Roubion (Alpes-Maritimes)

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Roubion
Roubion (Alpes-Maritimes)
Le village de Roubion vu depuis la route du col de la Couillole
Blason de Roubion
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Tourrette-Levens
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Philip Bruno
2014-2020
Code postal 06420
Code commune 06110
Démographie
Gentilé Roubionnais
Population
municipale
120 hab. (2016 en diminution de 4 % par rapport à 2011)
Densité 4,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 05′ 44″ nord, 7° 02′ 57″ est
Altitude Min. 840 m
Max. 2 488 m
Superficie 27,26 km2
Localisation

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Roubion

Roubion est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Roubionnais.

Le village en été.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Village situé à 11 km de Saint-Sauveur-sur-Tinée par la départementale 30.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Commune située dans la vallée de la Tinée, c'est une des 28 communes composant le parc national du Mercantour[1].

Le village est érigé au flanc de la falaise sur un promontoire dominant la vallée de la Vionène[2].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[3].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[4] :

  • ruisseaux de vionène, de pervoux,
  • riou fabre, riou blanco,
  • vallons de fortunette, de saint-sébastien, du moulin.

Roubion dispose d'une station d'épuration d'une capacité de 600 équivalent-habitants[5].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csa dans la classification de Köppen et Geiger[6].

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

  • Route départementale no 2205 de la Tinée[7].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

  • Commune desservie par le réseau Lignes d'Azur[8].
  • Transport à la demande Créabus, Bus 100% Neige[9].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Métropole Nice Côte d'Azur.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Les villages et les hameaux dans lesquels la rénovation de bâtiments à usage d’habitation peut être autorisée au sein du parc national du Mercantour sont Mollières (Valdeblore), Barels (Guillaumes), Vignols (Roubion), le Pra et Bousiéyas (Saint-Dalmas-le-Selvage) et Valabres (Roure)[10].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Roubion
Isola Isola Isola
Beuil Roubion Roure
Pierlas Pierlas, Ilonse Ilonse

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village apparaît dans les textes sous plusieurs noms : Robio, en 1067, Rubion, et Robionum, en 1293, Robjono, en 1333, Robion, en 1795. Le village est appelé Roubion en 1860. Ce nom vient de la racine «rup» qui désigne une falaise.

La seigneurie de Roubion appartient à la famille de Beuil jusqu'à sa chute, en 1621. La seigneurie passe alors aux Badat puis aux Caissotti. La seigneurie est érigée en comté en 1684 au profit des Caissotti de Roubion.

Le village subit des dégâts et est incendié pendant les guerres de la ligue d'Augsbourg et de la succession d'Espagne qui virent le village traversé par les troupes françaises et savoyardes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 Joseph Beuil
1813 Joachim Blanchi
1816 Joseph Beuil
1819 Michel-Ange Blanc
1822 Jean-Sylvestre Beuil
1825 Joachim Blanchi
1826 Ludovic Mainart
1831 Jean Ludovic Ramin
1837 Ludovic Mainart
1843 Joseph Blanc
1846 Ludovic Mainart
1849 Antoine Ramin
1855 Michel-Ange Mainart
1860 Joseph Donadio
1865 Jean-Baptiste Mainart
1871 Joseph Beuil
1876 Florentin Ramin
1891 Joseph Honoré Beuil
1892 Joseph Ugo
1896 Jean-Louis Aubert
1900 Étienne Donadio
1904 Jean-Baptiste Blanc
1912 Michel Graglia
1919 Adolphe Ramin
1953 Gaston Beuil
1977 Fortuné Donadio
1991 en cours Philip Bruno DVD

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2016, la commune comptait 120 habitants[Note 1], en diminution de 4 % par rapport à 2011 (Alpes-Maritimes : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
305321360346378371303350379
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
342337341453484502504263256
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
175160153122938312510262
1982 1990 1999 2005 2010 2015 2016 - -
83105113110124118120--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[15] :

  • Écoles maternelles et primaire à Saint-Sauveur-sur-Tinée, Beuil,
  • Collèges à Saint-Sauveur-sur-Tinée, Puget-Théniers,
  • Lycée à Valdeblore.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[16] :

  • Médecins à Saint-Sauveur-sur-Tinée, Isola, Péone, Guillaumes,
  • Pharmacies à Isala, Péone,
  • Hôpitaux à Saint-Martin-Vésubie, Villars-sur-Var.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Domaine skiable de Roubion-les-Buisses : station de sports d'hiver (20 pistes de ski) et de cyclisme de descente (13 pistes).
  • Gites communaux[21].
  • Chambres d'hôtes.
  • Restaurants.
  • Aire de camping Caristes.

Commerces et artisanat[modifier | modifier le code]

  • Commerces de proximité[22].
  • Ateliers.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • La commune de Roubion et plus particulièrement son épicerie (imaginaire, elle) sert de cadre au début du film Minuscule 2, les mandibules du bout du monde, puisque que c'est de cet endroit que partent vers les quatre coins du monde des cartons de purée de châtaignes, dont celui allant en Guadeloupe et dans lequel une petite coccinelle est enfermée.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le site archéologique de la Tournerie[23].
  • Vestiges du château féodal sur la barre de Castel[24]. Le château existait déjà au XIIe siècle[25].
  • Tours et pigeonnier.
  • Station de ski familiale du hameau d’altitude de Vignols.
  • Remparts et portes du XIIe et XIVe siècles.
  • Fontaine du Mouton du XVIIIe siècle, sur la place du village[26].
  • Les portes peintes de Roubion[27]

Patrimoine religieux :

  • Église paroissiale Saint-Étienne, dite Église Notre-Dame-du-Mont-Carmel[28], dans le village, reconstruite au XVIIIe siècle (elle porte la date de 1713) mais conserve un clocher roman crénelé[29],[30].
  • Chapelle Saint-Sébastien[31] du début du XVe siècle[32]. Elle se trouve à 1 km au sud, sur la route de Saint-Sauveur-sur-Tinée. La chapelle possède des peintures murales peintes en 1513 représentant la vie du saint d'une manière naïve dans douze compartiments[33].
  • Chapelle Notre-Dame, perchée sur la Tête de Falcon[34].
  • Chapelle Sainte-Madeleine au hameau de Vignols qui se trouve à 7 km au nord de Roubion, à 1 622 m d'altitude, dans le parc du Mercantour[35].
  • Chapelle Saint Antoine La Valle[36].
  • Monument aux morts[37].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Roubion Blason D'argent à la tour de sable, maçonnée du champ, ouverte et ajourée de gueules; au chef tiercé en pal, aux 1er et 3e fuselé d'argent et de gueules, au 2e d'argent à l'étoile de huit rais de gueules[40].
Détails
Devise: « ardao non rubesco » (je brûle sans rougir).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Le patrimoine des communes des Alpes-Maritimes en deux volumes, vol. II : Cantons de Roquebillière à Canton de Villefranche-sur-Mer, Paris, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », , 574 p. (ISBN 2-84234-071-X)
    Canton de Saint-Sauveur-sur-Tinée : pp. 862 à 863 : Roubion
  • Philippe de Beauchamp, Photographies Loïc-Jahan, L'art religieux dans les Alpes-Maritimes, architecture religieuse, peintures murales et retables, Aix-en-Provence, Édisud, , 143 p. (ISBN 2-85744-485-0)
    Vallées de la Roya et de la Bévéra : La Brigue, Peintures murales du sanctuaire Notre-Dame-des-Fontaines, pp. 29 à 34
  • Coordination générale : René Dinkel, Élisabeth Decugnière, Hortensia Gauthier, Marie-Christine Oculi. Rédaction des notices : CRMH : Martine Audibert-Bringer, Odile de Pierrefeu, Sylvie Réol. Direction régionale des antiquités préhistoriques (DRAP) : Gérard Sauzade. Direction régionale des antiquités historiques (DRAH) : Jean-Paul Jacob directeur, Armelle Guilcher, Mireille Pagni, Anne Roth-Congés Institut de recherche sur l'architecture antique (Maison de l'Orient et de la Méditerranée - IRAA)-Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Suivez le guide - Monuments Historiques Provence Alpes Côte d’Azur, Marseille, Direction régionale des affaires culturelles et Conseil régional de Provence – Alpes - Côte d’Azur, 1er trimestre 1986, 198 p. (ISBN 2-906035-00-9)
  • Louis Bueil, Un village du comté au temps de la guerre de la Ligue d'Augsbourg, Roubion de 1691 à 1696, p. 10-15, Nice Historique, année 1949, no 36 Texte
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Roubion, p. 992

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Charte du parc national du Mercantour. Annexe 2. Le parc national du Mercantour en quelques chiffres, page 164
  2. [1]
  3. Didacticiel de la règlementation parasismique
  4. L'eau dans la commune
  5. Description de la station de Roubion
  6. Table climatique
  7. Plan de situation
  8. Lignes d'Azur Métropole Nice Côte d'Azur
  9. Transports
  10. Charte du parc national du Mercantour, p. 56
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. Établissements d'enseignements
  16. Professionnels et établissements de santé
  17. Paroisse Notre-Dame de la Tinée
  18. Le retour des vaches
  19. Toits de granges couvertes en bardeaux de mélèze
  20. Projets communaux : Étude agro-pastorale : Ah, les vaches !
  21. Les services sur la commune
  22. Commerces de proximité
  23. Site archéologique de la Tournerie
  24. « Château (restes) », notice no PA00080827, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Les vestiges du château et le village
  26. Fontaine du Mouton
  27. Les portes peintes de Roubion
  28. Église Notre Dame du Mont Carmel
  29. Christiane Lorgues-Lapouge, René Lorgues, Comté de Nice baroque - Tome 1 : La vallée de la Tinée, p. 67-70, Encyclopædia Niciensis, Volume V, Serre éditeur, Nice, 2004 (ISBN 2-86410-416-4) ; p. 99
  30. Roubion : Bâtiments et Architecture
  31. « Chapelle Saint-Sébastien », notice no PA00080826, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. Chapelle Saint Sébastien
  33. « peintures monumentales : la Crucifixion, Vierge de Pitié, scènes de la vie de saint Sébastien, vices et les vertus (les) », notice no PM06000804, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. Chapelle Notre Dame
  35. Chapelle Sainte Madeleine Vignols
  36. Chapelle Saint Antoine La Valle
  37. Monument aux morts, Conflits commémorés : 1914-1918
  38. Un exemple d'ascension sociale dans le comté de Nice au XVIIIe siècle : la famille Foucard de la Rocca, par Michèle H. Siffre, Annales du Midi Année 1973 85-112 p. 173-190
  39. Célébrités liées à Roubion
  40. La Tinée : Roubion, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau