Saint-André-de-la-Roche

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Saint-André-de-la-Roche
Saint-André-de-la-Roche
Vue en hauteur du centre du village.
Blason de Saint-André-de-la-Roche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Jean-Jacques Carlin
2020-2026
Code postal 06730
Code commune 06114
Démographie
Gentilé Saint-Andréens
Population
municipale
5 577 hab. (2018 en augmentation de 3,14 % par rapport à 2013)
Densité 1 950 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 28″ nord, 7° 17′ 18″ est
Altitude Min. 43 m
Max. 383 m
Superficie 2,86 km2
Unité urbaine Nice
(banlieue)
Aire d'attraction Nice
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Nice-7
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Saint-André-de-la-Roche

Saint-André-de-la-Roche est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. À compter du , Saint-André-de-Nice devient Saint-André-de-la-Roche.

Ses habitants sont appelés les Saint-Andréens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune périurbaine au nord de Nice, entre le quartier de l’Ariane et la commune de Falicon.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Saint-André-de-la-Roche est situé entre la colline de Cimiez et celle de l'Abadie[1].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[2],[3].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[4] :

  • torrent le paillon,
  • Le village est traversé par ruisseau la Banquière, un affluent du Paillon.

Saint-André-de-la-Roche dispose de la station d'épuration intercommunale de Nice d'une capacité de 650 000 équivalent-habitants[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[6].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

L'autoroute A8 est proche de l'entrée de la commune et permet notamment d'aller vers Monaco, Menton et l'Italie.

Située à 15 minutes du cœur de la ville niçoise, elle est donc également à proximité de la mer et de la promenade des Anglais.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

  • Commune desservie par le réseau Lignes d'Azur.
  • Créabus : le transport à la demande[7].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Métropole Nice Côte d'Azur.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-André-de-la-Roche est une commune urbaine[Note 1],[8]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[9],[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Nice, une agglomération intra-départementale regroupant 51 communes[11] et 942 886 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Nice est la septième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lille (partie française), Toulouse et Bordeaux[12],[13].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nice, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 100 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].

La commune dispose d'un plan local d'urbanisme[16].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (76,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (26 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (61,6 %), forêts (23,2 %), mines, décharges et chantiers (12,6 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %)[17].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[18].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-André-de-la-Roche
Tourrette-Levens Tourrette-Levens Nice
Falicon Saint-André-de-la-Roche Nice
Nice Nice Nice

Climat[modifier | modifier le code]

Il est de type méditerranéen, avec des températures minimales annuelles de −2 °C. Il peut parfois geler l'hiver mais ses hivers restent doux et secs. Les maximales l'été peuvent atteindre 35 °C. Somme toute, son climat est semblable à celui de Nice, avec malgré tout 1 ou 2 degrés de moins.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-André est mentionné une première fois dans un testament d'Odile en 999[19].

Saint-André appartient pour un quart à l'abbaye de Saint-Pons. Les trois autres quarts sont liés au fief de Revel qui se trouve au quartier de Tourrette (Tourrette-Levens).

Par mariage, le fief de Revel avec une partie de Saint-André est revenu aux Thaon, seigneurs de Lantosque, en 1628. Après rachat d'autres terres, le fief est devenu le comté de Revel et Saint-André au profit des Thaon qui prennent le nom de Thaon de Revel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-André-de-la-Roche Blason
D’azur au bouc d’or issant d'une mer d’argent ondée de sinople mouvant de la pointe, tenant dans sa gueule un serpent de sable, écaillé d’argent et tortillé en pal, accompagné en canton dextre du chef d’une étoile d’or[20].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 2020 Honoré Colomas UMP-LR Conseiller général
Vice-président du Conseil général
2020 En cours Jean-Jacques Carlin DVD Conseiller départemental depuis 2021

Budget et fiscalité 2019[modifier | modifier le code]

La mairie.

En 2019, le budget de la commune était constitué ainsi[21] :

  • total des produits de fonctionnement : 5 055 000 , soit 940  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 4 547 000 , soit 845  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 3 138 000 , soit 583  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 2 577 000 , soit 479  par habitant ;
  • endettement : 5 328 000 , soit 993  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 12,25 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 11,96 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 18,08 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2017 : médiane en 2017 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 630 [22].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[24].

En 2018, la commune comptait 5 577 habitants[Note 3], en augmentation de 3,14 % par rapport à 2013 (Alpes-Maritimes : +0,5 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
350384410531635675714720696
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
654627652627601651752795889
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
7421 1821 2411 2319811 2651 8212 0064 397
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018 - -
4 2644 1514 1224 2954 9815 4675 577--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[27] :

  • Écoles maternelles[28] et primaires,
  • Collèges à Nice, La Trinité,
  • Lycées à Nice, Gassin.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[29] :

  • Médecins à Saint André de la Roche, Falicon, La Trinité, Drap,
  • Pharmacies à Saint André de la Roche, La Trinité, Drap,
  • Hôpitaux à Nice.

Cultes[modifier | modifier le code]

Sécurité[modifier | modifier le code]

La commune est classée dans son ensemble depuis 2012 en zone de sécurité prioritaire, avec renforcement des effectifs de la police nationale. En effet, la commune « souffre plus que d’autres d’une insécurité quotidienne et d’une délinquance enracinée »[31] et « connaît depuis quelques années une dégradation importante de ses conditions de sécurité »[31], ce qui a été identifié comme tel par le Ministère de l'Intérieur du Gouvernement Jean-Marc Ayrault, permettant ainsi à ce territoire de bénéficier de policiers supplémentaires.

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Horticulture.
  • Petite ferme pédagogique[32] de l’Abadie[33].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Gites et chambres d'hôtes à Falicon, Tourette-Levens, La Trinité, Drap[34].

Commerces et services[modifier | modifier le code]

  • Commerces de proximité.
  • Maison des solidarités départementales (MSD) et Protection Maternelle Infantile (PMI).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église.
La chapelle du château.
Les façades et toitures du château et la chapelle du château[39] ont été inscrites sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Mais le grand salon central et ses galeries latérales, le vestibule du logis d'habitation Est, le petit salon à coupole d'arabesques,le salon à sujet mythologique (le temps et la mort), le salon à décor d'architecture baroque en trompe-l'oeil avec leur décor ont eux été classés au titre des monuments historiques, par arrêtés du [40].
  • La chapelle Sainte-Claire-La-Gleia de l'Abadie[41].
  • La grotte de Saint-André[42] est une arche naturelle de 50 mètres constituée par une perte du torrent de la Banquière, similaire à la perte de l'Argens dans le Var. Le pont naturel ainsi formé permet l'accès sud à la carrière de Saint-André. Près de l'entrée amont de la galerie, en rive gauche, sourd, en fonction de ses réserves, une source dont l'eau est à température constante (17-18 °C). La source est connue depuis le XIXe siècle pour la tiédeur de ses eaux.
  • L'ancienne structure pyramidale était jadis située au confluent du Paillon et de la Banquière, à la sortie nord-est de Nice. D’après les anciennes photos, l’ensemble, formé de degrés pouvait mesurer entre 50 et 60 mètres de haut et environ 200 mètres de long. Transformée en carrière de pierres à partir des années 50, elle a depuis disparu et un échangeur de l’autoroute A8 a été construit à sa place[43].
  • 3 moulins à farine et 2 moulins à huile[44].
  • Monument aux morts[45],[46].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no APGLT01531, base Mémoire, ministère français de la Culture Saint-André-de-la-Roche, vue générale
  2. Zonage sismique
  3. Le risque sismique dans les Alpes-Maritimes
  4. L'eau dans la commune
  5. Description de la station NICE-HALIOTIS
  6. Table climatique
  7. Les transports en commun
  8. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Unité urbaine 2020 de Nice », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  12. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  13. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  14. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  16. Le plan local d’urbanisme a été approuvé le 21 septembre 2012 par délibération du Conseil Métropolitain
  17. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  18. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  19. Conseil général des Alpes-Maritimes : Le fief de Saint-André et la colline de l'Abadie, par Mgr Denis Ghiraldi
  20. Nice Côte d'Azur 1 : Saint-André-de-la-Roche, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  21. Les comptes de la commune
  22. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  23. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  24. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  27. Établissements d'enseignements
  28. École maternelle
  29. Professionnels et établissements de santé
  30. Paroisse Saint-Pons
  31. a et b [PDF]« Création de 49 nouvelles Zones de Sécurité Prioritaires (ZSP) - dossier de presse », sur interieur.gouv.fr, Ministère de l'Intérieur, (consulté le ).
  32. La Petite Ferme, une ferme pédagogique
  33. Petite ferme de l’Abadie
  34. Gites et chambres d'hôtes
  35. Église de Saint André de La Roche
  36. Château de Saint-André
  37. Château de Saint André de La Roche
  38. Chapelle du château
  39. Chapelle du château
  40. Images de la Base mémoire
  41. Chapelle Sainte Claire La Gleia
  42. Grotte de Saint-André
  43. « Connaissez-vous l'ancienne pyramide de Nice ? », Nice-Matin, 7 août 2015.
  44. Les moulins
  45. Monument aux morts
  46. Monument aux Morts. Conflits commémorés : 1914-1918 - 1939-1945 - Indochine (1946-1954) - AFN-Algérie (1954-1962)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]