Tende (Alpes-Maritimes)

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Tende
Vue de Tende.
Vue de Tende.
Blason de Tende
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Contes
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Riviera française
Maire
Mandat
Jean-Pierre Vassallo
2014-2020
Code postal 06430
Code commune 06163
Démographie
Gentilé Tendasques
Population
municipale
2 164 hab. (2014 en augmentation de 5,36 % par rapport à 2009)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 05′ 19″ nord, 7° 35′ 39″ est
Altitude 815 m
Min. 552 m
Max. 2 920 m
Superficie 177,47 km2
Localisation

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Tende

Tende (Tenda en occitan, italien, piémontais, brigasque et ligure) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Partie de la province de Coni (Italie) jusqu'après la Seconde Guerre mondiale, Tende est rattachée à la France en septembre 1947, à la suite du traité de Paris. Par une loi du 15 septembre 1947, avec effet au 17 septembre, la commune de Tende est créée « à partir d'une partie étrangère » ; le code Insee 06163 ne correspond donc pas à l'ordre alphabétique. Ses habitants sont appelés les Tendasques.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Tende est la plus vaste du département des Alpes-Maritimes.

La haute vallée de la Roya reçoit à Tende son affluent, le Réfréi, et coupe en son milieu nord-sud l'immense territoire rectangulaire de montagne et de haute montagne, orienté est-ouest.

La frontière italienne limite le nord et l'est de la commune par une ligne de sommets élevés (plus de vingt sommets dépassant 2 000 mètres, culminant aux cimes de l'Agnel, 2 852 mètres, avec la brèche du col de Tende à 1 871 mètres).

La partie occidentale de la vallée de la Roya est pratiquement occupée par l'ensemble dit de la « vallée des Merveilles » et du massif du mont Bégo (voir ci-après).

À l'est, les massifs rocheux décroissent des crêtes italiennes (plus de 2 000 mètres) à la vallée (environ 1 000 mètres). On peut y admirer de magnifiques forêts de mélèzes (implantés).

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Castérino
  • Granile
  • Les Mesches
  • Saint-Dalmas-de-Tende
  • Viévola

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Entracque (Italie) Limone Piemonte (Italie) La Brigue Rose des vents
Belvédère N Briga Alta (Italie)
O    Tende    E
S
Saorge Fontan La Brigue

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est Tenda en ligure/royasque et italien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Age[modifier | modifier le code]

La localité est peuplée de manière avérée dès 690[1]. Citée au XIe siècle sous son vocable actuel, Tende relevait du comté de Vintimille[2]. En 1261, Guillaume-Pierre I comte de Vintimille, seigneur de Tende, épouse Eudoxie Lascaris, sœur du jeune empereur grec d'Orient, Jean IV Lascaris ; d'où les fils Lascaris de Vintimille.

En 1574, le comté de Tende fut acquis par la Maison de Savoie[3].

Renaissance et Réforme[modifier | modifier le code]

La présence des Vaudois est attestée dans les vallées de la Roya et de la Bévéra, notamment à Tende, ainsi que dans des villages situés de l’autre côté du col de Tende dès le XIIIe siècle. Ceux-ci prêchent une réforme de l’Église dans une région où nombre de superstitions, voire d’hérésies, fleurissent, et où les procès en sorcellerie sont courants[4]. Au XVIe siècle, ces protestants font de nombreux adeptes dans la haute vallée de la Roya, d'autant que Claude de Savoie (1507–1566), comte de Tende, fils d’Anne Lascaris et de René le Grand Bâtard de Savoie et son frère, Honoré II (1511–1580), comte de Villars, ont embrassé le parti huguenot. Les ducs de Savoie, convaincus de leur mission divine de défendre la religion catholique contre toutes les hérésies, entendent bien lutter contre la montée du protestantisme dans leur duché, mais se heurtent à Lesdiguières, capitaine protestant qui cherche à constituer un bloc homogène et ouvrir un passage vers la péninsule italique. La cession de Nice à la Savoie, effective en 1575, sonne toutefois l'heure de la répression et de l'étouffement progressif du protestantisme dans la vallée de la Roya[4].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La partie du comté de Nice annexée par la France en 1860.

En 1860, les communes de Tende et de La Brigue ne furent pas comprises dans les territoires cédés à la France par le traité de Turin, officiellement pour que Victor-Emmanuel II puisse jouir de ses territoires de chasse[5]. Ce n'est qu'après le traité de paix de Paris du que ces territoires sont cédés par l'Italie. Ils passent sous souveraineté française par une loi du 16 septembre de la même année, puis un référendum confirme un mois plus tard la volonté des habitants de devenir Français.

Depuis 1967, le professeur Henry de Lumley et ses équipes effectuent des relevés et moulages des roches gravées depuis la Préhistoire sur les sites naturels de la vallée des Merveilles et de la vallée de Fontanalbe (moulages exposés au musée départemental des Merveilles[6]).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001[7] en cours Jean-Pierre Vassallo UDF-DL
puis UMP-LR
Conseiller technique
à la chambre de commerce et d’industrie (retraité)
1971 2001 José Balarello DL Sénateur des Alpes-Maritimes (1984-2008)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2014, la commune comptait 2 164 habitants[Note 1], en augmentation de 5,36 % par rapport à 2009 (Alpes-Maritimes : +0,39 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1946 1954 1962
1 500 1 491 1 654 2 057 2 441 2 659 2 158 2 080 1 954
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
2 053 1 951 1 954 2 089 1 844 2 025 2 114 2 164 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le premier week-end du mois de juillet: fête de Notre-Dame de la Visitation à Vievola avec:

  • messe à la chapelle Notre-Dame de la Visitation
  • pique-nique amical
  • danses et chants

Le deuxième week-end de juillet : fête patronale de la Saint-Éloi, organisée par la confrérie de la St Eloi, la mairie de Tende et le comité des fête, avec au programme :

  • feux et fête de la Saint-Éloi ;
  • bénédiction des feux avec la participation du groupe folklorique du vieux Tende ;
  • feux d'artifice ;
  • grand bal-soirée avec orchestre ;
  • corso ;
  • cavalcade accompagnée par fanfares et groupes folkloriques, à travers les ruelles du vieux-village ;
  • bénédiction des mulets place de la collégiale suivie de la messe de la Saint-Eloi ;
  • remise des prix place de la Mairie suivie d'un apéritif d'honneur ;
  • démonstrations et représentations données par les divers groupes folkloriques et musicaux ;
  • messe pour les défunts de la Confrérie de la Saint-Éloi à la collégiale.

Le deuxième dimanche du mois d'août : fête de la Saint Roch, organisée par la confrérie des Bergers de Tende et la mairie avec :

  • concours de boules à la longue
  • bal avec DJ
  • aubades et défilés dans les rues du village
  • marché paysan avec produits de terroir
  • messe de la Saint-Roch à la collégiale
  • apéritif d'honneur
  • messe pour les défunts de la confrérie des Bergers le lendemain

Le dernier week-end du mois d'août : fête du "vieux tende", organisée par le comité des fêtes du "Vieux Tende" avec :

  • concours de belote
  • aubades et défilés de groupes folkloriques divers dans le village
  • bals avec musique et danses traditionnelles piémontaises "currente e ballet" - le samedi et dimanche soir sur la place de la collégiale
  • au cours des deux bals distribution de polente

Le premier week-end du mois d'octobre fête des châtaignes et des "classes" (20 ans 25 ans 30 ans 35 ans ....), organisée par le comité des fêtes du "vieux tende" et les représentants des classes avec :

  • Messe des "classes" dans la collégiale
  • Apéritif offert aux "classes" dans le vieux tende
  • Repas organisé par les "classes"
  • bal offert par le comité du vieux tende sur la place de la collégiale avec distribution de châtaignes grillées

Économie[modifier | modifier le code]

  • Trois centrales hydroélectriques
  • Élevage de bovins et d'ovins
  • Centre de convalescence du Centre hospitalier universitaire de Nice
  • Agriculture bio et raisonnée
  • Fromages, miel et confitures
  • Ancienne mine de galène.
  • Maison de retraite et hôpital local (Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes)
  • Centre d'aide par le travail

Activités et commerces[modifier | modifier le code]

Tende possède une école maternelle à Tende et à Saint Dalmas de Tende, une école primaire à Tende et à Saint Dalmas de Tende, un collège (à Saint-Dalmas-de-Tende) avec son propre ramassage scolaire, une gendarmerie, un bureau de poste, un camping avec chambres d'hôtes, deux banques, une médiathèque, deux musées, une piscine, un cinéma, trois gares de chemin de fer (Viévola, Tende, Saint Dalmas de Tende), trois boulangeries-pâtisseries (deux à Tende, une à Saint-Dalmas),trois boucheries (deux à Tende et une à Saint Dalmas de Tende), six restaurants, deux salons de coiffure, une station de ski nordique.

La commune de Tende propose diverses activités sportives : ski de fond et ski de randonnée, parapente, randonnées, parcours de vtt, golf, la via ferrata les "Comtes Lascaris".

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La collégiale et les deux chapelles de pénitents.
  • Le site de la vieille ville est sombre et sévère dans son environnement montagneux où les terrasses de culture montent très haut. Les demeures dont certaines datent du XVe siècle, sont souvent habillées des schistes verts et violets de la haute vallée de la Roya. Balcons à tous les étages pour profiter du soleil, larges toits débordants contre les chutes de neige, l'architecture est définie par le climat alpin. Dans le lacis des rues étroites, de nombreux linteaux armoriés ou historiés rappellent un passé glorieux. On voit, au passage, les clochers Renaissance des chapelles des Pénitents-Noirs et des Pénitents-Blancs.
Monument aux morts de Tende

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Par Saint-Dalmas-de-Tende, accès à Castérino et au lac des Mesces, par les vallées des Merveilles, de Fontanalbe, de la Valmasque et le parc national du Mercantour.
  • La source de la Roya : au pied du col de Tende (un des fleuves les plus courts de France : 45 km en France)
  • La vallée des Merveilles.
  • Les vallons de Casterino et de la Minière (SI), montant au site splendide de Castérino, aux portes du parc national du Mercantour
  • La grotte des Hérétiques, qui servit de refuge aux calvinistes au XVIe siècle
  • Les grottes et gouffres nombreux dans le massif du Marguareis, dont celui de Piaggia Bella, l'un des plus profonds du monde (— 850 mètres), et la source de Fouige (145 m de développement)
  • Le parc national du Mercantour, merveilleux biotope où la faune et la flore révèlent des espèces souvent rares ou endémiques, traversé par le GR52

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

  • Le musée des Merveilles[12] est incontournable, aussi bien du point de vue esthétique, avec les douze colonnes de sa façade ultramoderne (parvis tapissé de motifs rupestres), que d'un point de vue pédagogique, complément précieux de la randonnée autour du mont Bégo. Trois thèmes sont développés : le contexte géologique régional (maquettes en relief et tables d'animation) ; l'archéologie, prépondérante, qui évoque les croyances et explique la vie quotidienne des populations des Alpes méridionales à l'âge du cuivre et à l'âge du bronze ancien, notamment à partir de la stèle originale dite du « chef de tribu » (déplacée pour cause de dégradations), de dioramas et de nombreuses vitrines d'objets ; enfin, les arts et traditions populaires de la vallée de la Roya qui décrivent la vie économique de la région, aux activités pastorales continues depuis 5 000 ans. Le musée abrite également un centre de formation universitaire et une structure de recherche sur l'art rupestre de cette période.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jouan Nicola, compositeur, y est décédé en 1974.
  • Le colonel Maurice Guido, né le 1er février 1915 à Tende et mort le 31 juillet 1983 à Nice. Pilote de chasse dans l'armée française, il combat au sein du régiment Normandie Niemen pendant la Seconde Guerre mondiale. Tende lui a dédié dès 1946 l'ancienne place du Traou dans la vieille ville historique, près de sa maison familiale.
  • Le capitaine Jean-Marie Auber, né le 23 juillet 1918, est pilote de chasse au sein du groupe 1/4 « Navarre ». Il est tué le 1er septembre 1944 quand son appareil s'écrase sur la route de Speggi, sur la commune de Tende, lors d'une attaque d'un P.C. allemand situé à Airole en Italie. Le capitaine Auber est le parrain de la base aérienne 943 de Nice.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Tende

écartelé : au 1) et au 4) de gueules à la croix d'argent, à la traverse de sable brochant sur le tout, au 2) et au 3) contre-écartelé : au 2-1), au 2-4), au 3-2) et au 3-3) d'or à l'aigle bicéphale de sable, aux autres, de gueules au chef d'or

Le tendasque[modifier | modifier le code]

Ligurian language in France.jpg

Le tendasque est un parler royasque. Voici quelques exemples :

Tendasque Français Italien Phonétique
ër le il (arl) en fait dans ër le r se prononce comme avalé par un l
camin chemin cammino (camin)
ciabòtu cabane rifugio (mais aussi "capanno") (tchabhauttou)
lei trei ure il est trois heures le ( ore ) tre (là aussi et comme partout le r est avalé et le u se prononce en une longue syllabe)
ër tendascu le tendasque il tendasco (téndAchkou)
marši merci grazie (marlchi)
bundì bonjour buongiorno (mais aussi "buondì") (boundi)

Voir tendasque pour plus de détail sur ce dialecte.

Spécialités[modifier | modifier le code]

Les Sugelli sont une variété de pâtes très appréciée avec du gibier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal, 1978, reprint 1991 (ISBN 978-2-86535-070-4)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Tende : p. 1162
  • François Gaziello, Tende et la Brigue à la France. I. - Révolution et Empire (1794-1814), p. 22-24, Nice-Historique 1948, no 119 Lire en ligne
  • Léo Imbert, Tende et la Brigue à la France. II. L'annexion manquée (1860), p. 25-28, Nice-Historique, année 1948, no 158, Lire en ligne
  • Pierre Néraud de Boisdeffre, Tende et La Brigue à la France. III. Le rattachement de Tende et La Brigue à la France, p. 29-32, Nice-Historique, 1948, no 191 Lire en ligne
  • Léo Imbert, La route et le col de Tende dans l'histoire, p. 33-41, Nice-Historique, 1948, no 159 Lire en ligne
  • Ernest Hildesheimer, Tende et La Brigue sous les seigneurs de la Maison de Vintimille, p. 11-19, Nice-Historique, 1948, no 139 Lire en ligne
  • Émile Isnard, Les derniers comtes de Tende, p. 20-21, Nice-Historique, 1948, no 172 Lire en lignr
  • Lucien Barbera, Les richesses archéologiques et artistiques de Tende et de la Brigue (Sites, monuments historiques, objets d'art), p. 55-57, Nice-Historique, 1948, no 157 Lire en ligne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Michelangelo Bruno, Cols des Alpes de Provence, Prouvenço Presso, 2001 (année d’édition italienne), p 34
  2. Ernest Hildesheimer, Tende et La Brigue sous les seigneurs de la Maison de Vintimille, p. 11-19, Nice-Historique, année 1948, no 139 Texte
  3. Thierry COUZIN Thierry, Passer par le XIXe s. Les frontières, le capitalisme et l’occident, Berne, Ed. Peter Lang., 2009. L’autre comté de Nice, Tende d’après l’inventaire du fonds Paesi de l’Archivio di Corte de Turin (XIIe-XVIIIe siècle). In Recherché régionale, 2009. N° 193 : « Le 1er septembre 1574 s’engage une procédure de dépôt du château de Tende à l’initiative du comte Giacinto d’Urfé, mari de Renata, fille de Claude de Savoie comte de Tende, en hommage au seigneur de Beuil, gouverneur de Nice au nom du duc de Savoie, dès que le différend entre le susdit comte et le marquis de Villars serait réglé. Le 7 septembre 1574 est enregistré l’acte de dépôt d’Honoré de Savoie auprès du baron de Beuil, gouverneur de Nice, délégué par le duc de Savoie et le comte de Tende, afin d’en terminer avec le différend qui opposait, pour le dit comté, Honoré et le comte Giacinto d’Urfé, mari de Renata, fille de feu le comte Claude de Tende. Un document présentant les demandes et prétentions d’Honoré contre Renata de Savoie d’Urfé comtesse de Tende et son neveu sur le comté de Tende, Limone, Vernante, est déposé auprès du 1er président du parlement d’Aix-en-Provence. Le 14 septembre 1574 fut enregistré l’acte de rémission du château et autres places fortes du comté de Tende suivant la procédure de l’hommage de Giacinto d’Urfé dans les mains du baron de Beuil et gouverneur de Nice pour le duc de Savoie jusqu’à la fin du différend déposé par Honoré de Savoie. »
  4. a et b Myriam A. Orban, Des protestants dans le vallée de la Roya/Bevera, 1ère partie : le XVIe siècle, 12 mars 2016, [1]
  5. «Toutefois, malgré le voeu des populations exprimé par plébiscite, Napoléon III accepta de laisser au nouvel Etat italien les communes de Tende et de La Brigue, situées en haute vallée. Officiellement, l'empereur souhaitait permettre au roi Victor-Emmanuel II de conserver ses territoires de chasse. En réalité, ce compromis garantissait à l'Italie le contrôle des crêtes auquel elle attachait une valeur stratégique.» Projet de loi autorisant l'approbation de l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République italienne relatif au tunnel routier de Tende, annexe au procès-verbal de la séance du 19 septembre 2007, sur le site du Sénat.
  6. Musée départemental des Merveilles sur cg06.fr
  7. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  12. Le musée de la vallée des merveilles