Clans (Alpes-Maritimes)

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Clans
Clans (Alpes-Maritimes)
Vue du village dominé par la collégiale Sainte-Marie.
Blason de Clans
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Tourrette-Levens
Intercommunalité Métropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Roger Maria
2014-2020
Code postal 06420
Code commune 06042
Démographie
Gentilé Clansois
Population
municipale
614 hab. (2016 en augmentation de 7,91 % par rapport à 2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 59′ 44″ nord, 7° 08′ 54″ est
Altitude Min. 264 m
Max. 2 082 m
Superficie 37,79 km2
Localisation

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Clans

Clans (prononcer le "s" final) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Clansois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Clans est une commune de moyenne altitude (690 m), située au-dessus de la vallée de la Tinée, à 60 km de Nice.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est vaste, et comporte une grande partie de forêt ; elle s'étend du lit de la Tinée, les hameaux de Pont-de-Clans et du Bancairon faisant partie de la commune, aux sommets du mont Tournairet.

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[1].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[2] :

  • rivière la Tinée,
  • vallons d'ullion, de la serre, du monar, de lambertisse, de la nouguière, de l'adoucet, de la chaudane, des bouis, de bassacros, de cavier, du cougné, de bairols, de figgiette, de la chalanche, de pèlegrin,
  • la vallière obscure,
  • ravin de la médecine,

Clans dispose de deux stations d'épuration :

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[5],[6].

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Métropole Nice Côte d'Azur.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Clans dispose d'une carte communale[7].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Village desservi par la départementale 55 depuis la D 2205.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Clans
Marie Marie Venanson
Bairols Clans Venanson
Tournefort La Tour Utelle

Toponymie[modifier | modifier le code]

« Le chef lieu (des Vellauni) » s’appela Clan c'est-à-dire centre des réunions[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le peuplement de la région est très ancien ; en attestent le « pont romain » en dessous de Clans, situé sur une ancienne voie romaine, ainsi que les vestiges de l'âge du bronze trouvés dans la commune. Sans doute la situation de Clans, sur un promontoire offrant à la fois terres cultivables, eau et facilité de défense, sont-ils des facteurs expliquant ce choix.

Jusqu'au XIVe siècle, le village était situé plus bas, au lieu dit le Poet, près de la chapelle Saint-Sébastien. Des vestiges de cet ancien village subsistent, et son abandon semble être dû à l'épidémie de peste de 1348, au profit du site actuel, qui devait être un hameau d'alpage à l'époque.

Clans, faisant partie du comté de Nice dépendant du royaume de Sardaigne ou de Piémont-Sardaigne, a voté son rattachement à la France en 1860.

Le 23 février 1887 à 5h43, le village a subi un tremblement de terre, dont l'épicentre se trouvait au large d'Impéria (Italie), de magnitude comprise entre 6,5 et 6,8 et qui s'est ressenti sur un rayon de 300 km. A Clans, plusieurs dizaines de maisons furent endommagées, certaines furent démolies, toutes ne furent pas reconstruites[9].

Plaque commémorative.

Dans une époque plus récente, de nombreuses familles et enfants juifs ont trouvé refuge à Clans pendant le deuxième guerre mondiale. Les villageois tentent de les protéger contre les rafles en mettant en place un service d’alerte :

Plusieurs personnes s’étaient organisées pour prévenir les « juifs » afin qu’ils aient le temps de se cacher avant l’arrivée des Allemands. Paul Isoart, affilié à la Résistance surveille la route qui passe devant l’usine EDF de Bancairon. En cas de danger, il prévient le cafetier du Pont de Clans qui avertit à son tour Edwige Isoart, receveuse des PTT. Le message transmis par téléphone, très simple « le lait monte », signifie qu’il y a une visite de la Gestapo. Ce stratagème permettait aux juifs de se mettre à l’abri avec la complicité active des habitants. Malheureusement, il y eut quelques fausses alertes, ce qui les rendit moins vigilants. Le lundi 25 octobre 1943, les Allemands arrivent brusquement à Clans, sans que personne n’ait pu être averti. Lors de cette rafle organisée par Aloïs Brünner, 27 réfugiés juifs sont arrêtés, mais une trentaine d’autres ont pu être sauvés. La police allemande, rendue furieuse par son échec partiel, traîne Edwige Isoart sur la place du village, sous la menace d’un revolver, mais elle parvient à se disculper et n’est pas arrêtée.
Paul Isoart, maire de Clans pendant de nombreuses années et son épouse Edwige, ont obtenu la médaille des Justes. En 1993, une plaque commémorant le cinquantième anniversaire de la rafle a été apposée sur le mur de la mairie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1966 mars 2001 Raymond Santucci DVD Conseiller général du canton de Saint-Sauveur-sur-Tinée
mars 2001 16 décembre 2005[Note 1] James Dauphiné SE  
16 décembre 2005 mars 2008 Jean-Pierre Stève SE  
mars 2008 En cours Roger Maria[10] DVD Retraité

Budget et fiscalité 2017[modifier | modifier le code]

Mairie.

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[11] :

  • total des produits de fonctionnement : 733 000 , soit 1 224  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 686 000 , soit 1 146  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 426 000 , soit 711  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 517 000 , soit 863  par habitant ;
  • endettement : 366 000 , soit 611  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 4,79 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 12,87 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 29,98 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 19 582 [12].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2016, la commune comptait 614 habitants[Note 2], en augmentation de 7,91 % par rapport à 2011 (Alpes-Maritimes : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
681634648666766760858814855
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
814749771702736706692605528
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
505793641623471530446472400
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2016 -
367496532551554557582614-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[17] :

  • Écoles maternelles et primaires,
  • Collèges à Saint-Sauveur-sur-Tinée, Roquebillière, Saint-Martin-du-Var,
  • Lycée à Valdeblore.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[18] :

  • Médecins à Villars-sur-Var, Saint-Sauveur-sur-Tinée,
  • Pharmacies à Saint-Martin-Vésubie, Roquebillière, Lantosque, Levens,
  • Hôpitaux à Villars-sur-Var, Saint-Martin-Vésubie.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Les principales sources de « richesse » étaient l'agriculture : légumes, oliviers (dont 800 m constitue la limite d'altitude supérieure), élevage et produits en découlant (fromage, salaisons, viande), l'exploitation des bois de la forêt, et les ressources hydrauliques, avec captage de sources pour alimenter l'usine hydro-électrique du Bancairon, en complément du cours de la Tinée.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le village accueillait, et accueille toujours, nombre de familles niçoises l'été, le climat estival de Clans étant agréable, et l'altitude ne constituant pas un problème pour les personnes souffrant d'insuffisance cardiaque; nombre de « villas » attestent de cette présence estivale.

Commerces[modifier | modifier le code]

L'économie de Clans a profondément changé au fil de l'histoire.

De nos jours, l'économie strictement locale est plus réduite, et passablement de personnes habitent à Clans et travaillent dans la vallée, jusqu'à Nice.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte trois monuments[20] et 34 objets[21] répertoriés à l'inventaire des monuments historiques :

Par ailleurs, la commune ne contient ni monument ou lieu[25], ni objet[26] répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel

Chapelle Saint-Michel[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Michel est située sur la route de la forêt.

Chapelle Saint-Antoine-Ermite[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Antoine-Ermite[27] est située près de la mairie. Elle a été construite pour protéger le village de la peste de 1467. Des fresques représentant l'ermite ont été peintes en trente tableaux, dont douze disparus à la fin du XVe siècle[28].

Collégiale Sainte-Marie[modifier | modifier le code]

La collégiale Sainte-Marie actuelle, a été reconstruite à partir de 1680, jusqu'à la Révolution. Elle a été reconstruite sur des églises plus anciennes, les églises Saint-Pierre et Sainte-Marie qui étaient placées l'une contre l'autre. L'église Saint-Pierre a été construite avant l'an mille. Il reste de cette église le chœur et des fragments de fresque. L'église Sainte Marie est citée en 1066 dont il reste l'abside et une partie du clocher. La grande porte de la collégiale porte la date de 1684. La collégiale est consacrée le 26 décembre 1784. L'orgue Grinda, de 1791, a été restauré en 1982 par Yves Cabourdin en conservant le plus possible les pièces d'origine[29].

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

On peut également citer :

La chapelle des Pénitents Noirs ou Saint-Roch ou de la Miséricorde, est située derrière la collégiale. Elle est antérieure au XVIIe siècle.

La chapelle Saint-Jean, située sur le chemin du village de Marie, a été reconstruite en 1728, avec un très beau cadran solaire sur la façade. Cette chapelle a été mise à la disposition de l'artiste Patrick Moya qui a entrepris de retracer sur les murs intérieurs la vie de saint Jean Baptiste[30].

La chapelle Sainte-Anne a été édifiée à partir de 1655, elle est consacrée à saint Antoine de Padoue. On y accède après une randonnée d’une heure et demie par la piste du Raous, en allant vers la forêt. Elle est l'objet d'un pèlerinage fervent le dernier dimanche de juillet.

La chapelle Saint-Sébastien date du Ve siècle et fut reconstruite en 1575. Elle est située sur la route qui mène de Pont-de-Clans à Clans.

La chapelle Saint-Roch est située à l'entrée du vieux cimetière ; l’ancienne chapelle fut démolie en 1875, et la nouvelle reconstruite au même emplacement et dédiée à saint Roch comme la précédente.

La Maison claustrale, située près de la collégiale : sa grande porte est sculptée d'un blason, encadré du nom de l'archiprêtre Louis Serre qui l'a fait construire en 1515.

La maison dite de la Reine-Jeanne est une maison de style Renaissance avec fenêtres à meneaux. Son nom rappelle celui de la reine Jeanne qui a installé à Clans un juge et un bailli ainsi que le droit d'approvisionnement en sel.

Le Monument aux morts pacifiste où il est inscrit « Maudits soient les responsables de la guerre et honneur à ceux qui ont travaillé pour la paix »[31],[32].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Clans Blason D'argent à l'ours passant d'azur, lampassé de gueules; chapé d'azur.

L’ours que l’on retrouve sur le blason bleu et blanc de la commune (donné, par la famille Orsier, maîtresse du fief) est l’emblème officiel de Clans et sa devise inscrite en latin sous le blason signifie "Toujours courageux dans l’adversité". Toutefois l’emblème revendiqué est celui du loup. D’ailleurs, beaucoup de familles clansoises avaient des patronymes dérivés du latin lupus (loup), lubonis, lobo, lubo.

Ce blason figure aujourd'hui sur le fronton de la salle des fêtes[34].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. James Dauphiné, maire, démissionne pour raisons de santé.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Didacticiel de la règlementation parasismique
  2. L'eau dans la commune
  3. Description de la station Le Périer/Village
  4. Description de la station CLANS St Jean
  5. Table climatique
  6. Annuaire mairie
  7. Clans - Carte Communale
  8. le chef lieu (des Vellauni)
  9. André Laurenti, « Effets sur le village de Clans », sur www.azurseisme.com (consulté le 13 février 2016).
  10. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  11. Les comptes de la commune
  12. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  17. Établissements d'enseignements
  18. Professionnels et établissements de santé
  19. Paroisse Notre-Dame de la Tinée
  20. « Liste des monuments historiques de la commune de Clans », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Liste des objets historiques de la commune de Clans », base Palissy, ministère français de la Culture.
  22. « Chapelle Saint-Michel », notice no PA00080706, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. « Chapelle Saint-Antoine », notice no PA00080031, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « Église paroissiale, ancienne église collégiale Sainte-Marie », notice no IA95000009, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Liste des lieux et monuments de la commune de Clans à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. « Liste des objets de la commune de Clans à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture.
  27. Ville de Clans : Diaporamas
  28. « Diaporama et fonds d'écran », sur le site de la mairie de Clans (consulté le 26 janvier 2014).
  29. L'orgue Grinda
  30. « La chapelle St Jean Baptiste à CLANS », sur le site de Patrick Moya, (consulté le 26 janvier 2014).
  31. Les monuments de Clans et de Peille
  32. Monument aux morts. Conflits commémorés : 1914-1918
  33. Justes parmi les nations de Clans
  34. La Tinée : Clans, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau