Tournefort (Alpes-Maritimes)

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Tournefort
Tournefort (Alpes-Maritimes)
Vue du village depuis le chemin du Vieux Village.
Blason de Tournefort
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Murielle Molinari
2020-2026
Code postal 06420
Code commune 06146
Démographie
Gentilé Tournefortois
Population
municipale
161 hab. (2018 en augmentation de 9,52 % par rapport à 2013)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 51″ nord, 7° 09′ 06″ est
Altitude Min. 171 m
Max. 1 304 m
Superficie 10,13 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Nice
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vence
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Tournefort
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Tournefort

Tournefort est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Tournefortois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située à 3 km de Massoins et 5 km de Villars-sur-Var[1].

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire communal, tout en longueur, coincé entre Massoins, Malaussène et la Tinée, est à cheval sur la crête du mont Falourde.

Les deux hameaux de la Courbaisse (sur la route de la Tinée), à l’entrée de la Mescla, étaient reliés au village par un chemin longeant le pic Charvet[2].

Catastrophes naturelles - sismicité[modifier | modifier le code]

Le , de nombreux villages des diverses vallées des Alpes-Maritimes (Breil-sur-Roya, Fontan, Roquebillière, St-Martin-Vésubie, Tende...) sont fortement impactés par un "épisode méditerranéen" de grande ampleur[3]. Certains hameaux sont restés inaccessibles jusqu'à plus d'une semaine après la catastrophe et l'électricité n'a été rétablie que vers le . L'Arrêté du portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle a identifié 55 communes, dont Saint-Étienne-de-Tinée, au titre des "Inondations et coulées de boue du 2 au "[4].

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[5].

Hydrographie et eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[6] :

  • fleuve le Var,
  • rivière la Tinée,
  • ruisseau de mal bosquet,
  • ravins des Clues, de la Chalanche,
  • vallons de Ginoire, de Laus, de Figgiette, de Barseil, de la Clapière.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[7].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Village accessible depuis la route des Alpes D 6202 (ex-RN 202), puis D 26 par Massoins, juste avant le pont de la Mescla.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Métropole Nice Côte d'Azur.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Tournefort est une commune rurale[Note 1],[8]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 100 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[11],[12].

La commune est couverte par le Règlement national d'urbanisme[13].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Chemins de fer[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Tornafort est cité au XIIe siècle. Les chevaliers de l'ordre du Temple auraient occupé un hospice et des terres en 1176[17].

La seigneurie a appartenu à la famille des Tornaforte. Elle est associée à la vallée de Massoins et a été inféodée à Jean et Louis Grimaldi de Bueil en 1388. Le , Jean Grimaldi a reçu l'hommage des habitants de Tournefort[18]. Elle est passée aux Caissoti après l'exécution d'Annibal Grimaldi, en 1622. En 1723, elle est revenue à la famille piémontaise de Coni, les Bruno.

Le tremblement de terre du a causé des dégâts importants au village isolé sur son piton rocheux. Le vieux village a été abandonné au début du XXe siècle et était ruiné en 1916. Le dernier habitant aurait quitté le village en 1937 ou 1938. Le nouveau village est situé à « la Colle ». L'église Saint-Pierre datant du XVIIe siècle et le cimetière sont restés dans l'ancien village.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Tournefort Blason
D’azur au rocher d’argent mouvant de la pointe sommé d’un lys de jardin du même, surmonté d’une étoile de huit rais cousue de gueules[19].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 Jacques Tuticci    
mars 2014 En cours Murielle Molinari SE Fonctionnaire

Budget et fiscalité 2019[modifier | modifier le code]

En 2019, le budget de la commune était constitué ainsi[20] :

  • total des produits de fonctionnement : 501 000 , soit 3 038  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 241 000 , soit 1 458  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 332 000 , soit 2 015  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 291 000 , soit 1 763  par habitant ;
  • endettement : 223 000 , soit 1 351  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 7,09 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 25,00 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 55,81 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2017 : médiane en 2017 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 460 [21].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[23].

En 2018, la commune comptait 161 habitants[Note 3], en augmentation de 9,52 % par rapport à 2013 (Alpes-Maritimes : +0,5 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
173165163194196242220194239
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
240195173181239222250208200
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1331021381227161433746
1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018 - -
4693143164138162161--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[26] :

  • Écoles maternelles et primaires à Malaussène, Villars-sur-Var, Clans,
  • Collèges à Saint-Martin-du-Var, Roquebillière, Saint-Sauveur-sur-Tinée,
  • Lycée à Valdeblore.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé :

  • Médecins à Levens, Roquebillière, Carros[27],
  • Pharmacie à Gilette[28],
  • Hôpitaux à Roquebillière, Nice[29].

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • La ferme da Cousta, produits de la ferme Agriculture biologique de montagne[31].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Gîte de groupes[32].

Commerces-industries[modifier | modifier le code]

  • Usine d'Égleros, construite en 1951. Elle est alimentée par une conduite forcée dérivant les eaux de la Tinée.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église du vieux village et ruines vues de La Tour.
La chapelle Saint-Antoine.
  • Église Saint-Pierre dans le vieux village[33]. L'église est nommée San Pietro en 1658, San Pietro « in vinculis » en 1752. Elle a été restaurée en 1862, puis de nouveau après le tremblement de terre de 1887. La toiture et les chenaux ont été refaits en 1962.
  • Chapelle Saint-Antoine-de-Padoue[34], chapelle de Pénitents, dans l'ancien village.
  • Chapelle Saint-Martin, en ruines. C'est peut-être l'implantation du village primitif remontant aux Ligures.
  • Monument aux morts[35]. Conflits commémorés : 1914-1918.
  • Dans l'ancien village, ruines du château[36] et des maisons.
  • Fort de Picciarvet ou du Pic Carvet construit à la confluence de la Tinée et du Var[37], entre 1883 et 1890, pour protéger Nice[38].
  • Ouvrage fortifié dit chiuse de Bauma Negra, de la place forte de Nice[39].
  • Ponts sur la Tinée de Tournefort[40], au moulin de Tournefort, vestiges d'un pont datant probablement du IIIe siècle[41], l'autre du XVIIe siècle. Les volontaires de la Lozère y avaient installé deux canons en 1793[42].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte routière de Tournefort
  2. Le fort du Pic Charvet ou Picciarvet
  3. Alex : Épisode méditerranéen en Provence en octobre 2020
  4. Communes reconnues en état de catastrophe naturelle - Alpes-Maritimes et Côtes-d'Armor
  5. Didacticiel de la règlementation parasismique
  6. L'eau dans la commune
  7. Table climatique
  8. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  9. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  13. Documents réglementaires d’urbanisme en vigueur
  14. Réseau régional de transport
  15. Chemins de fer de Provence
  16. la gare du Train des Pignes à Villars-sur-Var
  17. Les sites templiers des Alpes-Maritimes
  18. Georges Barbier, Châteaux et places fortes du comté de Beuil, p. 177-191, Nice-Historique, année 1994, no 11 Texte
  19. La Tinée : Tournefort, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  20. Les comptes de la commune
  21. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  26. Établissements d'enseignements
  27. Médecins dans les communes environnantes
  28. Pharmacie à Gilette
  29. Hôpitaux
  30. Paroisse Notre-Dame du Var
  31. La ferme da Cousta
  32. Gîte de groupe La Valorette
  33. Église Saint Pierre
  34. Chapelle Saint Antoine de Padoue
  35. Monument aux morts Monument aux morts]
  36. Georges Barbier, op. cité, Nice Historique
  37. Fort du Picciarvet ou du Pic Charvet, de la place forte de Nice
  38. Chemins de mémoire Fort du Pic Charvet ou de Picciarvet
  39. Ouvrage fortifié dit chiuse de Bauma Negra, de la place forte de Nice
  40. Pont de la Mescla
  41. Luc Thévenon, L’art religieux de la vallée de la Tinée, p. 86, Nice-Historique, année 1993, no 266 Texte
  42. Casemate du Pont de Tournefort
  43. Ouvrages militaires, dossiers de l'Inventaire général du Patrimoine culturel Région Provence-Alpes-Côte d'Azur