Tournefort (Alpes-Maritimes)

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Tournefort
Tournefort (Alpes-Maritimes)
Vue du village depuis le chemin du Vieux Village.
Blason de Tournefort
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Vence
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Murielle Molinari
2014-2020
Code postal 06420
Code commune 06146
Démographie
Gentilé Tournefortois
Population
municipale
164 hab. (2016 en augmentation de 16,31 % par rapport à 2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 51″ nord, 7° 09′ 06″ est
Altitude Min. 171 m
Max. 1 304 m
Superficie 10,13 km2
Localisation

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Tournefort

Tournefort est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Tournefortois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située à 3 km de Massoins et 5 km de Villars-sur-Var[1].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire communal, tout en longueur, coincé entre Massoins, Malaussène et la Tinée, est à cheval sur la crête du Mont Falourde.

Les deux hameaux de la Courbaisse (sur la route de la Tinée), à l’entrée de la Mescla, étaient reliés au village par un chemin longeant le Pic Charvet[2].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[3].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[4] :

  • fleuve le var,
  • rivière la Tinée,
  • ruisseau de mal bosquet,
  • ravins des clues, de la chalanche,
  • vallons de ginoire, de laus, de figgiette, de barseil, de la clapière.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[5].

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Village accessible depuis la route des Alpes D6202 (ex-RN202), puis D26 par Massoins.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Métropole Nice Côte d'Azur.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune est couverte par le Règlement national d'urbanisme[6].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Histoire[modifier | modifier le code]

Tornafort est cité au XIIe siècle. Les chevaliers de l'ordre du Temple auraient occupé un hospice et des terres en 1176[8].

La seigneurie a appartenu à la famille des Tornaforte. Elle est associée à la vallée de Massoins et a été inféodée à Jean et Louis Grimaldi de Bueil en 1388. Le 14 février 1434, Jean Grimaldi a reçu l'hommage des habitants de Tournefort[9]. Elle est passée aux Caissoti après l'exécution d'Annibal Grimaldi, en 1622. En 1723, elle est revenue à la famille piémontaise de Coni, les Bruno.

Le tremblement de terre du 23 février 1887 a causé des dégâts importants au village isolé sur son piton rocheux. Le vieux village a été abandonné au début du XXe siècle et était ruiné en 1916. Le dernier habitant aurait quitté le village en 1937 ou 1938. Le nouveau village est situé à « la Colle ». L'église Saint-Pierre datant du XVIIe siècle et le cimetière sont restés dans l'ancien village.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Tournefort Blason D’azur au rocher d’argent mouvant de la pointe sommé d’un lys de jardin du même, surmonté d’une étoiles de huit rais cousue de gueules[10].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Jacques Tuticci    
mars 2014 En cours Murielle Molinari SE Fonctionnaire

Budget et fiscalité 2017[modifier | modifier le code]

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[11] :

  • total des produits de fonctionnement : 679 000 , soit 4 353  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 305 000 , soit 1 953  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 194 000 , soit 1 243  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 105 000 , soit 676  par habitant ;
  • endettement : 268 000 , soit 1 719  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 7,09 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 28,23 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 55,81 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 21 598 [12].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2016, la commune comptait 164 habitants[Note 1], en augmentation de 16,31 % par rapport à 2011 (Alpes-Maritimes : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
173165163194196242220194239
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
240195173181239222250208200
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1331021381227161433746
1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016 - -
4693143164138162164--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[17] :

  • Écoles maternelles et primaires à Malaussène, Villars-sur-Var, Clans,
  • Collèges à Saint-Martin-du-Var, Roquebillière, Saint-Sauveur-sur-Tinée,
  • Lycée à Valdeblore.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé :

  • Médecins à Levens, Roquebillière, Carros[18],
  • Pharmacie à Gilette[19],
  • Hôpitaux à Roquebillière, Nice[20].

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • La ferme da Cousta, produits de la ferme Agriculture biologique de montagne[22].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Gîte de groupes[23].

Commerces-industries[modifier | modifier le code]

  • Usine d'Égleros, construite en 1951. Elle est alimentée par une conduite forcée dérivant les eaux de la Tinée.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église du vieux village et ruines vues de La Tour.
La chapelle Saint-Antoine.
  • Église Saint-Pierre dans le vieux village[24]. L'église est nommée San Pietro en 1658, San Pietro « in vinculis » en 1752. Elle a été restaurée en 1862, puis de nouveau après le tremblement de terre de 1887. La toiture et les chenaux ont été refaits en 1962.
  • Chapelle Saint-Antoine-de-Padoue[25], chapelle de Pénitents, dans l'ancien village.
  • Chapelle Saint-Martin, en ruines. C'est peut-être l'implantation du village primitif remontant aux Ligures.
  • Dans l'ancien village, ruines du château[26] et des maisons.
  • Fort de Picciarvet ou du Pic Carvet construit à la confluence de la Tinée et du Var[27], entre 1883 et 1890, pour protéger Nice[28].
  • Ouvrage fortifié dit chiuse de Bauma Negra, de la place forte de Nice[29].
  • Ponts sur la Tinée de Tournefort[30], au moulin de Tournefort, vestiges d'un pont datant probablement du IIIe siècle[31], l'autre du XVIIe siècle. Les volontaires de la Lozère y avaient installé deux canons en 1793.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte routière de Tournefort
  2. Le fort du Pic Charvet ou Picciarvet
  3. Didacticiel de la règlementation parasismique
  4. L'eau dans la commune
  5. Table climatique
  6. Documents réglementaires d’urbanisme en vigueur
  7. Réseau régional de transport
  8. Les sites templiers des Alpes-Maritimes
  9. Georges Barbier, Châteaux et places fortes du comté de Beuil, p. 177-191, Nice-Historique, année 1994, no 11 Texte
  10. La Tinée : Tournefort, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  11. Les comptes de la commune
  12. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. Établissements d'enseignements
  18. Médecins dans les communes environnantes
  19. Pharmacie à Gilette
  20. Hôpitaux
  21. Paroisse Notre-Dame du Var
  22. La ferme da Cousta
  23. Gîte de groupe La Valorette
  24. Église Saint Pierre
  25. Chapelle Saint Antoine de Padoue
  26. Georges Barbier, op. cité, Nice Historique
  27. Fort du Picciarvet ou du Pic Charvet, de la place forte de Nice
  28. Chemins de mémoire Fort du Pic Charvet ou de Picciarvet
  29. Ouvrage fortifié dit chiuse de Bauma Negra, de la place forte de Nice
  30. Pont de la Mescla
  31. Luc Thévenon, L’art religieux de la vallée de la Tinée, p. 86, Nice-Historique, année 1993, no 266 Texte
  32. Ouvrages militaires, dossiers de l'Inventaire général du Patrimoine culturel Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
  33. Monument aux morts, Conflits commémorés : 1914-1918