Bairols

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Bairols
Bairols
Vue du village depuis la route des Châtaigniers.
Blason de Bairols
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Angelin Buerch
2020-2026
Code postal 06420
Code commune 06009
Démographie
Gentilé Bairolois
Population
municipale
107 hab. (2018 en stagnation par rapport à 2013)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 57″ nord, 7° 07′ 41″ est
Altitude Min. 280 m
Max. 1 803 m
Superficie 15,24 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Nice
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vence
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Bairols

Bairols est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Bairolois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située sur la route de la Tinée, à 60 kilomètres de Nice et 13 kilomètres de Clans.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Village perché de la vallée de la Tinée[1], construit à 830 mètres d'altitude, sur une arête rocheuse, dominé par la Pointe des Quatre Cantons[2],[3].

La partie forestière couvre 74 % de la surface de la commune[4].

Catastrophes naturelles - Sismicité[modifier | modifier le code]

Le 2 octobre 2020, de nombreux villages des diverses vallées des Alpes-Maritimes (Breil-sur-Roya, Fontan, Roquebillière, St-Martin-Vésubie, Tende...) sont fortement impactés par un "épisode méditerranéen" de grande ampleur[5]. Certains hameaux sont restés inaccessibles jusqu'à plus d'une semaine après la catastrophe et l'électricité n'a été rétablie que vers le 20 octobre. L'Arrêté du 7 octobre 2020 portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle a identifié 55 communes, dont Bairols, au titre des "Inondations et coulées de boue du 2 au 3 octobre 2020"[6].

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[7].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[8] :

  • rivière la tinée,
  • ruisseau de belous,
  • vallons de la serre, du pas de masse, de la chaudane, de bairols, de laus,
  • ravin de la médecine.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le village n'a été relié par une route carrossable qu'en 1939. Il y avait encore 257 habitants en 1858.

Route départementale M 26 vers Tournefort et Marie, et route départementale M 56 depuis Pont-de-Clans[9].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latine Bairolium au XIe siècle, in Bairolo vers 1040, Bairoliis au XIe siècle[11], Bairols en 1066, Bairol en 1152, Baiorols en 1160, apud Bayrolos en 1286, de Bayrolis en 1333, in villa Bairolii en 1388[12].

Bairòls en occitan.

Ce toponyme pourrait dériver d'une racine ligure Ber- rappelant un plateau élevé, bar qui signifie « lieu dominant » et rols « rochers », ce qui correspondrait à la morphologie des lieux.

Histoire[modifier | modifier le code]

« Bairolum » est cité vers 1040. Le village est alors donné à l'abbaye de Lérins puis est devenu vers le XIVe siècle un fief des Grimaldi de Beuil[13].

La particularité du mode de construction des maisons du village est l’utilisation de matériaux locaux extraits à proximité. Les murs sont faits de pierres de couleur rouge, des pélites du Permien du Dôme de Barrot, et les toits sont en lauzes du pays[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bairols Blason
Coupé-crénelé d’argent et de gueules le premier à l'‘étoile de huit rais du second[15].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Métropole Nice Côte d'Azur.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune est intégrée dans le plan local d'urbanisme métropolitain approuvé le 25 octobre 2019[16].

Typologie[modifier | modifier le code]

Bairols est une commune rurale[Note 1],[17]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 100 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (99,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (84,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,9 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (5,5 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Bairols a vécu traditionnellement de l’exploitation de la forêt pour la Marine. À cela s’ajoutait une activité agricole et pastorale.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • L'Auberge du Moulin[24], avec ses vestiges : la meule et ses presses hydrauliques, ainsi que son moulin à farine[25].
  • Gîtes d’alpage.
  • Nombreux sentiers de randonnées[26].

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Commerces de proximité du hameau de Pont de Clans, à 7 kilomètres du village : boulangerie, supérette, bureau de tabac[27].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[28]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 En cours Angelin Buerch DVD Retraité

Budget et fiscalité 2018[modifier | modifier le code]

En 2018, le budget de la commune était constitué ainsi[29] :

  • total des produits de fonctionnement : 241 000 , soit 2 321  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 186 000 , soit 1 786  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 341 000 , soit 3 282  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 301 000 , soit 2 894  par habitant ;
  • endettement : 290 000 , soit 2 790  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 7,41 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 21,11 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 26,79 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Bairols[30].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[32].

En 2018, la commune comptait 107 habitants[Note 3], en stagnation par rapport à 2013 (Alpes-Maritimes : +0,5 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
176185211225253268257259273
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
270263223229225215191185162
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
12910292573230253730
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2018 - -
3873114109106106107--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[35] :

  • Écoles maternelles à Clans, Villars-sur-var, Malaussène,
  • Collèges à Saint-Sauveur-sur-Tinée, Roquebillière, Saint-Martin-du-Var,
  • Lycée de Valdeblore.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[36] :

  • Médecins à Villars-sur-Var, Saint-Sauveur-sur-Tinée,
  • Pharmacies à Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière, Levens,
  • Hôpitaux à Villars-sur-Var, Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière.

Cultes[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église Sainte-Marguerite.
La chapelle Saint-Roch.

Patrimoine religieux :

  • Église médiévale Sainte-Marguerite[38] dont la forme en S est due à la topographie, À l'intérieur, il y a deux fresques dans le chœur sur le thème du « Baptême du Christ ». L'église abrite une toile de Jean Rocca, Vierge au Rosaire et Mystères, datée de 1645[39],[40].
  • Chapelles[41] :
    • Chapelle Saint-Antoine, au-dessus du village,
    • Chapelle Saint-Roch[42], au-dessus, édifié vers 1750[43],
    • Chapelle de la Madone[44],
    • Vestiges de la chapelle Saint-Martin[45],
    • Chapelle Saint Brens[46].

Patrimoine civil :

  • Monument commémoratif[47].
  • Stèles gravées[48],[49].
  • La « stèle au cercle »[50].
  • Ruines du château[51],
  • Deux anciens moulins[52] à huile et à grains[53],
  • Vestiges de l'ancien village, au-dessous du village actuel.
  • Lavoirs[54].
  • Machinerie du câble transporteur[55].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Reliefs et sols
  2. Bairols, petit village perché de la vallée de la Tinée
  3. La Pointe des 4 Cantons
  4. Zone forestière de la commune
  5. Alex : Épisode méditerranéen en Provence en octobre 2020
  6. Communes reconnues en état de catastrophe naturelle - Alpes-Maritimes et Côtes-d'Armor
  7. Didacticiel de la règlementation parasismique
  8. L'eau dans la commune
  9. Accès à la commune
  10. Lignes d'Azur
  11. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - page 130 - (ISBN 2600028838).
  12. André Compan - 1990 - Illustration du nissart et du provençal: recueil d'articles paru dans Nice-Matin, 1970-1975, - Page 52.
  13. Histoire de Bairols
  14. Une architecture minérale
  15. La Tinée : Bairols, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  16. Plan local d'urbanisme métropolitain (PLUm)
  17. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  18. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021).
  19. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  20. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 mai 2021)
  23. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  24. L'Auberge du Moulin et son patrimoine rural
  25. L'Auberge du Moulin
  26. Sentiers de randonnées
  27. Commerces de proximité à Pont de Clans
  28. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  29. Les comptes de la commune
  30. Chiffres clés. Dossier complet
  31. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  32. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  35. Établissements d'enseignements
  36. Professionnels et établissements de santé
  37. Paroisse Notre-Dame de la Tinée
  38. Église Sainte Marguerite
  39. Charles Astro, Luc F. Thévenon, La peinture au XVIIe siècle dans les Alpes méridionales, p. 58, éditions Serre (collection Patrimoines), Nice, 1985 (ISBN 2-86410-048-7)
  40. Christiane Lorgues-Lapouge, René Lorgues, Comté de Nice baroque - Tome 1 : La vallée de la Tinée, p. 27-31, Encyclopædia Niciensis, Volume V, Serre éditeur, Nice, 2004 (ISBN 2-86410-416-4) ; p. 99
  41. Chapelles de Bairols
  42. Chapelle Saint-Roch
  43. Chapelle Saint-Roch, XVIIIe siècle
  44. Chapelle de la Madone
  45. Chapelle Saint Martin
  46. Chapelle Sainte Anne (ruines)
  47. commémoratif
  48. [Claude Salicis, Stéphane Morabito: Découvertes de deux stèles gravées] à Bairols (06), p. 215-221
  49. Stèle
  50. La « stèle au cercle »
  51. Ruines du château
  52. Fontaine et moulin
  53. Bairols : le Comté de Nice en 1850; mythe des têtes humaines; chapelles; moulins
  54. Lavoirs
  55. Machinerie du câble transporteur