Bairols

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Bairols
Bairols
Vue du village depuis la route des Châtaigniers.
Blason de Bairols
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Vence
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Angelin Buerch
2014-2020
Code postal 06420
Code commune 06009
Démographie
Gentilé Bairolois
Population
municipale
104 hab. (2016 en diminution de 4,59 % par rapport à 2011)
Densité 6,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 57″ nord, 7° 07′ 41″ est
Altitude Min. 280 m
Max. 1 803 m
Superficie 15,24 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte administrative des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Bairols

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte topographique des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Bairols

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bairols

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bairols

Bairols est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Bairolois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située sur la route de la Tinée, à 60 kilomètres de Nice et 13 kilomètres de Clans.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Village perché de la vallée de la Tinée[1], construit à 830 mètres d'altitude, sur une arête rocheuse, dominé par la Pointe des Quatre Cantons[2],[3].

La partie forestière couvre 74 % de la surface de la commune[4].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[5].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[6] :

  • rivière la tinée,
  • ruisseau de belous,
  • vallons de la serre, du pas de masse, de la chaudane, de bairols, de laus,
  • ravin de la médecine.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger.

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Le village n'a été relié par une route carrossable qu'en 1939. Il y avait encore 257 habitants en 1858.

Route départementale M 26 vers Tournefort et Marie, et route départementale M 56 depuis Pont-de-Clans[7].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme latine Bairolium au XIe siècle, in Bairolo vers 1040, Bairoliis au XIe siècle[9], Bairols en 1066, Bairol en 1152, Baiorols en 1160, apud Bayrolos en 1286, de Bayrolis en 1333, in villa Bairolii en 1388[10].

Bairòls en occitan.

Ce toponyme pourrait dériver d'une racine ligure Ber- rappelant un plateau élevé, bar qui signifie « lieu dominant » et rols « rochers », ce qui correspondrait à la morphologie des lieux.

Histoire[modifier | modifier le code]

« Bairolum » est cité vers 1040. Le village est alors donné à l'abbaye de Lérins puis est devenu vers le XIVe siècle un fief des Grimaldi de Beuil[11].

La particularité du mode de construction des maisons du village est l’utilisation de matériaux locaux extraits à proximité. Les murs sont faits de pierres de couleur rouge, des pélites du Permien du Dôme de Barrot, et les toits sont en lauzes du pays[12].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bairols Blason Coupé-crénelé d’argent et de gueules le premier à l'‘étoile de huit rais du second[13].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Métropole Nice Côte d'Azur.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune est régie par le Règlement national d'urbanisme[14].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Bairols a vécu traditionnellement de l’exploitation de la forêt pour la Marine. À cela s’ajoutait une activité agricole et pastorale.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • L'Auberge du Moulin[15], avec ses vestiges : la meule et ses presses hydrauliques, ainsi que son moulin à farine[16].
  • Gîtes d’alpage.
  • Nombreux sentiers de randonnées[17].

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Commerces de proximité du hameau de Pont de Clans, à 7 kilomètres du village : boulangerie, supérette, bureau de tabac[18].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[19]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 En cours Angelin Buerch DVD Retraité

Budget et fiscalité 2016[modifier | modifier le code]

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[20] :

  • total des produits de fonctionnement : 2 058 000 , soit 942  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 960 000 , soit 897  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 553 000 , soit 253  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 686 000 , soit 314  par habitant ;
  • endettement : 153 000 , soit 701  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 12,57 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 17,94 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 72,30 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015[21].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[23].

En 2016, la commune comptait 104 habitants[Note 1], en diminution de 4,59 % par rapport à 2011 (Alpes-Maritimes : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
176185211225253268257259273
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
270263223229225215191185162
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
12910292573230253730
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016 - -
3873114109106106104--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[24] puis Insee à partir de 2006[25].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[26] :

  • Écoles maternelles à Clans, Villars-sur-var, Malaussène,
  • Collèges à Saint-Sauveur-sur-Tinée, Roquebillière, Saint-Martin-du-Var,
  • Lycée de Valdeblore.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[27] :

  • Médecins à Villars-sur-Var, Saint-Sauveur-sur-Tinée,
  • Pharmacies à Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière, Levens,
  • Hôpitaux à Villars-sur-Var, Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière.

Cultes[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L’église Sainte-Marguerite.
La chapelle Saint-Roch.

Patrimoine religieux :

  • Église médiévale Sainte-Marguerite[29] dont la forme en S est due à la topographie, À l'intérieur, il y a deux fresques dans le chœur sur le thème du « Baptême du Christ ». L'église abrite une toile de Jean Rocca, Vierge au Rosaire et Mystères, datée de 1645[30],[31].
  • Chapelles[32] :
    • Chapelle Saint-Antoine, au-dessus du village,
    • Chapelle Saint-Roch, au-dessus, édifié vers 1750,
    • Chapelle de la Madone,
    • Vestiges de la chapelle Saint-Martin,
    • Chapelle Saint Brens.

Patrimoine civil :

  • Monument commémoratif[33].
  • Stèles gravées[34].
  • La « stèle au cercle »[35].
  • Ruines du château[36],
  • Deux anciens moulins à huile et à grains[37],
  • Vestiges de l'ancien village, au-dessous du village actuel.
  • Lavoirs[38].
  • Machinerie du câble transporteur[39].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Reliefs et sols
  2. Bairols, petit village perché de la vallée de la Tinée
  3. La Pointe des 4 Cantons
  4. Zone forestière de la commune
  5. Didacticiel de la règlementation parasismique
  6. L'eau dans la commune
  7. Accès à la commune
  8. Lignes d'Azur
  9. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - page 130 - (ISBN 2600028838).
  10. André Compan - 1990 - Illustration du nissart et du provençal: recueil d'articles paru dans Nice-Matin, 1970-1975, - Page 52.
  11. Histoire de Bairols
  12. Une architecture minérale
  13. La Tinée : Bairols, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  14. Document réglementaire en vigueur
  15. L'Auberge du Moulin et son patrimoine rural
  16. L'Auberge du Moulin
  17. Sentiers de randonnées
  18. Commerces de proximité à Pont de Clans
  19. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  20. Les comptes de la commune
  21. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  26. Établissements d'enseignements
  27. Professionnels et établissements de santé
  28. Paroisse Notre-Dame de la Tinée
  29. Église Sainte Marguerite
  30. Charles Astro, Luc F. Thévenon, La peinture au XVIIe siècle dans les Alpes méridionales, p. 58, éditions Serre (collection Patrimoines), Nice, 1985 (ISBN 2-86410-048-7)
  31. Christiane Lorgues-Lapouge, René Lorgues, Comté de Nice baroque - Tome 1 : La vallée de la Tinée, p. 27-31, Encyclopædia Niciensis, Volume V, Serre éditeur, Nice, 2004 (ISBN 2-86410-416-4) ; p. 99
  32. Chapelles de Bairols
  33. commémoratif
  34. [Claude Salicis, Stéphane Morabito: Découvertes de deux stèles gravées] à Bairols (06), p. 215-221
  35. La « stèle au cercle »
  36. Ruines du château
  37. Bairols : le Comté de Nice en 1850; mythe des têtes humaines; chapelles; moulins
  38. Lavoirs
  39. Machinerie du câble transporteur