Colomars

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Colomars
Colomars
L’église Notre-Dame-de-la-Nativité de Colomars sur fond de Mercantour enneigé.
Blason de Colomars
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Isabelle Brès
2020-2026
Code postal 06670
Code commune 06046
Démographie
Gentilé Colomarsois
Population
municipale
3 453 hab. (2018 en augmentation de 3,94 % par rapport à 2013)
Densité 514 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 45′ 52″ nord, 7° 13′ 22″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 402 m
Superficie 6,72 km2
Unité urbaine Nice
(banlieue)
Aire d'attraction Nice
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Tourrette-Levens
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Colomars
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Colomars

Colomars (en nissart : Couloumas) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Colomarsois. Colomars fait partie du Pays niçois. La langue locale de Colomars est le nissart.

Jusqu'en 1860, le nom officiel était en italien : Colomarte.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Cette zone résidentielle, entre la vallée du Var à l'ouest et le flanc du mont Chauve à l'est, se compose de plusieurs hameaux. Ce village du « moyen pays niçois » apparaît dans un cadre vallonné couvert de pins, de genêts, de belles oliveraies et de quelques vignes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Parmi ses richesses touristiques, des vallons abritent des réserves géologiques et botaniques[1] agrémentés de cascades et de viaducs ayant alimenté d’anciens moulins à huile, le fort datant de 1880, l'église reconstruite en 1830, la chapelle de la Sirole inaugurée en 1857, de nombreux calvaires et des fontaines.

Catastrophes naturelles - Sismicité[modifier | modifier le code]

Le 2 octobre 2020, de nombreux villages des diverses vallées des Alpes-Maritimes (Breil-sur-Roya, Fontan, Roquebillière, St-Martin-Vésubie, Tende...) sont fortement impactés par un "épisode méditerranéen" de grande ampleur[2]. Certains hameaux sont restés inaccessibles jusqu'à plus d'une semaine après la catastrophe et l'électricité n'a été rétablie que vers le 20 octobre. L'Arrêté du 7 octobre 2020 portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle a identifié 55 communes, dont Colomars , au titre des "Inondations et coulées de boue du 2 au 3 octobre 2020"[3].

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[4].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[5] :

  • C'est la que naît la source du Magnan, petit cours d'eau qui vient se jeter dans la Méditerranée au niveau du quartier Magnan.
  • fleuve le Var.

Colomars dispose de la station d'épuration intercommunale de Nice d'une capacité de 650 000 équivalent-habitants[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[7].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Pont de la Manda.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Gare de Colomars La Manda.

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Lignes SNCF[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Métropole Nice Côte d'Azur.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune est intégrée dans le plan local d'urbanisme métropolitain approuvé le 25 octobre 2019[10].

Typologie[modifier | modifier le code]

Colomars est une commune urbaine[Note 1],[11]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[12],[13]. Elle appartient à l'unité urbaine de Nice, une agglomération intra-départementale regroupant 51 communes[14] et 942 886 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Nice est la septième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lille (partie française), Toulouse et Bordeaux[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 100 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].

La commune dispose d'un plan local d'urbanisme[19].

Communes limitrophes de Colomars
Carros Castagniers Aspremont
Gattières Colomars Aspremont, Falicon
Nice Nice Nice

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (48,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (50,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (45,5 %), zones urbanisées (41,6 %), zones agricoles hétérogènes (6,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,8 %), eaux continentales[Note 3] (1,5 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[21].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Colomaris ("...et medietatem de Colomaris...") est mentionné dans une charte datée de 1075[22], son nom viendrait du latin colombarium, c’est-à-dire « pigeonnier ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Colomars a été fondé en 1070 lors de la garantie de biens au monastère de Saint-Pons de Nice par les enfants de Rambaud de Nice et Rostaing Laugier de Gréolières[23], puis il devient une dépendance d’Aspremont.

Le décret daté du 2 juin 1874 et signé par le maréchal Patrice de Mac Mahon, président de la République française, sépare Colomars, Aspremont et Castagniers en trois communes distinctes. La municipalité a célébré avec faste les 125 ans de la commune le 19 septembre 1999.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1987 3 mars 2008 Henri-Paul Girard    
mars 2008 En cours Isabelle Brès[24] LR Cadre supérieur

Budget et fiscalité 2017[modifier | modifier le code]

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[25] :

  • total des produits de fonctionnement : 2 802 000 , soit 832  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 2 478 000 , soit 735  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 606 000 , soit 180  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 1 075 000 , soit 319  par habitant ;
  • endettement : 2 961 000 , soit 879  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 11,79 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 13,60 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 89,22 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 24 943 [26].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1876. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[28].

En 2018, la commune comptait 3 453 habitants[Note 4], en augmentation de 3,94 % par rapport à 2013 (Alpes-Maritimes : +0,5 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
572567547586581546567533483
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
5155035144325356799791 2411 714
1990 1999 2004 2009 2014 2018 - - -
2 3072 8763 1293 2533 3253 453---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[31] :

  • Écoles maternelles et primaires,
  • Collèges de Carros, Nice,
  • Lycées de Nice.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[32] :

  • Médecins,
  • Pharmacies à Colomars, Gattières, Aspremont,
  • Hôpitaux à Saint-Jeannet, Nice.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Autrefois, on vivait de la culture de la vigne et de l’olivier, supplantée partiellement par celle de l’œillet au XXe siècle. Les cailletiers produisent encore une huile à la saveur citronnée et anisée[34].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Hôtel, restaurant[35].

Commerces et services[modifier | modifier le code]

  • Commerces et services de proximité[36].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux :

  • Église Saint Pierre de La Manda[44],[45].
  • Église Notre-Dame-de-la-Nativité du XIXe siècle[46].
  • Chapelle Saint-Roch[47] de 1857 parfois dénommée Chapelle de La Sirole[48].
  • Chapelle Saint Pierre[49].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Colomars Blason
D’or au mont de gueules sommé d’un coq du même[50].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Colomars située entre la vallée du Var à l’ouest et le flanc du mont Chauve à l’est
  2. Alex : Épisode méditerranéen en Provence en octobre 2020
  3. Communes reconnues en état de catastrophe naturelle - Alpes-Maritimes et Côtes-d'Armor
  4. Didacticiel de la règlementation parasismique
  5. L'eau dans la commune
  6. Description de la station NICE-HALIOTIS
  7. Table climatique
  8. Ligne 770
  9. Les gares de la ligne Nice – Digne-les-Bains
  10. Plan local d'urbanisme métropolitain (PLUm)
  11. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  13. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Unité urbaine 2020 de Nice », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  15. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  16. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  19. Le plan local d’urbanisme a été approuvé le 29 mars 2013 par délibération du Conseil Métropolitain
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  21. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  22. Colomars
  23. Histoire de la Seigneurie de Nice- Comté de Nice-Evêché de Nice-Abbaye de Saint Pons-Consulat, terre d'empire de 1032 à 1806
  24. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  25. Les comptes de la commune
  26. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  31. Établissements d'enseignements
  32. Professionnels et établissements de santé
  33. Paroisse Saint-Vincent Diacre
  34. L'olivier des collines, le « cailletier », a dété médaillé d'or à la foire agricole de Paris en 2000
  35. Hôtel-restaurants
  36. Commerces et services de proximité
  37. Ligne fortifiée dite ouvrages d'avant-poste, secteur fortifié des Alpes-Maritimes
  38. batterie de Colomars, de la place forte de Nice
  39. Ouvrages militaires
  40. Conflits commémorés : 1914-1918 et 1939-1945
  41. Liste des morts pour la France de la commune
  42. site Natura 2000 des "Vallons obscures"
  43. Moulins de Colomars
  44. Eglise Notre Dame de la Nativité, sur montnice.fr/cartographie/
  45. églises et édifices religieux recensés par l'Observatoire du patrimoine religieux
  46. Le village de Colomars
  47. Chapelle Saint Roch, sur montnice.fr/cartographie/
  48. Colomars au sein de la Métropole Nice Côte d'Azur
  49. Chapelle Saint Pierre
  50. Nice Côte d'Azur 2 : Colomars, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau

Site sur la fibre otique à Colomars :