La Tour (Alpes-Maritimes)

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La Tour
La Tour (Alpes-Maritimes)
Vue sur le village depuis la route des Granges de la Brasque.
Blason de La Tour
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Vence
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Pierre-Paul Danna
2014-2020
Code postal 06420
Code commune 06144
Démographie
Gentilé Tourriers
Population
municipale
573 hab. (2016 en augmentation de 14,37 % par rapport à 2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 52″ nord, 7° 11′ 06″ est
Altitude Min. 195 m
Max. 1 900 m
Superficie 36,7 km2
Localisation

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La Tour

La Tour est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants du chef-lieu sont appelés les Tourriers et ceux du hameau de Roussillon les Roussillonais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située à 23 km de Saint-Martin-du-Var et 47 km de Nice[1].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

le village de La Tour est perché sur une crête du massif du Tournairet.

Le hameau de Roussillon s'est développé au XVIIIe siècle[2].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[3].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

L'eau n'est arrivée à une fontaine du village qu'en 1891, et chez les particuliers en 1927.

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[4] :

  • rivière la Tinée,
  • vallons de ginoire, de pèlegrin, de la clapière, des fournés de bagnolar,
  • ruisseaux des carbonnières, de la cardinarde, des fournés, des lignes, de gorgétta,
  • le riou frei.

La Tour dispose deux stations d'épuration :

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[7].

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Sur la M 2205, après le hameau de La Courbaisse, sur la commune de Tournefort, franchir le pont de la Lune et prendre à droite la route métropolitaine M32 [8].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La 31 décembre 2011, La Tour intègre la métropole Nice Côte d'Azur qui est créée le même jour[10].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un plan local d'urbanisme[11].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Tour
Clans Clans Utelle
Tournefort La Tour Utelle
Tournefort Utelle Utelle

Toponymie[modifier | modifier le code]

La Tour désigne des châteaux comme La Tour-sur-Tinée[12]. La commune est parfois appelée localement La Tour-sur-Tinée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Panorama vers l'ouest, la vallée de la Tinée et Tournefort.
Panorama vers l'est, l'église du village et la maison dite des Templiers.

Deux agglomérations existaient au Moyen Âge sur le territoire de La Tour[13].

Un village nommé « La Torre » est cité au XIIe siècle, agglomération fortifiée sur le site actuel du village. Un château devait se trouver sur le sommet qui domine le village au sud-ouest site actuel du cimetière.

Un second site fortifié nommé Alloche existait au-dessus de la chapelle Saint-Jean, à 3 km au nord-est du village, actuel hameau d'Alloch dit « de Saint-Jean ». La communauté de Saint-Jean-d'Alloche est citée en 1251. Elle a disparu avec la peste de 1467. La chapelle Saint-Jean devait être l'église paroissiale initiale car les curés recevaient leur investiture dans cette chapelle jusqu'au XIXe siècle.

La seigneurie de La Tour a appartenu aux Grimaldi de Bueil à partir de 1400, jusqu'à l'exécution d'Annibal Grimaldi, en 1621. Le territoire est érigé en comté au profit de la famille Della Chiesa en 1700.

Une église dédiée à saint Martin est citée en 1351, peut-être sur l'emplacement actuel. Elle est reconstruite au XVIe siècle et le village s'est développé sur le plateau, à 620 m d'altitude, sur un contrefort du mont Tournairet, à un carrefour de routes menant à Utelle, Clans et Villars, passage vers la vallée de la Tinée jusqu'au XIXe siècle.

La communauté comportait quatre chapelles en plus l'église paroissiale Saint-Martin : la chapelle des Pénitents blancs, à la sortie du village sur la route d'Utelle, la chapelle Saint-Sébastien, sur la route montant de la vallée, la chapelle Sainte-Élisabeth, sur la route d'Utelle à un col, la chapelle Saint-Jean-Baptiste d'Alloch[14].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Tour (La) Blason D’azur aux deux pals ondés d’or enfermant une tour du même posée sur un mont d’argent mouvant de la pointe et surmontée d’un croissant contourné aussi d’or[15].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Pr René Gilly UMP conseiller général
mars 2008 En cours Pierre-Paul Danna[16] DVG[17] Maître de conférence en droit de l'urbanisme
à l'université de Nice-Sophia Antipolis

Budget et fiscalité 2017[modifier | modifier le code]

La mairie, peinte par Guy Ceppa, Guy Ceppa, peintre fresquiste niçois[18].

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[19] :

  • total des produits de fonctionnement : 602 000 , soit 1 035  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 429 000 , soit 739  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 755 000 , soit 1 300  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 706 000 , soit 1 215  par habitant ;
  • endettement : 778 000 , soit 1 339  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 9,26 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 10,09 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 22,64 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 19 050 [20].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Le territoire possédait des oliviers, des vignes et des céréales. Les moulins à huile et à farine montrent l'ancienne richesse de la communauté. En 1754, il y avait environ 1 300 habitants à La Tour.
  • La Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole (CUMA) de la commune La Tour / Roussillon a été créée en 2010 par 5 agriculteurs et la municipalité.
  • Exploitants Agricoles[21]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Commerce de proximité : épicerie « Les Arcades ».

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[25].

En 2016, la commune comptait 573 habitants[Note 1], en augmentation de 14,37 % par rapport à 2011 (Alpes-Maritimes : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1858 1861 1866 1872 1876
450620575710912919916989831
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
822811743711703700617504534
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
548507349307190170176148286
1999 2006 2007 2008 2013 2016 - - -
300408424439573573---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements :

  • École maternelle[28] et primaire[29].
  • Collèges à Saint-sauveur-sur-tinée, Saint-Martin-du-Var[30],
  • Lycée à Valdeblore.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[31] :

  • Médecins à Saint-Martin-du-Var, Carros,
  • Pharmacie Saint-Martin-du-Var, Carros,
  • Hôpitaux à Saint-Jeannet, Vence, Nice.

Cultes[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux :

Autres patrimoines :

  • Maison Olivari, dite des Templiers[46],[47], ancien presbytère, à côté de l'église[48],
  • Ensemble artisanal du Béal, avec un moulin à farine[49], un moulin à huile[50],[51], une distillerie et un lavoir, fonctionnant grâce à l'énergie hydraulique apportée par un canal long de 15 km[52],
  • Maison Lyons[53].
  • Granges de la Brasque[54],[55].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Localisation plan ign
  2. Hameau de Roussillon
  3. Didacticiel de la règlementation parasismique
  4. L'eau dans la commune
  5. Description de la station LA TOUR Roussillon
  6. Description de la station LA TOUR TINEE Village St Sébastien
  7. Table climatique
  8. Plan d'accès
  9. Les réseaux de transport : Alpes-Maritimes
  10. Décret du 17 octobre 2011 du ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration portant création de la métropole dénommée « Métropole Nice Côte d’Azur », Journal officiel de la République française, no 242 du 18 octobre 2011.
  11. PLU approuvé le 21 juin 2013 et modifié (Modification n°1) le 19 février 2016
  12. Peuplement et toponymie en Provence orientale et dans le pays niçois, par Marie-Louise Gourdon, Le Monde alpin et rhodanien. Revue régionale d’ethnologie Année 1997 25-2-4 pp. 151-163
  13. Histoire du village
  14. La Tour-sur-Tinée, p. 6-7, Passeurs de mémoire, Patrimoine des Alpes-Maritimes : Basse et moyenne Tinée, Conseil général des Alpes-Maritimes
  15. Nice Côte d'Azur 1 : La Tour, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  16. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  17. Barriquand 2012, p. 54
  18. [http://www.montnice.fr/cartographie/fr/mairie-tour-sur-tinee La mairie, peinte par Guy Ceppa
  19. Les comptes de la commune
  20. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  21. Entreprises et services locaux
  22. Auberge
  23. Hébergements
  24. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  28. École maternelle et élémentaire
  29. École maternelle et primaire
  30. Collèges à proximité
  31. Professionnels et établissements de santé
  32. Paroisse Notre-Dame de la Tinée
  33. « Eglise Saint-Martin », notice no PA00080884, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. Église Saint-Martin
  35. « Chapelle Saint-Jean-Baptiste », notice no PA00080883, base Mérimée, ministère français de la Culture
  36. Chapelle Saint-Jean-Baptiste
  37. « Chapelle des Pénitents Blancs », notice no PA00080882, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. Chapelle des Pénitents Blancs
  39. Chapelle Saint Sébastien
  40. Chapelle Sainte Elisabeth
  41. Chapelle Saint-Jean d'Alloch
  42. Église de Roussillon
  43. Monument aux morts : Conflits commémorés : 1914-1918 - 1939-1945
  44. Passeurs de mémoire. Patrimoine des Alpes-Maritimes, basse et moyenne-Tinée, p. 17
  45. La maison a été surélevée en 1891. Au premier étage a été peint un buste de Sadi Carnot dans une niche.
  46. Inventaire du patrimoine archéologique de La Tour-sur-Tinée
  47. Les sites templiers des Alpes-Maritimes
  48. Maison des "Templiers"
  49. Notice no PM06002799, base Palissy, ministère français de la Culturemoulin à grains
  50. Notice no PM06001132, base Palissy, ministère français de la Culturemachine à extraire des fluides (moulin à olives et son mécanisme)
  51. Moulin à huile
  52. Le cadastre napoléonien de La Tour sur Tinée. Un territoire agricole oublié
  53. Maison Lyons
  54. Pointe de Siruol, Granges de la Brasque, Vésubie
  55. Itinéraire
  56. Inféodations dans le Comté de Nice suivant le dictionnaire de Casalis

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Clip vidéo sur le village, réalisé par HTI-3D
  • Nicolas Barriquand, « Interview de Pierre-Paul Danna : « Il faut construire de l'habitat collectif » », L'Express, no 3184,‎
  • Luc Thévenon, L'art du Moyen Âge dans les Alpes méridionales, p. 48-50, Éditions Serre (collection patrimoines), Nice, 1983 (ISBN 2-86410-047-9) ; p. 94
  • Collectif, Le patrimoine des communes des Alpes-Maritimes en deux volumes, vol. II : Cantons de Menton à Villefranche-sur-Mer, Paris, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », , 574 p. (ISBN 2-84234-071-X)
    Canton de Tende : p. 983-986 : La Tour
  • Tour sur Tinée (La) : datations gothiques gravées; inscriptions de la Tour et Tournefort; inscriptions pathétiques; inscriptions de la route la Tour la brasque; le Comté de Nice en 1850; Sites militaires des vallées Tinée Vésubie; Murs et linteaux
  • La Tour sur Tinée : histoire
  • Philippe de Beauchamp, Photographies Loïc-Jahan, L'art religieux dans les Alpes-Maritimes, architecture religieuse, peintures murales et retables, Aix-en-Provence, Édisud, , 143 p. (ISBN 2-85744-485-0)
    Vallée de la Tinée : La Tour, Peintures murales de la chapelle des Pénitents blancs, pp. 69 à 71
  • Coordination générale : René Dinkel, Élisabeth Decugnière, Hortensia Gauthier, Marie-Christine Oculi. Rédaction des notices : CRMH : Martine Audibert-Bringer, Odile de Pierrefeu, Sylvie Réol. Direction régionale des antiquités préhistoriques (DRAP) : Gérard Sauzade. Direction régionale des antiquités historiques (DRAH) : Jean-Paul Jacob directeur, Armelle Guilcher, Mireille Pagni, Anne Roth-Congés Institut de recherche sur l'architecture antique (Maison de l'Orient et de la Méditerranée - IRAA)-Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Suivez le guide - Monuments Historiques Provence Alpes Côte d’Azur, Marseille, Direction régionale des affaires culturelles et Conseil régional de Provence – Alpes - Côte d’Azur (Office Régional de la Culture), 1er trimestre 1986, 198 p. (ISBN 2-906035-00-9)
    Guide présentant l'histoire des monuments historiques ouverts au public en Provence – Alpes – Côte - d'Azur, avec cartes thématiques (traduit en allemand et anglais en septembre 1988). Tour (La), p. 77
  • Dr Michel Bourrier, Villages de montagne à l'heure de la grande guerre, Le canton de Villars-sur-Var, Nice, Lou Savel, , 280 p. (ISBN 2-9510630-1-6)
    Chapitre XI : La Tour-sur-Tinée, pp. 163 à 178
  • Chiffres clés publiés par l'institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Dossier complet
  • Inventaire national du patrimoine naturel de la commune
  • Cavités souterraines naturelles

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]