucas et accepte donc de produire le film. Il exige néanmoins que Howard the Duck soit tourné en prise de vues réelles, pour en faire une grosse sortie estivale[1].

En 1984, George Lucas se désengage de la présidence de Lucasfilm[2] et lance la production de la première adaptation au cinéma d'un personnage de Marvel, si l'on fait exception du feuilleton cinématographique Captain America des années 1940[3]. Il espère en tirer une franchise à succès, Lucasfilm étant en difficulté financière suite à son divorce avec Marcia Lucas et à la construction du Skywalker Ranch.

Casting[modifier | modifier le code]

La chanteuse Tori Amos, ainsi que Phoebe Cates, auditionnèrent toutes deux pour le rôle de Beverly Switzler. C'est finalement Lea Thompson, auréolée du succès de Retour vers le futur, qui est choisie.

Robin Williams devait doubler Howard, mais il démissionne après plusieurs jours de tournage. L'acteur, dont le style de jeu repose beaucoup sur l'improvisation, a trop de difficultés pour synchroniser sa voix avec les mouvements de la tête animatronique[4].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage s'est déroulé à Black Point, Cleveland, Modesto, Nicasio, Novato, Oakland, Petaluma, Rancho Seco, Rio Vista et Sacramento.

Le costume de Howard coûte deux millions de dollars.

La séquence de l'ULM a été planifiée par Joe Johnston, concepteur et designer sur la première trilogie Star Wars[1]. L'avion ultra-léger utilisé dans le film est un Quicksilver MX.

Bande originale[modifier | modifier le code]

Accueil et critiques[modifier | modifier le code]

Régulièrement considéré comme l'un des pire films de l'histoire du cinéma, Howard the Duck est un échec cuisant à sa sortie. On attribue ce sort au fait que le film n'a pas pu trouver son public ; il est fondé sur une bande dessinée mal connue, a un thème principal qui semble en faire un film pour enfants (canard anthropomorphe...) mais introduit plusieurs éléments pour un public plus âgé (plusieurs références sexuelles...). Steve Gerber a par ailleurs renié l'adaptation de son œuvre.

Contrairement à une affirmation fréquente, l'échec commercial du film n'a pas influencé la vente par Lucasfilm de sa division spécialisée en images de synthèse à Steve Jobs. Cette vente, qui donnera par la suite le studio Pixar Animation Studios, a eu lieu des mois avant la sortie de Howard the Duck, la société de George Lucas ayant déjà besoin de compenser ses problèmes financiers[5].

Malgré ou à cause de son échec, le film est devenu culte avec les années. Gênés à l'époque de la sortie, Lea Thompson et Chip Zien sont désormais positifs envers le film et ses fans. Le personnage fait même un caméo dans une séquence post-générique des Gardiens de la galaxie[6].

Produit dérivé[modifier | modifier le code]

Un jeu vidéo Howard the Duck: Adventure on Volcano Island, fut sorti en 1986.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • Razzie Awards 1986 : pire film, pire scénario, pire révélation de l'année pour les six hommes et femmes en costume de canard et pires effets spéciaux.

Nominations[modifier | modifier le code]

  • Pire réalisateur, pire chanson originale (Thomas Dolby, Allee Willis et George S. Clinton, pour Howard The Duck) et pire second rôle masculin pour Tim Robbins, lors des Razzie Awards 1986.
  • Nomination au prix du pire film de la décennie, lors des Razzie Awards 1989.

DVD et Blu-ray[modifier | modifier le code]

En France, le film a fait l'objet d'une sortie sur les supports DVD et Blu-ray.

  • Howard the Duck (DVD-9 Keep Case) sorti le est édité par Elephant Films et distribué par Sony Pictures Home Entertainment. Le ratio image est en 1.85:1 panoramique 16:9. L'audio est en français et anglais 2.0 Dolby Digital avec la présence de sous-titres français. En bonus une interview de Xavier Fournier (15 min), Making of (26 min), documentaire : Howard son histoire (13 min), Clip promo, les cascades, les effets spéciaux, la musique, bandes annonces et galerie photos. La durée du film est de 110 minutes. Il s'agit d'une édition Zone 2 All[7].
  • Howard the Duck (Combo BD-50, DVD-9) sorti le est édité par Elephant Films et distribué par Sony Pictures Home Entertainment. Le ratio image est en 1.85:1 panoramique 16:9 natif 1080p haute définition. L'audio est en français et anglais 2.0 DTS HD Master Audio. Les bonus sont identiques à la version DVD. La durée du film est de 110 minutes. Il s'agit d'une édition Zone A, B et C[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « A Look Back at Howard the Duck » (consulté le )
  2. (en) Tom Shone, Blockbuster : How Hollywood Learned To Stop Worrying And Love The Summer, Simon and Schuster, , 352 p. (ISBN 0-7432-3568-1, lire en ligne), p. 136
  3. (en) Mark Edlitz, How to Be a Superhero, BearManor Media, , 586 p. (ISBN 978-1-59393-789-8)
    Howard the Duck (1986) was not only Lucas' attempt to create another film franchise after the phenomenal success of both the original Star Wars trilogy and the first two Indiana Jones adventures, the movie was also Marvel's first character to get the big screen treatment since the Captain America serials of the 1940s.
  4. (en-US) Jason Guerrasio, « Robin Williams quit 'Howard the Duck' after a week due to an 'insane' voiceover process », sur Insider (consulté le )
  5. « CGM Anecdotes - Howard The Duck (feat. Rafik Djoumi) » (consulté le )
  6. (en-US) Ryan Parker et Ryan Parker, « ‘Howard the Duck’ Turns 35: Stars Revisit Notorious Bomb Amid New Fervor for Marvel Character », sur The Hollywood Reporter, (consulté le )
  7. [1]
  8. [2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]