Breil-sur-Roya

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Breil-sur-Roya
Vue du village depuis la rive ouest du lac.
Vue du village depuis la rive ouest du lac.
Blason de Breil-sur-Roya
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Canton Contes
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Riviera française
Maire
Mandat
André Ipert
2014-2020
Code postal 06540
Code commune 06023
Démographie
Gentilé Breillois
Population
municipale
2 375 hab. (2014)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 17″ nord, 7° 30′ 54″ est
Altitude Min. 151 m
Max. 2 080 m
Superficie 81,31 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-breil-sur-roya.fr

Breil-sur-Roya et en italien Breglio ou Breglio sul Roia, est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Breillois.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ligurian language in France.jpg

La langue parlée à Breil est le Breillois rattaché au royasque, et donc au Ligure. En langue occitane niçoise, on dit Brelh de Ròia (norme classique) ou Brei (norme mistralienne, selon Georges Castellana) et les habitants sont I Brelhenquis (norme classique) ou Lu Breienc (norme mistralienne).

La forme italienne de la commune, officielle avant 1860, était Breglio, dérivé de Brogilo et Breglium, Brelh en 1157.

Géographie[modifier | modifier le code]

Breil-sur-Roya est un village du sud-est de la France à 61 kilomètres de Nice et 34 kilomètres de Menton. Breil-sur-Roya est situé à 24 kilomètres de la mer (Vintimille) et 39 kilomètres de la station de ski de Limone Piemonte. Le village est longé par le fleuve Roya prenant sa source au Col de Tende et se jetant à Vintimille.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Breil-sur-Roya
La Bollène-Vésubie Saorge Saorge
Moulinet Breil-sur-Roya Rocchetta Nervina(Drapeau de l'Italie Italie)
Sospel Olivetta San Michele(Drapeau de l'Italie Italie) Dolceacqua(Drapeau de l'Italie Italie),
Airole(Drapeau de l'Italie Italie)
Piène Haute.

Histoire[modifier | modifier le code]

Village situé au centre de la vallée, Breil, aujourd'hui Breil-sur-Roya, est un lieu de passage obligé où se rejoignent les routes reliant la Provence et le pays niçois, la Riviera dei Fiori, par Vintimille, à la plaine du Po. Ce village a longtemps eu une activité liée aux convois de muletiers reliant le port de Nice au Piémont par la vallée de la Roya et le col de Tende.

Les traces les plus anciennes de présence humaine dans la vallée de la Roya remontent à l'âge du bronze : plusieurs milliers de gravures rupestres datant de 1 800 av. J.-C. à 1 500 av. J.-C. ont été retrouvées dans la vallée des Merveilles, près de Tende[1]. Vers 500 av. J.-C., les Celtes venus d'Europe centrale arrivent en Ligurie et se sont mêlés aux populations locales. Des enclos de pierre typiques de cette civilisation celto-ligure ont été mis au jour dans la vallée de la Roya.

Vers 200 av. J.-C. les Romains, qui s'étaient étendus sur la côte méditerranéenne, remontent la vallée de la Roya. Ils soumettent les Celto-Ligures locaux, les Oratelli, en 5 av. J.-C.[2]

La christianisation de la vallée de la Roya se fait autour des années 400.

Vers 560, les Lombards sont sans doute les premiers à tenter d'établir un pouvoir politique dans la région.

En 774, Charlemagne devient roi des Lombards et en 800, il est sacré empereur d'occident. La Roya fait donc partie de l'empire. En 843, au traité de Verdun, après la mort de Louis le Pieux (ou le Débonnaire), fils de Charlemagne, l'empire est partagé en trois. Pays-Bas, Bourgogne, Provence et Italie du Nord sont attribuées à Lothaire. La Roya fait donc partie de la Lotharingie qui est incorporée par la suite au Saint-Empire romain germanique.

962 - 1258 - Breil dans le comté de Vintimille

En 962, une charte de San Remo fait état du comté de Vintimille axé sur la vallée de la Roya. En 996, Otton III, empereur du Saint-Empire Romain Germanique, donne le fief de Vintimille (dont la Roya fait partie) aux comtes de Vintimille.

1258 - 1283 Breil dans le comté de Tende

Battu par les Génois, Guillaumin comte de Vintimille vend ses terres à Charles d'Anjou comte de Provence (frère de Louis IX). Encouragé par les Génois, Pierre Balbe et Guillaume Pierre (frères de Guillaumin) se replient en haute Roya à Tende et, refusant l'accord de vente de la Roya, maintiennent leur autorité sur Breil.

1283 - 1388 - Breil en Provence

En 1283, aidé par des familles Breilloises (Rostagni et Cottalorda) anoblies à l'occasion, Charles d'Anjou comte de Provence réussit à récupérer les terres de la Roya achetées en 1258 à Guillaumin comte de Vintimille. Durant cette période, la croissance démographique entraîne la construction de maisons hors des fortifications du château et par là même l'amorce de la construction du village actuel.

La succession de la reine Jeanne, comtesse de Provence, entraîne des troubles et favorise la sédition de Nice à la Savoie le . Quelques jours après, le 10 octobre 1388, Breil se donne à son tour à Amédée VII, comte de Savoie.

1388 - 1691 - Breil en Savoie

Les comtes de Savoie ont un débouché sur la Méditerranée. En 1416, le comté de Savoie est érigé en duché. En 1563, la capitale des États de Savoie est déplacée de Chambéry vers Turin.

1691 - 1696 - Breil en France

En 1691, Louis XIV, roi de France, annexe les états de Victor-Amédée II de Savoie qui était entré dans la Ligue d'Augsbourg aux côtés du Saint-Empire. Breil fait alors partie du royaume de France.

Au traité de Turin en 1696, Victor-Amédée II est contraint de quitter la Ligue d'Augsbourg et à se ranger au côté du Royaume de France. En contrepartie, il retrouve ses États et Breil se retrouve sous l'autorité de la Savoie.

1696 - 1713 - Breil en Savoie Piémont

Victor Amédée II qui s'est rangé du côté du Saint-Empire contre le roi de France Louis XIV, au cours de la guerre de succession d'Espagne, ne peut empêcher ses États du comté de Nice d'être envahis par les armées du royaume de France. Le prieuré bénédictin Saint-Jean est détruit en 1707 pendant la retraite des troupes commandées par le prince Eugène.

Cependant, en 1713, au traité d'Utrecht, il retrouve son autorité sur ses terres et obtient la couronne royale de Sicile.

1713 - 1720 - Breil en Sicile

Victor Amédée II cède sa couronne de Sicile insulaire aux Habsbourg d'Autriche et reçoit en échange la Sardaigne érigée en royaume.

Les États de Savoie sont appelés dorénavant États sardes.

1720 - 1793 - Breil en Sardaigne

En 1740, la Sardaigne s'étant rangée aux côtés de l'Autriche et de l'Angleterre, contre la France et l'Espagne, Breil est impliqué dans la guerre de succession d'Autriche.

En 1744, Breil doit ouvrir ses portes aux Gallispans franco-espagnols.

En 1748, au traité d'Aix-la-Chapelle qui met fin à la guerre de succession d'Autriche, la Sardaigne retrouve son autorité sur la Roya.

1793 - 1814 - Breil en France

La Révolution française qui veut essaimer en Europe arrive à Nice rapidement.

Le 10 juin 1793, les troupes françaises entrent à Breil.

Le village passe ainsi sous l'autorité du Directoire en 1795, du Consulat en 1799, de l'Empire en 1804.

Napoléon battu, au traité de Paris en 1814, le comté de Nice dont Breil fait partie est restitué au royaume de Sardaigne de Charles Emmanuel IV.

1814 - 1860 - Breil en Sardaigne

Dès 1848, Charles Albert de Savoie a dans l'idée de réunir les différents États italiens sous une couronne unique et proclame « l'Italia farà da sé ».

Son fils Victor Emmanuel II de Savoie va continuer à œuvrer dans ce sens.

Différentes tractations seront menées par son ministre Cavour pour obtenir l'appui de l'empereur Napoléon III.

En 1858, le futur du comté de Nice est scellé lors de l'entrevue de Plombières entre Napoléon III et Cavour.

La France aidera Victor Emmanuel II à chasser les Autrichiens du nord de l'Italie et à favoriser la constitution d'un État d'Italie en contrepartie de la cession de la Savoie et du comté de Nice à la France.

Depuis 1860 - Breil en France

Le 24 octobre 1860, après un référendum, Breil et Saorge, forment le canton de la Moyenne Roya et sont rattachés à la France.

Depuis l’annexion du comté de Nice à la France, en 1860 (sans la Haute Roya et les villages de Piène et Libre), le rôle frontalier de Breil a fixé une population d’agents de l’État, du chemin de fer et de militaires. Les installations hydroélectriques, l'inauguration, en 1928, d’une gare internationale sur la ligne de Coni à Vintimille et la ligne de Nice à Breil-sur-Roya, ont également marqué l’entre-deux-guerres, tout comme la présence d’une garnison de troupes alpines.

1940 - 1945 Seconde Guerre mondiale

Les combats de 1940 et de 1945 ont durement éprouvé l’ensemble de la vallée, les destructions à Breil ont été importantes et la population fut évacuée de force par les Allemands, le 28 octobre 1944, et transférée en Italie du nord, à Turin, où elle resta jusqu'en avril et mai 1945[3].

1947 Traité de Paris

En 1947, les hameaux italiens de Libre et de Piène ont été rattachés à la France et font depuis partie de la commune de Breil. La frontière a été déplacée de quelques kilomètres.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Breil-sur-Roya Blason D’azur à la tour d’argent ouverte de gueules maçonnée de sable, surmontée d’un faucon au vol éployé aussi d’argent portant une couronne de marquis d’or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1861 1870 Louis-Guillaume Cachiardi    
1870 1870 Philippe Véran    
1870 1871 Auguste Cachiardi    
1871 1876 Félix Bonfiglio    
1876 1886 Auguste Cachiardi    
1886 1888 Albert Jean Boeri    
1888 1894 Charles Toesca    
1894 1900 Antoine Deleuse    
1900 1919 Félix Boyer    
1919 1941 Arthur Rey Centre-droit  
1941 1941 Victor Ghio    
1941 1944 Adolphe Deloffre    
1944 1945 Antoine Guglielmi    
1945 1958 André Botton SFIO  
1958 1977 Pierre Sassi Centre-droit  
1977 1983 Henri Curti PCF  
1983 1995 Jean Gallon RPR  
1995 2002 Gilbert Mary UMP Conseiller général des Alpes-Maritimes
2002 2014 Joseph Ghilardi UMP Retraité de l'enseignement
2014 en cours André Ipert DVG Retraité de l'enseignement

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont les Breillois[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 375 habitants, en augmentation de 7,37 % par rapport à 2009 (Alpes-Maritimes : 0,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
932 1 419 1 511 1 969 2 392 2 637 2 458 2 706 2 709
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
2 595 2 576 2 538 2 565 2 696 2 668 2 728 2 645 2 804
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
5 136 2 899 2 666 2 562 1 321 2 029 1 994 2 148 2 089
1982 1990 1999 2006 2011 2014 - - -
2 095 2 058 2 028 2 092 2 415 2 375 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

  • École maternelle
  • École élémentaire Jean-Moulin
  • Collège L'Eau-Vive

Économie[modifier | modifier le code]

Les Éditions du Cabri, petite société éditrice de livres, films en cassettes vidéo, et DVD sur le matériel de chemin de fer est installée sur la commune.

Culture et société[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Porte de Gênes : une des trois portes qui fermaient la ville, lorsque celle-ci était entourée de remparts. On raconte que les loups venaient y hurler la nuit.
  • Église Santa-Maria-in-Albis, construite de 1663 à 1700 sur les vestiges d'une ancienne église romane. On peut y admirer les fresques qui ornent les voûtes (Assomption de la Vierge), un magnifique buffet d'orgue en bois sculpté et doré et un retable primitif (1500) consacré à saint Pierre, représenté en pape coiffé d'une triple tiare.
  • Chapelle des Pénitents noirs ou chapelle de la Miséricorde.
  • Chapelle Notre-Dame-du-Mont dont les parties les plus anciennes datent du XIe siècle.
  • Chapelle Notre-Dame-des-Grâces construite après l'épidémie de peste de 1631.
  • Chapelle Saint-Antoine-l'Ermite située à l'extérieur des remparts, près de la porte de Gênes.
  • Chapelle Sainte-Catherine ancienne chapelle des Pénitents blancs.
  • Clocher Saint-Jean (XIe siècle) seul vestige d'un ancien prieuré du XIe siècle détruit par la soldatesque du prince Eugène, lors de la guerre de Succession d'Espagne).
  • Tour de la Cruella (XIe siècle) bâtie par les comtes de Vintimille. Restaurée par des bénévoles en 2004-2006.
  • Vestiges du château redoute du Castéa. Démantelé après 1814.
  • L'Écomusée du haut-pays et des transports est un intéressant raccourci de l'évolution du transport en commun dans le haut-pays niçois depuis 1900. Les activités agricoles et hydrauliques de la région sont également retracées.
  • L'ouvrage du Monte-Grosso, une fortification de la ligne Maginot construite sur le sommet du même nom (le mont Gros) à la limite sud-ouest de la commune de Breil.
Hameaux de Libre vue de Piene Haute.

Libre[modifier | modifier le code]

Libre est un hameau italien devenu français par référendum en 1947. Libre regroupe en fait six hameaux perchés : Frugoni, Bourgogni, Cotté, Aubié, Giastevé, Pienne-Haute. La route venant de Breil longe les champs d'oliviers.

  • Église Saint-Michel-Archange construite en 1905 avec clocher latéral et lanternon.
  • Maison à toitures voûtées construites en moellons appareillés liés en mortier de chaux qui ont été réalisées sur des coffrages amovibles en plein cintre. Ce type de construction est unique dans le département. On les appelait « li casuns » ou « crotas ». Ce choix de construction est peut-être dû au manque de schiste pour faire des toits en lauze ou d'argile pour fabriquer des tuiles.
  • Chapelle Saint-Jean-Baptiste, petite chapelle votive en haut du village.
Ancienne gare de Piène-Basse.

Piène-Haute[modifier | modifier le code]

Le hameau est perché à 613 m sur une arête, au bout d'une route d'accès venant de la route départementale reliant Sospel à Olivetta San Michele. Piène haute était une ville importante au XVIIIe siècle car elle avait alors 3650 habitants. Elle était depuis le XIVe siècle le chef-lieu de la viguerie du comte de Vintimille.

Piène-Basse[modifier | modifier le code]

Hameau situé dans la vallée de la Roya, près de la frontière.

  • Pont sur la Roya du XVIIe siècle.
  • Ancienne gare de Piène construite au-dessus de la route en 1927 près du poste frontière italien. La gare n'a pas été remise en service par la SNCF quand Libre et les différents hameaux sont devenus français en 1947.

Manifestations[modifier | modifier le code]

La reconstitution historique d'A stacada se déroule tous les quatre ans. Cette manifestation commémore l'abolition du droit de cuissage par la révolte des habitants soumis à un tyran local au XIVe siècle. Une partie de la population, parée de riches costumes médiévaux, traverse la cité, ponctuant de haltes et de mises en scène les étapes de cet évènement historique. L'arrivée à l'improviste du seigneur permet à la population de demander réparation. Après de nombreuses courses poursuites dans les ruelles entre la garde turque du seigneur et les notables, ces derniers sont définitivement capturés et enchaînés, c'est-à-dire a stacada.

Télévision[modifier | modifier le code]

Le village a servi de cadre de l'émission télévisée Coup de foudre au prochain village diffusée sur TF1 en janvier 2013.

Personnes liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Père Léandre de Sainte Cécile (né Cottalorda) fin XVIIe - début XVIIIe siècle : ce religieux, voyageur intrépide devint célèbre par ses voyages en Orient. En 1734 et en 1747, le duc de Savoie le charge de plusieurs missions auprès de princes orientaux.
  • Louis Elzéar Alziari de Malaussène : conseiller d'État auprès du roi de Sardaigne, et ingénieur en chef de l'armée sarde, pendant les guerres de la Révolution française, se met à la disposition de la France à la signature du traité de Cherasco, quand le roi de Sardaigne renonce à tous ses droits sur le comté de Nice. S'installe à Breil, pays de son épouse. Il est le promoteur de la route Nice-Gênes, de la route Breil-Vintimille[10].
  • Baron Auguste Cacciardy de Montfleury : maire et conseiller général de Breil, mort subitement en 1886. Œuvra pour son pays et pour la vallée de la Roya qu'il voulait française.
  • Famille Cachiardi, Caciardi ou Cacciardy[11] (la maison Cacciardi de Montfleury est située 47, rue Pasteur) :
    • Barthélemy Cachiardi, syndic de Breil en 1628 ;
    • Augustin Cachiardi teste en 1637 et demande qu'une chapelle soit construite par ses héritiers près du pont de La Giandola ;
    • Charles-Antoine Cachiardi, syndic de Breil en 1703. Il a été lieutenant de la milice de Breil en 1672. Il a participé à des combats entre les troupes savoyardes de Charles-Emmanuel II et celles de Gênes basées à Piène-Haute ;
    • Jean Cachiardi : lieutenant de frégate de la marine de Victor-Amédée III. Il possède une propriété près de Chieri, en Piémont, qui est élevée en baronnie sous la dénomination de Montfleury en 1784. En 1792, pour éviter qu'il ne tombe aux mains des Français, il fait sortir du port de Villefranche la frégateSan Vittorio. Il participe avec cette frégate au siège de Toulon en 1793 contre les Français. Chevalier des Saints-Maurice-et-Lazare ;
    • Ignace Cachiardi, chanoine de la cathédrale de Nice. Il baptise le 10 mai 1759 André Masséna. Mort le 18 juin 1769, à 45 ans. Peut-être un frère de François Cachiardi ;
    • François Cachiardi, avocat, premier consul à Nice en 1740. Marié avec une demoiselle Marie-Anne Barcillon (Marianna Barsillon Carciarda di Rocafort) en 1735, née à Saint-Paul-de-Vence, est devenu seigneur de Roquefort, près de Grasse, en 1751 ;
    • Louis-Marie Cachiardi, chevalier de Roquefort, fils de François Cachiardi, a été officier du roi Louis XVI en 1786 ;
    • Jean-Charles Cachiardi, frère de François Cachiardi, est gouverneur du fort du mont Alban en 1792 où il commande une petite troupe de mercenaires helvétiques. Il a capitulé et émigré. Il possédait deux maisons à Nice qui sont saisies et vendues. Chevalier des Saints-Maurice-et-Lazare ;
    • Émile Cachiardi, fils de Jean-Charles Cachiardi, premier consul à Nice en 1817, baron de Berre en 1826, chevalier des Saints-Maurice-et-Lazare. Il a composé trois poèmes qui se trouvent à la bibliothèque municipale de Nice. Il a composé une cantate pour la visite du roi Victor-Emmanuel Ier à Nice après son abdication, en 1821. Il fait jouer une seconde cantate en 1829 pour la visite du roi Charles-Félix à Nice ;
    • Jérôme Cachiardi, frère de Jean Cachiardi et cousin de Jean-Charles Cachiardi, lieutenant au régiment de marine de Villefranche en 1792. Il a épousé sa cousine Jeanne en 1794. Il est devenu le 2e baron de Montfleury en 1825 ;
    • Jean-Marie Cachiardi, syndic de Breil en 1783, maire de Breil entre 1833 et 1847, 3e baron de Montfleury ;
    • Ange-Louis Cachiardi, fils d'Ignace Cachiardi, frère cadet de Jean-Marie Cachiardi, est né à Breil en 1774. Il entre n 1793 à l'École d'artillerie de Turin. Il est sous-lieutenant de l'armée sarde en 1794. Après le traité de Paris signé entre le Directoire et Victor-Amédée III, il quitte l'armée sarde en 1796. Il va faire les campagnes de l'an 5 (22 septembre 1796-21 septembre 1797) et de l'an 7 dans l'armée d'Italie. Il participe au siège de Mantoue. Second siège de Mantoue en 1799 par l'armée austro-russe du général Souvarov. Les troupes françaises doivent se rendre le 28 juillet 1799. Il est fait prisonnier. Il devient capitaine d'artillerie dans l'armée française le 1er fructidor an 8 (1799). En mai 1802, il est à Strasbourg, puis en Allemagne. Napoléon Ier le nomme commandant de l'artillerie de Magdebourg puis il fait la campagne de Russie. Sous la Restauration il est nommé lieutenant-colonel d'artillerie et directeur de l'école d'Artillerie en 1820. Il quitte le service en 1822. Il reçoit le grade honorifique de colonel en 1826. Il se retire à Breil. Fait chevalier de la Légion d'honneur par Napoléon Ier en 1807, il est fait officier sous la Restauration, en 1821, et chevalier de l'ordre de Saint-Louis. Il meurt en 1856[12] ;
    • Louis-Guillaume Cachiardi, fils d'Ange-Louis Cachiardi et de Wilhelmine Kiesel. Il est né à Magdebourg le 10 juillet 1811. Il est officier de dragons. Après le plébiscite du 15 avril 1860, le gouvernement sarde souhaite conserver Tende, Saorge, Breil et Sospel. Il est intervenu auprès de l'empereur pour que Breil devienne français. L'empereur décide de s'opposer à la demande sarde pour Saorge, Breil et Sospel « comme contraire aux vœux des populations ». Il est maire de Breil sous Napoléon III, entre 1861 et 1870, conseiller général en 1867. Napoléon III le nomme chevalier de la Légion d'honneur en 1868 ;
    • Auguste Cacciardy, baron de Montfleury, cousin de Louis-Guillaume Cachiardy, maire de Breil en 1870-1871 et en 1876-1886, conseiller général de Breil jusqu'en 1886.
  • Cédric Herrou (1979 -), agriculteur. Résidant dans la commune, il est connu pour héberger et transporter des migrants demandeurs d'asile dans les années 2010.

Environnement[modifier | modifier le code]

  • En octobre 2012, alors que des travaux sont entrepris par EDF pour rénover le barrage hydraulique du village, des écrevisses à pattes blanches ainsi que des poissons d'origine préhistorique vivants sont retrouvés dans le lac lors de son vidage. Après analyses scientifiques, ces animaux ont été normalement réintroduits en amont du village.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Botton, Histoire de Breil et des Breillois, la Giandola, Éditions du Cabri,
  • Goulven Godon (dir.) et Jean-Louis Panicacci, La « déportation » des populations civiles des vallées de la Bévéra et de la Roya en Italie du Nord (1944-1945), Université de Nice Sophia-Antipolis,
  • Yves Bernard, L'annuaire Touristique et Culturel des Alpes-Maritimes et de Monaco, p. 382-384, Éditions Campanile, 1997 (ISBN 2912366-003)
  • Philippe de Beauchamp, Villages & hameaux isolés des Alpes-Maritimes, p. 51-54, Éditions Serre, Nice, 1989 (ISBN 2-86410-131-9)
  • Catherine et Jean-Claude¨Poteur, Notre-Dame du Mont, L'ancienne église de Breil, Castrum Alpes-Maritimes, , 44 p.
    Collection "Architecture historique des Alpes-Maritimes" n°3

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.mercantour.eu/mercantour/la-vallee-des-merveilles.php
  2. http://encyclopedie.arbre-celtique.com/oratelli-2712.htm
  3. Godon 2004
  4. habitants.fr, « Alpes-Maritimes > Breil-sur-Roya (06540) » (consulté le 24 octobre 2012)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
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  10. Botton 1996
  11. Georges Doublet, Dans le passé de Breil, p. 132-155, Nice-Historique, 1932, no 299 Texte
  12. Philippe Cahiardy de Montfleury, La Roya et la France (Ange-Louis Cachiardy), p. 29-33, Nice Historique, année 1960, no 41 Texte