Tende (Alpes-Maritimes)

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Tende
Tende (Alpes-Maritimes)
Vue de Tende.
Blason de Tende
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Contes
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Riviera française
Maire
Mandat
Jean-Pierre Vassallo
2014-2020
Code postal 06430
Code commune 06163
Démographie
Gentilé Tendasques
Population
municipale
2 174 hab. (2015 en augmentation de 4,32 % par rapport à 2010)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 05′ 19″ nord, 7° 35′ 39″ est
Altitude 815 m
Min. 552 m
Max. 2 920 m
Superficie 177,47 km2
Localisation

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Tende

Tende (Tenda en occitan, italien, piémontais, brigasque et ligure) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Partie de la province de Coni (Italie) jusqu'après la Seconde Guerre mondiale, Tende est annexé à la France en septembre 1947, à la suite du traité de Paris. Par une loi du , avec effet au 17 septembre, la commune de Tende est créée « à partir d'une partie étrangère » ; le code Insee 06163 ne correspond donc pas à l'ordre alphabétique. Ses habitants sont appelés les Tendasques.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Tende est la plus vaste du département des Alpes-Maritimes. Elle est située à 6 km de La Brigue et de 16 km du Tunnel routier du col de Tende à la frontière italienne.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Castérino
  • Granile
  • Les Mesches
  • Saint-Dalmas-de-Tende
  • Viévola

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La frontière italienne limite le nord et l'est de la commune par une ligne de sommets élevés (plus de vingt sommets dépassant 2 000 mètres, culminant aux cimes de l'Agnel, 2 852 mètres, avec la brèche du col de Tende à 1 871 mètres).

La partie occidentale de la vallée de la Roya est pratiquement occupée par l'ensemble dit de la « vallée des Merveilles » et du massif du mont Bégo (voir ci-après).

À l'est, les massifs rocheux décroissent des crêtes italiennes (plus de 2 000 mètres) à la vallée (environ 1 000 mètres). On peut y admirer de magnifiques forêts de mélèzes (implantés)[1].

Sismicité[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans une zone de sismicité moyenne[2],[3].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[4] :

  • La haute vallée de la Roya reçoit à Tende son affluent, le Réfréi, et coupe en son milieu nord-sud l'immense territoire rectangulaire de montagne et de haute montagne, orienté est-ouest,
  • fleuve la roya,
  • vallons de lamentargue, de fontanalba, de la minière, de groa, de bergue,
  • riou de coué,
  • torrent la lévensa,
  • ruisseaux profond, du gat,
  • 23 lacs.

Tende dispose de la station d'épuration d'une capacité de 1 000 Équivalent-habitants[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat océanique avec été tempéré, classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[6].

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le principal axe de communication de la vallée de la Roya est la départementale D6204 (ex N204), qui permet l'accès à Tende par le sud (Vintimille), par le sud-ouest (par Nice via Sospel et le col de Turini), et par le nord (Coni).

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Tende possède trois gares de chemin de fer (Gare de Viévola, Gare de Tende, Gare de Saint-Dalmas-de-Tende).

Tende est desservie par la ligne internationale Nice - Coni (gestion mixte SNCF et Ferrovie dello Stato, avec un embranchement vers Vintimille à Breil). Le matériel roulant est français sur le segment Nice - Breil, italien sur le trajet Vintimille - Breil et mixte sur le segment Breil - Tende - Coni.

Saint-Dalmas-de-Tende est desservie par des trains TER PACA qui effectuent des missions entre les gares de Nice-Ville et celle de Tende. Elle est également desservie par des trains italiens circulant entre Vintimille et Coni.

La Communauté de la Riviera Française définit et met en œuvre l’offre de transport public[7]. Le réseau de la Roya assure la liaison entre le littoral, depuis la Gare Routière de Menton, et les communes de la vallée de la Roya.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Entracque (Italie) Limone Piemonte (Italie) La Brigue Rose des vents
Belvédère N Briga Alta (Italie)
O    Tende    E
S
Saorge Fontan La Brigue

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté d'agglomération de la Riviera Française.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Étude en cours du plan local d'urbanisme[8].

Le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) de la Communauté de la Riviera Française, intégrant Tende, sera finalisé en 2019[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est Tenda en ligure/royasque et italien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La localité est peuplée de manière avérée dès 690[10]. Citée au XIe siècle sous son vocable actuel, Tende relevait du comté de Vintimille[11]. En 1261, Guillaume-Pierre I comte de Vintimille, seigneur de Tende, épouse Eudoxie Lascaris, sœur du jeune empereur grec d'Orient, Jean IV Lascaris ; d'où les fils Lascaris de Vintimille.

En 1574, le comté de Tende fut acquis par la Maison de Savoie[12].

Renaissance et Réforme[modifier | modifier le code]

La présence des Vaudois est attestée dans les vallées de la Roya et de la Bévéra, notamment à Tende, ainsi que dans des villages situés de l’autre côté du col de Tende dès le XIIIe siècle. Ceux-ci prêchent une réforme de l’Église dans une région où nombre de superstitions, voire d’hérésies, fleurissent, et où les procès en sorcellerie sont courants[13]. Au XVIe siècle, ces protestants font de nombreux adeptes dans la haute vallée de la Roya, d'autant que Claude de Savoie (1507–1566), comte de Tende, fils d’Anne Lascaris et de René le Grand Bâtard de Savoie et son frère, Honoré II (1511–1580), comte de Villars, ont embrassé le parti huguenot. Les ducs de Savoie, convaincus de leur mission divine de défendre la religion catholique contre toutes les hérésies, entendent bien lutter contre la montée du protestantisme dans leur duché, mais se heurtent à Lesdiguières, capitaine protestant qui cherche à constituer un bloc homogène et ouvrir un passage vers la péninsule italique. La cession de Nice à la Savoie, effective en 1575, sonne toutefois l'heure de la répression et de l'étouffement progressif du protestantisme dans la vallée de la Roya[13].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La partie du comté de Nice annexée par la France en 1860.

En 1860, les communes de Tende et de La Brigue ne furent pas comprises dans les territoires cédés à la France par le traité de Turin, officiellement pour que Victor-Emmanuel II puisse jouir de ses territoires de chasse[14]. Ce n'est qu'après le traité de paix de Paris du que ces territoires sont cédés par l'Italie. Ils passent sous souveraineté française par une loi du 16 septembre de la même année, puis un référendum confirme un mois plus tard la volonté des habitants de devenir Français.

Depuis 1967, le professeur Henry de Lumley et ses équipes effectuent des relevés et moulages des roches gravées depuis la Préhistoire sur les sites naturels de la vallée des Merveilles et de la vallée de Fontanalbe (moulages exposés au musée départemental des Merveilles[15]).

Benedetto Croce et Tende[modifier | modifier le code]

Se prononçant contre la ratification du Traité de paix devant l'Assemblée constituante dans son discours du 24 juillet 1947, Benedetto Croce affirmait : « Et finalement vous avez, comme pour vous déshonorer, arraché de sa frontière occidentale des terres qui lui avaient été unies pendant des siècles et qui sont chargées de souvenirs de son histoire. »[16]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001[17] en cours Jean-Pierre Vassallo UDF-DL
puis UMP-LR
Conseiller technique
à la chambre de commerce et d’industrie (retraité)
1971 2001 José Balarello DL Sénateur des Alpes-Maritimes (1984-2008)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[19].

En 2015, la commune comptait 2 174 habitants[Note 1], en augmentation de 4,32 % par rapport à 2010 (Alpes-Maritimes : +0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1946 1954 1962
1 5001 4911 6542 0572 4412 6592 1582 0801 954
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015 -
2 0531 9511 9542 0891 8442 0252 1142 174-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements :

  • Tende possède une école maternelle[22] à Tende et à Saint Dalmas de Tende, une école primaire à Tende et à Saint Dalmas de Tende, un collège (à Saint-Dalmas-de-Tende)[23], avec son propre ramassage scolaire.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[24] :

Cultes[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le premier week-end du mois de juillet: fête de Notre-Dame de la Visitation à Vievola avec:

  • messe à la chapelle Notre-Dame de la Visitation
  • pique-nique amical
  • danses et chants

Le deuxième week-end de juillet : fête patronale de la Saint-Éloi, organisée par la confrérie de la St Eloi, la mairie de Tende et le comité des fête, avec au programme :

  • feux et fête de la Saint-Éloi ;
  • bénédiction des feux avec la participation du groupe folklorique du vieux Tende ;
  • feux d'artifice ;
  • grand bal-soirée avec orchestre ;
  • corso ;
  • cavalcade accompagnée par fanfares et groupes folkloriques, à travers les ruelles du vieux-village ;
  • bénédiction des mulets place de la collégiale suivie de la messe de la Saint-Eloi ;
  • remise des prix place de la Mairie suivie d'un apéritif d'honneur ;
  • démonstrations et représentations données par les divers groupes folkloriques et musicaux ;
  • messe pour les défunts de la Confrérie de la Saint-Éloi à la collégiale.

Le deuxième dimanche du mois d'août : fête de la Saint Roch, organisée par la confrérie des Bergers de Tende[26] et la mairie avec :

  • concours de boules à la longue
  • bal avec DJ
  • aubades et défilés dans les rues du village
  • marché paysan avec produits de terroir
  • messe de la Saint-Roch à la collégiale
  • apéritif d'honneur
  • messe pour les défunts de la confrérie des Bergers le lendemain

Le dernier week-end du mois d'août : fête du "vieux tende", organisée par le comité des fêtes du "Vieux Tende" avec :

  • concours de belote
  • aubades et défilés de groupes folkloriques divers dans le village
  • bals avec musique et danses traditionnelles piémontaises "currente e ballet" - le samedi et dimanche soir sur la place de la collégiale
  • au cours des deux bals distribution de polente

Le premier week-end du mois d'octobre fête des châtaignes et des "classes" (20 ans 25 ans 30 ans 35 ans...), organisée par le comité des fêtes du "vieux tende" et les représentants des classes avec :

  • Messe des "classes" dans la collégiale
  • Apéritif offert aux "classes" dans le vieux tende
  • Repas organisé par les "classes"
  • bal offert par le comité du vieux tende sur la place de la collégiale avec distribution de châtaignes grillées

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Agriculture bio et raisonnée,
  • Fromages, miel et confitures,
  • Élevage de bovins et d'ovins.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Tende possède un camping avec chambres d'hôtes, six restaurants.
  • La commune de Tende propose diverses activités sportives : ski de fond et ski de randonnée, station de ski nordique, parapente, randonnées, parcours de vtt, golf, la via ferrata les "Comtes Lascaris".

Activités, commerces et services[modifier | modifier le code]

  • Trois centrales hydroélectriques.
  • Ancienne mine de galène.
  • Centre d'aide par le travail.
  • Tende possède une gendarmerie, un bureau de poste, deux banques, une médiathèque, deux musées, une piscine, un cinéma, deux salons de coiffure[27].
  • Commerces de proximité[28] : trois boulangeries-pâtisseries (deux à Tende, une à Saint-Dalmas), trois boucheries (deux à Tende et une à Saint Dalmas de Tende).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La collégiale et les deux chapelles de pénitents.
Monument aux morts de Tende
  • Le site de la vieille ville est sombre et sévère dans son environnement montagneux où les terrasses de culture montent très haut. Les demeures dont certaines datent du XVe siècle, sont souvent habillées des schistes verts et violets de la haute vallée de la Roya. Balcons à tous les étages pour profiter du soleil, larges toits débordants contre les chutes de neige, l'architecture est définie par le climat alpin. Dans le lacis des rues étroites, de nombreux linteaux armoriés ou historiés rappellent un passé glorieux. On voit, au passage, les clochers Renaissance des chapelles des Pénitents-Noirs et des Pénitents-Blancs.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • L'ancienne collégiale Notre-Dame (XVIe siècle)[29].
  • La chapelle Saint-Sauveur de style roman, sa construction date du XIVe siècle. En 1982, un décor peint caché est découvert sous des badigeons. En 1988, une importante opération de sauvegarde est entreprise pour la sauver de la ruine. Elle est classée monument historique par arrêté du .
  • L'ancienne chapelle de l'Annonciade.
  • La chapelle de l'Annonciation.
  • La chapelle de la Miséricorde.
  • Le monument aux morts présente la particularité d'avoir été mis en place par l'Italie après la première Guerre mondiale et complété par la France après la deuxième Guerre mondiale. L'inscription portée sur la plaque visible face au monument se lit : "Il municipio di Tenda ai suoi figli gloriosamente caduti nella Grande Guerra 1915-1918" ("La commune de Tende à ses enfants tombés glorieusement pendant la Grande Guerre 1915-1918" - puisque l'Italie est entrée en guerre en 1915). L'inscription sur la plaque apposée sur une face latérale du monument se lit quant à elle : "La commune de Tende à ses fils glorieux tombés ou disparus au champ d'honneur 1939-1945".

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Par Saint-Dalmas-de-Tende, accès à Castérino et au lac des Mesces, par les vallées des Merveilles, de Fontanalbe, de la Valmasque et le parc national du Mercantour.
  • La source de la Roya : au pied du col de Tende (un des fleuves les plus courts de France : 45 km en France)
  • La vallée des Merveilles.
  • Les vallons de Casterino et de la Minière (SI), montant au site splendide de Castérino, aux portes du parc national du Mercantour
  • La grotte des Hérétiques, qui servit de refuge aux calvinistes au XVIe siècle
  • Les grottes et gouffres nombreux dans le massif du Marguareis, dont celui de Piaggia Bella, l'un des plus profonds du monde (-850 mètres), et la source de Fouige (145 m de développement)
  • Le parc national du Mercantour, merveilleux biotope où la faune et la flore révèlent des espèces souvent rares ou endémiques, traversé par le GR52

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Musée des Merveilles.
  • Le musée des Merveilles[34] est incontournable, aussi bien du point de vue esthétique, avec les douze colonnes de sa façade ultramoderne (parvis tapissé de motifs rupestres), que d'un point de vue pédagogique, complément précieux de la randonnée autour du mont Bégo.

Trois thèmes sont développés : le contexte géologique régional (maquettes en relief et tables d'animation) ; l'archéologie, prépondérante, qui évoque les croyances et explique la vie quotidienne des populations des Alpes méridionales à l'âge du cuivre et à l'âge du bronze ancien, notamment à partir de la stèle originale dite du « chef de tribu » (déplacée pour cause de dégradations[35]), de dioramas et de nombreuses vitrines d'objets ; enfin, les arts et traditions populaires de la vallée de la Roya qui décrivent la vie économique de la région, aux activités pastorales continues depuis 5 000 ans.

Le musée abrite également un centre de formation universitaire et une structure de recherche sur l'art rupestre de cette période.

Les services de l'État, du Département et la communes, conscients que les gravures rupestres de la vallée des Merveilles et de la région du Mont Bego constituent un patrimoine archéologique exceptionnel qui doit être porté à la connaissance du public tout en étant impérativement préservé de toute dégradation humaine ont par ailleurs pris des mesures compte tenu de la très grande vulnérabilité de ces gravures et de la configuration des lieux.

La Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) de la région Povence-Alpes-Côte d'Azur et le Parc national du Mercantour ont à cet effet, depuis 1990, progressivement mis en place un dispositif de valorisation du site et de gestion de sa fréquentation. Les dispositifs de protection, de valorisation et de gestion de la fréquentation du site ont été pérennisés et renforcés à travers des conventions fixant le cadre général du partenariat entre le PNM et la DRAC[36]. Elle précise les conditions dans lesquelles la DRAC a mandaté le PNM pour la surveillance et la gestion des gravures rupestres des Vallées des Merveilles et de Fontanalba protégées au titre de la loi de 31 décembre 1913 sur les monuments historiques.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jouan Nicola, compositeur, y est décédé en 1974.
  • Le colonel Maurice Guido, né le 1er février 1915 à Tende et mort le 31 juillet 1983 à Nice. Pilote de chasse dans l'armée française, il combat au sein du régiment Normandie Niemen pendant la Seconde Guerre mondiale. Tende lui a dédié dès 1946 l'ancienne place du Traou dans la vieille ville historique, près de sa maison familiale[37],[38].
  • Le capitaine Jean-Marie Auber, né le 23 juillet 1918, est pilote de chasse au sein du groupe 1/4 « Navarre »[39]. Il est tué le 1er septembre 1944 quand son appareil s'écrase sur la route de Speggi, sur la commune de Tende[40], lors d'une attaque d'un P.C. allemand situé à Airole en Italie. Le capitaine Auber est le parrain de la base aérienne 943 de Nice.
  • Aimable Gastaud, l'âme du rattachement de Tende et La Brigue à la France[41].
  • Les artistes Gilbert Pignard, Françoise Massa, Raghid Dandachi, Anthony Carletto[42].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Tende

écartelé : au 1) et au 4) de gueules à la croix d'argent, à la traverse de sable brochant sur le tout, au 2) et au 3) contre-écartelé : au 2-1), au 2-4), au 3-2) et au 3-3) d'or à l'aigle bicéphale de sable, aux autres, de gueules au chef d'or[43]

Le tendasque[modifier | modifier le code]

Le ligurian en France

Le tendasque est un parler royasque. Voici quelques exemples :

Tendasque Niçois Français Italien Phonétique
ër lou le il (arl) en fait dans ër le r se prononce comme avalé par un l
camin camin chemin cammino (camin)
ciabòtu cabana cabane rifugio (mais aussi "capanno") (tchabhauttou)
lei trei ure es tre oura il est trois heures le (ore) tre (là aussi et comme partout le r est avalé et le u se prononce en une longue syllabe)
ër tendascu lou tendasc le tendasque il tendasco (téndAchkou)
marši mercì , gràcia merci grazie (marlchi)
bundì bouònjoù bonjour buongiorno (mais aussi "buondì") (boundi)

Voir tendasque pour plus de détail sur ce dialecte.

Spécialités[modifier | modifier le code]

Les Sugelli sont une variété de pâtes très appréciée avec du gibier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Le patrimoine des communes des Alpes-Maritimes en deux volumes, vol. II : Cantons de Menton à Villefranche-sur-Mer, Paris, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », , 574 p. (ISBN 2-84234-071-X)
    Canton de Tende : pp. 936 à 946 : Tende
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal, 1978, reprint 1991 (ISBN 978-2-86535-070-4)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Tende : p. 1162
  • François Gaziello, Tende et la Brigue à la France. I. - Révolution et Empire (1794-1814), p. 22-24, Nice-Historique 1948, no 119 Lire en ligne
  • Léo Imbert, Tende et la Brigue à la France. II. L'annexion manquée (1860), p. 25-28, Nice-Historique, année 1948, no 158, Lire en ligne
  • Pierre Néraud de Boisdeffre, Tende et La Brigue à la France. III. Le rattachement de Tende et La Brigue à la France, p. 29-32, Nice-Historique, 1948, no 191 Lire en ligne
  • Léo Imbert, La route et le col de Tende dans l'histoire, p. 33-41, Nice-Historique, 1948, no 159 Lire en ligne
  • Ernest Hildesheimer, Tende et La Brigue sous les seigneurs de la Maison de Vintimille, p. 11-19, Nice-Historique, 1948, no 139 Lire en ligne
  • Émile Isnard, Les derniers comtes de Tende, p. 20-21, Nice-Historique, 1948, no 172 Lire en lignr
  • Lucien Barbera, Les richesses archéologiques et artistiques de Tende et de la Brigue (Sites, monuments historiques, objets d'art), p. 55-57, Nice-Historique, 1948, no 157 Lire en ligne
  • Philippe de Beauchamp, Photographies Loïc-Jahan, L'art religieux dans les Alpes-Maritimes, architecture religieuse, peintures murales et retables, Aix-en-Provence, Édisud, , 143 p. (ISBN 2-85744-485-0)
    Vallées de la Roya et de la Bévéra : Tende, L'église Notre-Dame-de-l-Assomption, pp. 35 à 36
  • Tende sur le site Monumentum : * Cathédrale; * Chapelle de l'Annonciade; * Chapelle de l'Annonciation; * Chapelle de la Miséricorde; * Chapelle Saint-Sauveur; * Gravures rupestres de la vallée des Merveilles et de la région du Mont Bégo
  • Coordination générale : René Dinkel, Élisabeth Decugnière, Hortensia Gauthier, Marie-Christine Oculi. Rédaction des notices : CRMH : Martine Audibert-Bringer, Odile de Pierrefeu, Sylvie Réol. Direction régionale des antiquités préhistoriques (DRAP) : Gérard Sauzade. Direction régionale des antiquités historiques (DRAH) : Jean-Paul Jacob directeur, Armelle Guilcher, Mireille Pagni, Anne Roth-Congés Institut de recherche sur l'architecture antique (Maison de l'Orient et de la Méditerranée - IRAA)-Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Suivez le guide - Monuments Historiques Provence Alpes Côte d’Azur, Marseille, Direction régionale des affaires culturelles et Conseil régional de Provence – Alpes - Côte d’Azur (Office Régional de la Culture), 1er trimestre 1986, 198 p. (ISBN 2-906035-00-9)
    Guide présentant l'histoire des monuments historiques ouverts au public en Provence – Alpes – Côte - d'Azur, avec cartes thématiques (traduit en allemand et anglais en septembre 1988). Tende, p. 77
  • Articles consacrés au Village de Tende, sur www.archeo-alpi-maritimi.com : * Cotta Giambattista; * datations gothiques gravées; * gibets piloris potences; * inscriptions pathétiques et maximes; jhs avec entrelacement; * le Comté de Nice en 1850; * lions stylophores; * mythe de la sirène; * mythe de la spirale; * Murs et linteaux; * Nice Tende en 1792 selon Mariana Starke; * Maison de la C à Tende; Nice Tende 1736; * premices du tunnel de Tende; * Tende suivant casalis

Travaux du tunnel de tende1878

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Reliefs, sols
  2. Didacticiel de la règlementation parasismique
  3. Zonage administratif
  4. L'eau dans la commune
  5. Station d'épuration
  6. Table climatique
  7. L’offre de transport public par la Communauté de la Riviera Française
  8. Étude en cours du plan local d'urbanisme
  9. SCOT de la Communauté de la Riviera Française
  10. Michelangelo Bruno, Cols des Alpes de Provence, Prouvenço Presso, 2001 (année d’édition italienne), p 34
  11. Ernest Hildesheimer, Tende et La Brigue sous les seigneurs de la Maison de Vintimille, p. 11-19, Nice-Historique, année 1948, no 139 Texte
  12. Thierry COUZIN Thierry, Passer par le XIXe s. Les frontières, le capitalisme et l’occident, Berne, Ed. Peter Lang., 2009. L’autre comté de Nice, Tende d’après l’inventaire du fonds Paesi de l’Archivio di Corte de Turin (XIIe – XVIIIe siècle). In Recherché régionale, 2009. No 193 : « Le 1er septembre 1574 s’engage une procédure de dépôt du château de Tende à l’initiative du comte Giacinto d’Urfé, mari de Renata, fille de Claude de Savoie comte de Tende, en hommage au seigneur de Beuil, gouverneur de Nice au nom du duc de Savoie, dès que le différend entre le susdit comte et le marquis de Villars serait réglé. Le 7 septembre 1574 est enregistré l’acte de dépôt d’Honoré de Savoie auprès du baron de Beuil, gouverneur de Nice, délégué par le duc de Savoie et le comte de Tende, afin d’en terminer avec le différend qui opposait, pour le dit comté, Honoré et le comte Giacinto d’Urfé, mari de Renata, fille de feu le comte Claude de Tende. Un document présentant les demandes et prétentions d’Honoré contre Renata de Savoie d’Urfé comtesse de Tende et son neveu sur le comté de Tende, Limone, Vernante, est déposé auprès du 1er président du parlement d’Aix-en-Provence. Le 14 septembre 1574 fut enregistré l’acte de rémission du château et autres places fortes du comté de Tende suivant la procédure de l’hommage de Giacinto d’Urfé dans les mains du baron de Beuil et gouverneur de Nice pour le duc de Savoie jusqu’à la fin du différend déposé par Honoré de Savoie. »
  13. a et b Myriam A. Orban, Des protestants dans le vallée de la Roya/Bevera, 1re partie : le XVIe siècle, 12 mars 2016, [1]
  14. «Toutefois, malgré le vœu des populations exprimé par plébiscite, Napoléon III accepta de laisser au nouvel État italien les communes de Tende et de La Brigue, situées en haute vallée. Officiellement, l'empereur souhaitait permettre au roi Victor-Emmanuel II de conserver ses territoires de chasse. En réalité, ce compromis garantissait à l'Italie le contrôle des crêtes auquel elle attachait une valeur stratégique.» Projet de loi autorisant l'approbation de l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République italienne relatif au tunnel routier de Tende, annexe au procès-verbal de la séance du 19 septembre 2007, sur le site du Sénat.
  15. Musée départemental des Merveilles sur cg06.fr
  16. Benedetto Croce, Discorsi parlamentari, Éditions Il mulino, 2002, page 199.
  17. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  18. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  22. École maternelle et élémentaire
  23. Établissements d'enseignements
  24. Professionnels et établissements de santé
  25. Paroisse Notre-Dame de la Roya
  26. L’association des bergers de Tende fut créée en 1970 pour assurer la continuité dans les traditions de l’ancienne société de la Saint Roch fondée à Tende au XVIIe siècle
  27. Commerces
  28. Ville de Tende
  29. Église Collégiale Notre-Dame de l'Assomption
  30. Tour de l'horloge
  31. La fontaine du Traou
  32. Philippe de beauchamp, préface de Paul Raybaut, photographies Loïc-Jahan, L'architecture rurale des Alpes-maritimes, Aix-en-Provence, Édisud, , 140 p. (ISBN 2-85744-612-8)
    Le haut-pays - Vallées de la Roya et de la <bévéra, p. 31 Illustration du portail en schiste vert
  33. « Un des premiers tribunaux ayant existé au XIIe siècle en Europe
  34. Le musée de la vallée des merveilles
  35. René Dinkel, L'Encyclopédie du patrimoine (Monuments historiques, Patrimoine bâti et naturel - Protection, restauration, réglementation. Doctrines - Techniques - Pratiques), Paris, éditions Les Encyclopédies du patrimoine, , 1512 p. (ISBN 2-911200-00-4)
    Chapitre IV Risques naturels-risques provoqués : 2- La surfréquentation, pp.108 à 110; Chapitre VII Les monuments au service de l'écologie : Protection des ruines historiques et des jardins, pp.201, et pp. 218-219 : Illustrations du transfert par héliportage au musée de la préhistoire de Tende de la gravure pour la soustraire au vandalisme et aux intempéries, et mise en place dans le site d'un moulage reproduisant fidèlement l'original (lequel représente le "Chef de tribu" symbole du mont Bégo dans le parc du Mercantour) qui est présenté au musée de Tende. Notice Monument naturel, p.931; Notice : Sur-fréquentation, pp. 1193-1194
  36. Convention de gestion du site archéologique de la vallée des Merveilles et de la région du Mont Bégo (gravures rupestres) classé au titre des monuments historiques. Convention au titre des années 2007 à 2011.
  37. Tende : hommage au Lieutenant-colonel Guido
  38. 5 octobre 2015, Hommage au Général Louis delfino et au Colonel Maurice Guido
  39. P-47 Thunderbolt de Tende. Pilote : capitaine Jean-Marie Auber
  40. Capitaine Jean Marie Auber
  41. [2]
  42. Artisanat et art
  43. Riviéra Française 3 : Tende, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau